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Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau
Alexandre Ondo Ndong
Membre doyen
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04-juin-99, 13h36 (Heure de: New Jersey) |
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"Agriculture en perte de vitesse"
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En revoyant les nouveaux messages inscrits sur le site BDP, je constate qu’il y a toujours matière à réflexion. Et cela montre la dynamique du BDP. Cet ensemble de mot que je mentionne, m’entraîne à parler du domaine agricole, sommairement. Le Gabon a des terres aptes à produire un rendement aussi compétitif que le pétrole. Les Gabonais savent qu’ils sont eux mêmes capables de cultiver par an une bonne portion de tarot, d’arachide et autres. Ces produits constituent la base d’une agriculture vivrière. Lorsque Bongo installe le projet de « l’hévéa culture »au Woleu-Ntem, a-t-il songé un moment que ce produit est une menace pour le Nord? La population de cette partie du Gabon était contente du projet, mais elle n’imaginait pas les dégâts de l’hévéa. Cet arbre a une caractéristique connue des spécialistes Européens. Ses fruits sont capables de se déplacer, soit par les oiseaux durant leur vol, en les laissant tomber n’importe où, soit par l’éclatement du fruit d’où sort le noyau. Le phénomène est spectaculaire. S’il arrivait à une famille de cultiver un champ d’arachide ou autre produit de base non loin de cet arbre, les arachides plantées ne pourront pas donner une bonne récolte, à cause de l’hévéa. En définitive, ce produit est destructif, en ce sens qu’il prend autant d’engrais à tel enseigne que la famine peut se manifester dans cette zone géographique du Gabon. Ni la population, ni le peuple Gabonais peut bénéficier de ce produit, si ce n’est qu’à Bongo lui même. Et dire que ce projet a remplacé le cacao, cela est une erreur fatale de Bongo de vouloir détruire la terre du Nord, qui à l’époque semblait produire des tonnes de cacao. Dans ce volet, Bongo montre que le Gabon est une terre brute ou l’on exploite la matière première. Il fait de nos terres des champs d’expérimentations. Il n’a aucun souci de l’avenir de son peuple. Pour divers faits et du domaine agricole, il déstabilise les comportements du peuple. Une fois le produit pousse il obtient un pourcentage avec ses partenaires Européens et le reste des miettes, il les balance au peuple. Mais trop tard, la famine apparaît avec son cortège de malheur. . A l’époque, dans la province du Woleu Ntem, le cacao a été un produit ayant permit un certain nombre d’échange entre contrées, notamment vers la capitale. Mais à travers ces échanges, un phénomène va s’installer dans la mentalité des Gabonais. (L’exemple du cacao, reste une piste de recherche qui peut emmener à savoir les causes pour lesquelles, nous n’avions pas effectué d’efforts pour exercer nos mains à faire de l’agriculture, un secteur d’échange et de développement.) Le phénomène en question est la diminution de l’achat des produits agricoles, tels que le cacao, le café ect. Passant d’un état de diminution de nos produits de base, au système Bongo. Celui-ci n’a fait que rabaisser le petit planteur habitué à vendre son sac de cacao. Ce comportement s’est donc répandu non seulement au Woleu-Ntem, mais aussi dans d’autres provinces. Ce qui ressort de ce phénomène, c’est la paresse. Elle est un facteur qui mine les Gabonais. Certaines familles ont des terres et ne savent pas comment défricher la brousse. C’est toujours le frère Malien qui le fera. Finalement, à quand la volonté de se prendre en main. Ce qui est aberrant, c’est de voir le nombre de gens qui préfèrent acheter les produits venant du Cameroun de l’Afrique du sud, de France etc....Comment débattre ce fléau, répandu à l’ensemble du territoire Gabonais.
