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ONDO NDONG
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30-jan-02, 09h37  (Heure de: New Jersey)
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"Omar Bongo propose à l'opposition gabonaise la"
 
  


• LE MONDE | 19.01.02 | 15h52
Stephen Smith

Omar Bongo propose à l'opposition gabonaise la "gestion
collective de l'Etat"


Seul le Père Mba Abessole, opposant historique devenu maire de Libreville, est prêt à entrer dans un "gouvernement d'ouverture".

AU GABON, la pétro-dynastie d'Afrique centrale qu'il préside depuis trente-quatre ans, Omar Bongo tente une nouvelle variante : après le régime à parti unique qui excluait l'opposition alors dite "radicale", après le retour au multipartisme en 1990, puis une décennie de jeu démocratique - souvent faussé - qui a décrédibilisé l'ensemble de la classe politique, il va former un "gouvernement d'ouverture".

Le chef de l'Etat veut réunir les "forces vives de la nation" -partis, syndicats, Eglises, société civile... - pour une "refondation" de la vie politique gabonaise et faire monter ses opposants dans la barque gouvernementale. Laquelle tangue dangereusement, 60 % du million d'habitants que compte le pays pétrolier vivant au-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 1 dollar par jour. En l'absence de nouvelles découvertes, le robinet d'or noir cessera de couler à flots dans cinq ou six ans.

"Le Gabon ne doit pas être l'Argentine", a déclaré Omar Bongo, en guise de vœux pour la nouvelle année. Le chef de l'Etat, qui, en 2001, a passé son temps à racheter les mécontentements, craint une explosion sociale. Il ne veut plus entretenir une opposition fortement divisée, qui s'est fait laminer aux législatives de décembre, le parti présidentiel ayant raflé 86 des 120 sièges à l'Assemblée nationale.

Or, à la veille de chaque scrutin, les chefs de la quarantaine de partis existants (souvent seulement sur le récépissé de leur enregistrement) viennent toucher le "franc électoral", l'aide d'Etat très conséquente, plus de 750 000 euros, pour les formations représentées au Parlement. Avant la budgétisation de ces subsides, ils accouraient même à la présidence pour y prendre leur enveloppe, et la clé d'un 4 - 4 rutilant,"pour la campagne". Sitôt refaits et véhiculés, nombre d'entre eux prônaient l'abstention...

Par temps de crise financière, Omar Bongo veut limiter le nombre des partis "alimentaires". L'économie accuse un taux de croissance négatif (- 2,9 % en 2000) et la déplétion des puits de pétrole fait chuter la
production (- 10 % depuis deux ans). "Sur les quatorze derniers forages, treize ont été secs", indique, contrit, un proche du président, seul Shell ayant récemment trouvé du brut au Gabon. Avec 330 900 barils par jour, le Gabon sera bientôt détrôné par le Congo voisin comme troisième producteur d'Afrique subsaharienne, après le Nigeria et l'Angola. Le 4 janvier, Omar Bongo a donc appelé à une "gestion collective de l'Etat". Mais seul son opposant "historique", le Père Paul Mba Abessole, exilé en France de 1976 à 1989, est prêt à s'embarquer avec lui.

Maire de la capitale depuis cinq ans, converti à ce qu'il appelle la "démocratie conviviale", le "Père-maire", comme on le surnomme à Libreville, va entrer au gouvernement. "Nous ne courons pas à la soupe, nous voulons rendre service à notre pays", a-t-il expliqué.

Aucun autre poids lourd de l'opposition ne veut être ministre d'Omar Bongo. Ni Pierre Mamboundou, de l'Union du peuple du Gabon (UPG), ni Pierre-Louis Agondjo, du Parti gabonais du progrès (PGP), le
député, maire de Port-Gentil, la seconde ville du pays. Motivant son refus, Me Agondjo a rappelé "le sacro-saint principe selon lequel "la majorité gouverne et l'opposition s'oppose"". Lequel principe réduit à de modestes proportions le projet du chef de l'Etat, dont un proche affirme qu'il comptait provoquer un "séisme" dans le paysage politique local...

De passage à Paris, la fille et directrice de cabinet du président, Pascaline Bongo, plaide pour un "gouvernement d'ouverture". Lors des dernières élections, le taux d'abstention dans les grandes villes a
frôlé les 80 %, "il y a des mendiants partout" et l'or noir se fait rare, même pour les happy few qui en profitent. L'accord avec le FMI, conclu en octobre 2000, vient à échéance en mars, et les objectifs fixés sont loin d'avoir été tous atteints, à commencer par une loi anticorruption qui, sous sa forme actuelle, ne satisfait pas le Fonds. "Il faut aussi alléger le service de la dette, nous remboursons trop actuellement", estime Pascaline Bongo. Pour négocier avec la communauté financière internationale et calmer le front social, il eût été utile que les ténors de la vie politique s'alignent derrière son père-président, élu jusqu'en 2005. Pascaline Bongo s'attend à ce qu'une poignée d'opposants, "plus des membres de la société civile",
entrent au gouvernement, qui compte actuellement trente-deux portefeuilles.

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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
Omar Bongo propose à l'opposition gabonaise la ONDO NDONG 30-jan-02 0
  RE: Omar Bongo propose à l'opposition gabonaise la Dibouba 06-fév-02 1

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Dibouba
Membre depuis 6-fév-02
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06-fév-02, 08h26  (Heure de: New Jersey)
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1. "RE: Omar Bongo propose à l'opposition gabonaise la"
En réponse au message #0
 
   Que voulez-vous...la vie est faite ainsi. Quand je me rappelle que ma petite soeur et moi avions failli crever il ya + de 9ans pour un pourri comme mba abessolo, je me dit que la vie est injuste parfois et que l'on ne me le faira plus!
Ou est alors le bon sens?
Du coté de ce pourri? ou alors celui de bongo et sa clique de malfrats,incompetents,assoifés de chair humaine et de sang...?
peut etre celui de mamboundou et sa bande de trouillards!!!???
Moi je prefere le mien

Merci pour votre tribune A++++


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