Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: "Un autre exemple de liberte de presse version "bongoiste"."     Précédente | Suivante
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Conférences L'arbre à palabres politiques Discussion 270
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Newsman
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01-juin-00, 17h40  (Heure de: New Jersey)
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"Un autre exemple de liberte de presse version "bongoiste"."
 
   Le 31 Mai 2000

Gabon: journalistes du "Misamu" accuses de diffamation Le journal avait remporte le prix "Presse et Democratie" a Geneve

SOURCE: ATS; AFP

Trois journalistes bi-mensuel gabonais "Misamu" ont ete accuses de diffamation. Ce journal avait remporte debut avril a Geneve le prix "Presse et Democratie".

Le directeur de publication, l'abbe Noel Ngwa Nguema, et deux redacteurs de "Misamu" ont ete cites en correctionnelle par un haut fonctionnaire Gabonais. Ils sont accuses de diffamation, a la suite d'un article denoncant des surfacturations et des detournements de fonds dans un programme d'amenagement du reseau routier.

"Misamu" a ete fonde en 1990. Il a recu le prix Presse et Democratie dans le cadre du festival medias Nord-Sud de Geneve, pour son "ton libre et critique, son regard ouvert sans complaisance dans un contexte difficile".


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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
Un autre exemple de liberte de presse version "bongoiste". Newsman 01-juin-00 0
  RE: Un autre exemple de liberte de presse version Le libéral 02-juin-00 1
     RE: Un autre exemple de liberte de presse version Humble visiteur 03-juin-00 2
  Délit de presse Le libéral 05-juin-00 3
     RE: Délit de presse Newsman 05-juin-00 4
     j'oubliais Newsman 05-juin-00 5

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Le libéral
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02-juin-00, 06h02  (Heure de: New Jersey)
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1. "RE: Un autre exemple de liberte de presse version "
En réponse au message #0
 
   Même en France on poursuit les journaux.
C'est la manifestation d'un acquis démocratique.

Je trouve que c'est une bonne chose que chaque citoyen fasse valoir ses droits.

Maintenant si celui-ci est commandité par Bongo, c'est une autre chose.

Je suis l'un des premiers à regretter la censure de la griffe, mais ce n'est pas pour autant que les journaux doivent raconter n'importe quoi.

Dans ce cas d'espèce, il faut laisser la justice faire son travail et on appréciera au verdict, au lieu de crier au feu à la vue d'une boite d'allumette.


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Humble visiteur
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03-juin-00, 20h56  (Heure de: New Jersey)
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2. "RE: Un autre exemple de liberte de presse version "
En réponse au message #1
 
   Il est vrai que les journalistes doivent etre responsables et n'ecrire que ce qui est verifiable. Cependant, au Gabon, le pouvoir utilise le systeme judiciaire en guise d'intimidation sachant qu'aucun tribunal ne s'hasarderait a prononcer un verdict contre lui. C'est dans ce contexte que les journaux Gabonais baignent. Des qu'il revelent quelque chose de sensible, le pouvoir leur donne un coup de massue juridique sur la tete. En exemples: Radio Liberte finira a la dynamite, Le Bucheron, La griffe et beaucoup d'autres veront leurs locaux et journalistes pris d'assaut. S'il y a diffamation, les tribunaux devraient trancher sans que personne ne se sentent menace par les barbouzes du pouvoir. Les deux journalistes de la griffe n'ont eu de salut que grace a leur passage a l'etranger dans la clandestinite. Votre argument oublie le manque d'impartialite de la justice Gabonaise face au pouvoir.


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Le libéral
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05-juin-00, 06h00  (Heure de: New Jersey)
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3. "Délit de presse"
En réponse au message #0
 
   Quelques extraits sur la liberté de la presse au GABON.

En rappelant que les journalistes altogovéens (Obamba) sont jusqu'ici les plus martyrisés. Mais bon, comme ils ne sont pas en majorité fangs, ça ne nous concerne pas (!)

LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS SALUENT LE GESTE DU CHEF DE L'ETAT

A l'unanimité, les personnes interrogées louent la mesure prise par Omar Bongo. Toutefois, elles souhaitent voir la directrice de publication de "La Cigale enchantée, Dorothée Ngouoni, toujours sous le coup d'une condamnation, bénéficier de la même magnanimité.

Mba Assoume (rédacteur en chef, "L'Union") : «Pour qui est attaché à la liberté de la presse, au pluralisme et la diversité des opinions, ainsi qu’au foisonnement et la diversité des opinions, cette grâce dont bénéficient les responsables d’une de nos publications les plus emblématiques est évidemment une bonne nouvelle. Notre démocratie ne pouvait de toute façon s'honorer de jeter ses journalistes en prison, prison à laquelle Michel et Raphaël n'ont échappé qu'en choisissant le chemin de l'exil. Il faut donc remercier vivement le président de la République pour cette heureuse mesure et dire notre gratitude à tous ceux qui y ont oeuvré. Je pense notamment au tout jeune " Club de la presse " qui avait solennellement interpellé le président du CNC à cet effet le 3 mai dernier à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de presse" et Pierre Marie Dong pour avoir relayé, semble-t-il avec efficacité, cet appel».

Francis Sala N'Gouah-Beaud (directeur général adjoint de "TV+") : «je crois qu'on attendait tous ce dénouement. Et le fait que le président de la République se soit prononcé de cette manière est suffisamment révélateur de l'intérêt que les pouvoirs publics et le chef de l'État, au premier rang, accordent à la presse, à l'évolution de celle-ci, la liberté d'expression et au rôle qu'elle se doit de jouer dans le débat démocratique actuel. Il s'est passé des choses malencontreuses, la justice en a été saisie. Ces confrères avaient été condamnés. Aujourd'hui, ils retrouvent la possibilité de continuer à exercer en toute légalité, et puis surtout de revenir dans leur pays pour travailler. Je crois que cela devrait les interpeller tous, et nous amener à comprendre que nous avons intérêt à être davantage plus responsables, dans l'approche du métier que nous nous devons d'observer, au sein de notre société. C'est une chose intéressante pour l'avenir de la presse, le devenir de la profession, pour la démocratie et pour la liberté d'expression.

Patrick Bivoula, journaliste, secrétaire de rédaction de "Le Temps" : «Je crois que le 3 mai dernier, à l'inauguration de la Maison de la presse, le président du Club de la presse, Moïse Mikéni-Dienguesse, avait formulé, entre autres doléances, là libération de nos deux confrères qui ont été sanctionnés à la suite de ce qu'on connaît. Maintenant que le chef de l'État a réagi favorablement par rapport à cette requête, le puis dire que c'est une bonne chose pour l'ensemble de la profession. Comme tous mes confrères, j'applaudis cette décision des deux mains.

Pour autant, il serait souhaitable que sous la férule du chef de l'État, l'Exécutif dans son ensemble aille plus loin. Car, il y a des problèmes qui se posent à la presse privée et même à tous les médias. Comme le soulignait l'abbé Noël Ngwa- Nguéma au cours de la cérémonie de présentations du "Prix presse et démocratie", nous voudrions que les pouvoirs publics accordent les moyens nécessaires à la presse, ne fût-ce que sur le plan juridique et institutionnel afin que nous puissions fonctionner normalement.

En réalité, nous sommes confrontés à une difficulté d'accès à l'information. Et, si nos confrères ont été condamnés, c'est justement parce qu'ils n'ont pas pu accéder à la bonne information. Quand nous avions cogné à la porte de la direction générale d'Air Gabon, les portes sont restées closes.

Donc je crois que quand les responsables, à tous les niveaux, comprendront que les journalistes sont là aussi pour faire leur métier, nous auront le moins de procès possible à ce moment-là".

