No.0, Encore du tribalisme à L'U.O.B
Posté par: Biko Stevens, le 04-oct-99 à 15h11
En Homme peu instruit, moi, Bikoko-Birondo, habitant le quartier DIBA-DIBA, <BR>partant de mon Makongonio natal, pour la ville, après avoir bien entendu <BR>terminé mes études primaires, je croyais que l'Université était, ce lieu-là <BR>même où l 'on jugeait quelqu'un par sa valeur intrinsèque, ce lieu où <BR>l'excellence était le maître-mot, mieux un léitmotiv.Un milieu scientifique, <BR>hautement avisé, l'endroit où repose le feu sacré de la nation.Cette vision <BR>approximative dont j'avais de l ' Université hier, semble être une réalité <BR>ailleurs, à entendre parler mes frères qui sont allés faire leurs preuves <BR>chez les Blancs.<BR>Au regard de cette réalité, d'autres étudiants, au moment ou ils parlent de <BR>l' internet, du village planétaire, mieux de la mondialisation, nous, à <BR>l'UOB, le débat est aux gourdins, aux machettes, mieux à la barbarie.<BR>En ce jour, ma réaction est celle d'un observateur, d'un homme qui avait <BR>beaucoup d'estime pour les étudiants, l'académie, et qui n'a pas eu <BR>l'opportunité d 'en faire partie, cependant qui a été fustigé après avoir <BR>pris connaissance de ce qui s'est récemment passé là où il croyait être le <BR>miroir de la société, à dire qu'à l'aube du 21ºsiècle, l' étudiant gabonais <BR>n'arrive pas à distinguer l ' essentiel du superfutatoire. Je dis que c'est <BR>allarmant, à croire qu'un étudiant tienne encore un débat aussi mesquin que <BR>le tribalisme, en disant à quiconque veut l'entendre "Un Fang n'a jamais <BR>été Président de la MDE, et par conséquent, qu'on le veuille ou pas, le" <BR>Bilop (non fang) " qui se trouve actuellement à la tête doit quitter, sans <BR>cela, je vais l'agresser" , bon sang, à l'Université? Quel est le rôle du <BR>vote qui était déjà en vue,avons-nous appris de la bouche d'un étudiant <BR>scandalisé par les faits? Quelle leçon de démocratie allez-vous donner à <BR>l'homme du quartier? Comme une grosse blague, ce fût une réalité à en croire <BR>aux témoignages des présents dans les lieux , en cette nuit du 24 août 1999 <BR>à 20 heures, dans le bureau du Pr de la MDE, après avoir défoncé la <BR>porte.En toute franchise, je sais que le Gabon en général et l' Université <BR>Omar Bongo en particulier regorge d' intelligences même si on les tue, <BR>d'étudiants dignes de ce statut , c'est pourquoi , je m'envais féliciter <BR>cette catégorie.Quant à l'autre catégorie, je ne suis pas bien placé pour <BR>les juger, car ne connaissant pas très bien par expérience le milieu , <BR>cepandant, je me fais le plaisir de leur demander de se débarrasser de cet <BR>homme d' hier qui leur habite encore, en leur rappelant que nous ne sommes <BR>plus ni à l'âge de la pierre, ni à celui du paléolithique inférieur, <BR>encore moins à celui de l 'australopithèque.<BR>Faisons fie de nos velléités grégaires car, les Noirs Américains nous ont <BR>déjà prouvé que la non-violence, n'est ni stérile, ni passive, mais <BR>qu'elle était une puissante force morale au service de l'évolution sociale.<BR>Tôt ou tard, tous les hommes du monde découvriront le moyen de vivre en <BR>convivialité les uns avec les autres et de transformer ainsi notre éligie <BR>cosmique en un psaume novateur à la fraternité.