Ce qui me frappe aujourd'hui c'est toujours la stupidité grandissante de nos dirigeants bongoïstes qui ne savent vraiment plus sur quel pied danser.C'est à croire que l'isolement économique dans lequel Bongo et son régime se trouvent actuellement leur fait perdre totalement la tête. Comment peut-on, dans un pays qui se dit au bord de la banqueroute, continuer à vivre au train des conférences internationales que Libreville a abritées dans les tous derniers mois?
Rien que pendant ce mois de juin, le Gabon a abrité, AU MOINS, trois conférences internationales d'envergure:
- la conférence militaro-politique sur le maintien de la paix en Afrique qui a réuni des représentants de plus de 50 pays
- la 5ème journée africaine de l'administration et de la fonction publique tenue jeudi dernier à Libreville
- L'Assemblée générale de l'AFREXIMBANK, banque panafricaine
Mais il y en a beaucoup plus, des mineures aux plus grandes qui se sont déroulées--comme celle de l'Union Interparlementaire (UIP) qui a réuni des parlementaires africains à Libreville en mai dernier--et qui se dérouleront au gabon dans les mois à venir.
C'est à croire qu'à un moment où le Gabon se dit ruiné, le pays devienne tout d'un coup la cible de toutes les conférences internationales africaines, comme si aucun autre pays n'était capable d'abriter de telles réunions.
Pour nous, tout cela veut dire un grave manque à gagner dans la mesure où l'organisation de telles réunions coûte normalement des centaines de millions de dollars que le budget gabonais actuel n'est pas capable d'absorber alors que le pays paie difficilement sa pléthore de fonctionnaires.
le pire c'est que des millions de CFA sont ainsi perdus à cause de la vantardise de Bongo, qui de manière honteuse n'hésite pas à exposer la honte d'une ville meurtrie aux regards étarngers, une ville qui non seulement ne se limite qu'au petit kilomètre de largeur du bord de mer et qui, une fois ce kilomètre dépassé, n'aligne que matiti sur matiti et misère sur misère. Une ville qui est aujourd'hui incapable d'évacuer ses propres ordures. Ces millions perdus à exhiber une ville sale aux étrangers auraient au moins pu servir à assainir la ville en la débarassant de la saleté qui, elle, peut coûter la vie à nos concitoyens.
La gestion désastreuse des revenus du Gabon continue donc à se faire de manière non pensée. les Emile Doumba et autres "espoirs" du pays semblent donc, aujourd'hui, incapable d'arrêter la saignée économique de notre pays. leur faute, le manque de compétence le plus abjecte qui leur fait perdre de vue que la gestion économique d'un pays en difficulté commence d'abord par la suppression des dépenses inutiles. A un moment de crise comme celui-ci, la réduction du train de vie de l'état inclue aussi des conférences internationales qui peuvent se réveler coûteuses pour le gabon.
On n'a pas besoin d'être économiste pour cela.
Ogandaga.