Voici chèrs amis en intégralité l'article de l'AFP qui consacre Libreville ville la plus chère d'Afrique et qui met en lumière à mon sens, toute la stupidité, l'ignorance et l'icompétence de Bongo. Vous allez voir ça va vous faire plaisir...Bonne lecture
Libreville consacrée 4ème ville la plus chère du monde
LIBREVILLE, 25 jan (AFP) - 11h19 - Avec un pot de fromage blanc pouvant atteindre 6.000 francs CFA (60 FF), des
véhicules d'importations taxés à 53%, le classement de Libreville au rang de 4ème ville la plus chère du monde n'a constitué
qu'une demi-surprise pour les Gabonais frappés par la crise économique.
Selon ce classement publié récemment par l'institut britannique Economist Intelligence Unit (EIU), la capitale gabonaise,
avec sa modeste population de 450.000 habitants, apparaît de loin comme la plus coûteuse des villes du continent africain.
A l'échelon mondial, elle se situe derrière trois mégalopoles asiatiques, Tokyo, Osaka Kobe et Hong-Kong, mais devance
les villes réputées les plus onéreuses du globe telles que Londres, Paris, Genève ou New-York.
Libreville dépasse toutes ses grandes soeurs africaines comme Tripoli (Libye - 15ème), Abidjan (Côte d'Ivoire - 24ème), Le
Caire (Egypte - 46ème), Dakar (Sénégal - 78ème), Nairobi (Kenya - 115ème) ou Johannesburg (Afrique-du-Sud - 117ème).
Seul Etat d'Afrique subsaharienne "à revenu intermédiaire", avec un PIB par habitant annuel de 7.550 dollars masquant une
très inégale répartition des richesses, le Gabon justifie ainsi la réputation d'"émirat d'Afrique centrale" que lui a conféré son
miracle pétrolier passé.
Le classement d'EIU "met en lumière les déséquilibres d'une économie de comptoir", axée depuis trois décennies sur
l'exploitation quasi-exclusive des matières premières: pétrole, bois, manganèse, uranium, relève un observateur étranger.
Privé d'un vrai secteur agro-alimentaire et d'industries de transformation, le Gabon dépend presque totalement de
l'importation pour sa nourriture, ses biens de consommation et d'équipement.
Au bord des routes, les bananiers poussent librement à la faveur du climat équatorial. Mais dans les échoppes de Libreville,
les bananes sont plus souvent camerounaises que locales, les tomates sud-africaines ou les pommes de terre françaises.
Le classement d'EIU, destiné à évaluer le coût de la vie pour un ménage d'expatriés, mérite pourtant d'être nuancé. En effet,
il n'inclut pas dans ses calculs certains produits les plus courants du panier de la ménagère gabonaise.
S'il relève des prix très élevés pour les produits laitiers, le poisson, vendu en moyenne 1.500 FCFA (15 FF) le kilo, et
présent sur tous les marchés de Libreville, ne figure pas dans sa palette de prix, pas plus que le manioc ou certains légumes
locaux plus abordables.
Le coût de la vie n'en grève pas moins lourdement le pouvoir d'achat des Librevillois, dans un pays durement touché par la
baisse chronique de sa production de pétrole, où le salaire minimum plafonne à 60.000 FCFA (600 FF).
Façades d'immeubles décrépries, rues crevées de profonds nids de poule jamais rebouchés, jonchées de tas d'ordures
rarement enlevés: à Libreville, la crise économique est un phénomène visible.
Dans certains quartiers résidentiels, de futures villas hollywoodiennes ont été abandonnées en chantier aux herbes folles,
faute de crédits.
En décembre, le chef de l'Etat gabonais Omar Bongo a retiré sous la pression populaire le projet gouvernemental de
réduction de 20% la masse salariale des fonctionnaires, rappelle-t-on.
"20% du salaire, analyse une librevilloise, c'est ce qui reste à beaucoup d'entre eux une fois qu'ils ont payé leur loyer et
leurs nombreux crédits, celui du 4X4 en tête".
"Les 2/3 des Gabonais ne vivent pas dans l'opulence. Aussi le gouvernement doit-il tout faire pour intensifier ses efforts
pour améliorer les conditions de vie de la population", reconnaissait le quotidien pro-gouvernemental L'Union en publiant ce
classement la semaine dernière.