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Ali Bongo félicite Anthony Obame, et aprÚs?
Publié par Biggie Malouana dans A LA UNE, SPORT le 14 août 2012 2 h 36 min / 8 commentaires
Comme pour Ruddy Zang Milama lors de sa victoire sur 100 m dames aux championnats dâAfrique dâathlĂ©tisme, le prĂ©sident Ali Bongo a adressĂ© ses «plus vives et chaleureuses fĂ©licitations Ă Anthony Obame pour avoir remportĂ© la toute premiĂšre mĂ©daille olympique de lâhistoire de notre pays».
Anthony Obame est en effet devenu le plus grand sportif gabonais de tous les temps, en remportant le 11 aoĂ»t Ă Londres la mĂ©daille dâargent lors de la finale du tournoi de taekwondo masculin chez les plus de 80 kg, derriĂšre lâItalien Carlo Molfetta. «Notre compatriote aurait pu remporter la mĂ©daille dâor. A la fin des trois manches et du temps rĂ©glementaire, les deux taekwondoĂŻstes Ă©taient Ă Ă©galitĂ©, 9 touches partout. LâItalien a finalement remportĂ© sur dĂ©cision des juges dans une âvictoire par supĂ©rioritĂ©â», indique le communiquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique.
«Câest un grand moment pour le sport gabonais et une immense joie pour toute la Nation. Une fois encore, le Gabon est fier de ses sportifs. AprĂšs la victoire des juniors au championnat dâAfrique de football et leur qualification aux JO en dĂ©cembre 2011, les exploits des PanthĂšres durant la CAN et la belle qualification de Ruddy Zang Milama au 2nd tour du 100m dĂ©but aoĂ»t, cette premiĂšre mĂ©daille aux Jeux Olympiques dĂ©montre que le sport gabonais est en plein dĂ©veloppement», poursuit le texte.
Le chef de lâĂtat conclu que «Ce sont des leçons de vie, dâendurance, de cohĂ©sion et de patriotisme que ces jeunes athlĂštes donnent Ă toute la Nation. Ils dĂ©montrent une fois de plus, quâavec de la tĂ©nacitĂ© et de la volontĂ©, tout est possible.»
Tout est possible en effet, Ă condition bien sĂ»r que lâĂtat mette les athlĂštes dans les conditions idĂ©ales, et cela passe par la mise en place dâune «vĂ©ritable» politique de dĂ©veloppement sportif. Mais en a-t-il seulement la volontĂ© ?
A lâheure des congratulations et des bilans, lâeffet Usain Bolt amĂšne Ă se poser des questions sur le sport gabonais. On notera que le Gabon a un PIB de 17 050 millions de dollars US alors que celui de la JamaĂŻque est de 15 070 millions de dollars US (source : Banque mondiale). On devrait donc penser quâavec trois fois moins dâhabitants que la JamaĂŻque, le Gabon a les moyens de dĂ©velopper son sport, en investissant des budgets consĂ©quents et surtout des infrastructures dĂ©diĂ©es. On se demande en effet si lâexploit dâAntony Obame aurait Ă©tĂ© possible sâil sâentrainait au Gabon comme ses compatriotes.
Le Gabon nâa mĂȘme pas de sport Ă lâĂ©cole. La plupart des Ă©coles construites ces derniĂšres dĂ©cennies, sur le modĂšle des Ă©coles dites Ngoua Ngou, nâont pas dâaire de jeu, encore moins dâespaces dĂ©diĂ©s Ă lâexercice du sport. Dans les lycĂ©es et collĂšges, on a tout au plus un peu dâEPS dont de nombreux Ă©lĂšves sont dâailleurs dispensĂ©s. LâInstitut national de la jeunesse et des sports (INJS) forme des professeurs de sport qui nâauront jamais les moyens de vraiment susciter des vocations ou de dĂ©celer des graines de champions.
