Il y a une chose qui me chagrine, comme quoi, à regarder autour de nous, au Gabon, Libreville en particulier, il y a lieu de penser que ceux qui nous dirigent sont vraiment des clowns.Regardez la manière avec laquelle ils ont dynamité notre bonne vieille foire ! Elle n’était pas sophistiquée certes, mais suffisait amplement à nos besoins. Chacun pouvait y étaler, lorsque l’occasion se présentait, divers commerces. Il y avait des spectacles, des parcs de jeux pour les plus jeunes. Cela nous suffisait et ce n’était pas trop compliqué à entretenir.
Mais voilà, un jour, un gars revenu de je ne sais quelle mission a eu pour fantastique idée, de construire une marina, ré aménager tout le bord de mer. Projet titanesque pour un pays essoufflé financièrement. Dans son projet, il y aurait appartements, bureaux, commerces divers, port pour les bateaux de plaisance et j’en passe.
Il s’agit de trouver des partenaires financiers pour soutenir le projet. Après négociations, les sud-africains sont retenus. Le plan d’ensemble est étudié – OK ! Lancement des travaux, présentation de ce faramineux projet à la RTG 1, publicités… Démarrage des travaux, destruction complète de notre bonne vieille foire. Puis… plus rien !!! Mince alors !
Le Gabon ne respecte pas sa clause du contrat (comme d’habitude), projet trop ambitieux pour lui, trop ambitieux par rapport à son économie, les sud-af jettent l’éponge – Bon, dommage. Plus de foire, laissant par contre la place à un vaste terrain nu, que faire ? On va leur construire une espèce de poulailler re-stylé. Et ainsi est née la foire new version inspirée par la Très Haute Pensée de l’autre.
N’importe quoi !!! Franchement – Une marina !!! Pour qui ? Sûrement pas à la portée du petit gabonais. Qui aurait les moyens de louer un appart, mettre en place un petit commerce dans ce paradis ? Sûrement pas le petit gabonais. C’est un plan pour ces voleurs de l’Etat afin de prendre du bon temps, loger leurs nanas, aller à la pêche aux gros, confortablement installés dans leurs yachts. Comme le quartier de la Sablière. C’est pour « les riches », pas pour nous autres !
Libreville serait ainsi divisée. Un côté ultra bourgeois et de l’autre, les matitis…
C’est la bêtise même !!! Comme dans le passé, un certain Albert Bernard Bongo avait fait un songe. Il fallait qu’il y ait un chemin de fer avec des petits trains dessus… Génial !!! Mais comment allait-il s’y prendre - No money ? La banque mondiale et autres institutions financières ont rejeté son dossier. Comment ça ? Le GRAND ALBERT, LUI REFUSER SON REVE ! C’est impensable. Lui qui règne en maître sur son minuscule pays. JAMAIS !!! JE VEUX MON PETIT TRAIN…
Il lorgne du côté des pays islamiques, ces richissimes hommes d’affaires musulmans. Pourquoi pas ? Mais pour être écouté, soutenu, il est préférable d’être musulman, ainsi le message passera plus facilement pour les futures affaires. Et Hop, je me métamorphose en EL HADJ OMAR (sa clique de comiques ont également suivi le pas en abandonnant leurs propres valeurs afin de devenir musulmans parce que le boss est musulman. Ce ne sont pas des gens !). Et enfin, une issue et des appuis financiers sont accordés. LE PETIT TRAIN VA NAITRE.
Mais à quoi sert-il ? Avec pour parcours, Libreville pour finir sa course à Franceville. Chez lui, dans son fief, arriva ainsi LE PETIT TRAIN. Qui en profite ? Encore un projet fou, issu d’une idée folle, tout comme la marina. On aurait pu construire des routes dans tout le Gabon. On aurait pu bâtir le Gabon. Mais rien. Aujourd’hui, LE PETIT TRAIN N’AMUSE PLUS PERSONNE NI MÊME SON CREATEUR. L’argent est parti, la galère est là.
Quel Gâchis…
Youri Gabao,
Pour un Gabon meilleur...