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COMITE POUR LE RESPECT DE LA VERITE
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16-juin-99, 13h25  (Heure de: New Jersey)
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"FONDATION HOPITAL SCHWEITZER RESPECT DE LA VERITE"
 
   Comité A. Schweitzer pour le respect de la vérité
17 rue Joliot CURIE 68850 STAFFELFELDEN (F)

L’AVENIR DE L’HOPITAL SCHWEITZER, EN TROIS POINTS ET QUELQUES AUTRES
de gens honnêtes, qui se sentent un peu seuls en ce moment


N’en déplaise à quelques jocrisses, à l’heure où Jacques Crozemarie doit enfin rendre des comptes devant un tribunal, force est malheureusement de constater aujourd’hui que la fondation internationale pour l’Hôpital du docteur Albert Schweitzer de Lambaréné, comme trop d’associations ou de fondations caritatives, reste dans l’ère du soupçon.
Les conséquences de ce doute persistant, associé à une situation financière de plus en plus critique, qui risque à court terme d’être dramatique pour elle, n’incitent cependant pas ses administrateurs à adopter une attitude responsable.
Le récent article paru dans les dernières nouvelles d’Alsace du 26 mai 1999, en première page régionale, le confirme. Mais il ne suffit pas de demander de l’argent. Encore faut-il savoir rendre des comptes. Pourtant ce sont les mêmes personnes qui ont dilapidé les réserves financières de cette fondation, qui tendent maintenant, sans aucune gêne, la main.

Le comité A. Schweitzer pour le respect de la vérité, qui dénonce depuis 1995 la dérive de cette fondation, vous invite à parcourir ce texte. Résumé bien trop sommaire de comportements et d’attitudes fort éloignées de l’engagement et de l’éthique du docteur A. Schweitzer.
Par souci de l’homme et du vivre ensemble, quelques personnes veillent, puisque très rares ont été les personnalités -alsaciennes notamment- pourtant informées en détail, à partager les interrogations du comité et tenter de préserver ce legs, qu’est l’hôpital de Lambaréné.

Des perspectives pourraient exister pour cette œuvre. Avant de les examiner, il faut -enfin- oser mesurer l’ampleur, l’étendue du mal.



NE RIEN VOIR, NE RIEN ENTENDRE, NE RIEN DIRE

L’insupportable vérité est aujourd’hui que :

1- En 1995, la fondation disposait à la clôture de l’exercice 1994 de près de six millions de francs de réserve. Le budget de l’hôpital était alors excédentaire, et cela depuis 1991.

2- Depuis tous les exercices ont été déficitaires, de sorte que le cumul de ces pertes s’élèverait à près de sept millions de francs (près de deux millions de D.M selon le représentant de l’association allemande au sein de la fondation Schweitzer).

Cependant les mêmes personnes qui ont engendré cette situation et dépensé sans compter lancent aujourd’hui un appel au financement, notamment auprès des collectivités territoriales alsaciennes. Pourtant la liste des " dérives " est longue : aux petits arrangements ont succédé bien des gabegies.

La subvention que le Conseil général du Bas-rhin avait voté en commission permanente fin février 1994, pour financer un poste d’infirmier détaché par l ‘Hôpital Schweitzer dans un dispensaire situé dans un village en brousse -soit en l’espèce 200 000 francs- aurait finalement servi, si l’on en croit les déclarations du président de la fondation, " non pas à créer un poste d’infirmier mais pour réhabiliter du bâti aujourd’hui terminé, pour un coût total d’un million de francs " (cf. journal l’Alsace du 26 mars 1997).

Ce qui est surprenant, c’est que ce dispensaire était situé à Ngomo dans le village du premier vice-président de la fondation, qui n’hésitait pas -si on en croit la presse gabonaise (cf. La griffe du 17 janvier 1997)- à vanter l’année suivante dans ses tracts électoraux les actions qu’il avait réalisées pour son arrondissement, notamment en " mettant en place un véritable centre médical à Ngomo ".
L’argent public Bas-Rhinois était-il destiné :
- À payer les frais de fonctionnement d’un poste d’infirmier au dispensaire de Ngomo ?
- Ou alors à financer effectivement des travaux dans le village du premier vice-président, certes qualifié en Alsace " de fils spirituel d’A. Schweitzer " ? (cf. Le messager évangélique du 20 mai 1995, N°2614, page 4).
Dans tous les cas ce dispensaire n’a jamais vu aucun infirmier détaché en permanence permettant de soigner des malades.
Enfin, qu’en est-il, toujours pour ce projet, " de l’avance de 300 000 francs accordée…sans consultation du conseil d’administration par le président de la fondation " ? (cf Journal des Amis d’A. Schweitzer A.F.A.A.S N°102, page 10)

D’aucuns s’étaient déjà inquiétés, par ailleurs, de l’usage fait, en 1993, d’une subvention versée à l’A.F.A.A.S par le conseil régional d’Alsace pour une exposition.

Sans revenir en détail sur le colloque de 1993, organisé pour le 80ème anniversaire de l’hôpital, il faut cependant rappeler son caractère dispendieux et surtout les transferts financiers qui auraient été opérés à cette occasion, impliquant certains partenaires aux pratiques douteuses : Elf-Gabon, l’État Gabonais, voire le Conseil général des Hauts-de-Seine.
Enfin, alors que le président de la fondation affirmait de manière éhontée que les deux co-organisateurs intervenaient " bénévolement ", l’un rafla près d’un millions de francs français et le second 200 000 francs. Pourtant ces dépenses n’ont eu aucune retombées pour la fondation, au contraire.

Mais il est vrai, comme souvent par le passé depuis la mort du grand docteur, qu’un appel aux généreux donateurs -sous forme de S.O.S- est habituel pour tenter de remplir les caisses mises à mal ou vides de l’hôpital.

