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Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 399
No.0, Le réalisme
Posté par: Jeanine, le 06-déc-01 à 23h37 
Maintenant que les discutions et interventions se font
dans l'adversité sans borne ni orientation vers une
opinion unilatérale, j'aimerai revenir sur les
incitations au désordre, au boycotte, voir à la guerre

civile sans mentionner l'assassinat de bongo, prônés
par certains dans ce forum BDP. J'aimerai revenir sur
ces points pour non seulement souligner le manque de
sérieux pour ce type de messages grotesques qui
n'ont servi qu'à faire perdre d'avantage la
crédibilité d'une opposition qui ne sait plus par quel
bout commencer.
Primo, comment fait-on pour penser qu'un boycott peut
marcher dans un pays comme le GABON où il est
scientifiquement, sociologiquement voir
même géographiquement démontrable qu'un opposant sur
deux est un vendu du régime?
Secondo, qui croyez-vous qu'une guerre civile au GABON
pourra handicaper en dehors des pauvres qui vont se
faire tirer dessus pour y laisser leurs vies, ou ceux
qui vont se retrouver en taule sans parents pour les y
délivrer... Bon sang de bon soir, n'avez-vous
pas donc fini de vous moquer et d'utiliser les
gabonais pour vos appétits personnels?

quelle est cette politique que l'on fait sur la base
du discours radical, d'actions violentes où la prise
du pouvoir importe peu?
Ce type d'approche pas du tout originale et digne
d'une bande de putschiste ne peut que vous attirer de
l'antipathie; car il faut avant tout
se vouloir rassembleur et appartenir à ceux qui
viennent proposer des solutions de rechange faisables.
Car seules des actions concrètes, crédibles réfléchies
et réalistes peuvent faire la part des choses.
Tierso, comme je l'ai lu chez monsieur tsir,
croyez-vous vraiment en une amélioration des
conditions de vie des gabonais avec vos opposants là?
ces gens de la même école que bongo, prêt à se prêter
à la même philosophie?
Je suis contre le boycott car la logique aurait voulu
que toute l'opposition aille d'une même voix en
considérant l'enjeu de la longévité de
bongo au pouvoir. En effet, cette dernière est
tributaire à la majorité que va encore former le PDG.
Voilà pourquoi il eu fallu que l'opposition prépare
sérieusement ces élections en étant dans un premier
temps capables de présenter ne fusse que le même
nombre de candidats que le PDG. Puis se battre pour
avoir la crédibilité auprès de la population en
montrant le côté responsable de l'alternance et
surtout les capacités de mieux faire. Cette
crédibilité acquise aux yeux de la population, le vent
en poupe, cette opposition aurait pu sensibiliser
l'électorat voir le pousser à réagir en cas de
fraude.
Ceci étant l'opposition aurait eu motif et appui
populaire en cas de fraude et aurait pu sérieusement
ébranler les gouvernants par le fait que l'action
populaire lui aurait été acquise. Or là c'est la
débandade dans les revirements de situation et des
menaces qui n'en finissent plus.
Pire, même sans tricher, le PDG passe haut la main et
majoritairement dans la mesure où dans certains coins
du pays, on peut compter près de 20 candidats qui
n'affichent que des couleurs PDG. En gros, sur 100
candidats PDG sur l'étendue du territoire, on peut
compter seulement 20 de l'opposition désunies; alors
dites moi comment voulez vous que le PDG
perde?
Ce qu'il faut à l'opposition c'est arrêter les chichis
et prétextes d'une défaites déjà annoncée sur le
terrain, pas par triche, mais parce qu'ils ne font pas
le poids. Ils ne sont pas encore murs pour diriger le
pays. La preuve, depuis les dernières législatives,
qu'ont-ils fait pour préparer les présentes
législatives? C'est aussi cela la vérité. Car
avant de crier sur la triche, il faut d'abord se
rassurer si l'on pouvait gagner. Et comm% le dit
Medard, 80 petites candidatures contre 700,
qu'est ce que ça change s'il y a boycott? Aux échecs,
on appelle cela, échec et matte. Le PDG a encore
gagné. Ce qui finalement ruine les efforts du BDP et
trahit les gabonais qui avaient commencé à espérer.
Mais
comme il y a toujours une leçon à tirer derrière
chaque défaite, nous
retiendrons que les solutions du GABON ne viendront
que du GABON, par
les gabonais qui vivent le quotidien, pas par ces
mêmes qui on fuit le
pays pour des raisons autres et qui veulent trouver
d'autres raisons pour nous blaser avec des solutions
qui confondent leur pays d'accueilles au pauvre GABON
que nous avons appris à faire avec ces mêmes voleurs
fautes de ne trouver mieux pour le moment. Comme quoi,
tout peuple mérite ses dirigeants. Et ça mêmes les
menaces du BDP, ni même le BDP lui-même
n'y peuvent rien. À bon entendeurs.
Jeannine


No.1, RE: Le réalisme
Posté par: Raphaël-Blaise, le 06-déc-01 à 23h40 
En réponse au message 0
Jeanine,

on voit bien que tu ne sais pas de quoi tu parles.

Cela fait au moins une année que le BDP bassine l'opposition gabonaise,
lui donne des idées simples à mettre en oeuvre. Oui, comme tu le dis,
cela prend du temps de préparer soit une élection, soit un boycott. Mais
comme à leur habitude, nos opposants attendent toujours le dernier
moment pour agir. Et cela leur a toujours coûté cher.

Cependant, là où tu te trompes est dans ta croyance que l'opposition
aurait pu gagner cette élection. En fait, que l'opposition y participe
ou pas, la situation est la même. Bongo a juste besoin d'une caution
pour montrer au monde entier que tout le monde a partici0é. Je crois que
les Mamboundou et autres qui boycotteront ont raison et vont plutôt
investir positivement pour leur avenir. Que ceux qui sont vendus aillent
aux élections. Quand ils en sortiront ridiculisés, des gens comme
Mamboundou sortiront de là la tête haute. ce n'est pas une erreur de
boycotter, au contraire.

Par ailleurs, ce que tu n'as pas du tout compris, c'est ceci. Selon
l'analyse du BDP et les dernières news, on sait que:

- Bongo n'a commencé à distribuer l'argent des élections aux partis
d'opposition que 15 jours avant le scrutin. Donc, la majorité n'ont pas
eu le temps de battre campagne alors que le PDG et les bongoistes le
font depuis deux ans en profitant des moyens de l'Etat.

- les opposants n'ont pas eu accès aux médias pour faire campagne.
L'électorat ne les connaît même pas, ses candidats.

- les listes électorales ne sont pas prêtes. La CNE ne les avait
promises que pour le 3 décembre, soit seulement 6 jours avant le premier
tour. Ce n'est que maintenant, 4 jours avant le vote, que les listes
sont prêtes. Ceci veut dire que personne ne sait qui va voter au Gabon
et de nombreux Gabonais ne sauront même pas s'ils existent sur la liste
ou pas.

- Les cartes d'électeur vont êtres un cafouillis. Car, comme vous le
savez, un certain nombre de Gabonais avaient reçu d'anciennes cartes.
Or, la liste des électeurs a été maintenant ramenée de 774.606 à
596.431. Ceci veut dire que près de 800.000 "électeurs" vont se promener
à travers le Gabon avec des cartes illégales. Et pour résoudre ce
problème, que dit la CNE? Elle dit qu'elle ne peut distribuer de
nouvelles cartes que dans l'Estuaire. Les autres provinces n'auront que
des distributions partielles. DONC, on va se retrouver avec des
électeurs avec deux types de cartes. DEs cartes jaunes (nouvelles) et
les anciennes. Or, sachant comment l'information circule mal, il est
possible que des bureaux de vote à l'intérieur du pays ne sachent pas
quoi faire. Or, selon nos informations au BDP, les cartes jaunes
(nouvelles) sont une stratégie savamment étudiée par Bongo et ses sbires
pour éliminer le reste des votants. Ils vont distribuer les nouvelles
cartes à l'intérieur du pays uniquement à leurs gens (inscrits ou non
inscrits) et ainsi permettre des votes illégaux par n'importe qui.
L'opposition qui a peu de moyens n'aura jamais le temps de vérifier la
légalité des nouvelles listes non plus.

- Et on peut se demander sur quelle base la révision des listes a été
faite? Au Gabon, on ne peut même pas savoir qui est qui et qui a le
droit de voter. Quand il y a eu du foutoir comme à ces élections, la
seule manière dans un pays comme le nôtre de faire de bonnes listes est
d'appeller la population à s'inscrire de nouveau. Le reste n'est que
foutaise. Il faut donc reporter si on veut une certaine crédibilité.

- Même en ramenant les listes électorales à 600.000 électeurs, c'est
toujours trop pour le Gabon. Les Gabonais, on le sait, ne sont plus
motivés pour le vote. Très peu d'entre eux se sont inscrits sur les
listes. D'où viennent ces électeurs. Du Congo?

- Bongo a frauduleusement donné à deux provinces du Gabon 15% des postes
de députés disponibles. Or, ces provinces sont ses bastions. Ceci veut
dire que rien que dans ces deux provinces, Bongo pouvait déjà s'assurer
30 députés. Victoire assurée, donc.

