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Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 515
No.0, L'Idée BDP-Gabon Nouveau
Posté par: ONDO NDONG, le 29-juil-03 à 18h38 
Mes Chers Compatriotes,

Toute idée commence par un rêve. A cela s’ajoute l’explication suivante. Le rêve que nous BDPiste proposons aux gabonais n’est pas celui de la refondation d’un Etat malade. Le rêve selon la logique idéologique politique du BDP est une donnée essentielle pour l’avenir d’un Gabon Nouveau. Ce rêve qui fut fondé en 1998 est aujourd’hui constitué d’élément susceptible de mettre en place un système idéologique important dans lequel tout acteur gabonais conscient des faits visibles de son milieu, devrait s’impliquer foncièrement à saisir la notion de patriotisme dans notre pays.

Autrement dit, le rêve n’existe que pour ceux et celles qui savent l’exploiter et le mettre au profit du peuple. Le profit ne veut pas dire des vrais faux cadeaux venus du ciel. Le profit sous-entend tout simplement qu’il faille qu’au sein d’un pays comme le nôtre, mobiliser des structures et des moyens humains qui permettent à tous de vivre équitablement. Cet aspect motivant du profit ne relève pas pourtant du domaine du rêve, mais d’une volonté politique et collective de tout acteur social gabonais ayant au fond de lui la notion de fierté nationale. C’est ce rêve que se substitut de manière concise ce que vous et nous savions tous, c’est à dire « partager le gibier » de sorte qu’il coexiste une harmonie générale» évitant pour cela toutes divergences régionalistes et tribalistes.

Par cet état de faits, les textes du BDP ne relèvent donc pas de la fiction et ne se positionnent pas sous le signe d’un rêve insignifiant. Ils déclarent, dénoncent et proposent les moyens, sinon les remèdes aptes à pouvoir guérir cet Etat malade, qui fait du vieux avec du neuf. On fait croire aux gabonais les mêmes choses, alors qu’en réalité Bongo propage justement le rêve d’une unité nationale qui n’a jamais existé scrupuleusement. A ce niveau de réflexion et d’analyse, les propositions du BDP peuvent paraître utopiques selon l’angle de vue de chaque individu privé de la notion historique de la culture politique du Gabon. En un sens, chacun peut interpréter ce qu’il lit selon son niveau d’appréhension, car le modèle éducatif acquis ou saisi par chaque individu est avant tout un procédé de défense. Et finalement, toute idée venant à modifier le champ de conscience intime d’une personne ou d’une communauté est perçue comme une inquiétante étrangeté. D’où l’idée de Bongo de modifier la constitution gabonaise de manière permanente en évitant que toute « idée ou rêve » soit-il, et émanant des propositions BDP ne puisse réunir les Gabonais au tour d’une même table.

Le rêve dans la visée de notre mouvement et de ses objectifs n’est donc plus du rêve, puisqu’un rêve en temps réel n’existe plus. Comment Bongo tente de débarrasser les acteurs du mouvement BDP, si ce celui-ci n’était que du bluff. Et comment le bluff peut engendrer un parti qui n’a aucune structure si ce n’est s’exposer au vue et au su de tout le monde comme un maillon faible des partis écran bongoïste ? Bongo ne se serait pas permis d’arrêter nos compatriotes membre au mouvement BDP s’ils étaient jusque là que des rêves. Nous nous doutons alors qu’un tel rêve fait sursauter les gouvernants actuels du Gabon. Ce qui est plus important dans le cas actuel, c’est de s’apercevoir que le BDP ne vise pas le pouvoir. Nous ne nous intéresserons pas au pouvoir, nous voulons une stabilité à tous les niveaux du territoire gabonais. Cette stabilité ne peut naître que par la volonté du peuple. Les membres du BDP ont une ambition qui les anime, la notion de fierté nationale. Vous devez donc distinguer rêve et réalité, tout comme l’idée en tant qu’entité d’une identité non encore tempérée, et par la même occasion, la réalité en tant qu’objet d’une idée pensée, analysée longuement non en voie de mûrissement, bien au contraire en phase de concrétisation.

L’idée BDP, Bongo Doit Partir, s’accompagne donc d’une intention réelle et politique non avec des amis associés ou d’un groupe d’amis uniquement fang, mais d’un groupe de gabonais se sentant la fibre de combattant de brave. L’idée BDP ne s’apparente donc pas à l’atome d’une structure politique parallèle au système. A l’inverse de toute illusion drainant l’imaginaire des communs des gabonais, selon une catégorie d’individus qui se limitent à la corruption, le programme politique du BDP s’articule autour de la réforme http://www.bdpgabon.org/videos, contrairement à l’interview d’Omar Bongo accordé à son journal l’Union http://www.internetgabon.com/gabon/actu/210703/actu_19072003a.htm. Son propos et ses propositions ne touchent de peu la réalité du pays.

