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Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 387
No.0, Omar Bongo, "je ne crains pas la cohabitation"
Posté par: ONDO NDONG, le 06-nov-01 à 04h02 

Omar Bongo, déclare, " je ne crains pas la cohabitation" p 10. Grand paradoxe, lorsqu'on sait d'avance que les financements de la compagne législative, émanent presque des caisses de l'Etat. Et qu'il lui appartient avec ses menées sourdes arbitraires de faire de l'argent de l'Etat ce qu'il veut, quand il veut. Même l'opposition n'arrive pas à décliner cet homme, animé d'un esprit plutôt calculateur. A chaque fois qu'un événement politique a lieu, il sait comment convaincre ses adversaires. Les opposants gabonais assoiffés de pouvoir, ne verront sans doute pas le pouvoir à leur porte, mais ils savent tous que l'argent reçu, n'est pas uniquement destiné à faire de la campagne une réussite propre de leur parti ou de permettre un changement radical dans la vie politique de la nation gabonaise, si ce n'est de favoriser l'intégration du système du dictateur, Omar Bongo.

Habitué à cette gymnastique assez troublante aux yeux du peuple, Omar Bongo montre finalement qu'il n'aime pas du tout le Gabon. A défaut de l'amour qu'il manifeste sur ce qu'il y a et reste d'essentiel, le pétrole et autres richesses. L'interview qu'il accorde dans le journal "Continental n° 22 octobre/novembre. Omar Bongo aurait pu donner certaines directives quant à l'avenir de son pays. Par opposition aux bonnes idées d'un Gabon-Nouveau, tel que nous le concevons au BDP et défini unanimement par les membres lors du Congrès tenu à New Jersey du 8 au 15 octobre. Omar Bongo comme par effet d'entêtement connaît ce qui va se passer après les législatives. N'empêche, il trouve des parades lorsqu'il dit : "Je reste persuadé qu'un parlement dominé par un parti autre que le parti démocratique gabonais n'est pas pour demain". Aussi, il insiste selon l'accord tacite avec ses opposants, "nous avons décidé d'associer l'ensemble des forces politiques à l'organisation pratique du scrutin. Bongo a peur de perdre non seulement le pouvoir, mais peur de perdre sa réputation de patriarche. Il a d'autant plus peur, du tournant que le BDP est entrain de prendre dans la vie politique de notre p!ys.

Pour nous répondre, puisque c'est le seul moyen de nous transmettre le message, concernant la constitution, alors que nous l'avions modifier radicalement lors du Congrès. " En ma qualité de président de la République, j'ai, entre autres, le devoir de veiller au respect de la Constitution et à la libre expression de la volonté populaire. Les élections législatives ne mettent en cause ni la légitimité personnelle, ni le pouvoir du président de la République. Celui-ci reste la première institution de l'Etat, le détenteur du pouvoir exécutif. Dois-je rappeler, c'est la Constitution qui l'établit ainsi. Elle s'impose aussi bien à moi qu'à tout citoyen gabonais qui accède un jour à la magistrature suprême, quelles que soient son origine et sa sensibilité politique. Notre Constitution actuelle a été adoptée en mars 1991 à l'unanimité. Elle est le fruit du travail de l'ensemble de la communauté nationale. Il se trouve que je suis celui qui a reçu pour charge de la traduire en actes concrets. Croyez-moi, c'est une lourdes responsabilité". Confère à Continental n° 22 octobre / novembre 2001.

Cette position qu'adopte notre f!meux président, montre que l'homme est entrain de perdre ,e contrôle de l'Etat, surtout lorsqu'il déclare, " croyez-moi, c'est une lourde responsabilité". S'il s'avait l'ampleur de cette constitution, il n'aurait pas fait voter le projet de loi, lui laissant la liberté de partir sans qu'on ne puisse s'intéresser à ses comptes bancaires. Là encore Bongo à peur, il assure sa fin et non celle du Gabon. Cette tâche ne peut donc pas être lourde. Au contraire, il contourne les mots, laissant croire aux gens ce qu'ils veulent entendre.

ONDO NDONG Alexandre