Ce que ceci veut dire est simple: IL aurait fallu, de toute façons, un
miracle, pour que l'opposition gagne ce vote. cette élection est la pire
que le Gabon n'ait jamais organisée. C'est la plus mal préparée et la
plus frauduleusement plannifiée. L'opposition ne l'aurait jamais gagnée.
Arrêtez de rêver.

En plus, vous même vous le dites. Si l'opposition ne peut
espérer remporter, en tout, que quelques députés "manioc" comme le dit
le Dr. mengara, à quoi alors cela sert-il de participer à une élection
perdue? Et qu'est-ce qui sera différent pour l'opposition vu que
l'assemblée sortante comptait déjà 97 députés PDG sur 120 ? Il ne manque
donc au PDG que 23 députés pour avoir l'assemblée entière. Bongo a
actuellement besoin de tous les postes qu'il peut trouver pour
récompenser ses sbires. IL commence par l'assemblée. A chaque élection
au Gabon, on se rapproche un peu plus des 99.99% de vote pour Bongo.
Oui, mon cher, opposition ou pas opposition, Bongo veut ramener le
monopartisme au gabon. Une assemblée 100% PDG sera ce qu'il faut pour
OMar et on sera en parti unique.

Autre chose: Mba Abessole et Bongo ont préparé un plan diabolique. Mba
présente 65 candidats, Bongo 120. Après les élections, une entente
conviviale est prévu qui fera de Bongo et de Mba des alliés officiels
pour la possession totale du Gabon. Avec Mba dans la poche, Bongo peut
facilement assurer la succ%ssion d'Ali, avec Mba comme premier ministre
reconverti au bongoïsme.

Alors, tu vois? Mba Abessole travaille désormais pour Bongo, voilà
pourquoi il ne montre plus aucune motivation à gagner car ils sont du
même camp. Mba avec tout son argent pouvait facilement présenter 120
candidats pour contrer Bongo. Mais il ne le fait pas: pourquoi? La
résponse est simple.

ET d'ailleurs, qui vous a dit que Bongo respecte le résultat des urnes?
Il lui suffit d'envoyer son chien en laisse Mboumbou Miyakou à la télé
pour annoncer le résultat: 99.99% pour le PDG, alors même que le compte
des votes n'est pas terminé.

Donc, Jeanine, je te le dis, crois-moi. Ce plan est prévu depuis
longtemps. Si tu espérais voir gagner l'opposition, va dormir. Tu en as
besoin. IL est donc important que l'opposiion qui le peut se démarque de
cette marcarade. Cette opposition-là sera celle qui recevra le respect
du peuple et pourra espérer réussir quand le moment sera venu.

L'opposition radicale peut-elle bloquer le vote dans le pays, même avec
seulement quelques partis pour le boycott ?

OUI.

Comme l'a dit le BDP, empêcher physiquement une élection n'a pas besoin
de tout le monde. IL suffit de savoir là où, dans le pays, il existe des
bureaux de vote. Par la suite, l'opposition doit concentrer ses efforts
sur les zones qu'elle contrôle pour empêcher le vote dans ces zones.
Elle peut envoyer ses troupes dans ces zones.

L'idée ici est simple. Si l'opposition nous avait écoutée quand on en
parlait et nous avaient consulté, nous leur aurions appris à s'organiser
de manière stratégique et nous les aurions aidé en utilisant leurs
forces sur le terrain pour les aider à réussir. Mais ils nous ont
négligé et ont cru bien faire de prôner la convivialité. Or, la
convivialité, c'est la loi de l'immobilisme.

L'idée de l'empêchement du vote dans les provinces et même à Libreville
est possible quand on sait par exemple que si Bongo envoie des soldats
dans le pays entier pour empêcher le blocage du vote, il n'aura plus
assez de soldats pour protéger son régime. Cela, en stratégie militaire
s'appelle la stratégie de l'étirement. En forçant Bongo à étirer ses
forces, l'opposition l'affaiblit militairement, ce qui laisse la place à
la possibilité d'une action politique ou militaire contre le régime
Bongo afin de le déloger du pouvoir. Par contre, si Bongo décide de
protéger ses bases (FRanceville et Libreville) et y concentre ses
forces, alors l'opposition peut librement empêcher le vote dans les
provinces et empêcher la validation d'un vote souillé comme celui-ci.

Et comme l'a dit le BDP, si à chaque urne de vote du Gabon, l'opposition
dispose de 20 personnes, ces 20 personnes sont capables d'empêcher le
vote. Par exemple, si 20 personnes se pointent dans un bureau de vote
pour le casser ou le brûler, il s'ensuivrait une bataille rangée entre
les bongoïstes et les autres qui aurait un résultat SIMPLE: Vote
impossible. Bref, il suffit à l'opposition de causer activement le
trouble pour que le vote ne se passe pas. C'est ce qu'il nous faut car
la légalité n'est plus de msie au Gabon. QWuand on a affaire à un Etat
illégal, il faut savoir utiliser des moyens illégaux aussi. IL n'y a
qu'une situation de tension qui pourra résoudre le problème Bongo au
Gabon. Pas autre chose.

S'il y a donc une faute de l'opposition, c'est de ne nous avoir pas
écouté assez tôt. Mais rien n'est perdu. IL faut obtenir l'annulation et
le report du vote. L'opposition peut réussir à créer le blocus dans
certaines régions du Gabon et empêcher le PDG de pouvoir faire élire ne
fùt-ce que 60 députés dans tout le gabon car Bongo ne contrôle pas
toutes les régions. Le blocus doit donc être total.

Bref, 10% des Gabonais, s'ils sont acquis à la cause de l'opposition,
pourrait causer assez de troubles pour mener à l'invalidation du vote.

Voilà pourquoi il ne faut pas reculer.

Mais les partis de l'opposition gabonais qui prônent aujourd'hui le
boycott auront intérêt à vraiment nous écouter dans l'avenir. Car le
régime Bongo peut être défait en 6 mois quand on a de bonnes stratégies.
Le BDP en a plusieurs qui peuvent mettre le régime Bongo hors d'état de
nuire et très rapidement.

Le BDP se prépare. NOus ne sommes peut-être pas visiblement sur le
terrain maintenant, mais nous y sommes. VOus ne nous voyez peut-être pas
encore, mais nous arrivons. NOus y serons un jour. NOus avons des hommes
au sein mêmes du gouvernement Bongo. Des gens qui nous tiennent informés
de tout. NOus en avons aussi dans l'armée. Un jour, nous rentrerons au
Gabon. Ce ne sera pas pour nous asseoir à la table des convives. Cela,
nous pouvons vous en rassurer.

Et pour ceux qui se demandent, comme vous, jeanine, pourquoi le BDP
parle de donner le pouvoir à quelqu'un d'autre si on arrive à chasser
Bongo, on voit que vous avez été habitué à voir des gens assoiffés de
pouvoir autour de vous. Voilà pourquoi il vous est impossible d'imaginer
des Gabonais désintéressés par le pouvoir, mais intéressés par le
bien-être de tous. Ceci, au lieu de vous rassurer, vous inquiète. Tu
n'imagines pas des Gabonais venant prendre le pouvoir et le donner à
ceux qui pourraient mieux gérer le pays. Cela, c'est le virus du
Bongoïsme qui vous tient. Il nous a appris à concevoir la politique
comme une mare aux requins. cette époque est finie. IL nous faut nous
asceptiser de cette manière de penser.

ET comme l'a dit Ondo Ndong, l'heure n'est plus à l'amateurisme. Le BDP
ne veut pas refaire les erreurs des autres. Quand nous descendrons au
Gabon, ce ne sera pas pour négocier quoique ce soit avec le régime.
Quand nous descendrons, c'est pour revendiquer pour le peuple ce qui lui
revient de droit. Quand nous y serons, c'est que nous serons sûrs de
quelles stratégies libéreront ce pays le plus rapidement possible. NOus
parlons de quelques mois de travail sur le terrain. NOus ne voulons pas
passer dix ans sur le terrain au Gabon à danser la valse bongoïste.
L'opposition actuelle a dansé pendant 12 ans le ballet orchestré et
chorégraphié par Omar Bongo. Quand nous y serons, nous voulons que ce
soit Bongo qui danse la valse composée par le BDP. Et si d'autres
veulent se joindre à nous pour composer cette chorégraphie, nous sommes
ouverts car nous ne craignons pas de travailler avec d'autres.

VOus voyez la différence? Non, jeanine? Eh bien tant pis pour vous si
cela vous échappe toujours.

Raphaël-Blaise Ilunga.


No.2, RE: Le réalisme
Posté par: Noel, le 06-déc-01 à 23h42 
En réponse au message 1
Il y a un batiment à coté de Mbolo. Dans ce batiment, il y a l'ONU...
Foutre le bordel la dedans pourrait changer les choses.