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ngandji
Membre doyen
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31-août-99, 08h13 (Heure de: New Jersey) |
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6. "hévéa toxique"
En réponse au message #0
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Je suis intéressé et surtout étonné de la façon dont alexandre présent l'hévéa qu'il peint à grand trait comme un produit toxique. Cette présentation révèle le fruit de sa recherche qui cependant se révèle incomplète.Les spécialiste s'accordent sur le fait que l'hévéa est une plante compétitive dans la recherche des nutriments au niveau du sol (eau , sel minéraux azote..). Sa culture se fait souvent sous forme de monoculture pour éviter l'effet de compétition mais surtout ( c'est une tendance industrielle ) pour augmenter les rendements. A ce sujet donc ce qui est remis en cause ce n'est pas la toxicité du produit mais plutôt son caractère compétitif. Il est à signaler que des essais d'association hévéa-bananier effectués à Ekouk village donnent de bon résultats. En sus la recherche tend à utiliser des hévéas améliorés génétiquement qui ont une durée de vie plus longue et un rendement plus grand. La toxicité du produit se trouve dans une piste qu'alexandre n'a pas exploré. Il s'agit des procédés de fabrication du caoutchouc qui utilisent des solvants qui doivent être éliminés . J'espère que ces éléments vous ont éclairé ,et ainsi, un tant soit peu restoré l'image de l'hévéaculture . Il existe un ouvrage de référence titré "l'hévéaculture" édité par le Centre Technique Agricole ; Université de Wagenigen Hollande
Cordialement
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Adrien Nguema
Membre doyen
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05-juin-99, 16h51 (Heure de: New Jersey) |
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2. "Les aspect cachés de l’agriculture au Gabon"
En réponse au message #0
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Comme tout le monde le sait, l’agriculture a été le parent pauvre des 32 années Bongo. En fait, tout les secteurs ont été les parents pauvres. Seuls voler et corrompre auront connu une croissance effrénée. Seulement, si vous allez vous promener à l’intérieur du pays, vous remarquerez que nos braves agriculteurs continuent de cultiver tant bien que mal en dépit du dédain des autorités politiques du pays. En fait les marchés de LBV et PG sont bien approvisionnés de produits du dure labeur de nos braves agriculteurs (principalement de la Nyanga et du Woleu-Ntem). En plus, nous recevons des produits en provenance du Cameroun. Le problème c’est que notre système agricole (si système il y’a) est complètement désorganisé. Nos agriculteurs sont obligés de limiter leur production car l’écoulement de leurs produits n’est pas garanti. Dans tous les pays du monde (y compris les pays agricoles d’Afrique) il y’a une division des tâches entre l’agriculteur, l’état et le revendeur. L’agriculteur se concentre sur la production, l’état garanti l’accès aux crédits permettant l’achat d’engrais, tracteurs et autre matériel indispensable à la culture semi-industrielle ou industrielle. Le revendeur achète aux agriculteurs et transporte les produits jusqu’aux points de vente. Ce schéma est le même que l’on soit à Mbalmayo au sud Cameroun, à Dimbokro en Côte d’Ivoire ou à Topeka dans le Kansas. Dans un tel contexte, tout le monde y trouve son compte. L’agriculteur n’a pas à se soucier de la commercialisation car le revendeur s’en occupe; l’état n’a pas à se faire du souci car ses populations rurales sont indépendantes; et le revendeur se fait son beurre sans avoir besoin de cultiver. Le Gabon a eu cette structure par le passé. Dans les années 60, lorsque le Gabon était principalement un pays agricole, nos tonnages agricoles étaient comparables à ceux de nos voisins Africains. Nous avions un organisme appelé la “Caisse Cacao” qui achetait la récolte des agriculteurs, conseillait ceux–ci sur l’utilisation des engrais etc…A cette époque, bien des agriculteurs gabonais étaient des gens très prospères. Puis vint notre calamité: Omar Bongo. Sous l’impulsion de ce dernier, la Caisse Cacao disparut et les agriculteurs durent abandonner la culture du Cacao car ne sachant pas comment commercialiser ce produit (Aujourd’hui, vous ne pouvez pas me citer un seul agriculteur au Gabon qui soit financièrement à l’aise). Mais ces plantations existent toujours, bien qu’enfuies dans les hautes herbes. Il suffira de remettre en place une structure organisée pour que nos agriculteurs retrouvent leur enthousiasme d’autrefois. Bongo le fera t-il? J’en doute.
