Etant donne la tendance a obscurcir et vouloir voiler l'information qu'ont de gens comme notre compatriote Moussavou, je me vois obliger de vous communiquer dans son texte originel (en Anglais malheureusement car je veux conserver l'authenticite de ces ecrits) des declarations des directeurs de ELF-Aquitaine et ELF Gabon concernant l'avenir de l'industrie petroliere au Gabon. Ces declarations ont ete recueillies par le journaliste Antoine Lawson de l'InterPress (IPS). Vous ne manquerez pas de constater la difference entre ces declarations a la presse anglophone et celles faites souvent par ces memes dirigeant d'ELF a la presse Francophone. Face a la presse Francaise ou Gabonaise, ELF dit qu'elle reste et restera au Gabon. A la presse anglophone, ELF dit : le gabon c'est fini, il n'y aura plus une goutte de brut dans quelques temps.
Lisez et contrastez
ECONOMY-GABON: Petroleum Reserves Dwindle
Date: 1999/09/02
By Antoine Lawson
The eight multi-national oil companies operating in Gabon discovered no new deposits in 1998, although massive exploration was undertaken last year. Gabon, which is heavily dependent on petroleum revenues, is trying to reform its mining codes to attract new investment. A vast expanse of area is currently under exploration. Initially, it comprised 125,557 square kilometers, 46,073 on-shore and 84,835 off-shore. The increase in the number of permits granted has meant that now oil is being looked for in an area covering 220,000 square kilometres. The petroleum industry in Gabon has been handicapped by fluctuations in the exchange rate of the dollar and a drop in the oil price, which has just recently begun to take off again. Elf Gabon's director general, Jean-Pierre Cordier, describes Gabon, which produces about 18,000 tonnes of crude oil per annum, as a country over-explored. ''More than 700 oil wells were dug on land since the beginning of the petroleum industry in Gabon (in the 1960s). Today, we're having trouble finding new deposits and setting them up for extraction'', he says. Jean-Marie Gavalda, director general of the French group, Elf Aquitaine, adds, ''Gabon is a country where today, exploration in very difficult. In 1998, there were many test drills but few satisfactory outcomes''. As a result, only a few petroleum companies are taking the risk of venturing into oceanic oil exploration. ''The technology used in offshore drilling is costly and disappointing'', Cordier says. ''I don't think that companies will be rushing into this type of exploration. Very deep drilling is required, and even if you find a huge deposit, it'll take at least ten years to develop it for extraction and will not generate any income for Gabon during that time''. Off-shore exploration still arouses some hope, but few companies appear willing to risk drilling beyond 2,000 metres. Last year, Gabon awarded rights to 13 exploration zones, where drilling can go beyond 2,000 metres. ''Anything offshore, between 200 and 2000 metres deep, has been available for exploration for years now in Gabon. However, it's proving to be a disappointment. Only oceanic exploration between 0 and 200 metres has yielded some promise'', Cordier explains. ''I don't think that we can hope for, in this 0 to 200 metre ocean zone, any big discoveries. We can continue to hope, but not for anything big. Exploration in the 200 to 2000 metre zone turned out to be disappointing too, because we didn't find anything very significant'', he adds. More than 60 percent of Gabon's resources come from petroleum. Today, the country has found itself in an unprecedented economic situation. Foreign debt is estimated at almost 3000 billion CFA francs and domestic debt has just gone down, from 600 to 400 billion CFA francs. One US Dollar is equal to 562 CFA francs. A major reduction in petroleum reserves would plunge the central African country of 1.4 million people into chaos. The petroleum companies and the government are pinning their hopes right now on new lodes of oil being discovered.
En tant que Gabonais, que devons nous retenir de nos mesaventures petrolieres?
1-ELF et les francais ne sont pas nos amis; ils nous ont utilise et n'hesiterons pas a nous lacher une fois notre utilite devenue caduque.
2-Quand on n'epargne pas et qu'on investit pas (malgre toute sa richesse), on ne peut pas devenir riche de facon stable. Les pays pauvres ne sont pas dispenses de la loi de la gravite (tout ce qui monte devra un jour redescendre) ni des principes economiques les plus basiques.
3-Le petrole pour le Gabon n'a ete qu'une simple consequence des hasards de la fortune. en somme, le hasard a donne du petrole au Gabon. Malheureusement, le petrole ca ne vaut pas grand chose si on n'a pas soi meme le capital et la technologie pour le sortir d'ou il est. Nous en tirons des revenus bien sur, mais ce n'est qu'une rente (un pourboire), car le petrole chez nous est exploite avec le capital des autres (les francais principalement).
4-Parce qu'il n'a pas de capital ni de technologie, et qu'il n'epargne et n'investit pas une partie de ses revenus (purement parasitaires.obtenus seulement parce qu'il utilise le capital et la technologie des autres), le Gabon restera pauvre. Naturellement si le Gabon se mettait a epargner et investir, il sera moins pauvre un point c'est tout.
5-En fait, contrairement a ce que veulent nous faire croire les apotres du Bongoisme, la situation du Gabon n'est pas causee par la "conjoncture" economique internationale. A mon avis, c'est la faute aux "illetres" economiques qui gouvernent (ou ont gouverne) le Gabon. Ces gens n'epargnent pas, n'investissent pas, bref dilapident les revenus (de rente) qu'ils recoivent. Les francais exploitent le petrole Gabonais de facon maximale car ils savent jouer sur l'idiotie des dirigeant qu'ils ont places au Gabon.
6-Il n'appartient pas a la France de nous guider vers la stabilite economique (la France s'en fout); il s'agit pour le Gabon de se servir de sa rente avec parcimonie.
7-A ceux qui se demande pourquoi la bande a Bongo a prostituee notre pays aux Francais, je reponds: combien de temps, à votre avis, Bongo serait reste au pouvoir s'il n'avait pas l'aide militaire francaise? Sachant combien peuvent couter les concessions des zones pétrolifères, en maintenant Bongo, la France s'assura la part du lion de notre petrole car elle savait que Bongo, dans son intérèt personnel, se devait de leur laisser carte blanche.
8-Un ami me confiait recemment que le Gabon avait toutes les caracteristiques d'une republique bananiere:
-Tradition de corruption.
-Abondance de ressources naturelles.
-Les ressources sont indisponibles aux autochtones avec comme consequence le chaos et la misère pour ces derniers (exemple: Omar Bongo avec Elf, alors que son peuple ne voit pas la couleur du pétrole qui sort du gabon)
-Un pseudo-gouvernement vendu à l'étranger
-Detournements endemiques des fonds publics, pour la touche finale.