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Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 377
No.0, Sac d'insipidités
Posté par: herve, le 09-sept-01 à 16h53 
Je viens d'effectuer la lecture (en diagonale) du discours à la nation de Omar Bongo. Le moi.s que l'on puisse dire est que Bongo aura été fidèle à lui même, c'est a dire VIDE. Il est très désolant qu'après 34 ans de pouvoir, Bongo soit toujours incapable d'articuler une vision d'ensemble pour le pays. L'étroitesse d'esprit de Bongo le force à se réfugier derrière des slogans souvent incongrus et sans grande signification pour la population. Hier on nous martelait sur la tête que notre salut se trouvait dans "le progressisme démocratique et concerté". Aujourd'hui on veut nous faire croire que le miracle arrivera par "la refondation de l'état". Pendant que Bongo énumère ses slogans, qui lui sont fournis par Ntoutoume-Emane, le pays entier continue de sombrer indubitablement dans la misère.

Si l'on juxtaposait tous les discours à la nation de Bongo depuis 34 ans, l'on s'apercevrait que leur dénominateur commun à toujours été le manque de substance. Ces discours font la chronologie de la médiocrité de l'aventure Bongoïste. D'années en années, on nous sert les mêmes excuses et les mêmes voeux pieux.

Il est étonnant que dans l'univers moderne de la vocation technologique et mondialisation, le Gabon continue de se doter d'un gouvernement archaïque complètement fossilisé dans la complaisance, le mensonge, la corruption, le crime, l'injustice et l'indifférence. Notre gouvernement se distingue par l'incapacité à l'innovation et au changement. Il se contente de continuer d'ignorer les attentes légitimes de la population, et n'est pas en même d'évaluer avec acuité la profondeur et les dimensions multiples de la crise qui meurtrit le pays. Depuis de longues, de trop longues années, maintenant, notre pays est en proie à de dures épreuves, marquées par le déchainement de la détresse de larges couches de la population vouées à la précarite sociale, l'angoisse et le desarroi de milliers de jeunes frappés par l'echec scolaire, confrontés au chomage, à l'absence de perspectives d'avenir, exposés au spectacle quotidien de la dégradation de!
s valeurs sociales. Vous Voyez donc où nous ont conduit certaines politiques irréfléchies qui ont gaspillé les chances et les ressources de la nation. Des politiques aventuristes qui ont exacerbé les frustrations et les antagonismes au sein de la sociétée, fissure la cohésion sociale, affaibli l'état et affecte la confiance de la nation en elle-meme et en sa capacité à sécréter ses valeurs. Vous voyez donc la regression que nous avons subie sur tous les plans de notre vie économique et sociale.

Le Gabon est donc malade. Malade dans ses institutions. Malade dans son administration. Malade de la pratique à large echelle du passe-droit, du clientélisme, des abus de force et d'autorité, de l'inefficience et de la vanité fréquentes des recours, des privilèges inconsidérés, du gaspillage et du détournement impunis des ressources collectives, toutes circonstances qui ont affaibli l'esprit civique dans la nation, éloigné des compétences et des probités de la gestion des affaires communes et perverti gravement le sens de l'état et du service public.

Le bongoïsme peut-il faire passer le Gabon à l'économie de marché? une économie de marché véritable, et non la consommation stérile et aliénante d'une rente, "l'économie de bazar" comme on dit, et qui, helas, a pris fortement corps dans les comportements et les mentalités. Notre gouvernement peut-il démanteler les réseaux occultes qui éloignent l'investissement national et étrang%r? Il y'a bien longtemps que le régime Bongo a tourné la gestion du Gabon en délire fiscal. Le régime ne remarque même pas que le peuple Gabonais lui dit: "l'heure des discours est terminée. Le temps est venu de rendre des comptes devant l'ensemble des Gabonais.

En fait, nous pouvons demander aux bongoïstes:

- Où en sommes-nous apres 34 ans de pouvoir?
- Qu'avez-vous fait ou commencé de faire, ou envisagé de faire pour justifier de vous maintenir au pouvoir à perpétuité?