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Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau
Nicolas Amvame
Membre doyen
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17-nov-99, 12h51 (Heure de: New Jersey) |
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"Politique de développement, une nécessité..."
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L'avènement de nouveaux pays sur la scène internationale, surtout dans les années soixante, coïncide avec le processus de décolonisation. Depuis toujours, le niveau de développement de ces pays est très inférieur à celui des pays industrialisés. Le Gabon ne fait pas exception, bien qu'il eu durant les années 1970/1980 une période de prospérité grace aux différent choc pétrolier (cet essor pris fin dés le contre choc pétrolier, 1985).Cependant, certains de ces nouveaux pays ont connu, grâce à des stratégies efficaces de développement, un succès impressionnant; alors qu'aujourd'hui le Gabon et bon nombre d'autres pays s'enfonce davantage dans le sous-développement. Il me parait certain que l'absence de véritable de politiques de développement dans ces pays et notament au Gabon, doit être la cause majeur de cet échec économique et sociale. En effet, il existe plusieurs courant de pensée qui tentent d'expliquer le sous-développement. Les théories libérale ou néoclassique, qui voient le sous développement comme une conséquence de l'absence d'économie de marché, un manque d'information des produits vendus et de leur prix empêchant une affectation optimale des ressources, une aide étrangère qui favorise la consommation et décourage l'épargne, l'absence de spécialisation selon la loi des avantages comparatifs, c'est à dire que dans un pays comme le Gabon où la main d'oeuvre demeure bon marché, il faut s'orienter vers des activités qui demandent plus de travailleurs que de machines. Les théories Keynésiennes, qui voient les causes du sous-développement comme étant, la faiblesse du taux d'accumulation et le manque d'entrepreneurs acceptant le risque d'investire, la forte croissance démographique, la faiblesse de l'aide étrangère, qui permettrait de combler l'insuffisance de l'épargne interne et le manque devises (ils sont opposées au libéraux sur ce point). Les théorie structuraliste montrent les causes du sous-développement comme étant, une hierarchisation des relations économiques internationales entre le centre et la périphérie (en effet, le gabon n'est qu'un producteur de matière première, même la SOGARA, ne fait qu'une partie du raffinage du pétrole gabonais, les autres parties sont effectuées en France), des structures socio-économiques archaïques empêchant le fonctionnemnt des marchés et les effets d'entrainement interindustriel, le dualisme de l'économie sous-développé (en effet, les grandes firmes internationales, tel que ELf les autres goupes pétroliers n'ont aucun liens avec le reste de l'économie gabonaise, lorsqu'il commande du matériel, il l'importe ce qui n'a aucun effet sur l'enploi au gabon et sur les sociétés gabonaise, même leur main d'oeuvre est dans une grande mesure importée). La dernière grande théorie, est l'approche marxiste, selon laquelle, les cause du sous-développement sont la diffusion internationale du capitalisme, les séquelles de la colonisation, les firmes et les banques multinationales, l'exploitation de l'économie sous-developpé par des agents économiques dominants des métropoles du capitalisme (elf au Gabon), des surplus accaparés par les propriétaires foncier, les États, les commerçants et les entreprises étrangères (l'État à travers notre président s'accapare en effet nos surplus, en outre les importateurs s'octroient une marge bénéficiaire des plus larges). Cela dit, on se rend compte que toutes ces théories ont leur part de vérités et leur part d'aspect qu'on ne peut conforter aux faits. C'est pour cela qu'il vaut mieux regarder les aspects commun à l'ensembles des modèles qui ont faient leur preuves, c'est à dire principalement des modèles asiatiques, qui peuvent être remodeler selon les divers contraintes socio-économiques de noter pays. Ces modèles empruntent differents aspects des théorie précedement citées. L'État doit être à la base du développement économique, car il chez nous le seul qui en a les moyens. Il se doit de favoriser l'épargnes des citoyens et de limiter ses dépenses inutiles afin de dégager des investissements productifs dans des industries à forte propansion de travail, favorisant ainsi la croissance économique et la création d'emploi(le chomage chez nous avoisine les 20%!!!), et permettant une certaine compétitivité façe aux pays plus industrialisés. Cette politique économique doit être accompagnéé d'une politique commerciale de substitution aux importations (c'est à dire que les investissement doivent s'effectuer dans les secteurs où l'on importe le plus tel que l'alimentation, produits agricoles, et les batiment). En outre, pour protéger cette industrie qui serait alors naissante, il faudrait imposer un certain protectionisme à l'égard des produits de consommations importés qui possedent des substitut nationaux. Paradoxalement, il faudrait être très ouvert à l'égard des biens de production pour favoriser une modernisation constante de l'économie gabonaise. De plus, il faudrait favoriser l'instruction de la population qui serait plus à même de répondre aux besoin de l'économie. les fruits de la croissance économique devrait être allouer à une meilleur redistribution des richesses, et une améliorations des infrastrucures de l'État (routes, hopitaux, ect...)(En outre, le developpemnt économique favorise avec le temps la démocratisation...) C'est selon moi, la méthode la plus rapide pour arrivée au développement. Certains pourront si opposer, mais rester dans l'immobilisme actuel est le véritable péril auquel doit faire façe la jeune nation gabonaise. En effet, avec une croissance économique de -8% en 1998 (c'est à dire la plus forte récession de la région durant cette même année). Nous risquons si nous continuons dans ce sens de voir nos revenus se contracter dans les années à venir. Lorsque l'on sait que l'on vit aujourd'hui au Gabon deux fois moins bien que dans les années 1980/1990, on ne peut que se dire qu'il faut impérativement engager une politique économique basée sur la croissance... Ps: messge non relu |
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Adrien Nguema
Membre doyen
Auteur de: 105 messages sur ce forum, Evaluez ce membre |
18-nov-99, 17h11 (Heure de: New Jersey) |
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1. "Sommes nous équipés pour le dévéloppement?"