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Dr. Daniel Mengara
Membre doyen
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05-juin-99, 10h59 (Heure de: New Jersey) |
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1. "Les solutions sont pourtant simples... et bénéfiques"
En réponse au message #0
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Cher ami Alexandre,Vous posez-là un problème tout à fait patent qui, dans le cadre d'un gouvernement compétent, mériterait toute l'attention d'un régime qui sait asseoir ses priorités. Certes, le côté dangereux de l'hévéa mérite que l'on y prête attention, mais il ne devrait pas constituer, en lui-même, un paramètre inhibiteur. L'hévéa constitue en effet, potentiellement, un produit dangereux tel que vous le définissez, mais il pourrait aussi aider à développer l'économie gabonaise si sa culture est faite de manière responsable. En effet, la consommation de produits à base de caoutchouc est à son paroxysme dans le monde car sa molécule entre dans la composition de presque toutes les matières de grande consommation qui sont vendues aujourd'hui, du simple sachet en plastique que la femme utilise pour faire ses courses à la navette spatiale qui va sur la lune, etc. Et avec l'explosition des ordinateurs et de l'internet, de grosses possibilités s'offrent à ceux qui savent en profiter. Ce qu'il faut donc, de la part d'un gouvernement responsable, c'est l'encadrement de la production d'hévéa de telle manière qu'elle soit rendue non seulement saine pour nos populations, mais aussi bénéfique pour l'économie gabonaise. Qu'est-ce que cela veut dire? 1) Pour éviter les effets pervers de la culture de l'hivéa que vous mentionnez, la production doit en être confiée uniquement à des entreprises capables d'en assurer la production INDUSTRIELLE. Ainsi, le gouvernement délimiterait, loin des zones habitées ou agricoles, des aires d'exploitation qui seraient consacrée uniquement à la culture de l'hévéa. 2) Un tel encadrement deviendrait ainsi bénéfique pour l'économie non seulement par la diversification de l'économie qu'elle procurerait (surtout si il y a des usines de transformation sur place), mais aussi pour l'EMPLOI qu'elle assurerait à bon nombre de compatriotes dans le cadre d'une politique générale de l'emploi au Gabon. Mais comme vous dites, la diversification de l'économie va plus loin que cela. Au centre de cette diversification passe la construction de routes fiables et bitumées qui permettraient la circulation et le renouvellement rapide des stocks de production agricole, galvanisant ainsi l'économie agricole du pays sur le plan national. De manière globale donc, la diversification de l'économie gabonaise DEVRA forcément passer par l'agriculture. Comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun et le Sénégal, nous nous devrons de donner à nos paysans non seulement de bonnes routes permettant l'acheminement rapide de la production, mais aussi les moyens techniques, la formation et l'aide nécessaire à la relance de l'exploitation -- industrielle ou autre -- du cacao, du café, de l'arachide et de la banane, produits qui seraient surtout axés sur une politique d'exportation qui rapporteraient les devises nécessaires à l'investissement. Ceci n'exclue pas, bien évidemment, une production d'une variété d'autres produits visant à réduire nos dépenses d'importation de produits que nous sommes pourtant capables de produire sur place. Dans ce contexte, l'encouragement de coopératives agricoles dans les campagnes et leur exploitation communautaire dans le cadre de méthodes intensives avec utilisation d'engrais et autres outils de production massive serait une des priorités d'un gouvernement dont la politique agricole serait au centre des préoccupations. Il va sans dire qu'une galvanisation totale du secteur agricole aurait les effets bénéfiques suivants: 1) Arrêt de l'exode rural. La ville ne deviendrait plus le seul cadre économique qui soit synonyme d'emploi puisque désormais, en restant au village, les jeunes désoeuvrés pourraient également aspirer à la richesse. La profession de planteur aurait une nouvelle valeur similaire à celle qu'elle a au Cameroun, en Côte d'Ivoire ou même aux USA où les "farmers" (planteurs et éleveurs) sont parmi les hommes les plus riches d'Amérique. 