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Nom du forum: L'arbre à palabres sociales et culturelles
ID de la discussion: 68
No.0, Libreville synonyme de sodome?
Posté par: l'oracle, le 03-août-00 à 22h20 
Modifié le 03-août-00 à 22h26  (New Jersey)

Modifié le 03-août-00 à 22h23  (New Jersey)

Modifié le 03-août-00 à 22h22  (New Jersey)

La patrie d'Omar Bongo (fils de Ondimba et Ebori) et aujourd'hui un scandale social et peut être médical. Dans notre bled, les plaisirs charnels incontrôlés ont déjà expédié outre-tombe de nombreux jeunes gens (et moins jeunes) que le gouvernement dictatorial n'a jamais réussi à encadrer convenablement. De plus, Bongo lui même a passé le clair de son temps au pouvoir à goûter à tous les plaisirs de la chair que sa position de distributeur de nominations lui permettait. Bel exemple de leadership pour la jeunesse Gabonaise. Comme chacun sait, (sauf les dingues "ambianceurs"qui font la sourde oreille), le sida sème la mort parmi les Gabonais a un rhythme effréne. Pour compliquer le tableau, LBV connait une montée sans précédent d'homosexualité "RITUELLE". Certains hommes haut placés (les mêmes qui s'adonnent à la barbarie des "pièces détachées") pensent qu'en enfilant "rectalement" de jeunes garçons, on acquiert une certaine "puissance" qui fera de soit un ministre éternel. Il y'a de nombreux jeunes hommes à LBV qui vivent dans des villas à la Sablière tout frais payés et roulent en dernières grosses cylindrées. Ils doivent leur salut au fait qu'ils se fassent défoncer l'arrière train par ces "barons" à la recherche de plus de puissance. Imaginez le taux de sida dans ces milieux et la redistribution du virus au sein de la population générale. Pendant ce temps, le devergondage des jeunes continue. Sur nos écrans de télé-bidon (pardon tele-Gabon), on montre peu d'emissions qui étalent les méfaits réels du sida. Trop de tranches sont consacrées au ndombolage des fesses (soit disant folklore de nos regions), aux sketches qui relatent les imbécilités Gabonaises, au football où nos équipes traînent les godasses, aux émissions religieuses qui endorment les croyants et enrichissent les pasteurs. Oui, on ne révèle pas assez aux jeunes qui se trémoussent sous les airs de Oliver Ngoma et aux pimbêches qui agitent leurs postérieurs sous les cliquettis de Koffi Oloumide, les méfaits réels du Sida. En conséquence, tous les mithomanes se complaisent dans une indifférence et une ignorance crasses qui envoient au cimetière un bon échantillonnage de notre jeunesse. Que l'on se figure qu'actuellement, ce fléau détruit près de sept pour cent (derniers chiffres de l'OMS) de la jeunesse, notre avenir. Serait-on étonné, dans vingt ans, de vivre dans un bled bourré de vieillards et de bambins, parce que la tranche adulte aura été décimée par la maladie? Non. Mes chers amis. Les choses sont en train de prendre une très vilaine allure, du fait qu'on minimise les conséquences de la dépravation en cours à LBV. Cette dépravation est causée et entrenue par des Bongoistes purs et durs.


No.1, Plutôt pessimiste
Posté par: Ngoma, le 05-août-00 à 17h01 
En réponse au message 0
Je veux bien être croire que les jeunes Gabonais ont la capacité de comprendre les dangers dont ils sont menacés et de réagir en conséquence. Mais ma tentative d'optimisme est démentie par la confirmation de de l'idiotie de cette même jeunesse Gabonaise que je peux lire à des endroits comme Gabon-Central sur internet. Le terre-à-terre des jeunes Gabonais ayant pourtant accès à des outils comme internet est démoralisant. Au lieu de parler de problèmes sérieux comme le sida ou leur avenir, ces cancres ne parlent que de femmes, vêtements Façonnable ou Ralph-Lauren. Pour moi jeune Gabonais, ca fait peine à lire. Peut être que nous méritons ce qui nous arrive en fin de compte.

No.2, Pas de fatalisme, mon &rère!
Posté par: muetse, le 21-sept-01 à 12h07 
En réponse au message 1
J'ai un peu l'impression que nous devons rééduquer nos compatriotes. Trop de mauvaises valeurs!

Je garde espoir en me disant que nous ne pouvons accepter de demeurer les esclaves de l'alcool et du sexe.

Ce sont les valeurs que répendent largement "ceux qui nous avilissent".


No.3, RE: Pas de fatalisme, mon frère!
Posté par: Moussavou, le 03-oct-01 à 11h02 
En réponse au message 2

Vous avez tous une bien pessimiste opinion des choses.

Ce qui se passe au Gabon n'est pas pire que ce qui se passe ailleurs. Il vous faut aller dans d'autres pays africains pour voir que la situation du Gabon est meilleure.

Alors, arrêtez un peu de salir l'image de votre pays.

Lucie Moussavou.