En réponse au message #0
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Comme vous le dites, en cette fin de siècle et de millénaire, les résultats des pays ayant accédé à l’indépendance dans les années 60 sont hétérogènes. Certains s’en sortent mieux que d’autres. Dans notre région, le Gabon et le Zaïre (nouveau Congo) se distinguent particulièrement par la médiocrité de leur résultats due au manque de vision (ou de volonté) chronique de leurs dirigeants. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire (CI), le Nigéria et le Cameroun, on a aussi connu la dictature, le parti unique, la corruption et parfois même la guerre (Cameroun et Nigéria). Pourtant, tout ces états ont quand même réussi à établir un embryon de tissu industriel sur lequel repose l’économie du pays. C’est ainsi que dans ces pays, grâce à un réseau routier très dévéloppé, l’auto-suffisance alimentaire est presque garantie. Le Nigéria a un tissu industriel assez viable et solide, depuis le montage automobile jusqu’à l’électroménager. La Côte d’Ivoire et le Cameroun ont un secteur agricole robuste tant pour l’auto-consommation que l’exportation. D’ailleurs ces deux pays Africains menacent l’hégémonie des producteurs Sud-Américains de bananes sur le marché mondial. Donc même en Afrique, il y’a des pays qui ont amorcé leur approche vers le dévéloppement d’une manière plus sage que d’autres. La CI et le Cameroun en ce moment même reçoivent beaucoup d’investissement car ils sont entrain de privatiser tout leur secteur agricole. Et la Gabon dans tout ça? Eh bien malgré la grande gueule des Bongoïstes (nous sommes riches, si riches, si riches!), le Gabon a moins d’infrastructures que les 3 pays cités plus haut. En dehors du pétrole et du bois (matières premières qui se trouvaient déjà là au départ), le pays ne produit "QUE DALLE". Nos gouvernants n’ont donc rien élaboré en plus de 30 ans de pouvoir. Pourtant, à la mort de Léon Mba, le Gabon et le Cameroun étaient au même pieds d’égalité en matière agricole. Bien qu’ayant une population plus faible, nous produisions presque autant de café et Cacao que le Cameroun. Bongo et les siens ont suicidé cette industrie en pillant la Caisse Cacao et en forçant les paysans à abandonner la culture en masse. Le manque de routes a découragé nos paysans du Sud spécialistesde la banane et du taro. En définitive, on ne se dévéloppe pas par hasard. Un dévéloppement se planifie. Il exige et nécéssite des sacrifices collectifs. Les paysans Ivoiriens et Camerounais ont fait des sacrifices pendant les années 60-70-80; leurs enfants aujourd’hui en tirent les résultats. Leurs produits sont souvent exposés en Europe et sont vendus et appréciés partout dans le monde.Au Gabon, nos sacrifices vont dans le vide car nous n’avons toujours rien. Pas un embryon d’industrie sur laquelle nous puission nous appuyer pour la relance de l’économie. "Après le pétrole? Le pétrole"comme avait dit Bongo. Cher frère, la passage de l’accusation Marxiste dans votre texte est très à propos; mais sachez que pour le meilleur ou le pire, le capitalisme a prouvé être le moins mauvais système. Il y aura toujours un exploiteur et un exploité. La question éternelle est de trouver un degré d’exploitation où l’expoité tire des bénéfices satisfaisants. Tous les pays connaissent des inégalités mais tout gouvernement doit faire en sorte que ces inégalités soient le moins pénibles pour tout le monde. Les pays dévéloppés ont trouvé un équilibre où la majorité de la population fait partie de la classe moyenne (éduquée, possèdant voitures et maisons, sécurité de l’emploie… bref vie confortable), tandis que les plus riches et les plus pauvres ne sont que des minorités. Chez nous au Gabon, d’après des sources concordantes, moins de 1000 individus possèdent 80% des richesses (en nature et en valeur). Près de 80% de la population vit dans la pauvreté absolue et 15% se contentent de vivoter tant bien que mal de leurs salaires de profs, médecins, avocats etc…Il y’a donc un déséquilibre insupportable qui menace de façon fondamentale, la paix sociale. Un examen rapide de la scène politique Gabonaise nous permet de constater que celle-ci demeure la même depuis 30 ans; l’inertie est donc totale. L’immobilisme est donc de mise. Une telle attitude ne produira jamais le dévéloppement que nous espérons tous. En guise de symbolique du Bongoïsme, au moment ou Elf s’en va, comment réagit le pouvoir? Il s’agite ici et là à recherche de nouvelles compagnies pétrolières prêtent à venir pomper des puits desormais vides. Il nous avait prévenu: APRES LE PETROLE? LE PETROLE.