Jean-Yves Ntoutoume, directeur de la publication de "Le Temps" : "C'est une bonne chose que d'avoir permis à nos deux collègues de recouvrer leur liberté. Mais on a envie de demander un peu plus. Il faut que les peines d'emprisonnement prononcées à l'encontre des deux journalistes prennent fin. Il faut faire en sorte que cette grâce du chef de l'Etat puisse annuler cette peine-là. Je pense que ce serait l'idéal.

Parce que je crois que la grâce ce n'est pas l'amnistie. Quand il y a grâce, je crois que la condamnation a été reconnue. Donc c'est des gens qui sont quelque part condamnés. Or, quand il y a amnistie, ça veut dire qu'on efface toute la condamnation".

Théophile Dzime Ekang, directeur adjoint des actualités télévisées (RTG1). : "Je voudrais d'abord à la suite de cet acte du chef de l'Etat exprimer, en tant que communicateur, toute ma gratitude au président de la République. Mais ce qui serait souhaitable par rapport à cette mesure c'est que le chef de l'Etat l'étende. Parce qu'au-delà des deux bénéficiaires de cette mesure, il y a d'autres communicateurs frappés aujourd'hui, on le sait-le cas de Dorothée Ngouoni de "L! Cigale enchantée"- qui sont encore sous le coup d'une condamnation. Il serait souhaitable donc que le chef de l'Etat étende cette mesure à l'ensemble des communicateurs condamnés. Mais qu'à cela ne tienne, le geste du président Bongo prouve suffisamment que le Gabon est d'abord un Etat de droit. Et la grandeur d'esprit, la magnanimité du président Omar Bongo font en sorte qu'on se dise finalement que le paysage médiatique gabonais évolue assez sereinement, loin de ce que certains de nos confrères vivent dans des pays que je ne saurais citer ici".

Konaté Nkombé, directeur de la rédaction de "Le Scribouillard" : "Ce sont des confrères et je suis content pour eux. Pour ce qui concerne le monde de la presse au Gabon, je vois là qu'on commence à prendre les gens au sérieux. J'espère seulement que cela va continuer ainsi. Vous savez, dans un pays sérieux, lorsque des voix s'élèvent pour réclamer justice, il est tout à fait normal qu'il y ait des réactions positives de l'instance interpellée".

Germain Lendoye, secrétaire principal de rédaction de "Le Scribouillard" : "Je ne peux que féliciter le chef de l'Etat pour cette initiative. Mais je regrette toutefois qu'il persiste une situation de deux poids deux mesures. Car, la directrice de publication de la "Cigale enchantée", Dorothée Ngouoni, n'a pas été élargie alors que son journal appartient à la même maison éditrice que "La Griffe".

Je reste convaincu que cette grâce présidentielle répond au souci qui anime désormais le chef de l'Etat et son entourage qui ont compris la place qui revient à la presse satirique. Une presse qui ne compte pas que des "fauteur de troubles" et des "bandits de grand chemin". Mon vœu est de voir cet élan se poursuivre et chacun doit faire son travail là où il est. Seul petit regret, "Misamu" est cité en correctionnel le 20 juin prochain"

Source : Journal l'Union du 30/05/2000

MÉDIAS/COMMUNICATION

Grâce présidentielle en faveur de deux journalistes de "La Griffe"

"Il faut qu'on donne une chance supplémentaire à la presse"

Tel est le vœu exprimé par M. Pierre-Marie Dong, à la suite de la mesure de grâce en faveur de Raphaël Ntoutoume Nkoghe et Michel Ongoundou Loundah, condamnés le 12 août 1998.

Dans une déclaration faite à la presse nationale hier en milieu d'après-midi, le président du Conseil national de la communication (CNC), Pierre- Marie Dong, réagissant au geste du chef de l'Etat, a qualifié de salutaire la décision prise par le président de la République, Omar Bongo, qui a accordé sa grâce à deux journalistes de l'hebdomadaire satirique "La Griffe": Raphaël Ntoutoume NKoghe dit Pulchérie Beaumiel, et Michel Ongoundou Loundah, respectivement journaliste et directeur de publication condamnés lé 12 août 1998 à huit mais d'emprisonnement chacun, pour diffamation à l'égard de la Compagnie Air Gabon et de son directeur général.

