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Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau
Adrien Nguema
Membre doyen
Auteur de: 105 messages sur ce forum, Evaluez ce membre |
23-juin-99, 17h12 (Heure de: New Jersey) |
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"Le G8 dit non à Bongo"
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Ceux qui voy!ient en Doumba une espèce de "Maradona" de la finance capable en deux temps trois mouvements de régler les problèmes d’ardoise fiscale du Gabon, ont reçu une douche froide de réalisme avec l’annonce cette semaine par le G8 de l’allègement de 70% de la dette des pays pauvres. Seulement, le Gabon ne bénéficiera pas de cette mesure car, les institutions internationales continuent de considérer le Gabon comme un pays riche malgré les lamentations de Bongo. Le temps presse pour le Gabon car les arriérés pour l’année fiscale en cours cumulent déjà à 700 milliards de CFA. Chaque minute qui passe est précieuse car les intérêts sur la dette des pays n’honorant pas leurs échéances sont astronomiques. Pourquoi sont les institutions financières si dures avec le Gabon? Parce que le Gabon n’a aucune raison d’être ruiné, et surtout parce que le régime refuse systématiquement de mettre en application les mesures requises par le FMI. Par exemple, le FMI a demande des réformes au Nigeria. En moins de 4 mois, ce pays a organisé des élections démocratiques sanctionnées par la communauté internationale (tous les organismes respectables et respectés du monde en étaient les observateurs). Un nouveau président fut élu dans la clarté et celui-ci a déjà procédé à des purges d’assainissement dans les secteurs financiers et militaires (90 généraux précédemment intouchables ont déjà été mis dehors). C’est donc en fonction de cette bonne volonté d’Obasanjo que le FMI se montre conciliant avec son pays. Pendant ce temps au Gabon, les réformes ne se font que sur le papier. Le terrain reste occupé par les mêmes kleptocrates et Bongo pense tromper le FMI en procédant à des réajustements cosmétiques. Tant que Bongo ne songe qu’à gagner du temps en pensant que le FMI va changer la classification du Gabon par "pitié", c’est notre dette qui continue d’augmenter à une vitesse vertigineuse. Sans réformes, le FMI ne bronc(era pas. Sachez enfin que seeles Bongo et sa clique ont bénéficié de tous les crédits accordés au Gabon jusqu’à maintenant. Mais c’est toute la nation Gabonaise qui devra rembourser ces dettes. Quelle misère!
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Serge Ignonda
Membre doyen
Auteur de: 8 messages sur ce forum, Evaluez ce membre |
23-juin-99, 23h00 (Heure de: New Jersey) |
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1. "C'était prévisible"
En réponse au message #0
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J'ai presque eu envie de rire quand j'ai vu cet article de l'AFP qui dit que le Gabon avait été exclu par le G7 et que les mesures d'allègement ne vont pas s'appliquer au Gabon.Tout le bruit que faisait Bongo est donc désormais réduit à zéro. la question maintenant c'est que va faire Bongo? Je soupçonne qu'au lieu de mener à bien les réformes que le pays attend, Bongo va s'énerver et reprendre, avec sa clique, les vieilles habitudes. Le danger que moi je vois là-dedans c'est que le régime en place va certainement colporter les richesses du gabon en les vendant aux enchères du plus offrant. Bientôt, le pays tout entier sera hypothéqué et nous ne saurons l'ampleur de ces dégâts qu'à la mort de Bongo. L'avenir va être chaud au Gabon, je vous dis. Sergio. |
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