La fiertĂ© nationale dâavoir Antony Obame et Ruddy Zang Milama doit amener les pouvoirs publics Ă rĂ©flĂ©chir et Ă agir pour booster le sport national de haut niveau, qui dispose dâailleurs dâune direction au ministĂšre de la Jeunesse et des sports. Les prochaines olympiades auront lieu dans quatre ans. Le temps pour former un ingĂ©nieur Ă lâuniversitĂ©, mais aussi le temps dâamener Antony Obame et Zang Milama Ă lâamĂ©lioration de leurs performances. Des moyens consĂ©quents et adaptĂ©s sont absolument nĂ©cessaires pour ces sportifs amateurs. Les petits cadeaux en numĂ©raire ne suffisent plus. Il faut fabriquer des petits frĂšres Ă Antony Obame, tout comme la JamaĂŻque prĂ©pare dĂ©jĂ la relĂšve de Usain Bolt.
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8 COMMENTAIRES
Le citoyen libre
14 AOĂT 2012 Ă 7 H 41 MIN
Filicitation Anthony Obame en gagnant la medaille dâargent tu es le 2eme mondial
RĂPONDRE
Ondo Bi Nze
14 AOĂT 2012 Ă 8 H 08 MIN
Cher Biggie,
Si vous voulez que votre message porte encore plus, veillez Ă faire attention Ă ce que vous Ă©crivez. A mon humble avis, le PIB du Gabon ne devrait pas ĂȘtre exprimĂ© en Millions de Dollars amĂ©ricains, mais plutĂŽt en Milliers de dollars. Vous avez citĂ© vos sources, câest trĂšs bien, mais attention, tout ce qui est sur Internet doit ĂȘtre toujours vĂ©rifiĂ© et singuliĂšrement les donnĂ©es chiffrĂ©es.
RĂPONDRE
Luc Lemaire
14 AOĂT 2012 Ă 10 H 05 MIN
AprĂšs vĂ©rification (et lĂ©gĂšre correction) auprĂšs de la Banque Mondiale, les PIB du Gabon et de la JamaĂŻque sont bien de 15,07 milliards de dollars US pour la JamaĂŻque et 17,05 milliards de dollars pour le Gabon. La diffĂ©rence avec les chiffres prĂ©cĂ©demment publiĂ©s tenant Ă lâannĂ©e prise en compte (2010 prĂ©cĂ©demment citĂ©s et 2011 aprĂšs correction).
RĂPONDRE
Rare Gabon
14 AOĂT 2012 Ă 9 H 44 MIN
Bonne réflexion. Surtout avec la comparaison avec la Jamaïque, un pays plus pauvre que le Gabon qui brille mondialement grùce à une politique du sport qui commence dans les lycées.
En plus de « gĂąter » les Anthony et les Ruddy avec de lâargent et des voitures, il faut que lâEtat mette les moyens pour dĂ©velopper le sport au Gabon. Cela rapporterait au pays plus de retombĂ©es en image positive que tous les voyages prĂ©sidentiels et plus que toute notre diplomatie qui compte des ambassadeurs bagarreurs comme Michael Moussa. Les PanthĂšres de foot lâont prouvĂ© a lors de la CAN. Ils ont fait parler du Gabon mieux que la course de bateaux qui a coĂ»tĂ© si cher au pays, pour rien.
RĂPONDRE
MissMaroundou800
14 AOĂT 2012 Ă 13 H 40 MIN
Et si âl nây avait pas Anthony ou Ruddy qui adorent ce quâils font on aurait rien gagnĂ© aux JO.LâĂ©tat doit soutenir et aider nos sportifs et athlĂštes gabonais pour amĂ©liorer leurs performances. Une fois de plus LâĂ©tat doit investir dans tous les sports. il y a de lâargent dans ce pays pourquoi on leur fait ça. cheap !
RĂPONDRE
kevazingo garnett
14 AOĂT 2012 Ă 16 H 05 MIN
lâauteur de lâarticle pose une question trĂšs pertinente »et aprĂšs les fĂ©licitations? »jâespĂšre k ceux Ă ki cette question sâadresse ns repondrons!
RĂPONDRE
Jules obiang
15 AOĂT 2012 Ă 14 H 46 MIN
Iâll y a donc au gabon des domaines reserves pour les fangs, quand ils gagnent ou font rayonner lâimage du gabon , ils gabonais, mais ils aspirent a diriger le /abonn ils deviennent des equatos, on ressort des conneries du TSF, tout sauf les fangs. Quand vont-ils comprendre que le Gabon est plus grand que nos petits calculculs politiciens de bas etages. Le gabon a remporte une medaille +lympique.