2) le repeuplement de nos campagnes avec, à l'appui,le renouvellement et revigorement de nos traditions culturelles et sociales. 3) L'emploi pour tous car, dans un contexte où le Smig serait relevé et garanti à chaque employé du secteur public ou privé, la monétarisation du Gabonais serait assurée et l'économie libérale axée autour de la consommation et de l'investissement serait instaurée, créant ainsi une croissance jamais constatée chez nous. Dans une telle structure, le Gabonais monétarisé serait de plus en plus encouragé à la création d'entreprises qui, progressivement, débarrasserait l'état du fardeau de l'emploi qui serait désormais le fait du privé. D'où la nécessité de privatiser non seulement les grandes compagnies d'état, mais aussi l'investissement en l'élargissant aux citoyens dans leur ensemble. 4) Réduction de la dépendance du Gabon par rapport aux secteurs pétrolier et minier. Dans un contexte où l'agriculture assurerait une remise en exergue de nos capacités de production et de consommation internes, le pétrole et les autres ressources minières seraient releguées à l'arrière-plan de notre économie. Ainsi, le Gabon ferait comme l'Amérique. Il pourrait décider de n'utiliser ses recettes pétrolières que pour ses besoins d'investissement ou dans dans des moments de crise aiguë. Le pétrole deviendrait ainsi un dernier recours quand tout le reste ne va plus. 5) dans le cadre d'une agriculture représentant l'essentiel de l'économie gabonaise, l'on verrait le triplement de notre revenu par habitant qui se rapprocherait ainsi de celui de pays comme l'Espagne car le Gabon aurait deux secteurs forts et productifs dont il pourra tirer des ressources monétaires. 6) Et si, doté d'un régime qui sait penser ses objectifs, le Gabon devenait un pays véritablement démocratique, les bénéfices économiques issus d'une diversification au sein de laquelle l'agriculture jouerait un rôle primordial seraient ENORMES. N'oublions pas par exemple qu'une agriculture robuste favorise souvent la créativité en aval, c'est-à-dire l'éclosion d'entreprises de transformation et de services qui pourraient faire du Gabon un exemple unique en Afrique. On pourrait ainsi voir des services tels que la banque se développer chez nous, à tel point que le Gabon pourrait, avec la force d'une épargne nationale et internationale, devenir un géant financier en Afrique, prêtant aux uns et récoltant ainsi les bénéfices idoines. Et savez-vous combien de temps cela prendrait pour mettre un telle réforme en place? 5 ans. Après, le renouveau éternel. Et savez-vous pourquoi nous n'y arriverons pas dans les 30 ans qui viennent? Bongo aura déjà, si on le laisse faire, utilisé 7 ou 14 ans de ces 30 ans à ne rien faire. Ensuite, son fils ou un quelconque autre gourou de son régime prendrait tranquillement la relève. ET puisque ce serait, à peu de différence près, les mêmes dirigeants, le système Bongo constinuerait et nous passerions 30 années supplémentaires à voir s'écrouler le Gabon qui passerait ainsi du statut de pays à revenu intermédiaire à celui de pays totalement ruiné. Le choix des Gabonais est donc simple: 5 ans de renouveau démocratique et socio-économique, ou 30 ans sous Bongo et les siens sans aucune autre promesse que celle d'une pauvreté accrue d'un pays jadis riche? Insupportable pensée que je préfère, pour le moment, éloigner de mon esprit. Et bravo, cher Alexandre, pour votre analyse si bien pensée car ce sont là les vrais problèmes qui, OBJECTIVEMENT, préoccupent le Gabon aujourd'hui. Dr. Daniel Mengara Coordinateur, BDP-Gabon Nouveau
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Alexandre Ondo Ndong
Membre doyen
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07-juin-99, 07h40 (Heure de: New Jersey) |
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5. "Projet au Gabon???"