Si la première association pour l’Hôpital Schweitzer avait été crée en Alsace par le fondateur dès la fin août 1930, ce ne sont que ses successeurs qui lancèrent régulièrement des appels pathétiques comme celui de mars 1972 ou celui annonçant la fermeture de l’Hôpital à partir du 01 janvier 1976.

Le même refrain est entonné en cette fin de printemps.

Alors qu’à la fin de l’année 1994 la fondation décidait de transférer le maximum de " pouvoirs " et d’avoirs au Gabon puisque les Gabonais " reconnaissaient " -enfin- la véritable place de l’hôpital, quatre années après, paradoxalement, les mêmes administrateurs proposent de " recoloniser " la fondation, si l’on en croit le dernier article publié, en la plaçant sous l’égide de la fondation de France.

C’est une des constantes navrantes de l’histoire de l’hôpital que quelques personnes (souvent les mêmes d’ailleurs) créent, suppriment, recréent des structures juridiques. Est-ce pour améliorer le fonctionnement de l’Hôpital ou pour mieux drainer de l’argent ? Car il se trouvera toujours un sponsor ou un donateur généreux et si possible peu regardant (mais est-ce encore valable aujourd’hui).
Cela ne traduit-il pas un autre dysfonctionnement ?


Le problème de fond est celui que Rony Brauman résume ainsi " c’est l’un des paradoxes constitutifs à l’humanitaire : d’un côté, on est tenu à une sorte de candeur –ce n’est pas la réalité politique mais la souffrance des populations qui doit être notre principal souci ; de l’autre, nous avons un devoir de lucidité politique qui nous conduit à tracer une ligne au-delà de laquelle les nécessaires transactions et les compromis avec les pouvoirs locaux deviennent inacceptables. "

Cette clairvoyance, la fondation Schweitzer n’en a jamais voulu. Si avant 1990 la situation politique au Gabon ne la permettait quasiment pas, depuis lors, il aurait été de son devoir moral d’évoluer pour montrer que l’on peut prendre ses distances avec un régime corrompu et certains hommes politiques proches du président Bongo.

Les services rendus par l’institution sont en effet énormes. Lorsque le système de santé du Gabon vivote ou s’arrête, ce qui est le cas en quasi-permanence, l’hôpital Schweitzer fonctionne et soigne - tant bien que mal- beaucoup de Gabonais.

Que faut-il alors penser, par exemple, du fait que le président d’honneur de la fondation, le président de la République Omar Bongo, n’ait jamais mis les pieds à l ‘Hôpital depuis le jour de l’enterrement d’Albert Schweitzer en septembre 1965 ? Est-ce ainsi que le chef de l’État exprime sa reconnaissance, donc aussi celle de son pays, pour le travail accompli, mais aussi le respect pour tous les dons investis dans la santé des Gabonais des décennies durant ?

Les administrateurs gabonais de la fondation doivent-ils -comme aujourd’hui encore- tous être politiquement corrects, c’est-à-dire proches de Bongo ? Ne trouve-t-on pas dans la société civile gabonaise des personnes capables de s’investir, elles, de manière désintéressées ?

Au lieu de s’engager dans cette réflexion, la fondation a préféré élaborer une " charte ", purement abstraite.
Sa rédaction à tout de même nécessité une réunion exceptionnelle de la fondation à Strasbourg, offrant ainsi à une dizaine d’administrateurs d’Amérique et d’Afrique l’occasion d’un séjour tous frais payés dans la capitale alsacienne. À quel coût ?
Sûrement presque autant qu’un célèbre rapport rédigé pour le Conseil régional d’île de France ! À la différence que cette charte ne fait que deux pages A4, recto verso, avec une dizaine de lignes par page…Les spécialistes de l’œuvre du docteur Schweitzer restent d’ailleurs pantois devant un texte aussi affligeant.

Et que dire de l’ineptie financière qui consiste à accepter que la subvention annuelle versée par l’État gabonais ne le soit que partiellement depuis maintenant plusieurs années, alors que la fondation doit systématiquement payer des taxes fiscales, qui s’élèveraient au total à presque 50 % de la valeur du produit, notamment pour tous les médicaments.
Des dons financent aujourd’hui le Trésor public gabonais, qui lui reste toujours redevable de plusieurs millions de francs français à la fondation.

Comment ne pas s’offusquer de cela à l’heure où la France commence à découvrir l’ampleur des financements occultes provenant du Gabon et de certaines sociétés qui y sont implantées.

Pourtant personne, notamment les administrateurs européens de la fondation Schweitzer, ne s’insurge de cet état de fait !

Tous les donateurs, mais aussi tous les Alsaciens tant attachés à l’œuvre du grand docteur, devraient se sentir comptables des démissions humaines des administrateurs de cette fondation.


Le 25 mars 1997, celle-ci organisait une conférence de presse à Strasbourg pour faire cesser " les vilaines rumeurs " et faire, entre autres, le point sur le colloque de 1993. Le dossier de presse distribué à cette occasion, florilège de mensonges et de contrevérités, devait convaincre les journalistes que la fondation œuvrait en transparence, surtout depuis l’élection à sa tête d’un président suisse. Ce dernier, alors qu’il aurait pu insuffler un nouveau cap, a préféré rester dans les pas de son prédécesseur.
La première décision qu’il fit prendre à son conseil d’administration fut de donner quitus à la gestion calamiteuse du président auquel il succédait, qui devenait en outre aussi membre d’honneur. Ainsi était tiré un trait sur plusieurs années de gestion opaque, de comptes ouverts sans autorisation, dont aucune comptabilité existe alors qu’ils étaient approvisionnés par des fonds versés par les donateurs….