<BR>S'il faut y parvenir, la communauté scientififique devra imaginer, pour <BR>résoudre tous les conflits entre les hommes, une méthode qui exclut la <BR>vengeance,l'aggression physique,et les représailles car,à l'Université, <BR>c'est la force de l'argument qui prime, au lieu de l'argument de la force <BR>comme certains étudiants ont cru bien agir en agressant les autres en cité <BR>universitaire.En toute sincèreté, moi, Bikoko-Birondo, homme du quartier, je <BR>condamne avec la dernière énergie ce genre d'agissement , de comportement <BR>rétrograde qui, loin de grandir l'étudiant , ne fera que bafouer son <BR>honorabilité qui, du moins, est assez imbibée de tâches.A ce sujet, il est <BR>souhaitable à ce que les auteurs de ces actes soient sévèrement sanctionnés <BR>et punis par la loi dans toute sa rigueur.A ce moment, cela servira <BR>d'exemple quant aux éventuels contrevenants,car, toujours de nos <BR>informations recueillies sur place, un de ces agresseurs serait même un <BR>non-étudiant qui habite la Cité-U et qui aurait même encore une autre <BR>mission,celle de taper l'actuel recteur car dit-il:" pourquoi aurait-on tapé <BR>le Pr ONA- ONDO, un Fang, sans pour autant faire la même chose au Pr <BR>NGUIEMBI- MBINA,un Bilop?" .Chers étudiants, la question vous est posée, ne <BR>vous étonnez plus comme hier. Un homme averti, en vaut un !<P>
No.2, Re: Du Tribalisme à l'UOB
Posté par: Viclo, le 06-oct-99 à 07h29
En réponse au message 0
Moi je me demande si ce n'est pas à cause de la fameuse géopolitique que <BR> chaque gabonais se replie sur son ethnie, son village.<BR> Comme chaque canton se doit d,être representé au gouvernement, ou <BR> voulez-vous que les ministres aillent recrurter les gens de leur tendance. <BR> Parce qu'il faudra bien pour rester au gouvernement qu'ils fassent la <BR> demonstration que tout le canton ou que tout le departement est derrière <BR> lui. Son departement ou son canton.<BR> Et même quand on parle des fangs, il faut savoir qu'il ya fang et fang. Il a <BR> ceux de l'estuaire, ceux du moyen-ogooué ( qualifiés de fangs dégradés), <BR> ceux de Medouneu, ceux d'Oyem, ceux de Bitam, ceux de l'Ogooué-Ivindo...pour <BR> mieux regner dans la médiocrité, nous savons que la meilleure est la <BR> division. On repète aux gabonais depuis longtemps que si la crise frappe <BR> leur pays, c'est à cause des étrangers. Même les intellectuels y croient...<P> salut les gars<P>
No.4, Re: Tribalisme à l'UOB.
Posté par: Alexandre Ondo, le 09-nov-99 à 18h12
En réponse au message 2
Mon chèr Viclo, tel se nomme votre pseudo, je viens de<BR> prendre connaissance de vos propos.<P> Le sujet que vous évoquer reste une hypothèse tout à<BR> fait intéressante. Mais il se trouve que dans le<BR> contenu de votre approche, il y a quelque chose qui<BR> manque. A mon avis, il aurait fallu développer<BR> certaines pistes, mais bon! Cela ne demeure que<BR> l'ultime occasion d'une simple suggestion. <BR> Pour ce, je reste un peu pantois quant à la qualité de<BR> votre analyse.<BR> D'une part, il n'y a pas de " dérégler " tel que vous<BR> le mentionné dans votre courrier. Il serait plus<BR> judicieux de me dire ou de nous dire en quoi un fang<BR> peu être " déréglé " par rapport à l'autre. C'est<BR> comme si vous voulez dire que tous n'appartiennent pas<BR> un même fondement culturel. Voulez-vous dire que le<BR> contact avec d'autres ethnies, a fait en sorte que<BR> cette communauté perde son enthousiasme traditionnel.<BR> Le contexte dans lequel vous le dites demeure ambigûe.<BR> Pardonnez-moi, il se peut que je me trompe. Mais les<BR> réalités gabonaises sont les mêmes. Le peuple Bantou,<BR> tel on les nomme ; est la grande communauté de la<BR> forêt. Sur cet angle de vue, il y a entre autre des <BR> ressamblances culturels. Qui est à l'origine de telle<BR> action culturelle ou pas ? Personne ne saura le dire,<BR> étant donnée le métissage qui s'est forgé depuis mille<BR> neuf cent "longue-temps". <P> Par ailleurs, le système géopolitique dont vous faites<BR> allusion a été et jusqu'à présent faux dès le départ.