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Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 460
No.0, La Peurmouton
Posté par: ONDO NDONG, le 11-oct-02 à 10h25 
Ils ont peur et ils ont raison de manifester ce sentiment inconscient, car tout ce qui se passe dans une structure illusionniste fini toujours par se briser. C'est le cas de le dire.

En effet au Gabon, depuis qu'ils ont pris connaissance de l'existence du BDP, certains n'arrêtent pas de dire en ces termes, " qu'ils n'ont qu'à rentrer, on va voir ce qu'ils vont faire "…. En fait ce que certains ignorent, c'est que les politiciens de l'époque bogoïstes peu importe ce qui sont au pouvoir actuellement. On reprend assez vite, sont ceux qui avaient fermement l'intention de devenir comme Bongo, c'est-à-dire travailler au service de la France et préserver ses intérêts au niveau du Gabon.

Pour peu de gens qui ignorent cette réalité, il est temps pour vous de le savoir quasiment une fois pour toute. Par exemple, comment pouvez-vous admettre qu'un gabonais qui veut venir effectuer un voyage en France tienne compte des exigences radicales que lui impose le consulat français. Ce gabonais tente alors un premier choix, soit il passe par le circuit de visas touristique, le second choix, sinon pas le dernier, soit il reste au Gabon. Sinon il vient en France et ne peut ce fait retourner, car selon les principes bogoïste, au retour du pays, il fait la prison ou il paye une amende. Cette peur s'installe progressivement et avili le peuple même ceux qui sont à l'intérieur du système.

Dans une vision plus large et un peu rétrograde, la peur ici se traduit par des facteurs éparses parsemés dans le climat gabonais. On a peur de ne pouvoir répondre aux exigences pour lesquelles on se confronté. Or en fait, c'est le système qui impose cette manigance sous-entendu. Le but est d'éviter le grand nombre de gabonais brimé toute l'année de sortir du cadre géographique où ils sont. On constate hélas avec amertume que de telles attitudes entraînent ce que le Gabon à connu à l'époque coloniale.

Les erreurs n'ont cessé de se produire. Tout le monde veut être chef puisque-" par le jeu du commerce avec les blancs s'imposent progressivement une stratification géo-sociale dont le sommet est composé de la classe des hommes en contact avec les blancs et dont les territoires touchent l'océan. De façon mythique " toucher l'océan " toucher le bout ou encore " goûter du sel ". En d'autre terme, " c'est être en quelque sorte être et manger comme le blanc ". Mais tout le monde n'a pas cette opportunité de manger comme un blanc. Puisque le blanc dans ton pays te fait peur, a quel sein se vouer pour détruire cette peur.

Pour ceux qui ont peur, sachez qu'il y a plusieurs façons de faire la politique. Nos politiciens gabonais veulent du succès. Ils veulent brandir leur pouvoir partout où ils passent. En terme générique, ils ont soif et bongo leur donne cette soif du pouvoir, sans qu'il l'atteignent véritablement. Ils sont à la limite du pouvoir et du contre pouvoir. En eux réside la peur et la contradiction. Certains veulent partir, en même temps ils s'aperçoivent assez vite, que partir serait une déchéance totale pour eux. La solution qui s'impose malgré eux, c'est de rester dans ce climat de contre pouvoir. Mais la peur est là. Et le contre pouvoir ne cesse de leur faire peur, car la présence jugée très critique du BDP, les dérange. Le BDP dérange ces gabonais là, ceux qui critiquent et ne se rendent pas compte de la réalité politique qui prévaut sur le terrain.

Au Gabon, il n'y a pas de partis politique qui puissent démontrer qu'ils ont existé par la pulsion d'un programme digne de l'intérêt général du peuple. Aucun parti jusqu'à présent. Ce que le système bongoïste préconise comme stratégie, c'est de faire croire au peuple par les média qu'une décision est prise par le conseil des ministres et qu'elle va être appliquée à l'ensemble du territoire.

En fait ce qui dérange nos ministres du gouvernement du système bongoïste et partant de là, de Bongo lui même, ce n'est vraiment pas le BDP, c'est le fait de s'apercevoir qu'un parti qui se forge avant de s'exposer sur un terrain miné, observe assez largement les mécanismes économiques, politique et socioculturel dans un vaste ensemble avant de tenir compte du détail. Cette manière qui n'est autre que l'objet d'une construction interne et externe d'un mouvement politique est ce qui a manqué à nos aînés.

L'occasion fessant le larron, Bongo en a fait de ces autres compatriotes, inversement à l 'époque des chefferies de courtage, des chefs d'entreprise modernes des différents ministères. A vrai dire, s'il existait un Etat digne de l'intérêt national, nous n'aurions pas de problème tel vous le savez depuis longtemps. Le problème du Gabon n'est pas seulement un problème politique dans ce cas. Le problème touche la mentalité et la manière de procéder de la politique sur un terrain vaste de plusieurs moutons à travers des pentes.

Etre un berger, c'est un peu pour un politique qui sait comment rassembler les gens en créant un climat d'harmonie pour toutes les couches sociales. Vous imaginez une montagne avec ses pentes et ses collines et par dessus les moutons dispersés par-ci par-là. C'est la carte physique actuelle du Gabon post-colonial. Bongo et son groupe ont donc peur et tentent de raviver le peuple par toutes les expériences abstraites possibles…, pour résoudre la situation du Gabon, mais cela nous paraît ridicule, car il n'en faut pas un berger sur un terrain de plus 1000 hectares pour rassembler tous les moutons. Il faut un peu plus de berger ayant une expérience des pentes de la montagne et des emplacements où se trouvent les moutons.

En pratique, la peur ne cesse d'exister quand vous avez transcender le mal. Les choses deviennent plus clairs dans vos têtes, et ce n'est que par ce moyen, en chassant la peur, que Bongo comprendra que vous êtes réveillez, et qu'en vous et partout où vous êtes en accomplissant l'acte de chasser la peur de vos têtes, le Gabon retrouvera sa vitalité, puisqu'en réalité la peur c'est Bongo et son système.