CHANGER OU DISPARAITRE

Le constat qui s’impose naturellement, pour qui connaît les sphères Schweitzériennes, est que presque tous ses membres, qui n’ont jamais travaillé en Afrique et encore moins à Lambaréné, sont en opposition avec une nouvelle et jeune génération, ayant l’expérience du terrain. Malheureusement comme l’âge émousse la combativité et accroît la vanité de toutes les choses, se développe au sein de cette majorité d’anciens (dans tous les sens du terme) un sentiment d’infatuation, d’incapacité d’écouter, avec la conviction que les autres ne sont que des incapables, qu’ils sont au fond irremplaçables, et donc ont la tendance à s’accrocher aux responsabilités, au-delà du raisonnable. L’histoire, y compris celle de ce siècle, regorge d’exemples de gérontocraties désastreuses.


Rien ne sert cependant de chercher de l’argent par tous les moyens si ne sont pas posées certaines questions sur le pourquoi et le comment de ces dérives financières mais aussi institutionnelles.

Pour ce faire il faudrait en premier lieu s’interroger sur l’opportunité du maintien de la fondation actuelle.
Encore est-on auparavant en droit de se demander si elle existe juridiquement. Le 28 septembre 1974 la décision de création de la fondation internationale pour l’Hôpital du docteur Albert Schweitzer de Lambaréné n’avait été prise que par sept membres du comité directeur, qui n’a ensuite jamais soumis à l’assemblée générale de l’association porteuse AISL –pour approbation- cette décision. De fait, plusieurs membres démissionnèrent alors pour protester contre cet abus…
Enfin, personne n’a jamais, à ce jour, vu de preuve attestant l’enregistrement auprès des autorités du Gabon de cette fondation. Un médecin allemand avait vainement tenté de le faire en 1996. Après cela il n’a pu regagner le Gabon à la fin de ses congés et son contrat de travail avec la fondation fut rompu prématurément, qui l’indemnisa à hauteur de 22000 francs suisses !

Toutes ces attitudes, souvent inhumaines, sont incompatibles avec l’éthique et le travail d’une ONG-humanitaire actuelle, perpétuant l’œuvre d’un prix Nobel de la paix.

Aujourd’hui, pour tenter de faire survivre l’institution, il est impératif :

1-que toutes les personnes déléguées siégeant à la fondation internationale pour l’hôpital du Dr A. Schweitzer de Lambaréné soient démises de leur mandat. Tout comme celles et ceux, notamment en Europe, qui ont accepté ces dernières années de couvrir toutes les dérives scandaleuses.
De fait, la fondation actuelle ne serait plus opérationnelle ;

2- puisque la justice française se déclare incompétente, la justice gabonaise doit s’auto-saisir pour examiner les comptes de la fondation du fait de l’impéretie de sa gestion (le compte mission et réception, qui traduit le train de vie de l’institution, s’élevait en 1994 à 45 000 francs français. En 1995 il fut de 920 000 francs français…) ;

3- que les adhérents des associations européennes d’aide obtiennent des informations exactes pour décider en connaissance de cause de l’avenir de l’institution.

Toutes ces exigences devraient être bien sûr accompagnées, au Gabon, par des décisions effectives des autorités du pays .

Aucune Loi ne constate à ce jour l’existence de l’Hôpital. Seul un texte, abrogé en 1994, évoquait l’institution. C’était l’exonération des taxes de douanes de juin 1960…
La Fondation, bien qu’une ordonnance-loi ait structuré le système de santé gabonais le 14 janvier 1995, n’a pas été capable d’en influencer sa rédaction, alors qu’un membre du gouvernement siégeait comme administrateur en son sein, tout comme le directeur général du ministère de la santé publique gabonais.

En cas de nouveau départ, il incomberait en premier lieu aux autorités gabonaises de dire si, oui ou non, elles souhaitent que l’hôpital existe.


En cas de réponse favorable, elles devront reconnaître officiellement l’institution, son caractère apolitique puis lui confier une mission contractuelle de concession de service publique hospitalier pour la province du Moyen-Ogooué, au regard du travail déjà accompli. Au cas contraire, puisque telle sera la volonté des représentants de la population gabonaise, il faudra cesser toute collaboration sanitaire et remettre les clés de l’hôpital.


Dans une perspective constructive, le constat autrefois dressé par les successeurs du docteur Schweitzer, fin des années 60, et qu’ils n’ont jamais mis en œuvre bien qu’ils siègent encore au sein de la fondation aujourd’hui, c’est-à-dire confier des responsabilités grandissantes aux collaborateurs gabonais de l’Hôpital, devra devenir réalité.
Le critère déterminant pour le recrutement devra non pas être basé sur l’appartenance politique, mais sur les compétences réelles. De même, si durant trop d’années, une famille gabonaise a pu " mettre la main " sur l’hôpital avec la complicité de certains administrateurs, ces derniers allant jusqu’à sacrifier sans complexe certains expatriés qui s’y opposèrent, à l’avenir un contrôle très strict s ‘imposera aussi dans le fonctionnement général de l’établissement.

La fondation doit enfin –et surtout- se donner les moyens de fonctionner dans la transparence et d’être efficace dans l’aide qu’elle déploie. Si elle peut espérer obtenir des soutiens, de l’Alsace par exemple, elle doit être en mesure de rendre compte en détail de l’usage des subsides alloués. Aucune approximation n’est tolérable. Notamment lorsqu’il s’agit d’argent public. De même, les donateurs n’accepteront plus à l’avenir de comptabilité approximative et de projets globaux.
Ainsi peut-on se poser la question de l’utilité d’un projet de restructuration du village lumière qui accueille moins de quarante anciens lépreux, estimé dans l’article des dernières nouvelles d’Alsace à cinq millions de francs. Veut-on en l’espèce aider les malades ou financer certaines promesses électorales faites aux autres 250 personnes qui habitent, et profitent sans raison, des installations de cette partie de l’hôpital ?