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Nicolas Amvame
Membre doyen
Auteur de: 40 messages sur ce forum, Evaluez ce membre |
19-nov-99, 12h15 (Heure de: New Jersey) |
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3. "Petite précisions"
En réponse au message #1
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Cher ami Adrien, Je tiens à te dire que j'adhère totalement à ton point de vue. Je tiens même à en préciser certains points... Comme tu la si bien dit, le Gabon a sacrifié son agriculture au profit d'une économie de rente (je veux ainsi dire qu'il se contente de percevoir le fruit de l'exploitation de son sous-sol par des firmes étrangères, sans avoir lui même recour à la creation et au développement d'activités économiques). Mais l'agriculture est un moteur du developpement économique, contrairement à ce que pense notre président, et on ne peut pas s'offrir un developpement économique durable simplement avec des richesses minières aussi grandes soit elles... En effet, tous les pays industrialisés anciens (Europe,USA) et nouveaux ( NPI asiatiques) sont passés par differentes phases de développement agricole. Les consommateurs gabonais démunis ou plus fortunés consommeront toujours des produits agricoles, si l'on développait une industrie agricole, qu'on la protégeait par des tarifs douniers plus élevés pour les produits concernés, cette industrie pourrait très vite s'averrer lucrative, et favoriser l'essor d'une industrie connexe (outils agricoles, pêles, cisailles, et peut être des machines simples au début...) Comme l'avait notre cher président : "l'agriculture doit être la priorité des priorités" Si il avait seulement pu la mettre en pratique... Sans commentaire... Amicalement Nicolas Amvame
Ps: je tiens à te dire que je ne suis pas d'idéologie marxiste, mais pour élaborer une théorie de développement il faut être très pragmatique, et élaborer ses choix indépandement de toutes idéologies... C'est ainsi que les théorie de développement qui ont fait leur preuve englobent des aspects à la fois libéraux (investissement productifs) et Keynesien (intervention étatique, revenus de transferts), la base étant toujours fondamentalement capitaliste... Message non relu...
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Phil Bounda
Membre doyen
Auteur de: 43 messages sur ce forum, Evaluez ce membre |
19-nov-99, 07h30 (Heure de: New Jersey) |
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2. "Gabon, décollage zéro"
En réponse au message #1
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Chèrs compatriotes, je partage votre analyse et malheureusement comme vous le dites si bien, les choses sont loin de changer. Un modèle économique si bon soit-il ne peux montrer son efficacité que s'il est testé sur le terrain. Or qu'avons nous vu toutes ces années? Rien de neuf. Malgré les injonctions répétées du FMI, la légion Bongoïste a totalement manqué de courage, passant à la trape la possibilité de réformer l'économie. Le résultat, sans appel, est affligent, le Gabon est un pays sinistré. Vous rappeliez qu'il y avait au moins 20% de chomeurs dans notre pays, le problême (un de plus) est le manque de qualification de la plupart de ces personnes. Or un tissu industriel devra reposer sur un certain savoir faire de notre population. En effet, si de nombreuses entreprises occidentales se délocalisent dans des pays dits en voie de développement ce n'est pas uniquement dû au fait que la main d'oeuvre y soit moins chère. L'état doit investir dans la formation de tous ces jeunes. Attirer des entreprises passe aussi par la mise en place de mesures fiscales incitatives, en veillant bien sur à ce que le gabon rèste toujours gagnant. Et c'est à ce niveau que le bas blaisse, l'Etat manque d'imagination. on ne peut même pas dire que le Gabon fut geré. Si Bongo et ses amis ne savaient pas quoi faire de tout cet argent que rapportait la vente des matières premières, ils auraient pu l'épargner; de telle sorte que cet argent serve à la communauté plus tard comme l'on fait les émirs du Koweit. Brèf il y aura du boulot, pour remettre ce pays sur pied une fois débarrassé de Bongo. P.S. message non relu |
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