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Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 420
No.0, Une interrogation qui n'en est pas une!
Posté par: Abess, le 14-jan-02 à 14h39 
Mbolo compatriotes!

Après des tristes élections législatives entâchées par une fraude
organisée, un taux d'abstension record (80%), le PDG et ses satellites
remportent ces législatives avec une majorité absolue près de 103
députés, trois postes restent encore à pourvoir. A l'issu de ces
élections confuses, le président, sans se poser la question sur
l'abstention record des gabonais, se précipite à proposer un
gouvernement de tous les noms d'oiseaux comme Noé: gouvernement
d'ouverture, de large consensus, etc. 12 ans après le multipartisme, la
situation démocratique reste au point mort, la vie n'est gabonais n'a
nullement évolué, au contraire, elle s'est dégradé au plus haut point,
les méthodes autocratiques ont refait surface, certains postes du parti
unique et inique sont de retour, l'opposition s'est effritée et renvoyée
aux bancs de touche, à croire que les 12 ans n'ont servi à rien. C'est
dans ce bilan catastrophique que Mba Abessole pense venir au secours des
gabonais en entrant dans le gouvernement d'ouverture. A-til tiré les
leçon de la politique de l'entrisme dont nombre de gabonais ont
expérimenté? à moins de penser qu'il est temps pour lui de prendre sa
part de gateau ou bien il nous réserve une grande surprise pour sauver
le gabon, là on sera fier.

Ma question est de savoir sur qui les gabonais peuvent et vont désormais
compter, peut-être Mamboundou serait sur le colimator pour entrer dans
ce gouvernment!

A tous ceux qui aspirent ou espère à un changement de régime dans notre
pays, il nous appartient d'aiguiser nos machettes (idées) pour que 2005
soit une année historique comme 1789 ou 1968, organisons nous et
unissons nos forces!


No.1, RE: Une interrogation qui n'en est pas une!
Posté par: Onzala, le 14-jan-02 à 14h48 
En réponse au message 0
Ami Abess, je vais etre bref mais concis.

Pour obtenir un changement radical au Gabon, seul la violence au sens
tres large du terme et la virulence de nos actes peuvent liberer le
peuple Gabonais . Au risque de me tromper ce dont je doute fort, sauf si
l'on en vient a me demontrer le contraire PAR DES ACTES, tous ce que
nous obtiendrons le sera de cette maniere.

fin ...


No.2, RE: Une interrogation qui n'en est pas une!
Posté par: Abess, le 14-jan-02 à 14h50 
En réponse au message 1
Mbolo cher ami Sosthène!

Il y a de cela près de 40 ans que notre président s'est imposé au
pouvoir, il ya de cela près de 40 ans le gabonais l'ont adopté et adoré, on dit souvent que chaque peuple mérite son président, malgré quelques tentatives de coups d'état réels ou simulés, il ya de cela près de 12 ans que l'expression politique est devenue plurielle pour ne pas parler de démocratie, en de nombreux rendez-vous, les gabonais ont manqué les occasions pour mettre ce régime hors d'état de nuire par des pseudoélections, mais ils se sont réfugié dans la peur et l'angoisse, chacun voulant sauvegarder le petit bout de pain qu'il a temporellement.

Les élections législatives se sont passées récemment avec un taux de
participation très faible, malgré cela, le régime en place continue
d'exercer son autorité sans légitimité, que fait la population? pour
l'instant, rien! Ce sont ces quelques éléments qui nourrissent mon pessimisme quant à un soulèvement populaire pour faire partir ces imposteurs.
Si tu as quelques stratégies qui permettront aux gabonais de vaincre la peur, tu nous rendra service.