RĂPONDRE
mouyabi
Votre commentaire est en attente de modération
24 AOĂT 2012 Ă 10 H 47 MIN
Avec la fin des Jeux olympiques de Londres 2012, je profite de la présente pour féliciter tous les sportifs africains sans exception aucune.
Au tableau des mĂ©dailles pourtant, le bilan est assez maigre pour lâAfrique : quelques breloques.
Sur la totalitĂ© des pays africains engagĂ©s seuls dix pays sont rentĂ©s avec des mĂ©dailles. Il sâagit de lâAfrique du Sud, de lâEthiopie, du Kenya, de la Tunisie, de lâAlgĂ©rie, de lâOuganda, de lâEgypte, du Botswana, du Gabon et du Maroc. En effet, sur les 34 mĂ©dailles engrangĂ©es par les athlĂštes africains Ă Londres, 11 sont en OR, 12 en Argent et 11 en Bronze.
Juste Ă titre comparatif, les USA câest 104 mĂ©dailles dont 46 en or 29 en bronze et 29 en argent. Nous avons le devoir de mĂ©diter ces chiffres et nous dire que notre rĂ©sultat est inacceptable.
Lâimpression globale laissĂ©e est celle dâavoir fait acte de prĂ©sence et de figuration.
Il fallait ĂȘtre du voyage en Angleterre et fouler le sol londonien. Lâobjectif a Ă©tĂ© atteint avec succĂšs. Aux frais de la princesse, les pilotes nous ont dĂ©posĂ©s Ă bon port. Nous avons dĂ©couvert Londres et ses charmes. On racontera Ă qui veut lâentendre quâon a dĂ©filĂ© avec les autres athlĂštes du monde entier et que cette cĂ©rĂ©monie Ă©tait retransmise Ă la tĂ©lĂ©.
Compte tenu du résultat, la vraie question est : Quel était le but premier de cette escapade ?
Dilapider le bien public comme nous savons le faire ?
Ramener des médailles ?
Ou alors faire de la figuration ?
A mon sens, le dĂ©bat initial nâa pas jamais Ă©tĂ© posĂ© et la confusion de genres qui engourdit les esprits laisse place Ă une sorte de non-dit gĂ©nĂ©ral.
En fin de compte et de maniĂšre sĂ©culaire, des sportifs africains reproduisent les mĂȘmes mĂ©diocres prestations. A qui la faute ? Pourquoi, que ce soit dans les championnats du monde ou dans dâautres Ă©vĂ©nements sportifs dâenvergures internationales, lâAfrique donne toujours une prestation lamentable ?
Lors des coupes du monde, on compte le nombre de fois que les Ă©quipes africaines ont passĂ© le premier tour. Câest du bout des doigts que les mĂ©dailles se comptent.
Sâagit-il dâun problĂšme liĂ© au matĂ©riau humain Ă savoir que les sportifs africains ne sont guĂšre dotĂ©s dâune physiologie qui permet les performances de haut niveau ? Le problĂšme est-il liĂ© Ă lâabsence de prĂ©paration, Ă lâabsence dâorganisation, Ă lâabsence de moyens ? On peut se poser nombre de questions et raisonner sur les implications des corollaires mais je crois au fond que deux approches sont possibles face Ă ce problĂšme :
-Une attitude dĂ©faitiste : « ce nâest pas grave si nous ne ramenons pas de mĂ©daille », selon lâesprit olympique lâessentiel est de participer disait le baron de Coubertin. Mais entre participer et faire de la figuration je ne crois pas que le baron faisait un tel amalgame. Aussi je refuse de prĂȘter le flanc Ă lâĂ©ternelle mĂ©diocritĂ© ambiante.
LĂ oĂč on doit rougir de colĂšre, de honte et taper du poing sur la table pour dĂ©noncer lâinacceptable, faire tomber les tĂȘtes et mettre en place de vrais solutions, dans certains pays comme au Gabon on est au bord de la crise dâhystĂ©rie collective. Depuis 1896 que les jeux olympiques modernes existent le Gabon vient de remporter sa premiĂšre et unique mĂ©daille olympique en 2012. Une mĂ©daille dâargent qui plus est. Les foules sont amassĂ©es le long des routes, les journaux publient « lâexploit », le prĂ©sident est aux chevets du mĂ©daillĂ©, dans dâautres pays, oĂč on nâa pas eu la moindre mĂ©daille, câest le calme plat et la rĂ©signation assumĂ©e face Ă ce qui est normal : dĂ©penser le bien public inutilement pour faire de la figuration Ă lâĂ©tranger.