En réponse au message #1
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Pour m’autoriser d’un droit de réponse par rapport à un gouvernement soucieux de développer son pays, puisqu’il s’agit des gens et non des robots. Il m’a semblé un moment qu’un projet avait été déterminé pour Kango, ville situé dans la province de l’Estauire, sous l’actuel régime. Comparativement à l’Hévéa apparut un peu plus tard au Woleu-Ntem. Le projet de Kango avait pour rôle, la création d’une usine de fabrication de patte de papier, obtenu à partir du bois, la cellulose. Dans l’outil d’un souci de développement, la population Kangolaise, appartement au département de (l’Okano ou du Como mondah), bref, se disait qu’un tel projet pouvait éventuellement créer une émulation au sein de leur milieu. Mais non, quelques années plus tard, cette société disparaissait dans un silence que nul n’avait saisi la cause. Au grand malheur, on enleva le sein des enfants de Kango. Tactique très connu de Bongo pour berner le peuple, il venait de faire son coup de viol de conscience du peuple. En observant cette technique de l’État Gabonais, il apparaît un sentiment assez particulier de la part de Bongo. Pour dilapider l'argent du Gabon, il crée des desseins qui n’ont aucune. Cette position peut se préciser à plusieurs niveaux, ici nous relatons juste un aspect. D’une part, la population ouvrière ne connaît pas les outils qui peuvent être utilisé par tels projets quelconques. Il lui faut une formation spécialisée à celle ou à celui qui veut travailler. D’autre part, les soins de santé, la création de petite école se font autour de ces entreprises évanescentes. Les petits centres d’hospitaliers ne manquent pas de la partie. Et le transport dans tout ça, à faire à suivre. La pluie est au rendez-vous. Les routes pataugent, les accidents se multiplient, les malheurs ne manquent pas d’un lieu à un autre. La cause étant l’état piteux des routes. Parfois c’est le responsable de l’équipe du projet qui meurt. Le malaise apparaît. Dur, dur pour être Gabonais sous le régime de Bongo. Le peuple essaye de croire, or la technique Bongo est simple, donner un peu et récupérer plus. Les postes d’affectations d’enseignants sont désignés. Les enseignants loin de Libreville, souffrent. Ils reçoivent leur salaire un peu tard, ou plutôt, effectuer le déplacement du chef de district le plus proche. Et lorsqu’il pleut, non seulement les véhicules sont rares, certains enseignants sont obligés d’utiliser d’autres moyens de transport, le cas du vélo n’est pas exclu. Ainsi, la micro société qui surgit sous la pulsion du projet, doit avoir la capacité du concept de la continuité. Mais hélas, une société façonnée à la va-vite, ressemble à une maison sans fondement, donc sans aucun plan de réflexion. Par analogie, Bongo n’a jamais établi un projet de développement digne d’une volonté d’homme d’État. Mais digne d’une naïveté et d’une vanité absurde pour détruire son peuple. Au Gabon, lorsqu’on veut faire un travail d’une réelle volonté, on pense toujours que Bongo est l’initiateur des projets. Le projet CICIBA, le Centre International des Civilisations Bantou est tombé « ciciba », qu’il y a lieu de se demander, si ce que Bongo touche est durable. Aurait-il le pouvoir de rouiller chaque projet du Gabon. Le pouvoir de la rouille meut au contact d’un élément extérieur. Il se caractérise par la destruction totale de l’espèce qui se trouve à son chemin. Suite à cette comparaison, aujourd’hui, on assiste à l’émigration des populations gabonaises. Mais quand arrêterons nous ces déplacements. D’un autre côté, avec (Sogacel), la société Gabonaise de Cellulose, né pour quelque temps à Kango, a subi une morte subite fatale. Les empreintes qui sont resté témoignent de la possession des maisons que le soi -disant État avait construit pour loger ses cadres. Ce même scénario se poursuit jusqu’à présent. Le cas du Woleu-Ntem n’est pas négligeable. Et si l’on tient compte de certaines observations jusqu’à présent. La technique de Bongo est de donner de l’argent a ses membres en faisant croire au peuple que tels projets va avoir lieu. Les originaires de Kango ayant été membre au gouvernement de Mébiame Léon, ne pourront nier cette histoire. Au Woleu-Ntem, Ondo Méthogo possède des fortunes a t-il été agriculteur un jour? Cependant, la question que l’on peut se poser, qui du moins, demeure une problématique exposée subtilement par le Dr. Mengara « Comment la production pourrait être confiée à des entreprises capables d’en assurer la production Industrielle ». Les entreprises en question doivent-elles être des entreprises Gabonaises. Au quel cas nous devons former nos gens par tel secteur d’activité. Kolas s’occupe des routes, mais les routes ne sont pour autant pas goudronnées dans toute l’étendu nationale. La production industrielle de goudron est faite par une société étrangère. Le problème que nous pouvons poser ensemble, comment faire du Gabon un pays agricole, capable de nourrir son peuple. Comment faire du Gabon, un pays ou toutes les populations peuvent circuler sur les routes goudronnées jouir des richesses de leur pays. Comment faire du Gabon, un pays ou le droit à l’enseignement peut se faire par un programme unique dans son genre de corrélation avec les réalités Gabonaises. S’il faut définir le secteur industriel, serait-il possible de le classifier par ordre, les éléments qui rentrent dans l’ordre industriel. En étudiant cas par cas, nous pouvons au BPD, dire que le Gabon a besoin d’un bon diagnostique. Alexandre Ondo Ndong
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