L?OPPOSITION GABONAISE EST-ELLE DEVENUE AMNESIQUE ?Retour en arrière. L?avènement du multipartisme, en
1990, avait suscité beaucoup d?espoir et de changement
pour le peuple Gabonais. La prolifération des partis
politiques témoigne cette période de la conférence
nationale. « Certains fils du pays » se sont faits
remarquer, attirant une certaine sympathie de la
population.
Pour le peuple, le PDG est un géant aux pieds
d?argile. C?est la traversée du désert de ce parti.
Certains caciques changèrent de veste au nom de la
démocratie.
Un pays comme le Gabon ou règne la corruption , les
détournements, l?injustice, l?impunité bénis par
Bongo. Sera t? il facile de changer des vieilles
habitudes de ce dernier ?
Le tristement célèbre Zeus du PDG adopta une nouvelle
stratégie, nommant l?incontournable Mboumbou Miyakou
Antoine, ministre d?Etat en charge de l?intérieur et
ses intimes à la cour constitutionnelle.
Ainsi Zeus peut manipuler le fichier électoral, créer
les conditions de la non-transparence des élections.
Rappelons nous des « Accords de Paris » ! ce dialogue
inter Gabonais a été créé de toute pièce pour mieux
contrôler l?opposition Gabonaise.
En effet, durant une décennie, les faits sont réels et
répétitifs : « manipulation des données électorales,
violation grave de la loi, Révision de la constitution
selon les humeurs, achat de conscience ou prostitution
politique? »
Tous ces actes sont décriés par le BDP.
Nous le savons tous, tant que l?opposition cohabite
avec le gourou du PDG rien ne changera.
Par ailleurs le BDP GABON NOUVEAU à invité
l?opposition Gabonaise au congrès en tirant la
sonnette d?alarme sur les méthodes peu orthodoxes,
pensées et mise par Bongo et sa bande. Le BDP a fait
maintes propositions pour sortir le Gabon du coma.
Mais l?opposition Gabonaise est restée muette. Cette
dernière a accepté la ? manne Bongolienne ? pour le
financement des partis pour la campagne.
Comment pourrons nous juger cette attitude de
l?opposition ? Peut-on oublier facilement le passé ?
Ironie du sort ! l?opposition Gabonaise brandit la
menace du boycott. Elle dénonce la mauvaise qualité
des listes électorale abusivement gonflées, elle
refuse de cautionner la fraude en accusant le Ministre
de l?Intérieur.
Sur ces entre faites, les Partis de l?Opposition ont
décidé de saisir la Cour Constitutionnelle.
L?opposition politique est-elle revenue à la raison ?
Wait and see !
SUSPICION AU SEIN DE LA PRESSE D?ETAT CONTROLEE PAR LE
PDG
Les gouvernants africains ont coutume de museler la
presse notamment le gouvernement gabonais. Ils nomment
« à la direction de la presse d?état les hommes qui
les arrangent » pour mieux contrôler et soigner leur
image médiatique.
Par contre, en démocratie, politique, morale, justice,
relèvent sciemment de domaines séparés ce qui en
principe tout au moins évite toute ingérence de l?une
dans le champ d?action des autres.
La loi mais plus encore la déontologie du journalisme
interdisent d?autre part de revenir sur la chose
jugée. Il ne s?agit donc ici de s?autoriser une
transgression quelconque mais d?élever le débat au
plan ? géopolitique ?. ?Les hommes naissent libres et
égaux en droit ? sera le leitmotiv de cet article.
Dans la logique, un adage dit : « à beau chasser le
naturel, il finit par revenir au galop ».
Les hommes nommés à la presse d?Etat (quotidien
gabonais) sont d?abord des journalistes de formation.
Ils ont respecté à la lettre les ordres de Bongo pour
façonner son personnage.
Revenant à la raison et lassent de dire des mensonges
pour satisfaire un quelconque personnage, ils ont
enfin décidé de dire la vérité en prenant leur
ancienne plume.
Selon le PDG, les journalistes de l?Union ont osé
dénoncer, critiquer les méthodes douteuses du PDG
notamment Mboumbou Miyakou Antoine dans l?Union N°7754
du 12 / 11 / 2001.
Le PDG notamment son gourou a mal apprécié les titres
de l?Union intitulés sur quelques pages :
? Mbombou Miyakou met à mal le processus électoral ?.
? le Ministre de l?Intérieur pris en flagrant délit de
fraude électorale ? ? (page 2 et 3 ).
Le 14 / 11 / 2001, Le directeur de l?Union à été
remercié en remplacement du nouveau directeur Vincent
Mavoungou. Et pourtant, Ngoyo Moussavou a bien servi
son maître Bongo.
Voilà le bel exemple de démocratie appliquée selon le
tout puissant Omar.
Quoi qu?il en soit, le passé finira par le ratrapper ?
A bon entendeur salut !