-Lâautre attitude est de se dire, nous faisons un bilan de chaque compĂ©tition pour tirer les enseignements qui sâimposent et sâassurer de rompre ce qui prend les allures dâune fatalitĂ©. Car au fond, les prestations de nos athlĂštes hautement mĂ©diocres sont prĂ©judiciables aux sportifs qui hypothĂšquent leur avenir en faisant des efforts inadaptĂ©s et des sacrifices inutiles et donc guĂšre payants.
Le courage de nos athlĂštes et leur patriotisme tranchent avec lâimage mĂ©diocre de lâAfrique peu reluisante quâils vĂ©hiculent bien malgrĂ© eux. Car je crois quâau fond certains sont habitĂ©s par la fĂ©roce volontĂ© de bien faire. Mais le sport de haut niveau nâest pas quâune question de volontĂ©. A la volontĂ©, il faut lâentraĂźnement et lâencadrement. Nous devons donc collectivement rĂ©flĂ©chir pour comprendre les raisons de cette incapacitĂ© gĂ©nĂ©rale et proposer des solutions pour Ă©radiquer cette tare qui va finir par devenir aprĂšs coup une « fatalitĂ© normale ».
Face Ă ce qui prend des allures de normalitĂ© dans la mĂ©diocritĂ©, je choisis la voie du questionnement, de la remise en cause, de lâanalyse et de la critique constructive. Je refuse de croire que les sportifs africains nâont pas les moyens mentaux et physiques de pouvoir rivaliser avec les autres dans nombre de disciplines sportives. Je refuse de croire que les sportifs africains ne sont pas capables de performances de haut niveau.
Alors pourquoi lâAfrique ne gagne-t-elle pas ? La question reste entiĂšre et mĂ©rite que chacun se la pose et lâanalyse de la maniĂšre la plus froide et la plus rationnelle qui soit. Nous ne devons plus accepter aux lendemains des compĂ©titions de porter des ĆillĂšres en attendant dâarborer le masque de nouveaux figurants Ă lâapproche de la prochaine compĂ©tition.
Avant de proposer une quelconque solution, il faut dĂ©jĂ se poser la question de savoir quelles sont les causes de cette dĂ©rive. LĂ on note nombre de causes je mâautorise Ă indexer uniquement celles qui me paraissent pondĂ©ralement les plus significatives.
Le problĂšme de la priorisation des besoins
Aujourdâhui, nombre de pays de lâAfrique sub-saharienne sont Ă©cartelĂ©s entre une explosion dĂ©mographique, des dettes abyssales, des Ă©conomies au stade embryonnaire avec une gestion calquĂ©e sur le modĂšle colonial dâune parte et dâautre part, une montagne de besoins dont la priorisation est un vrai casse-tĂȘte chinois. Les besoins physiologiques de la pyramide Maslow ne sont pas remplis. Or, la pratique du sport de haut niveau nâest pas un besoin primaire. Aussi investir des capitaux dans la pratique du sport de haut niveau peut devenir un choix aberrant lĂ oĂč tout reste Ă faire.
Assurer la santĂ© des populations, assurer lâautosuffisance alimentaire, construire des routes, mettre en place des moyens de communication, assurer lâinstruction et lâĂ©ducation des populations, lâĂ©lectrification et lâadduction dâeau potable etc. Tout est prioritĂ©. Alors investir dans des infrastructures sportives est-il la solution ? En apparence non mais alors Quid ? Pourquoi se prĂ©senter lors de grandes manifestations sportives ? VoilĂ la question quâil faut se poser avant la prochaine compĂ©tition internationale pour Ă©viter de jouer le rĂŽle de figurants tout choisis qui nous sied si bien.
Je me fiche de ce que pense le Baron de Coubertin, je me fiche de savoir que nous sommes affiliés à certaines institutions internationales. Je dis que nos fanfaronnades ont un coût et il est de notre devoir collectif de nous assurer que la dépense du bien public est en adéquation direct avec notre capacité à financer une telle gabegie. Le sport doit générer des capitaux qui font servir à son essor.