Malheureusement le constat, en conclusion, est brutal : beaucoup d’argent destiné à soigner des malades a servi à financer bien d’autres dépenses.

Mesdames, messieurs les administrateurs de la fondation Schweitzer,
acceptez de vous retirer dans l’intérêt de l’institution. Cessez de vous placez sous l’ordalie. Rendez fidèlement compte aux adhérents des associations qui vous ont mandaté au sein de la fondation internationale pour l’hôpital du docteur Albert Schweitzer de Lambaréné. Cessez d’œuvrer pour votre aura ou votre " carrière ". Pensez aux malades qui nécessitent une aide, des médicaments et des soins efficaces. Oubliez votre photo à la une des journaux.

L’avenir, si avenir on peut encore espérer, passe par des choix radicaux.
OUI à une perestroïka au sein de la fondation. Il faut éradiquer les dérives anciennes.
OUI à une bonne gouvernance, notamment en impliquant réellement des Gabonais capables de placer au-dessus de l’intérêt individuel l’intérêt général, après que le gouvernement gabonais ait pour la première fois de l’histoire de l’hôpital Schweitzer reconnu son travail.
OUI à une glasnost, c’est-à-dire un fonctionnement transparent et apolitique. Cela est possible, comme l’a prouvé le fonctionnement de l’hôpital entre 1991 et 1994.

Voilà les seules perspectives permettant d’assurer un avenir à cette institution et qui pourrait justifier une aide financière extérieure, privée et publique.

Respectez la vérité !

Respectez la vie !


Le comité
13 juin 1999


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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
  Mauvaise méthode S'en Fout la Mort 22-juin-99 5
     Réponse à "s'en fout la mort" COMITE POUR LE RESPECT DE LA VÉRITE 07-juil-99 7
  A propos de la fondation Dr. Daniel Mengara 16-juin-99 1
     RESPECT DE LA VERITE COMITE POUR LE RESPECT DE LA VERITE 19-juin-99 2
         De la rehabilitation de la fondation Schweitzer Dr. Daniel Mengara 20-juin-99 3
             GABONAIS, MOBILISEZ VOUS POUR SAUVER SCHWEITZER COMITE POUR LE RESPECT DE LA VERITE 20-juin-99 4

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S'en Fout la Mort
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Auteur de: 2 messages sur ce forum, Evaluez ce membre
22-juin-99, 18h02  (Heure de: New Jersey)
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5. "Mauvaise méthode"
En réponse au message #0
 
   Messieurs du comité Schweitzer,

vous ne semblez pas savoir ce que c'est que l'activisme. Vous vous réfugiez non seulement sous un nom vague de Comité et on ne sait pas qui vous êtes. Pourquoi vous cachez-vous? Vous n'êtes tout de même pas en danger politique comme le sont les membres du BDP, non? PUisque vous devez être français, pourquoi ne vous déclarez-vous pas ouvertement pourqu'on sache qui vous êtes?

En plus, je crois que le Dr. Mengara vous a donné ici de bons conseils pour votre actions, mais vous ne semblez pas savoir comment on mène une lutte car votre méthode est amateuriste.

Si vous êtes un comité qui sait ce qu'il veut, il vous faut donner l'exemple. ce n'est pas à nous Gabonais, qui ne savons rien de vos manigances avec le régime Bongo, qui allons nous lancer dans une aventure dont on ne connaît pas les leaders. Qu'avez-vous donc à craindre?

Si vous êtes un peu sérieux, suivez les conseils que Monsieur Mengara vous donne. Faites un dossier et lancez-vous. Personne ne vous suivra quand vous venez sur ce forum vous plaindre, pour ensuite vous défiler en demandant aux gabonais de se lever pour une cause qui, pour le moment n'a ni queue ni tête. Où sont les rapports qui vont vous permettre d'agir? Comment allez-vous mobiliser les gabonais? Quel est votre plan d'action?

Oui, l'hôpital rend des services au pays, mais si c'est avec des fantômes qu'on va sauver cet hôpital, alors c'est pas la peine.

S'en Fout la Mort.


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COMITE POUR LE RESPECT DE LA VÉRITE
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07-juil-99, 11h58  (Heure de: New Jersey)
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7. "Réponse à "s'en fout la mort""
En réponse au message #5
 
   Nous prenons note de vos remarques, même si elles sont formulées par une personne utilisant un pseudonyme.....
Chacun peut , et c'est pour cela que nous avons indiqué une adresse postale en France dans nos précédents messages, nous contacter et nous lui adresserons dossier, documents et informations comme cela a déjà été fait pour certains journalistes de la presse gabonaise.
Des preuves quoi!!!


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Dr. Daniel Mengara
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16-juin-99, 17h53  (Heure de: New Jersey)
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1. "A propos de la fondation"
En réponse au message #0
 
  
Ce que vous dites sur la fondation ne nous étonne guère, chers amis.

1) La première erreur de ceux qui financent cette institution vient du fait que la fondation semble avoir été politisée dès le départ. En effet, si ce que vous dites est exact, le fait d'avoir dans son conseil d'administration des membres du gouvernement Bongo a politisé l'institution, la rendant du coup redevable ou dépendante du gouvernement gabonais alors même que son statut jurique n'avait point été établi.

2) Le statut juridique de la fondation, à ce que vous dites, ne semble donc pas clairement défini: est-ce une fondation relevant du Gabon ou dépend-elle plutôt de la France? Et si elle relève d'intérêts caritatifs privés, qu'ont à faire les gouvernements gabonais et français dans son fonctionnement? Il ya donc là quelque chose qui, personnellement, m'échappe. Veuillez nous expliquer cela, s'il vous plaît.