No.3, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Jeanine, le 11-déc-01 à 14h39 
En réponse au message 1
Cher Monsieur Blaise,

Merci pour la réponse, quoi que pas tout à fait
satisfaisante.
Si vous vous rappelez, cher monsieur, le corps de ma
missive comportait essentiellement les points
suivants: - un questionnement sur la pertinence d'une
guerre civile et la faisabilité d'un boycott dans un
pays comme le Gabon où un opposant sur deux rendait
des comptes à bongo d'une manière ou d'une autre.
- puis le sérieux de l'opposition à pouvoir gouverner

J'aurai aimé ça lire des choses concrètes pas tout le
verbiage intellectuel ne tournant qu'autour du BDP
ci, BDP ça etc?.
A vous lire, on croirait que le BDP est devenu le
passage obligé pour les solutions du GABON. C'est à la
limite, à croire que tous les gabonais qui ne sont pas
de ce mouvement sont des sauts, ne peuvent pas
s'organiser, ni choisir un camp ou se battre ou encore
n'ont aucun dessein pour leur pays. Ça j'avoue que
c'est un peu trop tirer sur ses bretelles et
franchement, je trouve cela très décevant. Un peu
d'humilité ne vous ferait que plus de sympathie.
Ceci dit, je regrette de ne pouvoir être de vos avis.
Tout d'abord, je suis restée sur ma faim en ce qui a
trait à la guerre civile prônée par le mouvement. vous
n'avez rien mentionné sur ce projet, qui quoi qu'on le
veuille, reste d'actualité au regard de la logique
prônée par votre mouvement en ces moments d'élection ;
une logique de chao institutionnel qui n'aura d'autres
issues qu'une bonne guerre civile.

Pourquoi ?
Parce que, même s'ils ne sont pas sur le forum avec
nous, tous ceux qui ne veulent pas que les choses
changent (vu que c'est à leur avantage) mènent le même
combat mais dans le sens opposé. C'est pourquoi, le
gabonais semble traîner sur ses pas quand on l'invite
faire un mouvement (voir la grève prévue à Paris pour
voir que j'ai raison); Ce qui veut dire que la fougue
déployée pour boycotter une élection est la même qui
est déployée pour que cette élection ait lieu. D'où
les risques de tension si un camps crie plus fort que
l'autre ou empêche physiquement à l'autre de faire ce
qu'il pense être de droit. Donc la logique de la
guerre civile est toujours là. Dites moi un mot là
dessus. Comment pouvez-vous pour des gens qui veulent
le bien des gabonais en arriver à une guerre civile,
sachant que sur un million il n'en restera peut être
que la moitié'

De plus, votre logique qui vous permet d'enlever bongo
pour donner le pouvoir aux personnes plus capables ne
tient que sur du papier. Car je me permet de vous
rappeler que même en occident, on monte un mouvement
politique pour la conquête du pouvoir afin de faire
valoir ses idéaux. Et là il faut savoir prendre ses
responsabilités. Même lors des coups d'états
conventionnels, lorsque le dictateur est déchu, la
jante s'arrange à mettre quelqu'un de préalablement
identifié. Sinon si on vous suit, je crains que ce ne
soit n'importe qui, qui viendrait prétexter n'importe
quoi pour s'improviser homme
ou femme de la situation! Et ça pour que les gabonais
se mettent encore à l'essaie! Un essai qui peut
s'avérer interminable si les nouveaux acteurs ne font
pas le désir
du BDP! Et donc une autre forme de dictature?
Mais j'aimerai sincèrement savoir d'où sortiraient ces
personnes si vous ne les avez pas encore identifiées?
Si elles sont identifiées, pourquoi ne pas poser le
débat clairement en disant que le BDP veut placer un
tel au pouvoir et que bongo doit partir. Ce qui
permettrait à la population de vous suivre, y compris
l'opposition, même dans cette logique du boycott qui
jusqu'à preuve du contraire demeure une idiotie qui va
simplement mettre hors d'état de nuire les opposants
qui pouvaient avoir la crédibilité de parler au peuple
en soutenant un discourt contradictoire à celui de
bongo.
Pourquoi ?
Parce que présent ou pas, le vote aura bel et bien
lieu et des résultats sortiront des urnes sans
qu'aucune contestation nationale ne vienne ébranler
les auteurs de ce vote. Ce qui fait qu'un Kombila par
exemple qui voudrait continuer à entretenir et
converger les indécis vers une vision contradictoire
du régime bongo ne pourra plus le faire. Et son
bastion virera simplement aux mains des PDGistes qui
sont très bien outillés pour continuer à enfoncer les
mentalités, mêmes dans des zones qui étaient déjà
libérées. Et ça c'est vraiment rigolo, après tout le
travail accompli pour avoir déjà arraché ces comptés
au PDG depuis l'avènement du multipartisme. Donc là
encore votre raisonnement me semble creux. Car je
crois qu'à la place d'être exclu du débat politique,
il vaut mieux être encore un député « Manioc » vu que
ce sont ces députés qui font les lois.
Vous avez vous même dit que vous étiez informés par
des hautes personnalités du gouvernement bongo, ce qui
signifie qu'on peut être bongoiste et travailler
contre bongo et son système! Si cette logique est
valable, comprenez cher monsieur que c'est en étant en
assemblée qu'on peut essayer de faire prendre
conscience aux autres élus sur la nécessité du
changement, pas en restant dehors. Sauf si ce sont ces
gens qui vous informent qui doivent prendre le pouvoir
après le coup d'état du BDP (puisque vous semblez
vraiment croire en une telle éventualité qui n'est
autre chose que faire la volonté de bongo : mourir au
pouvoir), ce qui expliquerait vraiment la logique de
ce boycott.
Si ce n'est pas le cas, alors les opposants radicaux
savent qu'ils se sont cassés la gueule, manque de
réalisme politique et de planification et ne seront
même pas élus dans leurs comptés, et ça c'est sans que
le PDG ne triche, d'où l'idée du boycott qui à toutes
fins utiles ne servira à rien, sinon qu'à renforcer le
pouvoir bongo.
Mais Dieu seul nous dira pourquoi tant de bruits, et
d'agitations car je continue à croire qu'il y a
anguille sous roche ??.
Pour terminer, puisque vous avez aussi parler du
report des élections comme les partis radicaux. En
tenant compte des réalités que vous mêmes souleviez
comme le découpage électoral qui assume déjà une large
victoire au PDG; le fait que bongo s'en foutait des
résultats des urnes et autres...) même si on reporte
les élections, Pourquoi pensez-vous que cela permettra
à l'opposition d'être plus prête pour pouvoir gagner
ces élections?
Voyez-vous, je reste sur ma faim?

Jeanine


No.4, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Jneya, le 11-déc-01 à 14h43 
En réponse au message 3
salut amie jeanine,

bien reçu ta belle replique qui ne m'était pas destiné mais à un certain
"blaise".belle car du mme avis que toi.en buch que je suis, ns sommes
contre la guerre civile, le boyicot des elections, la haine etc.j'espère
que blaise t'a compris et qu'il s'atelera à aider son proche entourage
pour une meilleure évolution diplomatique de notre pys.

moi ausi je reste sur ma faim car aucune réponse pour moi.c'est moi qui
pense que la cible du bdp devrait etre bongomar et non le père paul.ne
nous arretons pas au doigt qui montre la lune.le père milite pour un
changement véritable mais ds la paix, la convivialité.les gabonais
profite bien des résultats de sa politique aujourd'hui encore.si le rnb
etait resté uni, nous n'aurons pas que ce que nous avons
aujourd'hui.mais j'ai confiance en lui et au peuple gabonais, ce
changement veritable tant aspiré finira bien par arriver grace à des
intelligences epris de paix tel mba des bois et bien d'autres.

merci encore, et que la paix soit avec toi.


No.5, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Marcelle, le 11-déc-01 à 14h46 
En réponse au message 4
bonsoir

merci de m'avoie informer sur les élection au gabon,
je me trouve au Cameroun actualement.
je crois que en restant a la maison n'est pas une
solution pour le vote , je pense quand un pays
organise les élections c'est pour que le peuple vote
leur personne préferé.

merci


No.20, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Colombo, le 18-déc-01 à 15h09 
En réponse au message 5
Salut Marcelle

Le Gabon est au carrefour de son destin. En réalité, tous le foisonnement
que nous vivons actuellement n'est que le signe de cette formidable
poussée d'adrénaline que agite le pays. Il se passe, en effet, des choses
du coté de ce petit pays d'afrique!!
Par exemple, les élections législatives ont encore été l'occasion, pour
certains caiques du PDG, du genre de ce candidat à la commune d'Oyem, de
démontrer leur formidable capacité de nuisance. Il a pratique ment
réuissi à passer au premier tour sans être élu!
Quand je vous disais qu'on est dans un pays de rêve!!!


No.7, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Jeanine, le 11-déc-01 à 14h47 
En réponse au message 4
Je suis de ton avis égallement. le changement ne vient
pas forcément dans la violence et quoi qu'on le
veuille bongo sera obligé de partir un jour. il n'est
pas éternel. voilà pourquoi je trouve même que ce
n'est à la limite pas un sujet sur lequel il faut
fonder tout un mouvement. .
il s'agit plutôt de parler de quels genres de
gouvernants pour le gabon de demain, après bongo; quoi
faire pour changer notre pays. Voilà pourquoi être sur
le terrain est une chose extrêmement importante pour
nous montrer les choses à faire et à ne pas faire. les
gabonais n'attendent plus que ça. comment doit-on par
exemple faire que la petite ville d'oyem puisse à elle
même amorcer un développement endogène à partir de ses
attouts; quels sont les programmes que l'on peut
mettre en place pour que les jeunes sans niveau
conséquents se remettent à la terre etc....
C'est ça le vrai débat. et quand on parle élection, il
faut pour le moment voir comment faire pour que les
jeunes partis puissent couvrir le pays. car si cela
n'est fait, le départ de bongo peut coincider avec un
renforcement et un plus gros enracinement du pdg pour
une pérénité. c'est pourquoi, il est important de
comprendre le mot convivial de Mba Abessole; car un
chat qui dort n'est pas forcément mort.

je vais maintenant aborder la grève ratée de France.