Je pense quâil sâagit lĂ dâun problĂšme de responsabilitĂ© collective. Nous ne pouvons pas sacrifier une frange de la population pour plaire aux autres et paraĂźtre ce que nous ne sommes pas.
Lâencadrement des sportifs de haut niveau
ExceptĂ©s les pays du Maghreb et lâAfrique du Sud, il nâexiste quasiment pas dâinfrastructures sportives permettant la pratique et la formation et lâencadrement des sportifs de haut niveau.
Pour bĂ©nĂ©ficier des conditions dâentraĂźnement les sportifs africains jouissent souvent de lâencadrement des pays dĂ©veloppĂ©s occidentaux et amĂ©ricains.
Les infrastructures sont des vestiges de lâĂ©poque coloniale en ruine. Lâentretien nâest pas au goĂ»t du jour et mĂȘme avec la plus grande des volontĂ©s, il est impossible de produire un rĂ©sultat probant avec de telles infrastructures.
La double nationalité.
Quand on scrute scrupuleusement les dĂ©lĂ©gations sportives dâanciennes puissances colonisatrices, on se rend compte que ces dĂ©lĂ©gations comportent nombre dâafricains. Entre le choix dâun nationalisme exacerbĂ© et idiot et la perspective dâune rĂ©elle carriĂšre sportive de haut niveau, certains africains ont fait le choix douloureux de dĂ©fendre les couleurs de leur pays dâaccueil. Ils sâĂ©panouissent dans ce quâils savent faire de mieux et donnent une image honorable du Noir. Dâautres sportifs barrĂ©s dans les sĂ©lections de leur pays dâaccueil par des candidats plus brillants prennent une nationalitĂ© de leur pays dâorigine faute de mieux. Initiative louable ou nationalisme de derriĂšre les fagots ? Chacun son analyse la mienne est teintĂ©e dâun petit goĂ»t amer. Je reviendrai plus tard sur les raisons de cette amertume car ces sportifs-lĂ vont constituer un vivier sur lequel nous allons nous appuyer dans une dĂ©marche dâimprovisation et entretenir le mythe de compĂ©titeurs.
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LâĂ©ternel problĂšme dâorganisation
A mon sens on touche du doigt lâune des clĂ©s de voĂ»te de cet Ă©pineux problĂšme.
Les dĂ©lĂ©gations plĂ©thoriques sont composĂ©es de personnes non concernĂ©es au premier chef et dâathlĂštes de seconde zone.
On note une opacité sur la gestion des fonds et la rétribution des athlÚtes.
La prĂ©sence toxique de ceux quâAlpha Blondy qualifie de « longs crayons » qui nâont jamais fait de sport de hauts niveaux qui savent tout sur tout.
A lâapproche des grandes compĂ©titions, on engloutit des sommes faramineuses pour enrĂŽler les meilleurs encadrants afin de sauver la face et tenter de donner une image honorable disons plutĂŽt surfaite. On dĂ©pense des fortunes pour des stages miracles Ă lâĂ©tranger. En somme le fait de se poser dans le pays des autres Ă lâorĂ©e des grandes Ă©chĂ©ances doit provoquer une mĂ©tamorphose qui transforme des tocards en athlĂštes de haut niveau. Ce type de raisonnement est celui qui nous appliquons tout le temps. On remet le couvert Ă chaque occasion en espĂ©rant le miracle Ă dĂ©faut que les sortilĂšges de quelques charlatans dĂ©guisĂ©s en mages vont porter leurs fruits.
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La pratique exacerbĂ©e de lâimprovisation
En effet, si on considĂšre que le sport de haut niveau nâest pas une prioritĂ© pour un pays sous-dĂ©veloppĂ© alors inĂ©vitablement il nây a aucune prioritĂ© Ă mettre sur les prĂ©cĂ©dents points sus citĂ©s.
Ă la question de savoir qui sont les athlĂštes qui composent les dĂ©lĂ©gations des pays africains ? La rĂ©ponse est simple : une minoritĂ© dâathlĂštes de gĂ©nie, les sportifs de seconde zone qui nâont pas Ă©tĂ© retenues dans les sĂ©lections de leur pays dâaccueil, beaucoup de tocards dont les noms ont Ă©tĂ© glissĂ©s sur les listes pour remplir les effectifs et participer au sens oĂč lâentendent les africains.
