Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: "A propos de la GR"     Précédente | Suivante
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Conférences L'arbre à palabres sociales et culturelles Discussion 17
Discussion 17
MNA
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14-avr-99, 13h48  (Heure de: New Jersey)
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"A propos de la GR"
 
   Pour celui qui parle, la raison a toujours été de son côté. Ainsi M. Nguéma Adrien, vous devriez vous l'ètes dit en écrivant votre texte sur la GR.
Mais que de suppositions affirmatives?

C'est vrai de c'est de bonne guerre d'exagérer pour avoir l'effet boomrang recherché et le raliement de ceux qui doutent encore.

A propos de cette histoire de fait divers banal comme il y en a souvent au Gabon.
Les gendarmes et les policiers contrairement à ce que vous dites commettent les mêmes méfaits.

MARTINE OULABOU, que Dieu ait son âme, a été touché par un policier.

BOUSSOUGOU MAPANGOU, alors commandant ou colonel à la GP, accusé de coup d'état,(vrai ou faux, ici n'est pas la question), n'était/est pas du monoethnisme dont vous faites reférence.
Combien y a t il eu de morts en 1993, puisque les chiffres officiels ne sont pas connus, vous devez pouvoir nous les fournir, vous.

C'est quoi le monoethnisme, cette allusion qui si on lit bien entre les lignes met une frange de la population à la vindicte populaire et la présume génocidaire et "boucher" (puisque vous faites allusion à Sassou).

Relisez vous cher ami et, un conseil: C'est une certaine démarche qui entraine parfois un ras le bol qui dérive sur des exactions. Commencez à crier ici que les actuels agents de la GR n'ont pas d'avenir, vous aurez ce que vous voulez.

Comme vous en aurez forcement à redire, je m'arrête là pour l'instant. Je reviendrez plutard sous un autre style, débattre sur l'idée saugrénue de voir ALI Ben président du Gabon car ce sera, je pense, la vie ou la mort.

Tchao!


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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
  Eclaircissement! Adrien Nguema 14-avr-99 1
     Limite MNA 15-avr-99 2
         Comme à la parade, lorsque l’on se retrouve à cours d’arguments, sortez le joker: accusez votre inte... Adrien Nguema 15-avr-99 3
         Bongo est le tribaliste derrière la GP, pas son ethnie. Dr. Daniel Mengara 15-avr-99 4
             vue MNA 16-avr-99 5
                 De la légalité du BDP Dr. Daniel Mengara 16-avr-99 6
                     Ah! Cette Tchatche... Lucie Moussavou 16-avr-99 7
                         L. Moussavou: discours du ventre Princesse de la gaffe. 17-avr-99 8
                             Bonne Replique Alexandre Ondo Ndong 19-avr-99 9
                                 Non au monolithisme subversif ! MNA 19-avr-99 10

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Adrien Nguema
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14-avr-99, 18h48  (Heure de: New Jersey)
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1. "Eclaircissement!"
En réponse au message #0
 