Qui de vous, gros intellectuels au BDP pouvait penser
que même la France pouvait agir de la sorte?
C'est donc vous prouver que les forces en présence au
Gabon sont loins d'être ce que vous pensez.

Et maintenant, les partis d'opposition que vous avez
tant saquer peuvent vous relancer la balle sur votre
amateurisme sur le terrain.

Ce scénario du gouvernement Français n'a jamais été
pris en compte dans toutes vos réflexions! Cette
tournure des choses ressemble bien à ce qui va se
passer au GABON où encore une fois, le boycott n'était
qu'une idiotie.
Donc, plutôt que briller par une arrogance des "nous
savons tout", "si les partis d'opposition nous avaient
écouté", "les opposants sont des nuls etc..." il
convient de revenir sur terre pour comprendre
pourquoi il est difficile de jouer les radicaux dans
un environnement non maîtrisé ou de donner des leçons
à
ceux qui ont mordu la poussière sur le terrain. Car là
vous avez bel et bien agis comme tous ceux qui ont été
mordus par vous: vous avez été des amateurs.
Pourquoi?

- vous ne pouvez pas convier des gens à une grève si
les conditions de cette dernière ne sont pas
rencontrés. Voilà comment par manque d'expérience, le
mouvement a pu perdre sa crédibilité auprès des
quelques sympathisants qui auraient cru que le BDP
était capable de tout.

- depuis que votre idée de boycott brûle dans les airs
et sur les papiers (ref. votre journal,les articles
sur votre site, sur votre forum, le cigasana etc...)
une coordination vers ce mouvement de protestation sur
le terrain aurait pu être amorcé depuis belle lurette,
et ce à l'empleur de toutes vos représentations
(Amérique, Europe, Afrique etc...),
non pas à la veille des élections ou encore moins en
un laps de temps très court qui vous comprime dans une
logique de désemparés en cas d'obstacle comme ce fut
le
cas. Mais bien avant, de sorte que l'attention
spéciale
soit donnée à ces événements. Et même si bongo pouvait
contrôler la France, il ne pourrait le faire dans les
autres pays du monde. Mais là, vous vous êtes lancés
dans un optimisme sans fin, puis vive la
catastrophe...

La morale dans tout ça c'est que finalement, vous
n'avez encore rien démontré qui permettrait de vous
donner plus de crédibilité que les opposants sur le
terrain; alors arrêter de les insulter publiquement.
Mamboundou qui a semblé vous suivre risque de se faire
tout simplement arrêté et jeter au trou. Mba qui est
devenu "l'ossone abui" a finalement eu raison quand il
est passé à la télé GABON (quand il criait boycott, on
le traitait de fauteur de trouble et d'imature;
aujourd'hui, lorsqu'il dit maintenant qu'il va au
vote, on parle de boycott, que ce passe-t-il?)
bref, le BDP a interêt à changer sa façon de faire en
laissant de côté son arrogance et la violence qu'il
prône. car c'est pas vrai que les gabonais sont prêts
pour ce genre de politique...

A bon entendeurs...

Jeanine


No.9, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Mackjoss, le 11-déc-01 à 14h50 
En réponse au message 7
Jeanine,

Moi, je vais couper court face à ton rabiage.

Il y a une phrase clé dans ton intervention, c'est celle-ci:

"Je suis de ton avis égallement. le changement ne vient
pas forcément dans la violence et quoi qu'on le
veuille bongo sera obligé de partir un jour. il n'est
pas éternel. voilà pourquoi je trouve même que ce
n'est à la limite pas un sujet sur lequel il faut
fonder tout un mouvement."

Si tu sais que le BDP est un mouvement fondé sur la violence ou le
départ de Bongo, n'est-ce pas un droit? Tu sais on est en démocratie.
Moi je suis de près ce mouvement parce que je partage ce discours de la
violeence car je pense que c'est la seule solution au Gabon aujourd'hui.

Si toi tu penses qu'on ne peut pas fonder un mouvement sur la violence
ou le départ d'un homme, tu crois que le BDP va changer cette ligne de
conduite parce que tu le dis? TU sais, tu es libre. C'est la démocratie
ici. Tu n'es pas du BDP, tu dégages et tu vas créer un parti de la non
violeence et de la convivialité avec ton ami Mba Abessole. Au moins vous
pourrez vous entendre pour que vous puissiez attendre la mort de Bongo,
puis après lui celle de son fils et des enfants d'Edith.

Pour le moment, je pense qu'à un moment où Mba Abessole lui-même
reconnaît que ce ne sont pas les urnes qui vont changer le Gabon, il
faut vous remettre en question, vous tous.

ET si vous croyez que Bongo va respecter des gens qu'il a acheté, vous
rigolez. Avec des gens comme vous Omar dort tranquille et vous venez ici
pour créer d'autres endormis!!

NOn, nous on ne veut pas dormir. On veut la casse et c'est tout. Mba
lui-même l'adit, ce n'est pas parce que les Gabonais sont calmes qu'ils
ne veulent pas la casse. Tu vois, même ton patron contredit les
conneries que tu avances. Va réétudier la philosophie de ton patron
avant de venir dire quelque chose d'autre. IL a peut-être changé de
philosophie pendant que tu écrivais ton message. Tu sais, avec lui on ne
sait jamais. Quand on se sépare de lui le soir, on ne sait jamais à quoi
s;attendre le lendemain.

Bien des choses à Mba des bois de ma part, vieux.

Mackjoss.


No.10, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Smiles, le 11-déc-01 à 14h54 
En réponse au message 9
Everybody Mbolo!!!

Je prends part à cette discussion du fait des écrits de Mackjoss. Ben,
mon cher penses tu vraiment que ces de la violence que s'arrangeront les
situations politique et économique gabonaises? Je crois qu'à ce sujet tu
te trompes beaucoup. Je ne voudrai pas que tu penses que je suis pour la
pol'tik conviviale de Mba Abessole mais je crois que c'est de la
discussion que jaillira la lumière comme on le dit si bien chez nous.
Quand tu dis, je cite «TU sais, tu es libre. C'est la démocratie ici. Tu
n'es pas du BDP, tu dégages et tu vas créer un parti de la non violeence
et de la convivialité avec ton ami Mba Abessole» Tu parles de
démocratie? Quel peuple t'a dit qu'il voulait la violence. Je ne crois
pas que ce soit celui du Gabon qui ait fait cette doléance.Que veux tu
prouver? Que le BDP est un parti de la violence? Que fera le BDP après
la violence? En d'autre terme que sera le Gabon après la violence? On
accepte déjà mal que les pays ayant des millions d'habitants se mettent
en guerre et tu voudrais que le Gabon se décime pour rien... Je crois
qu'il est enfantin de penser que c'est du chaos que renaîtra un Gabon
meilleur comme on le pense de la terre. Essaie de mieux recentrer tes
idées parce que si c'est dans la violence que tu veux régner au Gabon
moi je te dis non, tu ne l'auras pas. Vous n'êtes pas nombreux à penser
ainsi. Et d'ailleurs c'est facile de parler de violence quand on est pas
soi-même acteur.

Allez amuse-toi bien et je me remets dans vos lectures comme avant.

Love from Arnaud-SMILES


No.11, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Gerard, le 11-déc-01 à 14h55 
En réponse au message 9
Mackjoss, ta dernière intervention, c'est une autre page d'humour ????

"Nous on veut la casse et c'est tout" !!!!

Un peu court comme programme, non ?

Je croyais que la casse, c'était réservé à ceux qui n'ont plus d'autre
moyen que celui la pour s'exprimer.

De la part de quelqu'un qui peut s'exprimer par courrier électronique,
c'est étonnant.

Gérard Warenghem


No.12, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Noel, le 11-déc-01 à 15h00 
En réponse au message 7
Bonjour,

La violence n'est pas une solution... La politique conviviale n'est pas
une meilleure solution. La meilleure solution est l'éducation citoyenne
du peuple, mais cela semble bien compromis à cause des mauvaises
habitudes qui ont été prises par le peuple.
Cependant, si la guerre civile n'est pas une solution, il en existe une
autre, mais son apologie est interdite. Je viens déjà de sortir d'une
garde à vue pour délit de presse, ce n'est pas pour y retourner trop vite!

En tout cas, je n'aime les pourris et prostitués de la politique.
J'apprécie ceux qui disent haut et fort la vérité, tout comme j'ai
apprécié la "République des dons et le peuple de mendiants"... Il suffit
de lire le Journal Officiel pour se rendre compte que les 90% des lois
publiées dans cette feuille, sont des lois autorisant le gouvernement à
emprunter de l'argent à des banques étrangères... Pour en faire quoi?

Au lieu de mendier et d'emprunter, ne serait-il pas plus économiquement
sain de redresser fiscalement les entreprises qui fraudent? Et ces
entreprises là, elles ne manquent pas! Elles ramassent des milliards à la
pelle et expédient les fonds dans des paradis fiscaux. Pendant que le
SMIC est inférieur à 80.000 F/mois, des patrons se payent des voyages en
première classe et vivent dans un luxe insultant! Quelle injustice! Quel
égoïsme! Vivement le changement pour voir et pour vivre autre chose que
la dictature du capitalisme sauvage!

