Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: " A.Bernard Bongo: Aperçu d'une enquête financière, compte rendu du Sénat Américain des comptes banca..."     Précédente | Suivante
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Conférences L'arbre à palabres politiques Discussion 263
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ONDO NDONG Alexandre
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29-mai-00, 08h37  (Heure de: New Jersey)
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" A.Bernard Bongo: Aperçu d'une enquête financière, compte rendu du Sénat Américain des comptes bancaires de Bongo."
 
  
Bonjour Gabonais et Gabonaises,

Il y a un moment sur ce site du BDP dont je suis membre. Certains " observateurs attentifs aux problèmes du Gabon " selon les termes, ont voulu obtenir des preuves concernant le cas BONGO. Me réfractant dans mes états d'âme, je suis arrivé à conclure et là de manière très pondérée que, le frère devait probablement souffrir d'une décroissance potentielle. D'un autre côte à l'horizon de mes observations, il fallait passez outre cet aspect, lui expliquer le but de notre système de réflexion. Peu importe l'appartenance du camp ou des camps de celui-ci. Le Gabon est notre pays et il semble légitime que chacun puisse dire ce qu'il pense. La critique du frère demeurait donc louable. En ce sens qu'elle rentrait dans l'ordre d'une réponse, permettant d'alimenter nos recherches concernant bien entendu le " cas Bongo. Ainsi, suite à sa question par rapport au " cas Bongo ", nous allons faire un effort d'éclairer la lanterne des uns et des autres.

Sachons du reste que le Gabon est un pays riche. Mais comment est-il tombé dans les précipices préjudiciables de Bongo ? Que faire pour sortir le pays de l'immobilisme dont le coût social et financier exorbitant, exige des travaux d'Hercule pour redresser la barre ?

La misère gagne du terrain chaque jour et frappe indistinctement toutes les couches de la population. Bongo placé à la tête de l'état Gabonais est-il l'unique cause de se fléau structurel. En inversant la question, le déficit organisationnel et l'état peuvent en être l'une des cause du sous-développement. Va t-on pour autant dire que l'origine remonte à l'époque coloniale ?
En tout cas, l'ère du mimétisme est finie avec les présidents fondateurs et autres guides de la nation. De par ce terme "mimétisme" de la France, les élites gabonais ont décrété idéologiquement que le Gabon est une nation une indivisible, alors que sociologiquement, tout le monde sait que le Gabon, comme d'autres pays d'Afrique noire, est un pays de plusieurs peuples( ethnies ). Passant donc de l'état-nation (modèle occidental) à l'état multinational (modèle africain traditionnel en l'occurrence aussi gabonais que les autres pays notamment) puisque intégrateur et fédérateur de plusieurs peuples, langues, religions, cultures, normes, terroirs.
Dans cet hypothèse, Bongo a institué le système géopolitique, ou chaque membre selon l'appartenance ethnique était censé représenter l'ensemble des groupes au gouvernement. Mais dans les faits concrets, la réalité s'imposait autrement. Pouvons-nous dire les ethnies du sud sont plus nombreux au gouvernement ? Pouvons-nous admettre que les premières têtes élitistes ont placé le Gabon dans la configuration que ce pays présente aujourd'hui. La révélation est d'une autre ampleur et grave dirions-nous. S'il y a lieu d'instaurer un système nouveau pour la libération de notre pays face à la concurrence MONDIALE, puisque c'est le cas et Le terme à la mode la mondialisation. Il va falloir tenir compte des enjeux économiques des multinationaux.
Sur le plan économique en effet, en Afrique, la production alimentaire par tête a diminué de 12% entre 1961 et 1995. Le Congo ( ex Zaïre) exportait des produits alimentaires à l'époque où il était une colonie belge. Aujourd'hui la RDC ne peut même pas nourrir ses citoyens. Au Gabon, les mêmes observations s'opérent progressivement et de manière accrue. En d'autre terme, l'Afrique est le seul continent où les échanges commerciaux ont diminué au cours de XXe siècle. Inutile d'insister sur la fragilité, voire l'inexistence du tissu industriel, sur le manque de compétitivité des produits, quant produits il y a. En dehors du pétrole comme phare d'exploitation, on en trouve presque rien ou rien du tout. Tout le monde sait cela. Et au lieu de s'extasier sur certains chiffres de croissance hâtivement, on peu mieux faire d'admettre que pris individuellement, aucun pays africain, ni même le Gabon, <…> Ne possède le capital humain ( Sauf peut-être l'Afrique du Sud), qui a permis aux pays asiatique " d'encadrer leur croissance ".
A ce niveau, l'avenir ne s'annonce pas rose. A ce t effet, le sociologue-économiste Manuel Castells d'éclare dans Jeune Afrique n° 2049 du 18 au 24 Avril 2000, " A l'évidence, la quasi-totalité de L'Afrique noire n'a pas sa place dans la nouvelle économie mondiale : la plupart des produits de base sont désormais inutiles et sous-payés, la main-d'œuvre insuffisamment qualifiée et les administrations locales trop inefficace et corrompues. Alors que pouvons nous mettre en commun ? Les réformes ?