3) A cause justement du flou juridique de la fondation, il semble que plusieurs personnes au Gabon comme en France en profitent goulûment. La question qui se pose est alors la suivante: qui contrôle les fonds qui servent à faire fonctionner l'Hôpital? Des responsables gabonais ou des personalités françaises?

Et si la fondation dispose d'une direction en Alsace, comment se fait-il que les décisions quant aux investissements à entreprendre ne soient pas prises par cette même direction?

En matière de gestion, vous savez, la mise en place de mécanismes efficaces se doit d'être d'une rigueur absolue. Or, ici, il semble en effet exister non seulement un flou juridique, mais aussi un flou quant aux structures de fontionnement internes de cette fondation.

Une des questions principales à poser est la suivante: l'hôpital tel qu'il fonctionne au Gabon a-t-il une certaine autonomie dans la gestion des finances qui lui sont octroyées? Si oui, reconnaissons que c'est là une erreur très grave des dirigeants de la fondation.

La seule manière de gérer une telle structure dans le Gabon d'aujourd'hui consiste uniquement à lui enlever toute autonomie financière. Ainsi, de simples réajustements seraient à même de venir à bout de la mauvaise gestion dont fait l'objet cet hôpital.

Par exemple:

1) Oui, c'est bien de donner la gestion de l'hôpital à des Gabonais, mais ces Gabonais se doivent d'être apolitiques pour pouvoir s'impliquer pleinement dans la gestion du patrimoine hospitalier de Schweitzer. Ainsi, il faudrait éliminer du conseil d'administration tous Gabonais qui relèvent du gouvernement. Certes, le Gabon, s'il contribue des sommes dans le revenu global de l'hôpital, a un droit de regard non seulement dans sa gestion, mais aussi dans le genre de services que l'hôpital rend. Mais ce droit de regard n'a pas besoin d'être exercé par des membres du gouvernement. Il peut l'être par un simple délegué du ministère de la santé qui serait à même de faire des rapport à l'administration sur la gestion des fonds et les services de santé rendus.

2) la gestion des finances n'a pas vraiment besoin d'être menée DIRECTEMENT par les dirigeants de l'Hôpital au Gabon. Vous savez, il existe des systèmes de gestion indirecte qui peuvent permettre à la fondation de gérer plus directement les fonds.

Voici un exemple:

La direction de la fondation établit un budget annuel réel ou prévisionnel s'élevant à 300 millions de F CFA (ceci n'est qu'un exemple).

Cependant, cet argent est déposé dans une banque en France ou au Gabon. Parce que le compte de la fondation est un compte privé, seule la direction basée en France a le droit d'en débloquer des sommes.

Ceci veut dire que la direction de l'Hôpital basée au Gabon n'aurait aucun droit de déblocage des dites sommes puisque seule la direction française en a la possibilité. Ainsi, à chaque fois qu'il y a une dépense à faire, la facture doit être soumise DIRECTEMENT à la direction française pour accord. Ceci incluerait les dépenses de voyage qui doivent être approuvées au préalable par la direction alsacienne. En ce qui concerne les salaires, un simple système de virements automatiques permettrait aux employés de la fondation travaillant dans la branche Gabon de toucher sans problème leurs salaires.

Comme vous le voyez, un dispositif simple comme celui-ci éviterait les détournements d'argent et autres malversations. Ainsi, la direction gabonaise qui gère l'hôpital serait forcée de bien étudier tout projet avant que de le soumettre à la direction française puisque l'approbation de la demande ne lui est pas garantie d'avance.

Certes, de nombreux scénarios de gestion sont possibles ici, mais pour "laver" le côté gabonais de la structure Schweitzer, c'est tout ce qu'il vous faudrait faire.

Quand à la partie française, il y a également du travail à faire puisqu'elle ne semble pas être très "propre" non plus. Il vous convient à ce niveau d'établir une direction plus intégrée qui permettrait aux donateurs de savoir EXACTEMENT à quoi a servi l'argent donné. Tout manquement devrait alors être sanctionné par une démission immédiate et, au besoin, des poursuites judiciaires sur la base du détournement de fonds.

Evidemment, ceci demande non seulement l'établissement clair des responsabilités des uns et des autres afin de rendre plus transparente la gestion de cette boîte, mais aussi une volonté de bien faire qui devrait se défaire des diverses entraves politiques.

Je suis donc quelque peu surpris de cette présentation négative de la structure Schweitzer dans la mesure où je croyais qu'elle était gérée de manière un peu plus propre du fait qu'une bonne partie de ses financements venait de l'étranger. je suis donc surpris que même à ce niveau, le système Bongo ait pu avoir ce type d'impact négatif sur un hôpital qui rend bien des services à la population.

Nous vous prions donc de nous donner plus d'éclaircissements sur ce dossier selon les questions que j'ai posées plus haut.

Merci.


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COMITE POUR LE RESPECT DE LA VERITE
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19-juin-99, 11h54  (Heure de: New Jersey)
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2. "RESPECT DE LA VERITE"
En réponse au message #1
 
   Comité A. Schweitzer pour le respect de la vérité
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L’AVENIR DE L’HOPITAL SCHWEITZER, EN TROIS POINTS ET QUELQUES AUTRES (suite)
de gens honnêtes, qui se sentent un peu seuls en ce moment


Docteur,
Voici quelques précisions en réponse à vos interrogations.

Quel est le véritable statut de la fondation ?
Comme indiqué, nul ne sait aujourd’hui si la fondation internationale pour l’hôpital du Dr A. Schweitzer de Lambaréné existe juridiquement. Dans tous les cas elle n’a aucune existence juridique en Europe, puisque son siège est à Lambaréné.