Noël


No.13, Macjoss le terroriste
Posté par: Gabon_Tribune, le 16-déc-01 à 20h44 
En réponse au message 12
Monsieur Mackjoss, je vous site deux faits
d?actualités :
1- il y a plus de 4 ans, des étudiants islamiques
prenaient le contrôle de l?Afghanistan. leur
mouvement, talibans, avait assis un régime fort basé
sur les lois pures de l?islam, la moralité etc? toutes
les bonnes choses quoi!
Pourtant, ces étudiants n?ont jamais rien fait de
mieux, que ramener le peuple à un degré de pauvreté et
d?ignorance incomparable à celui de leurs
prédécesseurs, accusés de tous les maux.

la morale: gouverner c?est différent de faire du bruit
sur internet. et on sait que ce sont les toneaux vides
qui font souvent beaucoup de bruit.

Je ne suis pas pour le régime bongo, mais je n?irait
pas dans une logique de guerre civile pour le déloger.
Et je crois que tous les opposants qui ont fait un
compromis pour sauvegarder la paix dans notre pays
méritent un tour de chapeau. Car la paix n?a pas de
prix comme on le dit au pays. Eux au moins ont
véritablement pensé au peuple.


2- Les USA sont à l?assaut de ces mêmes étudiants
Islamiques pour les casses des twin towers que l?un de
leur maître, le tristement très célèbre Ossaman Ben
Laden aurait commandité.
Les attentats des twin towers constituent une violence
dans son degré extrême, il y a eu des innocents de
tués comme ta violence le ferrait probablement au
GABON si votre guerre civile prenait forme.

Moralité: ces actes ont été qualifiés de terrorisme
par communauté internationale. et Oussaman qui s'est
dit violent, ou qui a voulu user de la violence pour
exterminer les intérêts américains est un terrorisme
qui se retrouve comme un sanglier qu'on veut
ampailler.

Ceci dit, par analogie, si le BDP prône la violence,
il y a lieu de croire que c?est un mouvement de
terroristes qui comme les talibans nous font du bruit
pour asseoir une dicatature qui n'aura jamais eu
d'égal nul part au GABON. Mais ça, le GABON n?en veut
pas monsieur Macjoss. Il n?en a pas besoin.
D?ailleurs, si vous avez pris la peine de lire ceux
qui m?ont précédés, vous comprendrez que vous avez été
simplement rigolo et amusant, pas autre chose avec
votre casse sur internet. En passant c?est votre
ordinateur que vous cassé d'abord ou quoi?

Très sincèrement, je pense que nous ne sommes plus à
l?âge de pierre au GABON. La démocratie est avant tout
un débat d?idée. c?est avec l?idée et l?action
concrète qui profite plus à la population qu?on se
fait positivement remarqué; voir, se faire élire. Pas
en posant des actes d?intimidation ou de rapport de
force physique que les gabonais vont vous donner un
crédit, bien au contraire!
Et Dieu merci, le gabonais n?est plus dupe. Entre les
conteurs de bonnes aventures parce qu?intellectuels ou
vivant chez les blancs et les faiseurs de merde, on
sait au moins que la guerre n?a jamais nourris
personne. Et que sans la paix, rien n?est possible.
Ceci étant, mon ambition n?est pas de demander au BDP
d?arrêter, je n?ai pas ce pouvoir très cher
compatriote. Mais je crois simplement que nous sommes
au temps où mêmes les femmes et les jeunes ont droit à
la parole pour participer à un débat qui se veut
civilisé, intellectuel et de construction national. Le
GABON est notre pays à tous. Et nous devons nous
parler, combattre tout ce qui est négatif ensembles
sans faire du mal à personne car notre pays a besoin
de tout le monde.
Ce qui fait que j?ai le droit tout comme vous, je
crois, d?exprimer haut et fort mes opinions et mes
points de vu. S?ils dérangent au point de me valoir
injure et malveillance, il appartiendra aux gabonais
et gabonaises qui nous lisent de comprendre que
lorsque les choses vont changer, des gens, hommes et
femmes qui pensent comme moi, n?auront même plus de
droit de s?exprimer librement comme cela se faisait
sous le démon de bongo.

Alors, inutile de me demander de foutre le camps parce
que je ne partage pas votre avis.
Je partirai quand j?en aurai envie, à moins que le BDP
ne me mettent en garde ou ne m?exclue comme il l?a
fait pour le compatriote qui prônait la mise en place
d?un état fang. Pourtant c?étaient ses opinions, mais
intolérance oblige, on l?a conduit à la porte pour
propos outrageux. Bref,

Je paries que, comme les autres opposants, vous allez
vous morfondre dans la logique de la reprise du
scrutin!
Mais pour quoi faire?
Je vous invite à lire et à cogiter sur le mot de
monsieur Tsir. Je ne le connais pas, je ne sais pas
d?où il écrit, mais je peux dire que c?est un frère
qui mérite une grosse bise pour son raisonnement. Pour
moi, je considère tout simplement que les menaces, la
casse sont les moyens d?expression des faibles, de
ceux qui justement manquent d?arguments pour arriver à
leurs fins. Lesquels? Dieu seul nous le dira.


No.15, RE: Macjoss le terroriste
Posté par: Mackjoss, le 16-déc-01 à 20h51 
En réponse au message 13
Je signe et je récidive.

Je récidive pour dire qu'il n'y a pas pire violence que celle qu'exerce
le régime Bongo sur le peuple gabonais depuis 35 ans. Et quand je vois
les messages postés par certains, je vois la profondeur du drame,
l'horreur du traumatisme de l'attentisme et du "remettons tout à Dieu",
"Bongo mourra bien un jour" et autres conneries. Ceux qui parlent ainsi
ne valent pas la peine et sont complices de ce qui se passe au Gabon.

Et pour ceux qui veulent donner des leçons d'histoire, je dirai que vous
avez la mémoire courte. VOus nous parlez des Talibans? Désolé de vous
apprendre que nous avons parmi nous en Afrique un illustre terroriste
qui est devenu Prix Nobel de la Paix. Un autre, Arafat, en reçu un aussi
à l'époque d'Isaac Rabin.

C'est vous dire qu'il y a des violences positives et des violences
négatives. Le combat de mandela était juste car il s'agissait de libérer
son peuple de la dictature blanche. Aujourd'hui celui de ceux qui
prônent la violence est juste, car il s'agit de débarrasser le Gabon
d'un despote nuisible.

Puisque tout le monde reconnaît, même Mba Abessole, que ce n'est pas par
les urnes que viendra le changement, et puisque toutes les possibilités
conviviales ont été essayées, je me demande où vous voulez mener le Gabon?

Non, mes amis, votre discours est un discours bongoïste évident. VOus
souhaitez maintenir Bongo au pouvoir parce que vous êtes les ennemis du
peuple gabonais. Bongo ne veut pas changer son système. Au contraire, il
cvontinue à tuer les Gabonais à petits feu.

Puisque vous semblez savoir ce qui se passe dans la tête des Gabonais,
je serai supris le jour où je verrai les Gabonais descendre dans la rue
protester contre un coup d'état contre Bongo. Je serai encore plus
surpris de voir des Gabonais se lever pour faire la guerre à la personne
qui enlèverra Bongo par la violence.

Vos discours conviviaux, on le sait, sont des discours à endormir les
masses car le régime vous envoie susciter des peurs de guerre civile et
autres au sein des Gabonais. On vous connaît: c;est vous qui semez la
peur chez les étudiants, chez les Gabonais et autres parce que vous
voulez maintenir Bongo au pouvoir. Quand on aura bien réfléchi, on
trouvera que derrière vos nom d'emprunt se cachent en fait des
Bongoïstes purs et durs envoyés ici ou là semer la peur.

Mais vous savez quoi, Omar Bongo partira un jour. Mais ce ne sera pas
parce qu'il l'aura voulu. Dommage pour vous. L'histoire nous l'a appris.
Quand la violence est utilisée pour bouter dehors un dictateur,
l'histoire a toujours récompensé cela.

VOus me traitez d'inactif? Dommage. Car le jour où un mouvement se
lèvera pour recruter des soldats, je me porterai volontaire. Je suis
prêt à me sacrifier pour mon pays.

Endormez-vous dans la convivialité. C'est votre droit, tout comme il
sera du mien de vous réveiller à la chicotte car vous symbolisez la pire
espèce de citoyens gabonais: vous êtes corrompus par le régime, comme le
Mba Abessole que vosu défendez.


No.19, RE: Macjoss le terroriste
Posté par: Jeanine, le 18-déc-01 à 14h59 
En réponse au message 15
Finalement vous êtes un véritable blagueur. revoyez
votre littérature. toutes les personnes que vous
traitez de terroristes et qui auraient eu des prix
pour leur actes n'ont en réalité été récompensées que
pour la part vers la paix qu'ils ont apporté. arafat,
pour les tentatives de paix; mandela pour avoir
entretenu la paix au lieu de se livrer au oeil pou
oeil avec la minaurité blanche etc... il s'agit de
paix. ils ont été récompensés pour des actes de paix,
pas de terrorisme. ce que vous faites là s'appelle
l'utilisation de l'information à des fins de
malveillance et de désinformation. dites nous aussi
que Ben Laden est éligible pour ses actes, au prix
nobel de la paix!

sacré blagueur va!