<BR> Bongo dans son exercice n'a fait que transmettre sa<BR> manière de diriger auprès de ceux là même qui semblent<BR> représenter leur province. Il a semé la gangrène dans<BR> la tête des gens et cela explose doucement au fur et à<BR> mesure que les cerveaux s'éclatent. La question que<BR> vous pouvez vous poser est celle de savoir, est ce que<BR> un membre du gouvernement gabonais est capable<BR> d'appréhender toutes les différences de l'ethnie soit<BR> disant qu'il représente. Au final de son système, on<BR> assiste à la décomposition qui donne naissance à la<BR> corruption, nul n'est besoin de vous faire un dessin. <BR> Il faut regarder les yeux en face des trous pour<BR> s'apercevoir de la situation présente dans notre pays.<BR> La réponse se manifeste d'elle-même. La plus part des<BR> soit disant ministre ne jouent, permettez-moi de<BR> l'expression le même rôle que Bongo, c'est-à-dire ils<BR> se prennent pour les privilégiés de leur province,<BR> alors qu'enfin de compte il se crée des problèmes<BR> énormes. Représenter une province a souvent été<BR> l'apanage de Bongo, et c'est dans cette optique qu'il<BR> essaye toujours de jouer sur la "vraisemblance" de<BR> chaque membre du gouvernement. Le départ est donc faux<BR> sur ce plan.<P> Ce qu'il y a lieu de retenir dans ce genre<BR> d'imbroglio, de confusion, c'est qu'il n'y a pas de<BR> différence entre le peuple et les ministres. Ils sont<BR> baignés dans le même univers ou règne la<BR> désorganisation. Dans un univers ou certains croient<BR> qu'envoyer leur enfant à l'étranger, ils seront servir<BR> la Nation. Ne peux obtenir l'aide de l'Etat que celui<BR> qui a une famille au gouvernement, le reste est nul.<BR> Bongo dans son concept, forme une société de débauche.<BR> Une société dont la sensibilité reste égale au<BR> salamalec. Il faut croire que demain un jour nouveau,<BR> dans un Gabon nouveau, l'aube serait capable de<BR> cracher le feu, détruire les créateurs du mauvais<BR> germe, dont Bongo est l'origine. <P><BR>
No.7, Re: Tribalisme à l'UOB
Posté par: Anicet Bounda, le 10-nov-99 à 19h11
En réponse au message 4
bonjour chers amis,<BR> permettez moi de venir me mêler à cette petite<BR> discussion somme toute très interressante. La question<BR> du tribalisme au Gabon se pose en effet avec acuité<BR> aujourd'hui. <P> Certains mauvais esprits (pseudo-démocrates), sentant<BR> Bongo sur le départ, pensent faire jouer la fibre<BR> ethnique pour prendre le pouvoir au Gabon.<BR> Une fois de plus ce n'est certainement pas l'interêt<BR> du pays qui prédomine, mais plutôt l'appat du gain. Et<BR> au final, ce seront toujours les mêmes qui vont être<BR> les dindons de cette farce; les pauvres en général et<BR> cela quelque soit leur origine. Bongo a si bien<BR> man{oe}uvré (en utilisant par exemmple la peur de<BR> l'ethnie fang) qu'il a presque réussi à monter les<BR> ethnies les unes contre les autres. <BR> La géopolitique de Bongo sous le prétexte de<BR> rechercher la réprésentativité des différents groupes<BR> ethniques au sein du gouvernement et cela au détriment<BR> de la compétence, a fait le lit de la frustration de<BR> beaucoup de gabonais. Encore aujourd'hui on peut voir<BR> que tous les premiers ministres d'Omar sont fang et en<BR> général de l'Estuaire. De même, tous les ministres de<BR> la défenses ont toujours été du Haut-Ogooué. Bongo<BR> utilise ce système pour se dédouaner vis-à-vis du<BR> peuple Gabonais. Ainsi, si la Ngounié et beaucoup<BR> d'autres régions n'ont pas profité de l'argent du<BR> pétrole, c'est de la faute des dirigents originaires<BR> de ces contrées qui soit disant n'auraient pas assez<BR> investis dans leur région d'origine. <P> Que l'on me comprenne bien, il ne s'agit pas ici de<BR> trouver des excuses à tous ces voleurs, mais de<BR> dénoncer la géopolitique bongolienne, un système très<BR> dangereux pour la cohésion nationale.