Monsieur Mbina,
Vos réflexions sont tout à fait patentes. Mais il va falloir vous remettre dans les couloirs de l'analyse objective.
Lorsque vous-dites, ce qui est dit est de la redite et qu'il faille proposer autre chose. Voyons, entre nous, soyons sérieux. Pour construire une maison, il faut bien un matériel. Celui-ci inévitablement se pose sur un support. Ce qui revient à dire que nous ne pouvons pas au BDP, dire des choses qui sortent de l’ordinaire de manière originale. Tous les faits que nous proposons, se réfèrent aux réalités Gabonaises. Le gabonais déçu ou pas, il faut que vous sachiez une chose. Dans une population que tient en majorité une pulsion collective, il y a fatalement un malaise, d'où votre réaction. Le problème est encore plus grave chère compatriote. Lorsque vous vivez dans votre zone géographique sans un regard pilote, il est normal que vous soyez étonné de ce qui se passe à l'extérieur. Vos points de vue sont sans doute doués de bon sens, mais la problématique est toute simple et complexe. Les DouMba comme vous dites ne peuvent rien faire dans un gouvernement issu de Bongo. Bongo est un personnage, va savoir ce que cela veut dire. Il joue un rôle médiocre au sein de notre pays. Quand Pierre Claver Akendengué dit, gère le long du fleuve, à la recherche de la liberté, qu’il n’y a pas sous mon toit. Il faut savoir dans quel sens, il le dit. Le Fleuve ici, c’est le peuple. Et gérer, sans faire comme le Premier Ministre qui ignore la culture typique du pays en citant les Européens dans ces citations, voilà une pensée de bien de chez nous qui tient compte du Gabon profond et ses problèmes. Gérer, c’est gouverner, et gouverner c’est tenir compte d’une sensibilité hétéroclite QUE COMPOSE LE Gabon. Alors, lorsque Bongo dirige la pirogue, pour reprendre le terme de " Piroguier" de la chanson de notre Sociologue Gabonais Akendengué. Il devait savoir qu’au cours du grand parcours migratoire, il y a eu des gens de diverses cultures. Avec la colonisation, il fallait qu’il fasse face aux réalités de l’Afrique. Lorsque vous essayez de manifester votre réflexion à l’échelle haute de votre existence, rendez-vous compte du pourcentage que le Gabon gagne à propos du pétrole. Excuser moi, « c'est nul à chier ».
En effet, le peuple Gabonais a des gens capables de chercher du pétrole tout seul sans l'aide de la France. Malheureusement cette politique n'a pas eu d'écho favorable dans notre pays, à cause de qui, de "Bongo". Nul n'est besoin d'aller très loin. Comment voulez-vous que le blanc respecte le nègre? Bongo comme son nom l'indique connaissait d'avance, avant vous et moi, que les blancs nous avaient couillonné. Il aurait fallu qu'il joue le jeu. Sékou Touré au cours du voyage du général de Gaulle n'avait pas dit non à ce Monsieur? Alors pourquoi Bongo n’a pas suivi cet exemple. La réponse vous le savez, c'est un voleur, un sans pitié. Il a déshabillé son peuple comme son village et sa famille. Le primitif n'aime pas voir la lumière à sa porte. Comme Bongo n'aime pas voir l'agrandissement de son pays. Il a mesuré son pays à l’échelle de sa taille Or au Gabon il y a plus grand que lui. Dans la logique des cas, les gabonais subissent cette mesure de taille, sans voir loin, si ce n’est la limite de taille de notre pays, petit comme petit « Bongo ». Dieu seul sait, qu’il y a des petits et des grands. Par opposition, « Bongo » au lieu de faire comme le peintre Toulouse Loutrec, c’est-à-dire de réaliser des grands travaux pour favoriser sa taille. Il enfonce le pays dans sa petite taille. Tout est à lui un point un trait. C'est l'une des raisons pour lesquelles, il faut lui rappeler que le Gabon ne l’appartient pas uniquement. C'est un pays un peuple unique. C'est dans ce cadre que l'ancien président, Léon Mba disait " Gabon d'Abord". Cette sentence n'a jamais ébranlé plus d'un, mais il faut savoir que nous revenons en arrière parce que, à force de vouloir faire comme le blanc, on se met le doit dans l'oeil. Un geste est en retard de celui de l’autre. Soyons-nous même.
Il y a lieu de revoir vos opinions qui sont ma fois constructive. N'empêche, regarder le passé parce, il est la mère de toute perspective pour l'avenir. C'est l'une des raisons pour lesquelles que le Gabonais se lasse des réalités politiques actuelle, il faut sensibiliser ceux qui perdent le sens de la vie. C'est sans doute pas vous ni les autres. Trouvons, vous et moi, un moyen de faire traverser la rivière aux derniers qui n'ont ni bagages ni armes.
Alexandre ONDO NDONG