Mais ceci nécessite l'apport d'une réforme et laquelle ? Au demeurant, il ne suffit pas de vouloir la réforme, encore faut-il savoir au préalable, ce qu'il faut réformer. Autrement dit, quel est le profil du fonctionnaire et agent de l'état gabonais actuel. Avec toutes les transactions qu'opère Bongo avec les sociétés écran, on se demande qui va pouvoir mettre en place un vrai système de réforme. Au lieu de faire de la démagogie, le temps est venu de regarder la réalité en face. Il ne sert plus à rien qu'un territoire laissé en friche ou exploité au profit de quelque uns, soit étatique alors que les coeurs des peuples qui y vivent sont apatrides. De ce point vue s'il existe une réforme, il doit être fondé sur les principes de l'unité dans la diversité. La fameuse équation de "la paix" selon Bongo changerait dans ce cas de nature. Mais la nature des faits concernant ces malversations bancaires, nous entraînes à découvrir qu'il n'y a pas d'Homme d'honneur dans notre pays. Et que par conséquent à la suite de ses tactiques, des ses gestes Bongo n'est pas digne d'être au pouvoir de l'état. Les enquêtes citées sous dessous en parlent d'eux-mêmes.

n effet, au Gabon, ce qui se passe dans l'ombre est connu d'avance par les pays dit-on industrialisés. Pourquoi ? Parce que tout simplement, les instruments que détiennent ces pays permettent néanmoins de vérifier, le taux d'argent que certains chefs d'Etats africains déposent dans les Banques hors du continent noir.
C'est à ce titre que les enquêtes précitées dans ce site ont fait l'écho d'un point général, des sommes importantes que Bongo ait placées dans les différentes banques du monde.

Dans le rapport du sénat américain, qui accuse Bongo. Dans la nature de ses relations avec la Banque d'affaires Citibank.
En ce référant à l'histoire de ses relations avec les Banques.

-1970, Bongo devient client avec la City Private Bank. Pendant plusieurs années, sa famille et lui-même ont développé des liens étroits avec la Citibank où ils disposent de multiples comptes courants dans les établissements Citibank de Bahrein, du Gabon, de l'île de Jersey 1, de Londres, du Luxembourg, de New York, de Paris et de la Suisse. Il faut à cela, préciser que " tous ses comptes comprennent : des compte-chèques, comptes d'opérations boursières, comptes de dépôts, comptes d'épargne, comptes d'investissements ". 2
Parmi les comptes et ce pour tromper la vigilance des gens et de l'opinion publique.
- En 1985, celui de New York a été ouvert au nom de " Tendin Investments, Ltd.,3.
Dans l'ordre des créations des comptes celui de Paris faisant partis de la société écran porterait le nom de " Léontine Ltd.
En 1995, d'une manière chronologique me diriez vous, puisque s'impose la logique des dates et ce selon la rente du pétrole. " Un compte spécial dénommé " OS " voit le jour dans une agence de New York.
Dans l'optique de ses com0tes, " les premières transactions financières effectuées par Bongo au x Etats-Unis remontent donc de l'année 1985 ".
Durant cette période il a viré une somme d'environ 52 millions de dollars soit ( 36,4 milliards de f cfa )4, dans les comptes Tendin Investments, Ltd.5
Les comptes de " OS " ont notamment eu droit à " des fluctuations, allant de 5 millions de dollars à 1 million de dollars, alors que le montant de Léontine est d'au moins 7,5 millions de dollars .
Par contre, " les comptes qui demeurent en suisse n'ont pas été révélés en raison des lois de ce pays ". Dans l'enquête la sous-commission a indiqué que les mouvements de fonds dans les comptes à Bongo depuis 1985 dépassent 130 millions de dollars.
Outre les dépôts substantiels qu'on vient d'indiquer, Bongo a bénéficié d'une importante ligne de crédits au sein de la banque privée.
De 1989 à 1996, il a reçu de multiples prêts garantis par ses dépôts. Les documents mis à la disposition de la sous-commission du sénat indiquent que ces prêts reposent sur un mécanisme complexe .
En effet, il fut un temps, " la Citibank accordait des découverts en multi-millions de dollars à Bongo, dans lesquels était ensuite viré l'argent provenant des comptes offshores appartenant à Tendin . Ce processus en trois étapes était destiné à brouiller le lien entre les virements émanants des comptes offshores Tendin et les comptes du Bongo au Gabon. En même temps cela permettait de réduire les chances du personnel de la Citibank Gabon et de n'identifier que Bongo.
Les prêts accordés à Bongo ont atteint un niveau record en 1994, environ 50 millions de doll!rs. D'après les documents examinés, ces fonds devaient être employés pour " des besoins locaux ", c'est-à-dire les besoins du pays en liquidités. D'un autre côté, il se trouve que ces prêts ont plutôt, selon les documents datant de 1996, " servi à financer sa dernière campagne de réélection " en 1993 <…> En 1995, Bongo a commencé à rembourser ses dettes, virant 31 millions de dollars au cours de l'année 1996.

