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Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau
YaYa
Membre doyen
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20-sept-99, 13h37 (Heure de: New Jersey) |
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"Les OBAMBA et BONGO"
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Des années durant, le pouvoir de Bongo s'est appuyé sur les Obamba comme bras intellectuel. Ainsi, ces derniers occupèrent plusieurs postes stratégiques dans les entreprises publiques et privées, et dans les rouages politiques. Les Batékés veillant sur le coté sécuritaire du pouvoir. L'avénement de la démocratie et les différents soubresauts qui s'en sont suivis ont vu les Obamba vouloir s'affirmer autrement que par le simple soutien au président Bongo. Ils se sont mis ainsi à animer la vision politique altogovéenne d'opposition, il faut le reconnaitre, avec véhémence et conviction, eu égard au contexte de l'époque. Dès lors, cette communauté ethnique tranquille et dynamique est devenue la bête noire du système. Par un processus bien orchestré, tout lui fut nié. C'est ainsi que sous pretexte de collusion avec l'opposition, un de ses cadres les plus en vue, l'ex ministre des finances, autour duquel le nom commençait à sortir pour une éventuelle succession au président, fit l'objet d'une tentative d'assassinat commanditée par le clan familial du chef de l'Etat. Au sortir de cet événement, malgré un passage de "Coffre fort" à la télévision pour un message "d'indéfectible attachement" au PR, la chasse aux sorcières fut lancée. Toute personne ne reniant pas son amitié ou ses liens de parentés avec JPL était soupçonnée d'être contre OB. Ce fut la saigné, malgré une bonne tenu e de leurs fonctions, au même titre que les autres gabonais, les cadres Obamba étaient désormais des parias. Un temps, les différents postes stratégiques dans le G2 étaient tous déténus par les Téké (Gouvernorat, Prefectures de Franceville et Moanda, Mairie de Franceville, DG Comilog, Sosuho, ....) Il faut savoir que dans le Haut-Ogooué, les Obamba sont un peuple tampon qui a réussit à s'essemer sur toute la province et installer les rélations de bon voisinage avec toutes les autres ethnies de la province. Les différentes familles Obamba se tiennent par diverses affiliations. En un mot, leur unique souche en fait une population unique dont les disparités ne se justifient qu'à cause de la distance entre les différents villages. Le Njobi, rites des peuples du Sud-Est est Obamba, c'est le seul rite traditionnel altogovéen reconnu, aujouirdhui en extinction à cause du mélange de genre avec la politique..., même si d'autres eus pu exister. Les liens de mariages avec les populations TéKé ont vu l'émergence d'une langue Obambatéké, plus Obamba que Téké, parlée notamment à Akiéni, Obouo, Ngouoni. Les habitants de ces villages sont en fait des Obamba et ne se disent Téké que parce que le pouvoir se définit ainsi. Il en va ainsi des personnalités telles ASSELE, PATIENCE, NGARI (ne le voir que par son entourage), ... Les Batékés (les vrais) se retrouvent du côté de Bongoville, Léconi. Il suffit de voir socialement qu'il n'existe que peu ou pas de collusion entre les populations d'Akiéni-Ngouoni et celles de Bongoville-Léconi. Bref, ce rappel, pour éclairer une subtilité provinciale, nous ramène à l'inquiétude du pouvoir "Batéké" (à prendre désormais avec précaution vu ce dit ci dessus), de voir les Obambas destabiliser le pouvoir d'Omar afin de confirmer leur hégémonie provinciale et l'étendre au plan national, a entrainé la mise au placard ou en veilleuse de certains de ses cadres et l'arrêt de l'émergence dans le système, de ses jeunes technocrates, alors qu'apparaissaient une affirmation de jeunes TéKé, Fang, Miéné, Nzébi, ... dans la gestion publique et sociale. Mais, le cla familial de OB, instigateur de ces coups était sans ignorer la complication du problème. Le président est né d'un père Obamba, mais il a grandit dans sa famille maternelle Téké. Il s'exprime en Obamba et ses frères (de sang) de même. Il était impossible d'écarter un atout familial et politique qui lui aurait fait défaut le moment venu. Ainsi, quelques personnalités furent conservées à ses côtés, mais placé sous haute surveillance. Pour faire face à la mise en rancard de cet appui au système, OB sort alors ce que Mba Abessole à nommé: "la carte NDZEBI"! Avec l'arrivée de Pascal LISSOUBA au pouvoir et l'affirmation des velléités autonomistes 'obambaïstes' (affirmation de sa liberté d'opinion et de décision) des Nzébi du gabon, voyant en Lissouba ce que les Batékés du Congo voient en OB, un leader pour la tribu, le président s'est retrouvé devant une autre difficulté, satisfaire à des attentes imprévues d'un peuple immense jusque là silencieux. Ainsi, le PR se retrouve avec d'un côté les Obambas qui l'enquiquinent toujours par leur forte présence sociologique et leur psychologie indépendante, les Nzébis à qui on a révélé une existence considérable en terme démographique et social, et les Batékés qui tirent les cartes dans un environnement dans lequel ils ont du mal à s'affirmer clairement. Résultat, OB pour éviter que le puzzle ne s'éparpille se voit contraint logiquement de réactiver la seule carte qu'il peut réellement contrôler, parce que c'est aussi la sienne, c'est à dire "la carte Obamba", à contre coeur des deux autres clans de sa province qui croyaient leur tour arrivé pour jouer un rôle majeur auprès du président. En conclusion, je fais ici un pronostique, que autour de OB va se reconstituer un noyeau de soutien Obamba aussi fort qu'il l'a été avant 1990. Avec comme concessions, permettre à ces troublions de jouir de leur liberté d'opinions et la réintégration des martyrs de l'ethnie (ONGOUNDOU Lounda du journal la griffe (qui manque à tant de gabonais), JP LEMBOUMBA (le seul à pouvoir faire l'unanimité au G2) qui malgré l'allusion hilare à son fameux "coffre fort", est une personnalité respectée dans notre pays). NB: Texte à lire sans à priori. TCHAOO!! |