AprĂšs coup, le rĂ©sultat obtenu par lâAfrique nâest pas une fatalitĂ© mais une suite logique liĂ©e Ă des choix hautement discutables.
Ă mon sens, lâAfrique doit faire le choix douloureux de la participation Ă des Ă©vĂ©nements sportifs internationaux ou de la non-participation Ă ces Ă©vĂ©nements faute de moyens. Cette vision binaire pose un problĂšme Ă©thique et moral car câest la confrontation avec les autres compĂ©titeurs qui permettent aux sportifs de se surpasser et de donner le meilleur de lui-mĂȘme.
à la question que faut-il faire pour mettre un terme à tout ceci, la réponse est simple :
-Dans lâimmĂ©diat, ne participent aux grandes manifestations sportives que les sportifs ayant une rĂ©elle chance de remporter une mĂ©daille. Ceux dont les performances sont alignĂ©es au niveau des meilleurs. Cette mesure permet de diminuer la taille des dĂ©lĂ©gations et donc de faire des Ă©conomies, cette mesure permet de glaner des rĂ©compenses sportives et donc de donner une image de lâAfrique diffĂ©rente, une Afrique qui gagne. Cette mesure permet de montrer une Afrique rigoureuse qui adopte une politique en fonction de ses maigres moyens.
Cette perspective impose dâallouer des fonds uniquement pour lâencadrement de quelques sportifs africains qui constituent une Ă©lite certaine.
Dans un avenir proche, les pays qui font le choix dâinvestir dans le sport de haut niveau, doivent se doter de tous les moyens pour assurer la dĂ©tection, la formation, lâencadrement et la gestion de carriĂšres des sportifs de haut niveau. Ces pays doivent Ă©valuer ces investissements et peser le pour et le contre afin dâassurer une image honorable de lâAfrique.
Nous nous devons de rompre avec cette Ă©ternelle image de losers, dâamateurs et de fanfarons. Nous ne devons plus considĂ©rer un mĂ©daillĂ© comme un demi-dieu, comme un phĂ©nomĂšne rare comme un extraterrestre. Un mĂ©daillĂ© doit ĂȘtre lâaboutissement dâun programme, dâun processus et non un phĂ©nomĂšne du hasard.
Les images de chefs dâĂtats africains entourĂ©s de proches dans des compĂ©titions internationales pour soi-disant soutenir des athlĂštes alors que lâon attend dâeux un avis Ă©clairĂ© sur des problĂšmes de fonds, nous devons rompre avec cette pratique de la politique inopportune et biaisĂ©e.
Nous avons un potentiel humain hautement compĂ©titif arrĂȘtons lâimprovisation, arrĂȘtons la politique de cueilleur, arrĂȘtons la bĂȘtise.
ArrĂȘtons cette politique qui fait rĂ©gner la confusion des genres. Laissons les sportifs avoir la mainmise sur le sport. Refreinons nos appĂ©tits grossiers en essayant autant que faire se peut de profiter des manifestations sportives pour creuser les trous de nos dettes abyssales.
Est-il simplement possible de mettre en place des infrastructures sportives et de dĂ©tecter des talents qui fourmillent chez nous Ă tous les bouts de rue, de les encadrer, de veiller Ă en faire des sportifs de haut niveau et nous assurer quâils puissent vivre du sport dans leurs pays et assurer lâencadrement des plus jeunes dans le moyen terme?
Je reste persuadĂ© quâavec un peu de bonne volontĂ© nous pouvons changer cette image dâĂ©ternels enfants, dâimmatures, de rigolos et de plaisantins. Nous pouvons donner une image honorable de lâAfrique avec juste la volontĂ© de bien faire. Les autres ne sont pas plus intelligents que nous. Ils ont juste une chose qui nous fait dĂ©faut la culture de lâexcellence.
Mouyabi
Vue du tableauVoir
Rang de lâor Pays Or
Argent Bronze Total
1 Ătats-Unis dâAmĂ©rique
46 29 29 104
2 République populaire de Chine
38 27 23 88
23 Afrique du Sud
3 2 1 6
24 Ăthiopie
3 1 3 7
28 Kenya
2 4 5 11
45 Tunisie
1 1 1 3
50 Algérie
1 0 0 1
58 Ăgypte
0 2 0 2
69 Gabon
0 1 0 1
79 Maroc
0 0 1 1
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