Par ailleurs, en 1997 et 1998, il ne devait plus qu'un million de dollars.
En dehors de ces prêts faramineux, la Citibank a rendu d'innombrables autres services à Bongo et à sa famille. Parmi ces services, l'on peut citer la conversion d'un virement télégraphique de 1,6 millions de dollars en espèces au bénéfice de la famille Bongo à l'occasion de la célébration du 50è anniversaire de la création de l'Onu. la Citibank avait également décaissé un chèque de 69.000 dollars au bénéfice de la fille de Bongo et effectué un virement télégraphique à Libreville pour éviter le délai de trois semaines qui aurait été nécessaire si elle avait présenté le chèque à la Citibank Gabon. A une autre occasion, la même banque a autorisé un retrait de 100.000 dollars à un tiers qui devait apporter ladite somme au fils de Bongo. Bien entendu, ces opérations génèrent des intérêts substantiels à la banque. Un des documents indique que le bénéfice net généré par les comptes de Bongo dépasse 1 million de dollar. Ce sont des comptes " extrêmement rentables pour la Citibank et ses agences ".

Sur le même aspect, s'agissant des documents et dans la plus grande " discrétion absolue ".
Un autre document montre que Bongo exigeait de ses banquiers une totale discrétion sur toutes les opérations relatives à ses comptes < …> I, a exigé que ces transactions soient codifiées par l'emploi des termes :
- New York Usa
- Fort Knox.

Ce que l'on retient de ces dossiers est que l'argent alloué au gouvernement gabonais constitue la source première des fonds qui alimentent les comptes personnels de Bongo <…> Car celui-ci a " carte blanche " sur les revenus de l'Etat. De ce fait, M Ober n'a pas trouvé utile d'exiger des documents supplémentaires concernant les intérêts de Bongo dans l'industrie pétrolière ou de s'expliquer sur l'origine de certain versement particulier comme par exemple, les 5 millions de dollars du " OS " en 1995 ou les 21,9 millions de dollars virés dans le compte Tendin de 1997.
Autres détails, pour " l'observateur attentif aux problèmes du Gabon ".
En décembre 1996, une série de documents faisait état d'un virement télégraphique de 1,9 millions de dollars en provenance de Trésor de d'état gabonais. Lorsqu'on a demandé à un employé de la Citibank Gabon de confirmer l'origine des fonds, il a répondu : " l'argent émane du Tréso2 d'état. Le trésorier général m'a téléphoné pour me dire que le versement a été effectué sur ordre du patron " . Le 7 janvier 1997, Alain Ober envoya un e-mail à la Cititrust attestant que " le 24/12/1996, nous avons reçu un virement de 1.886.792,45 dollars pour le compte Tendin émanant du Trésor d'état via la Citibank. Nous devons placer cet argent.
Ainsi, pour reprendre les propos de Marc Mvé Békalé, enseignant-chercheur à l'Université de Reims et moi, "doctorant" à l'Université de Rennes en deuxième de Thèse d'histoire de l'Art dans le domaine anthropologie de l'étude de la statuaire Fang, partageant son avis. Il convient de retenir ceci. L 'affairisme du président gabonais, ainsi que cela ressort par la création des sociétés écran à son bénéfice, renforce l'hypothèse d'une " criminalisation de l'état en Afrique noir ". Selon lui, cette violence perpétrée au plus haut sommet du pouvoir public commence par la violation éhontée des droits et devoirs inscrits pourtant dans la constitution laquelle, dans son article 14, dispose que " les fonctions de président de la république sont incompatibles avec l'exercice de toute autre fonction publique et activités privées à caractère lucratif ". Bien sûr, cet article est purement formel car on ne trouve aucune disposition dans le texte constitutionnel concernant la sanction que le chef de l'état encourt au cas où celui-ci se livrait à des " activités privées à caractère lucratif ". Il poursuit en disant, qu'il " demeure tout bonnement intouchable quoi qu'il fasse. Sans doute n'y aura-t-il aucune suite à ce rapport pour des raisons qu'on vient d'évoquer ".


"Il ne peut y avoir de croissance au Gabon, si Bongo détruit l'économie gabonaise, si la population vit dans la misère, la peur, le manque d'éducation. Le Gabon est à refaire, car il est malade "

Alexandre ONDO NDONG


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