<P> De manière insidieuse, les esprits des Gabonais ont<BR> été pervertis par ce système. Beaucoup d'ethnies se<BR> sont senties laisées (!?), et c'est ainsi que sont<BR> nées ces nombreuses associations à caractère régional<BR> et souvent suivant une base ethnique. Curieusement<BR> c'est à l'Université, senctuaire de la connaissance,<BR> que ces groupes pillulent. Ce replit sur soit, certe<BR> naturel en situation de crise comme c'est le cas<BR> actuellement au Gabon, doit nous pousser à la<BR> reflexion. <P> Je vais vous raconter une petite anecdote. J'ai<BR> assisté dernièrement à l'élection du président d'une<BR> association d'étudiants gabonais dans une ville<BR> française. Il y avait là deux candidats (on va les<BR> appeler candidat 1 et candidat 2), dont un (candidat<BR> 1) qui avait rédigé un programme et de plus, qui<BR> avait participé activement aux activités de<BR> l'association l'année précédente. L'autre candidat<BR> (candidat 2), s'est décidé séance tenante et de plus<BR> n'a présenté aucun programme. <BR> A votre avis lequel des deux a été élu? hey bien c'est<BR> candidat 2... Et vous savez pourquoi? tout simplement<BR> parce que depuis quelque temps protestation (!?)<BR> gagnait au sein du groupe ethnique du candidat 2 selon<BR> laquelle le membres de ce groupe en avait assez d'être<BR> "commendés". L'élection a tourné a un affrontement<BR> (façon de parler) ethnie du candidat 2 contre le reste<BR> du monde. Ahurissant non!? <P> Tout ceci pour dire qu'il faut se mefier du tribalisme<BR> et que cette question ne doit pas être baleyer du<BR> revers de la main. Le danger vient du fait que ce sont<BR> des universitaires qui se sont fait l'écho de ces<BR> comportements rétrogrades et dangereux.<P> Merci de votre attention<P> Phil Bounda
No.8, Re: tribalisme
Posté par: Alexandre Ondo, le 13-nov-99 à 09h18
En réponse au message 7
Mon Cher Compatriote,<P> Bonjour,<P> Je ne doute pas de votre exposé. Il faut remonter le<BR> cours de l'histoire. Ce qui se déroule au Gabon<BR> actuellement, n'est pas, si tu veux original. En<BR> colonisant l'Afrique, les occidentaux savaient<BR> naturellement qu'il devait apparaître les effets<BR> pervers du système colonial. La religion occidentale<BR> encrée chez nous n'a pas fait son chemin. La<BR> stratégie de la religion était de permettre eu peuple<BR> d'ethnie différente de se comprendre mutuellement.<BR> Dans le lot des groupes ethniques ; on en compte très<BR> peu. Partant de là, il y a inévitablement un faux<BR> départ de notre peuple.<P> Outre ce point de vue, la situation des frontières<BR> linguistiques existe depuis la nuit des temps. Ce qui,<BR> d'ailleurs entraîne des guerres. Au Gabon cette<BR> guerre se déroule sous d'autres formes, telles celle<BR> qui prévaut à l'Université du Gabon. Ce lieu, malgré<BR> symbolique ne répond pas absolument aux réalités de<BR> notre pays. En instaurant un système universitaire à<BR> la Française, il n'est pas étonnant d'observer ce<BR> genre d'attitude, qui consiste aux regroupements<BR> d'étudiants de provinces différentes du Gabon. <P> A mon humble avis, si nous avons pris en main la<BR> connaissance réelle des réalités de notre pays, les<BR> problèmes ethniques et autres qui naissent du jour au<BR> lendemain dans notre, devaient certainement avoir<BR> lieu, mais dans cette mosaïque dont beaucoup sont<BR> victime. En mot, il règne autant pour Bongo et<BR> d'autre membre du pays, conscient de cette situation,<BR> une sorte d'ignorance méconnaissable.<P> L'histoire montre que notre Afrique a été partagée par<BR> les colons. Ce système revêt à prendre chaque partie<BR> de l'Afrique sans tenir compte du contenu des humains<BR> de ce biotope.<BR> Avec l'instauration d'une espèce de système Bongo,<BR> celui-ci n'a fait qu'appliquer ce qui existe depuis<BR> longtemps. <BR> La plus grande chose que nous pouvons retenir, c'est<BR> de trouver une connivence entre ethnies et transcender<BR> les bassesses de l'histoire. Cela ne peut être<BR> possible que si nous essayions de comprendre notre<BR> propre histoire.<P> Alexandre ONDO NDONG<P>
No.5, Re: Tribalisme à l'UOB.
