Lorsque je relis le récit des événements qui se sont passés à New York, je reste ébahi mais bien que cette histoire soit quelque peu ancienne, il demeure que c’est chose courante avec nos dirigeants gabonais. Lorsque nous prenons le cas de Madame Pascaline Bongo, fille du Président, actuelle Directeur de Cabinet à la Présidence et femme du ministre Toungui, vu le train de vie qu’elle mène, Il y a des questions à se poser.
Très endettée à air gabon (une société parmi d’autres), elle figure parmi ces personnes ayant favorisé la crise de cette compagnie pour ne citer qu’air gabon, par son train de vie fastueux. Lorsqu’elle prend des vacances, c’est en compagnie d’une « cour » importante. On y prend des billets à crédits pour toute cette troupe dont le montant peut facilement s’élever à 60 millions de FCFA, crédits jamais remboursés d’ailleurs. A maintes reprises, lorsque l’opération est répétée, cette facture grimpe vite. Il faut la comprendre, c’est une femme « riche, très riche et intouchable».
Lorsque je repense qu’en 1999, depuis les choses ont changé car la crise économique cible tout le monde, les caisses sont vides et les comptes bancaires bloqués (procès Elf), elle avait effectué pour ses vacances et celui de son entourage « rapproché » (35 personnes) en grande partie constitué d’étrangers (cuisiniers, nounous, femmes de chambres et connaissances) car il faut souligner que dans le clan Bongo, beaucoup d’étrangers figurent parmi les hommes de main de cette famille. Ce spectacle désolant, hormis la classe gabonaise corrompue, ne peut être supporté par le commun de nos compatriotes qui pourrait créer chez eux un sentiment de révolte, de dégoût, par contre, un étranger, c’est silencieux, il collecte son argent et il ne pose pas de questions. Donc pour revenir aux événements de 1999, un itinéraire insolite fut parcouru, parmi les villes visitées, Paris, les USA (Los Angeles, Orlando et New York), la Jamaïque (P. Bongo adore Bob Marley, avec qui elle a eu une aventure en 1981 lors de sa tournée à Libreville, peu avant son décès), où elle rencontra la mère du défunt, posa une gerbe sur la tombe de celui-ci et lui remis une enveloppe de plusieurs centaine de milliers de dollars. Au cours de ce parcours, diverses courses furent effectuées (bijoux, valises bourrées de GSM dernier cri, Hi-Fi, Nourriture, vêtements…), dévalisant ici et là magasins chics, logeant dans de somptueuses suites d’hôtels et même lorsque le besoin se faisait sentir, et ce pour certains parcours, louer un avion.
Coût de l’opération : près de 500 millions de FCFA.
Don du généreux d’Omar pour sa fille chérie. Et pour trouver une solution à la difficulté quotidienne du gabonais, cela n’a jamais été une priorité.
Ah bon entendeur…