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Le Prophète
Membre doyen
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14-fév-00, 06h03 (Heure de: New Jersey) |
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5. "Une question de temps"
En réponse au message #0
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YaYa pourrait avoir eu une bonne intuition. Surtout qu'à la lecture de ce texte, les choses se précises davantage. Non? ------------------------------- "La Lettre du Continent LES AFRIQUES PAYS PAR PAYS; GABON; N. 346 Mauvaise ambiance Malgre les mises en garde proferees en janvier par le chef de l'Etat lui-meme, le Libreville politique vit au ralenti, et donne l'impression d'etre a l'aube d'un grand evenement... Le premier ministre Jean-Francois Ntoutoume Emane n'a pas l'intention de demissionner malgre la passe d'armes qu'il a eue le mois dernier avec le president Bongo (LC N.345). De meme, le ministre de l'Economie et des Finances Emile Doumba, qui n'a jamais pu mettre en route un veritable plan d'assainissement. Il voit sa marge de man£uvre se retrecir de jour en jour en etant marque a la culotte par deux ministres delegues: Jean Francois Ndoungou (charge de la Privatisation), un Eschira proche de l'ancien ministre de l'Economie Marcel Doupamby-Matoka, et Yolande Assele Ebinda (Budget), qui est la fille de l'ancien ministre Boniface Assele. " |
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Nicolas Amvame
Membre doyen
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16-déc-99, 12h37 (Heure de: New Jersey) |
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4. "Affirmations..."
En réponse au message #0
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Salut cher ami Yaya, Je tiens juste à relativiser certains de tes propos. Tu nous parles d'une affirmation des Tékés, fang, miénés, nzébi, qui s'effectuerait au dépend des obanbas. Je dirais que tu prends les choses en sens inverse. Je veux dire qu'avant Omar Bongo, c'est à dire sous Léon M'ba, de nombreux postes administratifs étaient au mains de personalités, fang, miénés, nzébis, et autre, tel Jean Hilare Obame, Ngounjou (désolé pour l'orthographe), Yembi, Amiar,Bouma etc... Le régime Bongoiste, peut être à cause de la faiblesse du nombre de tékés, a tout de même un peu favorisé plutôt une "affirmation" Altogouvéenne (OBANBA y compris), qu'une affrimation fang, miéné, punu ou autre... Si actuellement, pour les postes les plus importants, il s'en réferre exclusivement aux tékés, c'est parce qu'il n'a confiance qu'en son cercle familial (ou presque). Je pense peut être que les liens entre O.B et Quelques personnalité Obamba ont pu s'éfriper. Mais on ne peut pas dire que cela est permis une affirmation fang, miénés, ndzébis, ou autre, car les dignitaires issus de ces divers ethnies ne servent ( à quelques exceptions près), qu'à faire des campagnes politiques et assurer la géopopolitiques, comme ils l'ont toujours fait pour le régime... Si l'affirmation ,il y a , elle n'est que le fruit des évolutions sociologiques... Je ne pense pas que l'on puisse parler d'une récente émancipation récente des non-altogovéens... Mais je reconnais qu'il est possible qu'il est un certain fossé qui se creuse entre les Obambas et le régime, ce qui ne fût pas le cas dans le passé...
Fraternellement N.Amvame Ps : je trouve dommage que la gestion du Gabon se limitte à répartition sociologique des tâches. Je tiens à dire que le Gabon englobe pour moi tous les gabonais, n'allez donc pas vous imaginer que le fait de parler de cette répartition sociologique des tâches revient à être tribaliste, car ce serait faux.
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Adrien Nguema
Membre doyen
Auteur de: 105 messages sur ce forum, Evaluez ce membre |
15-déc-99, 15h49 (Heure de: New Jersey) |
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2. "Les considérations sociologiques devraient rester…sociologiques"
En réponse au message #0
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Le message ci-haut nous brosse un portrait sociologique des rapports entre les différentes composantes du pouvoir central Bongoïste. Le problème est que notre pays souffre justement d'avoir, jusqu'à présent, accordé trop d'importance aux relations sociologiques au détriment du développement humain de l'ensemble des Gabonais. La grande différence entre la Côte-d'Ivoire et le Gabon se situe à ce niveau. Les Ivoiriens de tous les coins du pays reconnaissent de façon franche les qualités et défauts d'Ouphouet, sans à priori ethniques. Au Gabon, seuls les gens que Bongo aide directement ou par personne interposée ont une expérience qu'ils jugent positive sous ce régime. Les autres Gabonais mènent des vies de laisser-pour-compte en marge du pouvoir et de son gouvernement. La centralisation du pouvoir autour de groupes d'influences ethniques créee un sentiment de colère et d'aliénation dans le reste de la population qui est catastrophique. Aussi, le pouvoir en place n'a plus les moyens d'entretenir le clientélisme de jadis. Plus tôt le pouvoir se demarquera de ces différents groupes d'influences, mieux sera pour enfin commencer à appliquer les réformes économiques dont le pays a grand besoin s'il doit y avoir un jour relance économique. Les differents Lobbys Teke, Punu, Nzebi, Fang etc…ne nous mènerons pas très loin. Il nous faut travailler désormais loin des considérations ethniques. La direction d'un pays (de surcroit Africain) ne devrait jamais se faire sur des bases ethniques. Mêmes les blancs d'Afrique du Sud et leurs valets noirs locaux ont fini par s'en rendre compte.
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