Ses membres sont :
-des représentants mandatés par les associations des amis d’A. Schweitzer de France, Suisse, Allemagne, USA, Œuvre spirituelle (AISL),
-des " personnalités " gabonaises désignées par le président de la République, le médecin général Albert NDJAVE-NJDOY, Mme Marcelle ABENG, Albert CHAVIHOT, Dr Roger MAVOUNGOU ainsi qu’un représentant du ministre des finances (René Hilaire ADIAHENO) et du ministre de la santé (actuel DG du ministère). Leurs prédécesseurs furent le Dr. Hervé MOUTSINGA, Alain DOUVIOGOU, Victor BEKALE… ;
-ainsi que la fille du docteur Schweitzer et le médecin suisse qui lui succéda, en 1965.

Par contre le gouvernement français n’intervient d’aucune manière dans la fondation et ne dispose d’aucun mandat en son sein.

De fait il incomberait aux autorités gabonaises d’en examiner le fonctionnement.

Qui contrôle les fonds de la fondation qui servent à faire fonctionner l’hôpital ?
L’expert-comptable du Gabon pour la fondation est M. Claude AYO-IGUENDHA. Ce dernier est membre à titre consultatif de la fondation en sa qualité d’expert-comptable (sa candidature fut imposée par le médecin général Albert NDJAVE-NJDOY en 1995).
Par ailleurs un professionnel allemand se rend chaque année à Lambaréné pour vérifier la régularité comptable des écritures (c’est-à-dire qu’il ne vérifie jamais l’opportunité des dépenses et si leur montant est " acceptable "). Pour ce faire il est rémunéré à plus de 350 DM/heure de travail, plus voyage et hébergement….

Cela n’a pas empêché la fondation de dépenser souvent sans compter. Par exemple, pour faire venir " petits-fours et champagne " lors de l’inauguration d’un pavillon de soins (construit sans autorisation du conseil d’administration de la fondation pourtant financé avec un crédit de la mission de coopération française de Libreville…). Même Makaya aurait commenté à ces agapes.

Par ailleurs aucun des représentants " blancs " siégeant au conseil d’administration de la fondation n’informe en détail les assemblées générales de l’association nationale qu’il est censé représenter. Les actuels administrateurs ne rendent aucunement compte -en détail- de toutes les décisions et de tous les problèmes survenus. Leur credo reste " tout va bien, le contexte est certes difficile, mais l’hôpital a beaucoup de travail, en conséquence, donnez- nous de l’argent ".
Imaginez un instant la tête que feraient les donateurs en apprenant que :
-des dons financent aujourd’hui le Trésor public gabonais, qui lui reste toujours redevable de plusieurs millions de francs français à la fondation ;
- lors d’une inauguration " petits-fours et champagne " furent commandés aux frais de l’hôpital auprès d’un traiteur de luxe à Libreville ;
- des administrateurs, notamment gabonais, empochaient 2500 francs suisses lorsqu’ils participaient à une séance du conseil d’administration (sans compter les frais de transport (1ère classe) , d’hébergement et de restauration aussi pris en charge par la fondation).


Il n’existe aucune structure décisionnelle en Alsace.

Fin 1994, la fondation avait décidé de rapatrier les avoirs de l’Hôpital, notamment ses réserves financières, au Gabon soit plusieurs millions de francs. Le général Ndjave avait, compte tenu de la précarité de la situation du président de la fondation a cette période, obtenu ce transfert en contrepartie du " soutien " au président de la partie gabonaise. Des comptes furent ouverts dans différentes banques (avec peut-être -mais aucun document ne l’atteste- l’autorisation du conseil d’administration), malheureusement aussi auprès d’une banque, qui comme vous le savez, a depuis cessé son activité. À ce jour personne (les donateurs) ne sait tout cela !


Le travail à Lambaréné, comme vous l’indiquez est important, cependant comme vous l’écrivez aussi la fondation a une " bonne réputation ". Tout le monde pense que l’institution, notamment à cause de la présence des représentants européens, a un fonctionnement au-dessus de tous soupçons. C’est justement cela qui a permis tant de dérives. Car en définitive il n’en est rien. Les administrateurs ont depuis plusieurs années maintenant usé et abusé de ce label de qualité pour dilapider les dons.

Nous espérons avoir répondu à vos questions et restons à votre disposition.


À nous de vous interroger :
1-Comment se fait-il que l’actuel premier vice-président ait été relevé de ses fonctions de DG de la santé militaire gabonaise ? Cette décision avait-elle un rapport avec le scandale de l’Hôpital militaire de Melen ?

2- Existe-t-il à Ngomo, village d’origine de Ndjave, un dispensaire avec un infirmier détaché par l’hôpital Schweitzer ? Une entreprise de Libreville y a pourtant réalisé des travaux –pour un millions de francs français– payés par la fondation, mais à quelles fins ?

3- Que pensez-vous d’une fondation qui peut se permettre de ne pas donner de suite à une proposition de financement d’un projet d’un millions de DM par un organisme d’état de coopération ?

Docteur, ce n’est pas une présentation négative, ce ne sont là que des faits, prouvables et vérifiables ! Le comité pour le respect de la vérité tente depuis plusieurs années de lever le voile, non pour nuire à l’institution, mais bel et bien pour essayer de faire cesser cette dérive. L’œuvre du docteur Albert Schweitzer ne mérite pas une telle décadence, mais bel et bien un autre avenir.

Nous espérons qu’avec ces échanges nous arriverons à mobiliser d’autres partenaires pour faire –enfin- cesser ce scandale.

