« Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit, il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Élysées »Eh! Oui on y voit et on y trouve tout : pd, politiciens, escrocs, boudeurs, moqueurs, etc.
La semaine dernière, le Président français monsieur Chirac, était en voyage dans le pacifique (Nouvelle Calédonie, Guyane Française, Tahiti, etc.) pour une visite qui lui permettait de se rapprocher de ce qu’on appelle, aux Champs-Élysées, les territoires français d’ Outre Mer, afin de resserrer les liens entre « protecteur ou métropole » et « protectorats ou protégés ». Je pensais qu’il allait arriver au Gabon. Mais non, il est retourné en France, peut-être parce que le Gabon n’est pas dans le Pacifique tout simplement ou encore parce qu’il juge que ce n’est pas le bon moment de s’y aventurer.
Si certains l’ont reçu chaleureusement en agitant le tri-color, d’autres l’ont mal accueilli. Ces territoires ne sont plus d’accord avec la politique esclavagiste française. Ils veulent leur liberté, leur indépendance, etc. Il n’y a pas d’emplois pour les jeunes gens locaux ( population locale ou autochtone), etc.
Même les Corses n’en veulent plus. Il n’y a pas longtemps ils ont abattu le préfet. Que Dieu ait son âme et je partage la même douleur avec la famille si cruellement éprouvée! Malheureusement, c’est ce qui arrive lorsqu’on en veut plus et lorsqu’on en peut plus. Le procès devrait être en cours. S’il est maintenant terminé, il a été par contre très difficile d’ailleurs de trouver et prouver en dehors de tout doute que le présumé meurtrier est le vrai meurtrier. Quel modèle qui fait réfléchir!
Voyez-vous, aux Champs-Élysées, Bongo n’est pas vu comme « président » mais une sorte de représentant, gouverneur, commissaire, préfet ou peut-être encore sous-préfet au même titre que le préfet de la Corse, par exemple, et d’autres qui représentent la France dans un territoire colonisé : donc l’homme de confiance de la France. Ou encore c’est le représentant du roi Makoko auprès de la France.
Appelez-le tout ce que vous voulez mais sauf « président » du Gabon. C’est pourquoi, lorsque nous nous débattons en disant que nous voulons changer de président, les Français nous disent « Est-ce que vous avez un président, ne brûlez pas les étapes, pour changer de président il faut que vous en ailliez d’abord un ». Et Chirac, lui-même, complète en disant « La démocratie est un luxe pour les noirs » (afin du moins pour les Africains!).
Vous comprenez donc pourquoi Bongo doit truquer les élections législatives à défaut de nommer les députés. Il faut que tous les députés pensent comme lui pour défendre les mêmes intérêts de la France. Ce ne sont pas des députés du peuple. Il n’y a non plus de différence avec les députés-ministres du gouvernement dit d’ouverture. Quelle ouverture? Ouverture de la corruption, oui!
Sérieusement, "on ne peut faire du neuf avec du vieux", surtout dans le cas du Gabon qui nous préoccupe tant actuellement: je suis d'accord avec le BDP.
En tous cas, revenons sur ce voyage. Lorsque monsieur Chirac est allé en voyage, il a laissé son épouse en France. Celle-ci devait la rejoindre par la suite, vers la fin du séjour du président (peut-être parce qu’on ne savait pas bien quelle surprise pouvait les attendre). Elle arrive à l’aéroport (en France) accompagnée de ses deux gardes du corps. Dans l’avion civil qu’ils doivent prendre, elle exige qu’on lui cède une quatrième place pour sa garde robe, parce qu’elle est la femme du président. On lui fait comprendre que ce n’est pas possible. La bonne dame boude et crie au scandale à tel point qu’on finit par céder à sa demande. L’avion décolle. Mais, tenez-vous bien, ce n’est pas tout!
Elle doit faire une escale à Tokyo (Japon) avant d’arriver à destination, tel que prévu dans le trajet. Sauf que c’est une autre compagnie aérienne (du pacifique) qui dessert cette ligne aérienne! La bonne dame, la première dame française, en voyant l’avion, elle boude encore et refuse catégoriquement de monter à bord de cet avion (qu’elle qualifie de quoi je ne me rappelle plus les mots). Donc, elle exige que l’avion présidentiel assigné au travail du président de la république vienne la récupérer à Tokyo!
Quelle mentalité à l’an 2003 pour la première dame de France!
Savez-vous combien ça coûte, tout ça, pendant qu’en Nouvelle Calédonie, en Corse et au Gabon, les gens souffrent? On leur dit qu’il n’y a pas d’argent.
D’abord de Paris à Tokyo, une place imprévue s’ajoute pour la garde robe. Et le déplacement, encore imprévu, de l’avion présidentiel du Pacifique en Asie avec son équipage à bord, le kérosène (carburant), etc. Il faut bien montrer aux colonisés que c’est l’épouse du président comme à l’ancienne époque, n’est-ce pas! Quel gâchis!
Paraît-il que ça a fait plusieurs pièces d’Euros. Qui paie la facture? Ce n’est pas elle, ce n’est non plus Chirac. Ce sont les contribuables français, mais pas seuls, gabonais aussi car l’argent du pétrole gabonais aide à remplir les caisses de la France! (Je laisse à mon cher Youri le soin de nous retrouver le montant si possible, par qu’il est bon en chiffres, sinon ce n’est pas bien grave!)
C’est l’héritage français. Vous comprenez maintenant pourquoi, la famille Bongo considère les avions comme des taxis ou des autobus. Ne les condamnez plus, c’est l’héritage, ils emboîtent les pas de leurs maîtres!
«Le mouton broute là oû il est attaché». Quel jugement satanique!
Qu’en pensez-vous?
Leprophete