Selon Bongo « le PDG s'implique davantage, à son niveau de compétence, dans la réalisation de mon projet de société, à savoir le Pacte national de solidarité et de développement et cela sur tous les plans : bonne gouvernance dans les affaires publiques, meilleure prise en charge des populations en besoins de santé et d'éducation, lutte plus accrue contre le chômage par la création d'emplois, mesures accentuées pour la sécurité des personnes et des biens, l'habitat, le logement, l'auto-suffisance alimentaire, apport d'eau et d'électricité, infrastructures publiques, routes ... Sans rupture brutale avec le passé car il s'agit fondamentalement d'un changement dans la continuité et sans conflit de générations, j'émets le vœu ardent qu'on enregistre, au sortir de ce congrès, des innovations considérables, positives et durables pour le bonheur du peuple gabonais ».

L’approche visionnaire du Président en exercice relate des faits passéistes connus de la quasi-totalité des gabonais, même en âge de marcher correctement. Cette méthode s’apparente au coup de fer, car pour éviter les plis sur un tissu, il est tout de même clair qu’il faut le repasser. Ce qui sous-entend que Bongo, tel que vous semblez bien l’imaginer fait du sur place, en maintenant un système qu’il reconnaît clairement dérisoire.

A terme, toute idée émise ici où ailleurs, quelque soit sa forme ou du contexte politique de notre pays, trouve son réconfort, en un mot dans le rêve, car il n’y a point de concret sans rêve. Le rêve suscite la créativité et donc par définition, engendre l’action.

Au stade actuel des faits légalisant de manière illégale, l’article 9 de la constitution gabonaise. Les députés gabonais ont failli à leur rôle médian entre le pouvoir et le peuple. Et nous, se faisant le médiateur du peuple gabonais, malgré la critique exceptionnelle portée par un de nos frères gabonais du terme « exil ». Le rôle du BDP qui ajuste sa pensée dans l’idée d’une réforme de la constitution gabonaise en vue d’une véritable réconciliation nationale, entraîne des oppositions au sein du parti au pouvoir. Selon la croyance populaire du système bongoïste, le PDG souligne l’idée de « dialogue, de tolérance, et vraisemblablement de paix ». Ce choix des trois termes ne fait pas ni l’unanimité ni l’unité nationale au sein d’un pays, qui se proclame être une République.

Dans la constitution gabonaise, il est stipulé par le principe gouvernemental de la République, « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Contrairement à cette adage légaliste, l’approche des idées de cette constitution récapitulative et la réalité quotidienne se présentent sous des apparences d’un Etat malade, dont la cause est liée à la longévité d’un système qui jusqu’à présent, végète dans les projets qu’il tend à réaliser. Au lieu de "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". Une formule d’une réalité mathématiquement calculée par le système vient se greffer au principe gouvernemental. Les Gabonais ne se font plus d’illusion sur leur fameux Président. Certes, n’empêche que l’exil n’appartient pas seulement à celles ou à ceux qui vivent loin de leur pays d’origine. On peut être exilé dans son pays surtout au Gabon, car le principe d’une constitution changeante du système consiste plutôt, retenez le bien et comme formule de la nouvelle base, « le gouvernement des amis de Bongo, par les amis qui soutiennent Bongo, par Bongo le corrupteur et pour Bongo ». C’est cela même la réalité, car s'il fallait à Bongo de maintenir ce principe du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, les députés joueraient leur rôle et tout le mode pourrait prétendre de vivre équitablement bien ! Les députés ne sont sans doute pas les mêmes, mais les deux chambres parlementaire devraient notamment jouer leur rôle.

Au BDP nous disons, qu’il y a une légitimité de la délégation politique que Bongo refuse d’accepter. Et comme nous maintenons nos engagements par tous les moyens possibles de faire partir Bongo. Il est de ce fait important que les citoyens puissent à la fois avoir des députés dignes de leur être, d’assurer une transparence entre l’Etat et le peuple, garder le contrôle de ces députés, tout en gardant l’accès direct à la parole à côté des députés et parfois même contre les députés. C’est ça la démocratie. Par contre, les formes autoritaires de démocratie bongoïste, consistent à choisir une fois pour toutes, des députés qui ensuite parlent à la place de ceux qu’ils sont censés représenter. Nous pouvons dire ensemble, qu’il est dans ce cas plus facile de parler de démocratie, en manquant de savoir son sens. La démocratie c’est fondamentalement cette délégation contrôlée, ce n’est pas un chèque en blanc, ni un rêve, bien au contraire, un tout !

Vive le BDP- Gabon Nouveau

pour que vive le Gabon


Fait à Rennes le 29 juillet 2003

BDP-Rennes/ZoneNord-Ouest
Président de Cellule:
Alexandre
Ondo-Ndong
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