Le comité


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Dr. Daniel Mengara
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20-juin-99, 11h04  (Heure de: New Jersey)
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3. "De la rehabilitation de la fondation Schweitzer"
En réponse au message #2
 
   Message modifié le 20-juin-99 à 11h05  (Heure de New York)

Chers amis du Comité A. Schweitzer,

S'il est une chose que nous commençons à comprendre, c'est qu'il n'y a finalement aucune surprise dans le fonctionnement déplorable de la structure Schweitzer telle que vous la décrivez. En fait, parce que le système est presque totalement basé au Gabon tant sur le plan financier qu'institutionnel, et parce qu'il est influencé directement par le système en place, il n'est pas étonnant que l'hôpital, comme le pays, soit caractérisé par les mêmes exactions que nous au BDP essayons de combattre au niveau du Gabon tout entier sur la base de la gestion scandaleuse du régime BONGO.

Il convient donc pour vous--je ne sais pas exactement si vous-mêmes faites partie de la fondation--d'élaborer un plan de réforme qui pourrait aider à la réhabilitation de la fondation et de tout le système Schweitzer.

En quelques points, et si votre intention réelle est vraiment d'aider à la réhabilitation de la fondation, voilà ce qu'il conviendrait de faire.

1) Rapport COMPLET

Il s'agirait pour vous de faire un rapport complet du problème de la fondation à tous ses donateurs gouvernementaux ou privés, afin de favoriser la création d'une structure de contrôle plus efficace et plus large. Ainsi, en permettant à l'information sur le fonctionnement de la fondation de circuler, vous obligeriez les donateurs à demander plus de transparence et de sérieux dans la gestion de la structure.

2)Privatisation TOTALE de la structure

Nous au BDP, pensons que la seule manière de sauver le Gabon, c'est le démantèlement total du régime Bongo et la mise en place d'un système nouveau dont l'action serait de reconstruire le pays et d'y apporter la prospérité. Dans le cadre de la réforme de la fondation Schweitzer, nous pensons que vous devriez adopter la même philosophie.

Autrement dit, il vous faudrait, et vous suffirait, après avoir informé tous les donateurs du désastre qui frappe la fondation, de proposer la PRIVATISATION TOTALE du système Schweitzer au Gabon.

Quels en seraient les avantages?

a) Vous feriez de la fondation une ONG à part entière. Ceci ne donnerait plus aucun droit de regard de l'état sur la structure. Certes, vu le caractère hautement utile de l'hôpital Schweitzer, l'état pourrait continuer à contribuer une aide financière à la fondation, non pas en tant que SUBVENTION, mais en tant que DONATION. La différence ici serait donc que la fondation serait libérée de son obligation d'avoir en son sein des membres du gouvernement qui, franchement, non rien à y foutre (vous me permettrez l'expression).

b) En tant qu'ONG du secteur hospitalier privé, la fondation pourrait ainsi faire fonctionner l'hôpital comme un hôpital privé, rendant ainsi de meilleurs services au pays vu que la lourdeur administrative et politique de l'état ne l'encombrerait plus.

c) En tant qu'organisme hospitalier privé avec des règles de fonctionnement internes relevant UNIQUEMENT de ses PROPRES structures, la fondation serait à même de faire respecter ses règles indépendamment du système Bongo. Elle pourrait nommer qui elle veut sur la base du mérite et contrôler efficacement ses finances. Dans ce contexte, elle pourrait facilement demander des comptes légaux à tout EMPLOYE s'étant adonné à des malversations.

d) Ajoutez à cela la création d'une structure décisionnelle PRIVEE au Gabon ou à l'étranger et la mise en place de règles de centralisation des dépenses telles que je les ai proposées dans mon message précédent, et vous auriez un système totalement au point.

En d'autres termes, n'attendez pas que le système Bongo réforme pour vous l'hôpital Schweitzer. Ce système est ABSOLUMENT inefficace et a tendance à "TUER" tout ce qu'il touche. D'ailleurs, ce système ne contribue-t-il pas, selon vous, à la destruction de la fondation en lui soutirant chaque année des millions pour des raisons politiques? Une PRIVATISATION TOTALE serait la meilleure solution ici. L'état gabonais ayant des statuts juridiques spéciaux pour les ONG et autres organisation à caractère caritatif, cette transformation ne saurait poser trop de problèmes puisque, sur papier, l'état garantit légalement une telle possibilité.

Evidemment, la difficulté ici est que je ne sais trop si je discute ici avec des gens qui font partie de la fondation ou plutôt avec des gens qui parlent "du dehors", c'est-à-dire des activistes qui souhaitent la réhabilitation de la fondation.

Si vous faites partie de la fondation, ou si vous avez au moins accès aux structures de décision, vous pouvez vous-même directement influer sur ces réformes en les proposant au travers d'un dossier bien ficelé que vous enverriez à tous les intéressés à travers le monde. Je ne suis donc pas convaincu qu'il faille attendre quoique ce soit du gouvernement gabonais ACTUEL. Si vous vous décidiez à reposer sur lui, vous attendriez jusqu'à ce que "les poules aient des dents" (expression gabonaise).

Quant aux questions que vous nous posez, notamment:

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1-Comment se fait-il que l’actuel premier vice-président ait été relevé de ses fonctions de DG de la santé militaire gabonaise ? Cette décision avait-elle un rapport avec le scandale de l’Hôpital militaire de Melen ?

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Il n'y a aucune logique dans le système Bongo qui puisse nous permettre de répondre à cette question. Au Gabon, le scandale ne tue pas. Ce n'est donc JAMAIS le scandale qui justifie le licenciement des membres du gouvernement ou de l'administration, mais leur degré de fidélité à Bongo. Il faut donc aller rechercher dans les joutes internes, luttes d'influences et autres incongruités du système Bongo.