No.16, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Noel, le 16-déc-01 à 21h12 
En réponse au message 7
salut ami jeanine,

bien reçu ta missive que je trouve emprein d'un réalisme qu'on ne trouve
oas souvent sur le site du bdp. tout ok, je ne suis pas du bdp, ou du
moins pas encore.masi je suis bien un bucheron depuis 1990.et je vis ds
le pays depuis ma naissance, sans jamais sortir du bled sauf pour qlq
jours à malabo, yahoundé, sibiti, pointe noire.la po, je ne la connais
pas non plus, si ce n'est la grace q j'ai reçu de dieu de savoir lire et
parfois ecrire(pour cela excuser mes fautes).
c'est fort de cela que en tombant sur le site de bdp je me suis senti
comme obligé de donner ma modeste opinion.je suis contemp de voir q je
ne suis pas seul.
une idée sur le terrain : les gabonais d'aujourd'hui connais des pb de
scolarisation (cout elevé), de santé, et surtout d'emploi.il ne croit
pas en la politique dit politicienne (belle parole et autre slogan).il
est pour la personne qui l'aide à s'organiser.il en ait là.
j'étais president d'un bureau de vote à ngouoni dans le haut ogooué.le
candidat pdg y a triomphé a 98,99 %.bon c'est vrai qu'il etait seul
candidat a ce siege, et qu'il a eut un bon nombre d'autochtone habitant
lbv qui ont fait le déplacement pour la circonstance.mais j'ai noté que
c'est ngari(c'est de lui, oui) qui fait tout ds ce bled.construction et
approvisionnement du dispensaire, de l'ecole, des eglises; du
financement des microprojets dans la localité, et du job pour les
nécessiteux au besoin.etant le meneur, il encourage les cadres
d'investir ds le département, etc.meme moi, le buch, mais gabonais
vivant les rélités de chez moi, j'aurais voté pour lui.nous en sommes là.
je te quitte sur ce,
j'espère ne pas trop te decevoir,

bonne fete de noël, et que la paix soit avec toi.

jnoël
gabon


No.17, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Victor, le 16-déc-01 à 21h17 
En réponse au message 16
Chèrs compatriotes,

Depuis quelques mois, je suis de près tout ce qui se passe chez nous. Je
ne peux que vous remercier de vos opinions et suggestions. Le Gabon a
besoin de ceux qui pensent à lui en tant que berceau, mère patrie, pays
natal, et que sais-je encore. Vous êtes sans doute ces gabonais là.

Puisque nous sommes tous convaincus que les urnes du moment
n'apporteront pas le changement que nous voulons, il est donc grand
temps de passer à l'acte, ou plutôt de penser à une action en rapport
avec cette situation. C'est à ce sujet que je voudrais ici dire quelque
chose.

Je pars d'un constat. Beaucoup d'entre nous avons peur. Peur
d'entreprendre quelque chose. Peur de l'inconnu. Peur de la
représailles. Peur des retombées. Peur parceque dans le passé ceux qui
ont osé poser des actes concrets ont été tués. Peur, peur, peur... C'est
normal, parcequ'en même temps que nous voulons le changement, nous
désirons soit en faire partie soit en être les auteurs. Notre vie donc
en dépend. Voici ce que je propose: le changement doit avoir lieu. Nous
le mènerons. Mais avons tout et pour minimiser la peur voici ce qui
convient de considerer: Risk Management. Sachons que nous avons peur
parceque nous ne connaissons pas nos risques. Certainement nous les
imaginons. Le risk management est le processus par lequel on peut
minimiser et contrôler les risques d'une action à mener. Pour ce faire,
on doit considerer cinq phases. La première phase consiste à identifier
le ou les dangers de l'action à mener. Par exemple si nous voulons
prendre la présidence par infiltration, quels sont les dangers que nous
courons? Nous pouvons identifier les dangers suivants: la garde
rapprochée (les marocains), la garde republicaine, l'armée de l'air et
de terre, les loyalistes, les ministres, et tous ceux qui peuvent poser
un risque. Ensuite il faut évaluer les dangers, c'est à dire les classer
selon leur degré de fréquence, et leur empleur. En d'autres termes, si
nous voulons prendre la présidence quel sera le danger le plus éminent,
quel est le plus important, etc? La 3ème phase consiste à déveloper les
moyens de contrôler les dangers ainsi évalués. La 4ème phase est la mise
en exécution des moyens de contrôle. La 5ème phase enfin est la
supervision et la reévaluation de toutes les autres phases. Il ne s'agit
pas ici d'une activité terroriste. C'est au contraire comment nous
pouvons mener victorieusement une actions pour changer le Gabon. La
présidence citée en exemple ici n'est pas une recommandation que je
fais. C'est tout juste un exemple. Le risk management est applicable à
tout acte, qu'il soit la campagne electorale, la guerre, le mariage, le
voyage, la construction d'une maison, etc.

Continuez à me noyer de vos emails.
Merci pour votre lecture.
Mpuedzume


No.6, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Marcelle, le 11-déc-01 à 14h46 
En réponse au message 3
bonsoir cher ami,

je vous envoie ce mail pour vous dit merci de
m'informer pour le régime Bongo . moi je suis au
Cameroun.

bye bye!!!!!!!!!!!


No.8, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Raphaël-Blaise, le 11-déc-01 à 14h49 
En réponse au message 3
Jeanine ou celui qui se cache derrière.,

Je vous réponds comme simple citoyen. Pas comme le BDP ou quoi que ce
soit car les déclarations officielles du BDP se trouvent sur le site.
Pour ceux qui veulent savoir ce qui s'est passé ces derniers jours,
lisez nos communiqués de presse sur ce lien:
http://www.bdpgabon.org/articles/categories/presse/

Quand quelque chose vous dépasse, jeanine, il vaut mieux vous taire.
Vous vous exprimez ici dans un domaine dont vous ne maîtrisez pas les
rouages.

Quand vous vous arrêtez aux apparences, vous êtes forcément condamné à
la pensée limitée car vous ne voyez que le bout de votre nez.

Je crois que vous ne comprenez pas encore très bien ce que c'est que le
BDP ni à partir de quoi nous travaillons.

Vous parlez d'échec à Paris? Y étiez-vous? Vu que nous savons qui se
cache derrière le nom de jeanine Nkoulu, c'est-à-dire vous un homme dont
je cacherai le nom, vous attendiez que quelqu'un d'autre fasse le Gabon
pour vous, n'est-ce pas? Seulement, parce que vous-même êtes un
froussard, vous ne savez que donner des leçons. Quand on en appele à
l'action, on donne des raisons multiples. Quand on vous a demandé, vous
avez refusé. Et vous voulez donner des leçons? On le sait: les plus gros
parleurs sont aussi ceux qui donnent des leçons. JUstement, nous savons
que vous aviez été approché pour la marche, mais vous avez préféré
rester caché. Croyez-vous que vous méritez le respect parce que vous
aurez dit des bêtises sur le forum, le seul endroit où vous osez vous
signaler sous un nom d'emprunt?

Non, mon cher. Votre type de gabonais, gueulard mais vide comme un
tonneau, on n'en veut pas car comme Mba Abessole, vous ne connaissez que
la loi du faux bond. L'ordinateur est votre truc, en dehors de cela,
vide comme un tonneau. Si vous aviez tant de courage que cela, c'est à
Paris qu'il vous fallait aller, pour nous montrer puisque vous vivez en
FRance et nous le savons.

Tout ce que nous pouvons dire c'est que vous vous trompez sur le DP.
Attendez de voir. VOus n'avez encore rien vu. Je vous l'assure, nous, au
BDP, nous n'agissons jamais sans avoir pesé le pour et le contre des
choses. NOus n'agissons jamais sans avoir exploré toutes les hypothèses
possibles. Rien n'arrive dans nos actions que nous n'ayons souhaité,
prévu ou calculé. Oui, vous pouvez voir l'échec si vous voulez, c'est
votre droit. Car vous regardez les choses dans une perspective non
sophistiquée et élémentaire. La politique est un monde complexe que
seuls les vrais stratèges peuvent maîtriser.

Je vais vous donner un exemple. Si vous êtes un bon stratège, que
faites-vous quand vous savez que, par exemple, les Gabonais ne peuvent
pas oser aller à une marche de protestation à cause de la peur et des
découragements causés justement par des gens comme Mba Abessole? Eh
bien, vous intégrez cette donnée dans votre stratégie.

Donc, détrompez-vous. Quand le BDP agit, il agit en connaissance de
cause. Ce n'est pas évidemment tout le monde qui est au courant de nos
stratégies car elles sont toujours déterminées dans un cadre restreint
et leur mise en pratique est toujours effectuée avec tact et maîtrise.
Le BDP ne navigue donc jamais à vue comme les opposants actuels. Le BDP
prévoit, pèse, calcule, discute, prend le temps d'explorer, de tester,
puis prend une ligne de conduite. Le BDP regarderait donc une telle
situation différemment. IL se dirait: Puisque nous sommes sûrs de ne pas
pouvoir attirer des masses de Gabonais pour telle ou telle chose, que
pouvons-nous faire pour, malgré tout, marquer tel ou tel événement ou
réaliser tel ou tel objectif? Et c'est là que les têtes pensantes du
mouvement s'activent pour concocter des stratégies savamment calculées
qui aboutissent à ce que nous voulons. Dans ce cas-ci, vous croyez que
le but escompté était une marche de Gabonais réunis à Paris en masse?
Non, nous avions d'autres objectifs en tête, mon cher.