Mais j'aimerai terminé par une petite note d'appel : Gabonais,
Gabonaises, adultes et adolescents votre heure a sonné, ne laissez plus ces hommes politiques parler en votre nom, personne n'est née pour diriger et personne n'est née pour être éternellement dirigé soyons tous des acteurs du gabon 2005, cette année est déterminante pour la survie de notre pays, soyons des témoins actifs dans l'élaboration des idées innoventes, créatrices d'une nouvelle génération, c'est notre rendez-vous face à l'histoire que nous devrons raconter à notre progéniture. Je recommande donc aux gabonais de poursuivre leur formation, d'acquérir des compétences dans tous les domaines, de diversifier leurs réseaux relationnels, de prendre le maximum d'informations sur le Gabon:politique, histoire, coopération internationale, les lobbies, les sectes, les francs maçons ou rose croix, les sorciers, les armes et stratégies de guerre, le terrorisme et attentats, les copus d'état, etc. Ces informations et formations nous seront utiles, car 2005, c'est le changement quelque soit alpha, parce que trop c'est trop, une nouvelle génération est prête pour montrer les limites et les incompétences d'un système moribond. Bon courage, demain un jour nouveau, quelque soit la durée du jour, le soleil se couche
toujours.


No.3, RE: Vous avez dit violence?!
Posté par: Ollomo, le 15-jan-02 à 12h47 
En réponse au message 1
De l'observance née de l'ensemble des propos tenus sur ce forum, on
pourrait, sans risque de se tromper classer les intervenants par
catégories dont :

les activistes extrémistes
les centristes modérés
les sages

Ici, quelqu'un m'a dit il y a quelques jours que le temps n'est pas au
verbiage mais à la réflexion pour des éventuelles actions afin de faire
valoir le souci premier : BDP. Je pense qu'avec l'ami Sosthène Onzala
MENDOME, il aura probablement trouvé la clé : la violence.

Personnellement je ne doute pas des effets de celle-ci mais, l'idée de
la note finale, du prix à payer me fait tourner l'estomac. Il me semble
très facile quand, se pavanant à l'étranger pour quelques raisons que ce
soit, on attise le feu en invitant les autres à se faire chair à canon.
Cependant, c'est à peine si l'on peut supporter la détonnation d'une
grenade lacrymogène encore moins des grosses que nous avons entendues en
1990, 1993, jusqu'à celle qui a fait sauter Radio Liberté en février
1994. J'allais au boulot ce matin quand, au carrefour Rio, un jeune
homme est tombé devant moi. L'image de son sang se vidant par un (trou)
à la tempe droite et se répandant sur la chaussée m'est en mémoire
morte. D'autres en ont vu bien d'autres. N'était-ce pas ça la
violence ? N'aurait-elle pas pu continuer jusqu'à ce jour comme en
Angola, RDC, Congo Bzvlle, Burundi, Rwanda, Ouganda, Ethiopie,
Somalie... Colombie ??? Qu'avons- nous obtenu en contrepartie de ces
pertes en vie humaine et matérielles ? L'ami ABESS a parlé de l'échéance
de 2005, je pense qu'il est possible de mûrir d'ici là si l'on veut
donner un petit sens à la démocratie sans faire parler le coeur.


No.4, RE: Vous avez dit violence?!
Posté par: medar, le 15-jan-02 à 17h40 
En réponse au message 3
Corneille,

Juste te dire que je partage complètement ton avis sur la non violence et contre les insanités prononcées ici.

Je trouve par ailleurs tes interventions pertinentes et intelligentes sans forcément les partager.

Prend bien soin de toi.


No.5, RE: Vous avez dit violence?!
Posté par: Mabongo, le 15-jan-02 à 17h48 
En réponse au message 3

Avant que de porter jugement, il convient surtout de savoir lire, et
aussi présenter des arguments de poids.

Savoir lire:

Savoir lire c'est déceler dans les arguments des uns et des autres, les
nuances du langage et non point se précipiter dans le pointage du doigt
et l'anathème.

Ce que j'ai retenu du bref discours de Sosthène, c'est cette phrase:

"seul la violence au sens tres large du terme et la virulence de nos
actes peuvent liberer le peuple Gabonais ."

"Violence au sens très large du terme" veut dire ce que cela veut dire,
c'est-à-dire tout ce qu'il est possible d'envisager, des violences les
plus douces comme une Assemblée nationale se révoltant contre son
président et le foutant à la porte, au coup d'état armé ou non armé.
Tout rentre dans ce "sens très large".

Savoir argumenter:

L'histoire est comme la mathématique. Il faut procéder par un 1+1=2 ou
un 1-1+0, pour pouvoir bien saisir la portée des choses.

