Retour
URL du forum: http://www.bdpgabon.org/cgi-bin/dcforum/dcboard.cgi
Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 462
No.0, le paradoxe Bongo,
Posté par: ONDO NDONG, le 24-jan-03 à 10h44 
Amis gabonais et Amies gabonaises,

Figurez-vous d’une réalité bogoïste, clamant les mérites de la culture « Bantou ». Il s’agit pour une seconde fois consécutive d’une déclaration alléchante et paradoxale. Le journal le « Continental n° 27 déc.2002 » dont-il est sans doute actionnaire, relate à la page 11 des métaphores d’un ordre énigmatique. Le BDP se voit là être à la fois le feu, la menace du système Bongo.

« Il est impossible de rester inactif devant le feu qui menace la maison du voisin au risque de voir se propager les flammes chez soi ». Omar Bongo.

D’un autre côté, pour répondre dans le même ordre d’idée quasi identique, puisqu’il s’agit d’une intervention parallèle qui frôle l’hyperbole.

« Il est inexécutable d’admettre que le régime Bongo corrompt ses opposants et la constitution gabonaise pour maintenir la survie de son pouvoir. Au risque de voir se propager cette culture de corruption non Bantou au Gabon, l’idée de du Devoir de Réforme reste le dernier recours pour sauver le Gabon du gouffre Bogoïste ». BDP « Bongo Doit Partir »


1- Le feu qui menace la maison du voisin, n’est rien d’autre que des idées que le BDP propose et pour lesquelles il ne peut donc mettre en application. Le feu selon les mythes et les légendes du monde à une signification de puissance de ravage radical. Lorsqu’il apparaît, c’est à l’image d’un volcan en éruption qui dévaste tout sur son chemin. A la différence d’une corruption qui apaise le peuple, il détruit tout. C’est aussi grâce au feu qu’apparaît la vie, une vie nouvelle, celle que nous voulons par l’idée d’une nouvelle conférence nationale, car l’ancienne n’ayant suivi de fait. A ce propos, l’agriculture sur brûlis est un exemple qui montre qu’une transformation n’est possible qu’à l’abattage d’une forêt pour avoir de nouvelles plantes. En pays Bantou Bongo devrait comprendre par son ministre de l’agriculture que la forêt a besoin de repos pour se refaire. Tout comme la constitution doit se renouveler par rapport au reste des objectifs de la mondialisation et des besoins immédiats du peuple. Pour permettre donc des nouvelles plantes, il faut laisser place à la nature. Cette nature est le peuple et non les mêmes têtes au gouvernement, qui reviennent habituellement en faisant croire au peuple le vent d’un changement nouveau, alors qu’en réalité, on fait du vieux avec du neuf.

2- L’agriculture permet d’obtenir de nouvelles plantes sur une terre ayant eu recours à la technique sur brûlis. Cela veut dire qu’en réalité, en revoyant les textes de la constitution gabonaise par l’idée d’une réforme immédiate dans notre pays, Bongo se voit menacé par les propositions du BDP de son départ immédiat par tous les moyens possibles. Le voisin n’est pas le BDP, mais ce que le BDP propose. Et c’est pourquoi de son côté, il est de nature humaine à se défendre en tentant de nuire toutes les informations qui émanent du BDP, au risque que celles-ci déstabilisent son arène, c’est-à-dire de propager les flammes chez soi ».


En fait, Bongo nous montre qu’il n’est pas inactif des propositions du BDP, mais qu’il craint de ne pas pouvoir résister très longtemps, car l’idée du Devoir de Réforme se fait de plus en plus sentir chez lui, comme l’odeur d’une flamme qui s’annonce par le coup de vent de sa fumée.

Alexandre ONDO NDONG
Responsable de la cellule de Rennes/ Ouest