Je vous pose donc cette simple question: Vous êtes-vous jamais demandé:

- Si ce qui s'est passé en France n'est pas EXACTEMENT ce que nous
recherchions et avions prévu? En politique gabonaise, mon cher, la
com0lexité stratégique du BDP se révélera chaque jour encore plus
complexe et seul ceux avec la capacité de voir le dessous des choses
pourront comprendre où nous allons.

Oh oui, quelqu'un comme vous regardera ce qui s'est passé en France
com-e un échec car vous voyez les choses de manière simpliste. Et c'est
cela qui montre que vous auriez fait un mauvais politicien car vous
n'avez aucune stratégie en tête et vous vous contentez de la surface des
choses.

Non, mon cher, ce qui s'est passé en France est exactement ce que nous
voulions. C'est tout ce que je peux vous dire pour le moment. Pendant
que vous penserez à l'échec, nous, nous pensons que ce que nous visions
s'est passé au-delà de toutes nos espérances. Vous parlez
d'impréparation parce que vous croyez que nous pensions que la France
nous laisserait faire? Ben voyons... Qui vous dit que nous n'avions pas
prévu qu'elle refuserait, nous donnant ainsi les munitions dont nous
avons besoin pour notre combat? Mon pauvre, nous le savions, cela
qu'elle refuserait. Et c'est ce refus qui nous intéressait en premier.

Marche improvisée dites-vous? Oh là. Non, le BDP avait prévu ceci depuis
longtemps. L'improvisation apparente n'est visible que par vous. NOus
avions prévu ceci depuis des mois vu que nous savions que les élections
arrivaient, seulement, il était de notre intérêt de le faire de cette
manière, pour le moment, car c'est ce qui nous arrangeait.

Vous croyez qu'il existe dans ce qui s'est passé des paramètres qui nous
ont échappé? Non. NOus avions prévu tout cela dans nos stratégies et
nous ne pouvions espérer mieux! La finalité de cela ressortira avec le
temps. Restez à l'écoute. Tout ce que nous vous demandons de retenir ici
c'est que le BDP a forcé la France à déployer 100 policiers. Tournez vos
yeux non pas vers le ridicule du BDP (qui est un ridicule voulu après
calcul de tous les paramètres), mais plutôt vers le ridicule de la
France pour avoir envoyé plus de 100 policiers se battre contre... qui?
(ceux qui ont de la jugeotte comprendront...). VOus ne croyez peut-être
pas qu'un Etat comme la France peut succomber à une stratégie savamment
préparée, hein? Attendez de voir. Ce n'est que le début. Je ne puis en
dire plus pour le moment. Tout ce que nous pouvons vous dire c'est que
nous ne savons que trop bien que ce n'est pas en comptant sur des
Gabonais réunis en masse à Paris que nous changerons ce pays.
Aujourd'hui, le changement passera par des stratégies autres que le
déplacement des masses dans les rues ou autres. Les stratégies de masse
ont leur place dans le type de combat que nous menons, mais pas pour le
moment. En tout cas pas pour cette élection. Ce type de stratégies
viendront en leur temps si cela s'avère nécessaire.

Tournez aussi vos yeux du côté du Gabon. Il y a des choses qui vous
échappent? Les urnes brulées, ou saccagées, d'où cela vient-il? C'est
peut-être Mamboundou mais peut-on mettre la main à couper que c'est luu?
D'ailleurs, pourquoi accuser le pauvre homme? Tant d'autres Gabonais
aureint pu commanditer ces actes... Qui vous dit que certaines personnes
n'ont pas voulu, là encore faire un geste symbolique, pour montrer un
exemple concret à tous ceux qui croyaient que le vote n'aurait pas pu
être empêché à l'intérieur du pays où Bongo n'avait aucun effectif
militaire pour empêcher la casse des urnes? Vous verrez, je vous le
signale, que là encore, le résultat est positif car vous verrez qu'aucun
vote n'a été validé partout où il y a eu de la casse. Mais ce n'était
que pour le symbole. Imaginez que tout le monde ait boycotté et fait la
même chose, vous voyez? Il n'y aurait aucun vote de validé au Gabon
aujourd'hui. Ceci aurait pu se faire un peu partout dans le Gabon avec
nos petites équipes. Mais pour le moment, nous sommes dans des symboles.
Des déclarations officielles du BDP arrivent bientôt qui clarifieront
pour tout le monde et pour le pays ce qui s'est réellement passé. Là
encore, les apparences sont parfois trompeuses et ne vous fiez jamais
aux apparences.

Quant à votre Mba Abessole, je vous le promets, on ne peut voir en lui
que le grand traître car c'est à cause de lui et d'Agondjo que Bongo
remportera haut la main cette élection. Mba, Agondjo et Mamboundou
auraient pu ensemble immobiliser ce pays. Mais à cause d'intérêts
personnels, chacun d'eux continue de croire qu'ils pourront l'emporter
au Gabon tout seul. ILs ont jeté l'unité par la fenêtre. N'essayez pas
de détourner les choses sur le BDP. NOus ne sommes pas officiellement
sur le terrain et nous ne sommes pas un parti politique recherchant des
postes politiques. Le BDP travaille dans d'autres cadres, en sourdine,
pour le moment, en préparation du retour au pays et de la libération
totale. Le jour où nous échouerons après avoir été 12 ans sur le terrain
comme nos opposants "manioc", vous pourrez nous le reprocher. Pour le
moment, le BDP n'a rien à voir avec la débâcle de l'opposition. Ceci
pour plusieurs raisons:

- Pour que vous puissiez dire que c'est la faute du BDP, il faut d'abord
démontrer que le BDP a travaillé de concert avec l'opposition. Or, nous
savons qu'aucun des opposants actuels ne nous a écouté. Quand les
Mamboundous et les autres ont décidé leur boycott, ils l'ont décidé
d'eux-mêmes, pas parce que le BDP le leur avait demandé. Vous vous
souviendrez qu'il y a deux ou trois semaines encore, un gars de chez
Mamboundou venait ici nous accuser de dictature pour avoir demandé que
l'opposition boycotte. NOus étions surpris tout d'un coup de les voir
changer d'avis au dernier moment et dans l'impréparation totale car ceci
avait été fait d'une manière qui pouvait dérouter les militants.

Je vous assure que si l'opposition nous avait écouté il y a quelques
mois, ils auraient réussi leur boycott. Le mal est qu'aucun d'eux ne
nous a pris au sérieux. Ils nous ont négligé et ont préféré jouer, les
uns dans la "légalité républicaine" d'une république qui n'existe pas,
ou la convivialité qui emplit les ventres. Malheureusement, ils ne
savent pas que les vraies stratégies se préparent d'avance et dans
l'unité. S'ils avaient répondu à nos appels à l'unité depuis un an, les
choses auraient été différentes. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé.
car c'est ensemble qu'on aurait préparé cela. NOus avons donc préféré
les laisser faire à leur guise car aujourd'hui, ils nous donnent tous
raison, y compris ton dieu Mba Abessole.

As-tu lu les nouvelles d'aujourd'hui? Voici des extraits de ce que Mba
Abessole a dit à l'AFP:

"Pour moi, ces élections sont à annuler. Maintenant, c'est le pouvoir
qui aura le dernier mot".

"l'organisation des élections, une fois de plus, a été mauvaise". "On
dirait même que c'est cette fois-ci que ça a été le plus mal organisé"

"les vrais électeurs n'étaient pas inscrits sur les listes électorales".

"Si on réfléchit objectivement, on doit conclure que le changement au
Gabon ne peut plus venir par les urnes" et qu'on doit "chercher d'autres
voies si on veut faire en sorte qu'il y ait un Etat pour tous".

Notez la dernière observation. Mba dit qu'il faut "conclure que le
changement au Gabon ne peut plus venir par les urnes". Mais mon cher, il
faut souffrir de retard mental pour avoir pensé un seul instant, comme
l'a fait Mba Abessole, que le changement au Gabon viendrait par les
urnes. C'est justement cela l'aveux de l'amateurisme des opposants au
Gabon. Mba est le pire de tous et le plus incompétent.

En fait, Mba a maintenant sur son dos tous les échecs de l'opposition au
Gabon. IL est le spécialiste des faux bonds et des tournures de veste.
LOrs des premières législatives, c'est par le boycott qu'il tua
l'opposition. Lors des élections suivantes, c'est par la bande à part.
cette fois, c'est le comble. NOus le mettons dans le même sac
d'incompétence qu'Omar Bongo.

Si cela vous chante de rêver avec Mba que le changement au Gabon
viendrait par les urnes, continuez. Et si Mba compte gagner un parlement
de 120 députés avec 65 candidats, il navigue vraiment dans le cauchemar.
Ce qu'il fallait, c'est s'associer aux autres. Bande à part finit dans
ce cas par être bande à zéro. Mba des bois restera à jamais Mba des
grumiers. Votre réveil ce matin doit vraiment avoir été rude car vous
avez dû penser que vous 65 candidates allaient gagner la majorité, hein?
100% pour Mba Abessole? Je rigole.