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2- Existe-t-il à Ngomo, village d’origine de Ndjave, un dispensaire avec un infirmier détaché par l’hôpital Schweitzer ? Une entreprise de Libreville y a pourtant réalisé des travaux –pour un millions de francs français– payés par la fondation, mais à quelles fins ?

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N'étant pas au Gabon en ce moment, je ne puis répondre valablement à cette question. Evidemment, s'il est des gens qui savent la réponse à cette question, nous les invitons à nous la contribuer ici. Une autre possibilité serait tout simplement de solliciter du journal l'UNION une enquête à ce niveau. Et si L'Union ne peut le faire (on sait pourquoi), contactez des journaux indépendants ou la presse de l'opposition au Gabon (La Cigale Enchantée, le Bûcheron, etc.). Je suis sûr qu'ils se feront un devoir de voir clair dans cette affaire.

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3- Que pensez-vous d’une fondation qui peut se permettre de ne pas donner de suite à une proposition de financement d’un projet d’un millions de DM par un organisme d’état de coopération ?

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Etant donné qu'une fondation fonctionne surtout sur la base de donations, il m'apparaît en effet assez inhabituel de voir un tel refus se produire. Cependant, au vu de ce que vous révélez ici, cela ne m'étonnerait guère. Se pourrait-il que les conditions dudit financement aient été si "draconniennes" que les administrateurs n'aient pas jugé utile d'y répondre? Par draconniennes, je veux dire que les Allemands ont peut-être demandé à suivre la réalisation du projet "pas à pas", ce qui aurait rendu impossible tout vol? Il n'y a que dans de telles conditions que "nos gens" sont "capables" de refuser un projet, c'est-à-dire uniquement quand ils n'ont pas grand chose de PERSONNEL à y gagner.

J'espère avoir contribué à alléger un peu de votre "sollitude"?

A bientôt.

Merci.

Dr. Daniel Mengara

Coordinateur, BDP-Gabon Nouveau


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COMITE POUR LE RESPECT DE LA VERITE
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20-juin-99, 13h37  (Heure de: New Jersey)
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4. "GABONAIS, MOBILISEZ VOUS POUR SAUVER SCHWEITZER"
En réponse au message #3
 
   Le comité pour le respect de la vérité** se bat depuis des années pour tenter de rendre attentifs et de faire réagir les responsables –quels qu’ils soient, où qu’ils soient- à la dérive de la fondation internationale pour l’hôpital du docteur Albert Schweitzer de Lambaréné.
Aucun des membres du comité n’appartient à la fondation. Cette dernière a veillé à " écarter " de ses structures et des associations nationales tous les esprits critiques, de sorte que le débat, puisque l’argent vient du public, doit être aussi public.

Des articles ont été publiés en Europe, des émissions de TV ont abordé le problème, la justice française a même diligenté une enquête préliminaire (qui a duré trois années avant d’être classée) sur la manière de gérer les fonds de l’ancien président de la fondation. Toutefois comme tout se passe au Gabon, puisque la fondation y aurait son siège, rien ne peut aboutir ici.


Il appartient avant tout maintenant aux Gabonais et aux gabonaises de se battre à nos côtés pour se mobiliser et témoigner, afin que prenne fin ce terrible cauchemar.

Faites savoir à vos proches ce qui se passe, exploitez vos relais auprès de la presse d’opposition pour mettre la pression sur les responsables de la fondation, soyez des citoyens, l’hôpital appartient à l’histoire de votre pays.

SI VOUS VOULEZ QUE L’HOPITAL PUISSE DEMAIN CONTINUER A RENDRE DES SERVICES ET SAUVER DES VIES, IMPLIQUEZ-VOUS ! ! !

La tâche ne sera pas facile. Mais elle a quelque part aussi valeur de symbole, si une mobilisation concrète peut se faire sur ce problème et aboutir à un changement constructif, pourquoi ne pas espérer que demain d’autres combats -d’envergure nationale- aboutissent.

Amis internautes, TÉMOIGNEZ, TÉMOIGNEZ, TÉMOIGNEZ, nous sommes persuadés que c’est le chemin pour aboutir à un véritable changement au sein de cette fondation. La vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Et elle triomphera !

N’hésitez pas pour ce faire d’utiliser les sites Internet, notamment en France et plus particulièrement en Alsace***. La fondation cherche, dans le silence, de l’argent actuellement. Oui au soutien à l’hôpital car il en a bien besoin, mais pas par l’intermédiaire de la fondation qui ces dernières années a dilapidé inutilement et sans compter DES MILLIONS DE FRANCS FRANÇAIS sans que ses administrateurs européens et gabonais n’y trouvent quelque chose à redire ! ! ! ! !

Écrivez nous pour que nous puissions faire savoir en Europe
- Qui sont les personnalités gabonaises qui siègent à la fondation, notamment Ndjave-Ndjoy ;
- Ce qui est réellement fait avec certains dons (par exemple envoyez nous des copies de factures payées par la fondation n’ayant aucun rapport avec le fonctionnement de l’hôpital) ;

Toutes ces preuves nous les feront circuler et très rapidement, car le contexte en Europe ne plaide plus pour les magouilleurs, les profiteurs et les affairistes, ces derniers pourront être mis à l’écart.

Voici un cas précis. Vous avez l’occasion de vous mobiliser réellement dans l’intérêt général et par respect pour tout ce qui a été fait depuis quatre-vingt-cinq ans à Lambaréné. Soyez responsables ! !

Le comité est avec vous.


** Le docteur A. Schweitzer, avant de développer le célèbre thème du " respect de la vie ", avait dans l’introduction de sa thèse de doctorat en médecine longuement évoqué " le respect de la vérité ".

*** Conseil régional d’Alsace, Mairie de Strasbourg, Ville de Mulhouse, France 3 Alsace, Journaux locaux (Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Alsace), Église protestante…..


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