Equation 1: La question est donc la suivante: de 1967 à 2001, qu'ont
obtenu les Gabonais au niveau politique et/ou économique par la paix,
c'est-à-dire un discours lèche-cul qui laisse à Bongo le soin de décider
tout seul de quel type de liberté il veut donner aux Gabonais?

Equation 2: La deuxième question est de savoir, de 1967 à 2001, ce que
le Gabonais ont obtenu au niveau politique et/ou économique par la
violence, c'est-à-dire par des actes de violence au sens restreint comme
au sens large.

Ce n'est que par une analyse sérieuse de ces deux points que nous
pourrons voir clairement ce que l'histoire de notre pays nous a appris
et ce que nous pouvons en tirer comme leçon.

Le reste n'est que de la parlotte.

Merci.

Marcel Mabongo.


No.6, RE: Vous avez dit violence?!
Posté par: Melanie, le 16-jan-02 à 21h19 
En réponse au message 3
Je ne suis pas une pdgiste . Je suis réaliste . Ce n'est pas un hasard
que le PGD est
toujours au pouvoir . Il faut reconnaître que le PDG est soutenu a plus
de 60% pour
diffentes raisons : la mediocrite de l'opposition , la parenté , et
surtout la
mangeocratie etc... C'est pour vous dire que si aujourd'hui on donne a
MAMBOUNDOU l'organisation des élections transparentes , le pdg gagnera
toujours . En dehors de son fief familial il n'est même pas representé a
10% du
territoire national , c'est valable pour beaucoup d'autres partis de
l'opposition . Il
faut qu'ils acceptent ce fait et cherchent a combrer ce vide non
negligeable .

Ça me fait pitié de lire chaque fois les propos des compatriotes sur ce
forum qui
parlent de violence . Que Dieu les pardonnent car ils ne savent pas ce
qu'ils disent
. A les lire , on dirait qu'ils boivent de l'acide , en realité ils ne
sont rien . Un simple
pétard des enfants pendant la bonne année les dessoule . Ils veulent
seulement
tromper les pauvres qui souffrent . S'ils étaient garcons , alors dans
les années 90
ils devraient sortir avec les armes dans la rue pour rencontrer
garcons comme eux
.

IL faut rentrer au Gabon et faire un petit sondage . Vous allez être
deÇu car le
peuple est contre cette théorie ( la guerre ) . Et si vous faites la
campagne avec le theme " IL FAUT LA VIOLENCE POUR CHASSER BONGO "
alors laissez moi vous dire que vous seriez isolé . Les gabonais ne sont
pas idiots
comme vous le penser . Ils savent les problemes qui les minent : La
misere , la
mauvaise gouvernance , la pauvrete qui les ronge mais ne sont pas pret a
ajouter a
cela la guerre qui ne les profitera jamais . En guerre c'est le plus
fort qui gagne . Et
l'apres guerre ; imaginer que vous la perdez? Il faut chercher a faire la
reconciliation , ce sont les meme qui seront encore la , il faut
chercher a reconstruire
le pays , et les
morts ne reviendront plus jamais et l'histoire continu . Au Congo voisin
, les gens
cherchent a se reconcilier . Denis SASSOU NGUESSOU a son pouvoir . Tampis
pour les morts qui sont aujourd'hui dans les oubliettes . Et le
changement ? Le
ruines de l'apres guerre? Il dit que son advessaire est responsable de
la misere du
peuple .

Chers deserteurs du developement ( Comme le disait l'autre ) , chers
etudiants
exilés a l'etranger . C'est vrai que vous etes a l'abri de la guerre
civile que vous
preconisez faire . Mais il faut penser au moins a votre pays , a vos
parents qui
peuvent aussi etre des victimes . Si la guerre civile pouvait sauver le
pays , je crois
que saint homme ( Mba abessole ) devrait utiliser cet arme pour aider le
peuple .
Mais il sait que c'est une mauvaise chose , Il aura besoin des gabonais
pour diriger
le gabon . C'est pour cela qu'il est et sera le partisant de LA " NON
VIOLENCE " .
Et un adepte du rassemblement de tous les gabonais .