Posté par: Viclo, le 09-nov-99 à 18h15
En réponse au message 4
bonjour cher ami,<BR> je viens de lire ta réaction à mon message posté sur le forum il y a... <BR> quelque temps déjà.<BR> D'abord sur le terme très péjoratif de fang dégradé, je te dirai que je l'ai <BR> entendu pronocer par un ami originaire d'Oyem. On était tous deux en poste à <BR> lambarené et lui m'avait expliqué que les fangs du moyen-ogooué s'était <BR> tellement mélangé aux populations du sud gabon ( qui ont immigré dans cette <BR> zone) qu'ils ont perdu à ses yeux leur originalité. Lui et d'autres (d'Oyem) <BR> de les qualifier de "fangs dégradés". Mais ceci évidemment est un autre <BR> débat.<BR> D'ailleurs je ne suis pas sûr que même à l'UOB, tous les étudiants fang <BR> parlent le même language au vue de multiples associations qui existent.<BR> Si donc au niveau de l'université, les gens s'organisent suivant leur <BR> origine villageoise(le plus souvent) ou ethnique, quel genre de cdres <BR> seront-ils demain ? il Continueront à fonctionner comme étant originaire ou <BR> ressortissant de tel ou tel canton ou departement.<BR> Au gabon, on occupe un poste politique ou administratif important parce que <BR> ( aussi)on est ogiginaire d'ici ou de là. C'est une réalité que le PDG a mis <BR> en place depuis sa création et qu'on appelle la géopolitique et c'est la <BR> raison pour laquelle par rapport à sa population, le gouvernement gabonais <BR> apparaît très pléthorique.<P> salut.<BR> Viclo
No.6, Re: tribalisme
Posté par: Alexandre Ondo, le 10-nov-99 à 19h09
En réponse au message 5
<P> Bonjour Cher Viclo,<P> Je viens de prendre connaissance de ta réponse. Il<BR> faut partir du principe qu'il y a des habitudes qui<BR> sont encrées dans la tête des gens, à telle enseigne<BR> qu'il est difficile de se détacher. De telle théorie<BR> et pratique négative entraînent inévitablement à la<BR> discrimination entre peuple. <P> A ce propos, les fang de Lambaréné vivent avec<BR> d'autres ethnies. Cela n'empêche pas par exemple, à<BR> François Ngwa, fang de souche, de chanter en langue<BR> mpongwè. Cette attitude montre en d'autre terme, qu'il<BR> existe qu'on le veuille ou non, une unification entre<BR> les ethnies. Dans la logique des choses, chaque ethnie<BR> peut en effet préserver ses caractéristiques<BR> culturelles, cela ne fait d'elle une ethnie dégradée<BR> ou en perte de culture. Le milieu géographique dans<BR> lequel les fang se trouvent est un lieu symbolique.<BR> Il montre qu'une interaction entre ethnie différente<BR> ou apparentée est possible. Ce qui peut naître de<BR> cette alliance ne peut que contribuer à l'édification<BR> de notre pays. Mais il faut préciser, cela n'enlève en<BR> rien leur manière d'être d'antan. Ce qui le disent se<BR> bornent à des faux problèmes. <P> Le siècle d'aujourd'hui appartient à l'ouverture des<BR> frontières, des esprits, autant que du mental et du<BR> corps. Il faut détruire les murs que se trouvent dans<BR> nos têtes.<P><BR> Alexandre ONDO NDONG<P>
No.1, Re: du tribalisme à l'UOB
Posté par: Dibour, le 06-oct-99 à 07h27
En réponse au message 0