Le président du CNC a déploré le fait que depuis deux ans, les lecteurs de "La Griffe" ont été privés d'un organe de presse qui a contribué à nourrir le débat démocratique dans notre pays.

M. Pierre-Marie Dong a également relevé dans son propos le combat que mène le CNC contre la peine d'emprisonnement à l'encontre des journalistes pour des délits de presse. «Malgré cette position de principe, le CNC a voulu jusqu'ici, respecter l'indépendance du pouvoir judiciaire, en évitant toute forme d'immixtion ou d'interférence dans les décisions de justice», a-t-il cependant précisé.

Avant de préciser que l'institution qu'il dirige n'est jamais restée insensible aux appels pressants venant de la corporation, relatifs à un recours à là grâce présidentielle en faveur des journalistes concernés. Notamment celui du président du Club de la presse que dirige Moïse Mikeni-Dienguesse, le 3 mai dernier lors de la journée internationale de la liberté de la presse.

«Des initiatives ont été prises par le CNC pour solliciter la magnanimité du chef de l'État afin qu'il use du pouvoir discrétionnaire dont il dispose en la matière. Le Conseil a réitéré, le 4 mai 2000, la demande des mesures exceptionnelles de réhabilitation de l'ensemble des journalistes condamnés, aussi bien de "La Griffe" que de "La Cigale enchantée», a affirmé le président du CNC.

Pour Pierre-Marie Dong, la mesure de grâce d'aujourd'hui atteste du souci permanent de la première institution de la République, de rechercher la cohésion sociale et surtout de donner une chance supplémentaire à la presse, pour s'auto discipliner, en tirant les leçons du passé.

Le président du CNC a tenu à remercier le chef de l'État pour cet "acte majeur" qu'il vient de prendre, et qui selon lui vient une fois de plus rassurer l'opinion publique nationale et internationale sur sa volonté de faire du Gabon un Pays réellement démocratique.

Pour conclure, M. Dong, a Souhaité que le cas de Dorothée Ngouoni, directeur de la publication de la "La Cigale enchantée" soit aussi examiné favorablement dans les prochains jours.

Source : Journal l'Union du 30/05/2000



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Newsman
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05-juin-00, 22h50  (Heure de: New Jersey)
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4. "RE: Délit de presse"
En réponse au message #3
 
   Merci l'ami pour ces articles fort instructifs. Je tiens a te signaler tout de meme que j'ai souvent publie des articles contenant des nouvelles sur l'oppression des journalistes de tout bord (ethnique). Les deux journalistes de la Griffe qui avaient ete serieusement menaces etaient je crois Obamba et Fang respectivement. J'ai aussi diffuse sur ce site des articles examinant les dangers que Bongo faisait courir au populations du Sud du Gabon en allant se meler de l'imbroglio Congolais. Nous savons tous que nos populations du Sud continuent de vivre dans une insecurite sans precedent a cause du mouvement de populations et milices Congolaises des deux cotes de la frontiere. Pour finir cher ami, il n'y a pas de probleme ethnique profond au Gabon. Les Gabonais (vous et moi) sont des gens en general raisonnables qui ne veulent qu'une chose: etre gouverne d'une maniere qui aille dans le sens du progres et de la consolidation de la nation et non a son eclatement.

Salut

Encore merci


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Newsman
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05-juin-00, 23h04  (Heure de: New Jersey)
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5. "j'oubliais"
En réponse au message #3
 
   Vous remarquerez que la mesure de grace est presidentielle et non juridique. Mr Bongo se positionne donc comme le ying et yang du Gabon. Il est capable de vous faire emprisonner ou liberer a souhait. On est loin de l'etat de droit. Ou est le systeme judiciaire dans tout ca? La justice devrait etre la voie a suivre pour ce genre de choses.


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