Non, mon cher. Aujourd'hui au Gabon les masques sont tombés. Votre Mba
convivial est devenu la pire espèce de corrompu que l'on ait jamais vu
au Gabon. S'il y a du respect à donner à quelqu'un, je crois qu'il faut
donner ce respect à Mamboundou et à Kombila. Ce qu'ils ont fait, nous
espérons qu'ils l'ont fait en âme et conscience, pas parce que le BDP
l'a dit. Et si Kombila et Mamboundou veulent être sérieux, ils
devraient, à mon avis, se réunir pour avoir un seul parti et travailler
ensemble. Mais l'échec n'est pas celui du BDP car nous ne convoitons
aucun poste.

Le BDP a dit ce qu'il pensait. TOus nous donne raison au Gabon
aujourd'hui. NOus avons la confirmation de ce que nous disions. NOus
savons aussi que tous les opposants, y compris votre Mba Abessole, ont
finalement donné raison au BDP, mais que malheureusement pour eux, c'est
trop tard. Aujourd'hui, votre Mba a perdu toute dignité et sa
crédibilité n'existe plus. Il doit être mis dans le même sac que Bongo.
En fait, il est même pire que Bongo. Bongo, nous le savons, a toujours
été du mauvais camp. Les gens pires sont ceux qui trompent tout un
peuple par des volte-faces qui trahissent tout le monde.

Si les opposants gabonais, après cette expérience maladive se décident à
dialoguer avec nous et tous les autres pour des actions conjointes et
plannifiées stratégiquement, nous sommes prêts. C'est ce que nous
recherchons depuis des mois. Ils sont sur le tearrin, nous ne le sommes
pas officiellement. TOus ensemble pouvons mener à l'écroulement du
régime Bongo et ceux qui veulent diriger le pays pourront le faire par
la suite. NOus avons fait un travail de fous cette année pour aider tout
le monde à travailler ensemble. Les contacts, et tout le reste a échoué
parce que ces messieurs avaient la grosse tête et voulaient faire bande
à part. Ils croyaient pouvoir tout gagner tous seuls. Il n'y a qu'au
gabon que quelqu'un qui ne présente pas 120 candidats peut espérer
gagner une élection tout seul.

Je crois d'ailleurs que beaucoup nous ont mal compris. Ils ont vu en
nous des rivaux venant leur ravir leurs opportunités de devenir
présidents. Alors que nous, nous nous situions à un autre niveau. NOus
nous situions dans la logique du changement, un changement qui veut que
l'opposition agisse ensemble pour pouvoir atteindre son but. Pour cela,
nous voulions, non pas prendre le pouvoir pour nous-même, mais plutôt
aider à prendre le pouvoir pour l'opposition, de telle manière à mener à
un changement radical. Tous nos écrits en témoignent. Aucune
contradiction car nous le disons depuis toujours.

L'opposition nous a rejetté. Les conséquences sont là.

Rassurez-vous. Bongo aurait gagné de toutes les façons et c'est votre
Mba Abesssole et son acolyte Agondjo qui lui ont donné une victoire
facile en validant son élection. Une élection si ridicule qu'y
participer frise vraiment la folie.

Mais, si vous voulez fantasmer sur un échec du BDP, allez-y. Et si vous
croyez que l'opposition aurait gagné en participant aux élections en
ordre dispersé, continuez à vous couvrir la face d'excuses bidons. Nous,
de notre côté, nous nous sentons fiers de voir qu'aujourd'hui, nos
prédictions se sont toutes vérifiées. Si cela vous fait mal, c'est votre
problème.

La seule chose qui nous d%9sole c'est de voir le peuple gabonais souffrir
de telles bêtises. Et nous ne pouvons supporter de voir ce peuple pris
en otage et bestialisé par le capharnaum gabonais.

La question n'est pas de savoir si Bongo aurait gagné. Bien-sûr que oui,
Bongo allait gagner. L'opposition lui avait donné carte blanche le jour
où ils sont allés manger du plat convivial en prenant les 500 millions
de la honte qui ont scéllé leur sort. ET ce sort, ils ont achevé de le
sceller en participant. Seul le boycott total aurait sauvé le Gabon.

PUisque Mba se rend maintenant compte que le pouvoir ne changera pas au
Gabon par les urnes, quel plat convivial va-t-il nous conconcter maintenant?

Depuis 12 ans, nous avons tout essayé au Gabon.

- Négociations pacifiques? Tout essayé.
- REspect pour Bongo et son régime? Tout essayé.
- La convivialité? Echec.

Les seules fois où le Gabonais a obtenu quelque chose au Gabon c'était
quand il mettait la pression sur le régime. C'est ainsi que le
multipartisme est revenu au Gabon.

Mon cher, la loi du bras de fer est la seule qui fait bouger les
choses. C'est la seule loi qui au Gabon et ailleurs a donné des
résultats probants. Les partisans de la convivialité sont ceux qui
retardent le changement au Gabon. Attendre que Bongo meurt au pouvoir
est une raison ridicule. Ce sont les vaincus et les incapables qui
parlent de cette manière. On ne peut quand-même pas laisser Bongo
prendre en otage le Gabon sous prétexte de préserver une paix qui
n'existe pas au Gabon?

Que vaut la paix pour les Gabonais avec le ventre vide, les maladies,
etc.? Des épidémies comme Ebola arrivent chez nous à cause justement des
brimades socio-économqiues du régime dans un pays où la population se
replie sur des aliments malsains et autres parce que Bongo a volé tout
sans rien donner au peuple.

Si Mba maintient sa ligne de conduite actuelle, il sera balayé avec les
autres traîtres. Le Gabon demande aujourd'hui de vrais patriotes prêts à
s'engager résolument sur la voie de la révolution.

Cette révolution, nous la préparons. Si vous voulez nager dans la
convivialité, allez à la Mairie.

Les seules personnes qui méritent le respect au Gabon aujourd'hui, c'est
Mamboundou et Kombila. Les autres, c'est du pipeau.

Tout le monde a aujourd'hui confirmé, y compris votre Mba, que la seule
logique du changement au Gabon, ce n'est pas la convivialité, ni les
urnes, mais bel et bien la logique BDP.

C'est à cela que le Gabon doit désormais s'atteler.

RBI


No.14, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Jeanine, le 16-déc-01 à 20h47 
En réponse au message 8
Du bruit.

Allez respirer un bon coup et revenez nous avec un
discours moins long, intelligent, non insultant et
plus positif.
j'ai l'impression que vous faites une petite
dépression et il vous manque beaucoup d'argument. je
ne répond pas aux malades.

merci


No.18, RE: je reste sur ma faim
Posté par: Phil Bounda, le 17-déc-01 à 09h37 
En réponse au message 14
Voyez-vous Jeannine ou qui que vous soyez, j'ai la nette impression que vos interventions ne visent qu'un but, la DISTRACTION. Il me semble que vous venez sur ce forum pour provoquer et recherche la polémique. Non pas que les membres du BDP refusent de débattre, mais quand vous répondez aux arguments posés par R. Blaise par des insinuations de la sorte, je cite, " j'ai l'impression que vous faites une dépression...", je me demande si vous avez réellement pris la mesure de ce qu'est le BDP. Si vous voulez rigoler, il y a d'autres forums plus adaptés. Ici on réfléchie et l’on propose. Si vous avez un goût prononcé pour la polémique et le cynisme, vous n'êtes au bon endroit... Alors de grâce garder votre mauvaise foi et ne venez pas nous faire perdre notre temps.

Phil Bounda


No.21, RE: Le réalisme
Posté par: Moulomba, le 22-déc-01 à 11h58 
En réponse au message 0

Salut à vous !

Je suis un peu triste en lisant votre analyse de la situation politique
au Gabon, en ce qui concerne la fraude.

Juste pour vous rappeler que ce n'est pas un compte de fée!!!!!

- Trouvez-vous normal que des votes se passent dans des domiciles
privés? - Trouvez-vous normal que toutea les dispositions de la loi
gabonaise sur les élections ( la loi 10/98) soient violées sur toute
leur longueur? (date de distribution des cartes d'électeurs, date
d'affichages des listes,...)?
- Trouvez-vous normal que le collège électoral au Gabon, soit de 778 000
électeurs?, ce qui signifie, en prenant 25% d% taux d'abstention
primaire ( ceux qui, bien qu'ayant l'âge de voter, ne s'inscrivent pas
sur les listes électorales), 1 037 333 personnes en âge de voter ( 18
ans et plus), sur une population totale des gabonais de 1 048 986
personnes? Donc il ya 11 653 gabonais qui sont entre 0 et moins de 18
ans !!!!! absurde !!!
- Trouvez-vous normal que le gouvernement, au plan légal, oublie de
prendre et de publier 31 jours avant le scrutin, le décret convoquant le
collège électoral qui doit aller aux urnes?

Bref ! je croit que nous devrions dépasser la passion et analyser
froidement la situation dans notre pays.
Que l'opposition soit battue, n'est pas un problème ! Mais dans les
règles et le respect de la loi.
Ne prônons pas le faux, ce serait dangereux pour le Gabon de demain.

Merci.