l'université n'est que le reflet de la société gabonaise.<P>le gabonais est un homme peureux et qui n'aime pas les<BR>risques.<P>il se réfugie comme beaucoup d'africain dans le<BR>tribalisme pour garder ses repères.<P>il est xénophobe avec les non gabonais et ne peut donc<BR>que l'être avec des personnes étrangères à son ethnie.<P>son gouvernement a toujours joué de ces craintes pour<BR>mieux le tenir: "diviser pour mieux règner".<P>mon meilleur ami est batéké mais on est d'accord sur tout<BR>sauf sur la politique. c'est un intellectuel mais il votera<BR>toujours omar car il a peur des autres ethnies ( faut dire<BR>qu'elles l'y encouragent avec leurs slogans tribaliste) et<BR>il protège ses intérêts, car considère omar comme le seul<BR>garant des intérêts de son ethnie<P>les gabonais n'ont que les enfants qu'ils méritent, ils<BR>nous incitent à nous marier qu'entre nous et ils sont<BR>surpris que leurs enfants sont des tribalistes en<BR>puissance<P>dibour
No.3, Géopolitique et tribalisme (!?)
Posté par: Med., le 08-oct-99 à 13h13
En réponse au message 1
La géopolitique est essentielle pour l'équilibre social. Il faut s'y resoudre car je ne vois pas comment on pourrait faire autrement, dans un pays comme le nôtre, avec si peu d'habitants et autant d'ethnies. <P>Le Gabon est un pays qui se forme (oui! toujours). Il a donc besoin de relai dans tous les coins et recoins du pays, afin d'assoir la notion d'etat dans les esprits et les habitudes du peuple tout entier.<P>Pour cela, qui peut parler le mieux de politique et faire converger dans le sens de l'intérêt national, les populations de nos différents cantons et districts, autres que les fils et les filles de la régions. Pour ce faire, ceux ci se doivent d'avoir des responsabilités à la tête de l'Etat, pour être des véhicules sincères et crédibles de l'action national.<P>Nous avons la chance dans notre pays, d'avoir des références en divers domaines dans toutes les ethnies. Il faut s'en servir, et à bon escient.<P>L'incompétence constatée dans le pays n'est pas le propre d'une tribu ou d'une région. C'est un problème commun qu'il faut combattre. Afin d'instaurer une véritable dynamique de développement, pour plus d'efficacité dans la gestion et la conception de la chose publique.<P>Si la géopolitique n'existait pas, certains d'entre nous dans ce débat tiendraient le discours inverse. Paradoxe!<P>En conclusion, en POLITIQUE, la géopolitique se doit. La nation se forme, l'état se créé, il faut donc associer l'ensemble des gabonais à l'administration de la chose publique et à la construction nationale.<P>Cela permet aux peuples qui ne pourraient prétendre, par des critères de choix autres, à des responsabilités, d'être représentés dans les organes de décisions de l'Etat, permettant ainsi le rapprochement des peuples.<P>Il faudra à mon sens, aller plus loin, en instaurant des critères géopolitiques (aussi!) dans des cabinets ministérielles. <P>Ainsi, nous n'aurons pas comme c'est le cas aujourdhui, des réunions de cabinet qui sont plutot des réunions de famille, ou l'on parle des affaires du pays en langue maternelle, au grand dam du petit conseiller rescapé, originaire d'une autre région, d'une autre ethnie que ministérielle.<P>Il en est de même dans certaines sociétés ou organismes publiques, ...<P>En ce domaine, il faut suivre l'exemple du chef de l'Etat, son excellence Omar Bongo qui est un exemple de rassembleur, pour tous.<P><img src="http://www.globalwebco.net/dcforum/Images/happy.gif"> Salutations. <P><BR>
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