   Comme vous l’auriez deviné, “damn right” (excusez l’anglicisme!) que j’en ai à redire à propos de l’interprétation que vous faites de mes écrits. Dans votre tentative de comparaison égalitaire entre le cas Oulabou et celui du taximan, vous omettez l’aspect le plus important différenciant ces deux cas. Avant d’aller plus loin, permettez moi ici de réitérer que je considère les deux cas comme des crimes crapuleux d’une extrême lâcheté non seulement contre les victimes mais aussi contre toutes les personnes morales du Gabon. Ceci dit, cher MNA, vous avez oublié de considérer la notion militaire du “service commandé”. En effet dans le cas Oulabou, le policier en question devant un tribunal peut se retrancher derrière l’argument qu’il était en mission commandée et avait reçu l’ordre de tirer. Dans un tel cas, les supérieurs direct du policier sont plus coupables que ce dernier car il n’était que le dernier maillon de la chaine de commandement. Si le Gabon était un pays de droit, ce sont le ministre de l’intérieur et les grosses huiles de la police qui seraient passés devant les tribunaux pour l’affaire Oulabou. J’espère que vous réalisez le contraste qu’offre l’affaire du taximan dans laquelle le bonhomme de la GP ne peut être juridiquement couvert par la notion du service commandé car ayant agi de son propre chef dans un contexte ou son arrogance est évidente. Le seul point de comparaison valable à mes yeux est que nous avons perdu deux vaillantes personnes en plein exercice de leurs droits: le droit universel à la contestation (Mme Oulabou), et le droit de protection de sa propriété (Mr Lamitan, le chauffeur de taxi). Lorsque vous me demandez de vous donner les chiffres exacts concernant le nombre de victimes en 1993, naturellement que vous ironisez j’espère, car vous êtes sans ignorer que le gouvernement (par L’Union, la RTG etc...) ne publia jamais de bilan. Les seuls chiffres en ma possession sont ceux publiés par Le Bucheron et la Griffe. En effet, vous le savez peut être, le Bucheron publia la liste (avec Photos) de certaines victimes. La liste du Bucheron contenait une vingtaine de noms, la presse internationale (Libération, Le monde, L’AFP) parla de: je cite “plusieurs dizaines de victimes”. Etant donné que c’est le gouvernement qui contrôle les infrastructures (hôpitaux, morgues etc...), il est inconcevable qu’il ne soit pas en mesure de nous livrer le nombre de victimes ainsi que tous les noms. Vu que le gouvernement n’a pas fait son travail (rien de bien nouveau), je m’en tiens donc aux chiffres de la presse d’opposition. Finalement, vous faites très fort en doutant du caractère monoethnique de la GP. Dans mon propos, le terme ethnie est utilisé dans son sens anthropologique (qui n’est naturellement pas parfait). Lorsque je dis que la GP est monoethnique, j’indique qu’elle est principalement constituée d’individus originaires d’un espace géographique commun (dans le context du périmètre national naturellement), partageant une même culture, une même langue (encore une fois dans le contexte local, le francais est exclu bien sûr). Le fait qu’il y ait quelques individus issus d’autres ethnies ne devrait pas nous faire oublier que tout le leadership non-Francais ou Marocain de la GP est issu du clan Bongo. Dans la troupe, plus de 90% ont une origine ethnique commune. Pour vous éclaicir encore plus sur mon utilisation du terme ethnie, je vous donne un example: si la GP était constituée à 30% de pongwe, 30% Nkomi, 30% Oroungou et 10% par le reste des ethnies (Fang, Punu, Eshira etc...), la conclusion serait que ce corps est essentiellement monoethnique car 90% de ses membres appartiennent à l’espace culturel Myenè. Si vous avez compris ceci, vous ne devriez pas avoir trop de problèmes avec mon qualificatif de la GP de Bongo comme milice mono-ethnique. Par contre si vous doutez encore du caractère monoethnique de notre bien aimee GP, je vous prierais de bien vouloir me demontrez comment vous y arrivez.


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MNA
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15-avr-99, 12h58  (Heure de: New Jersey)
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2. "Limite"
En réponse au message #1
 
   Monsieur Nguéma,

Avouez de vous à moi que votre réplique est limite. J'attendais mieux de vous pour convaincre du bien fondé de votre message originel sur la GR/GP. Mon argumentation initiale tendait justement à montrer le caractère malveillant de votre intervention. Mes propos illustrent assez le fait que vous conduisez une démarche tribaliste en pointant du doigt une frange de la population parce que agents de sécurité à la GR et majoritairement de la région de Bongo. Est ce pour autant qu'un fait divers devienne un élément de propagande. Ne sont ils pas, ces gens, des humains avec leurs défauts et leurs qualités? Le cas OULABOU est peut-être malapproprié, je m'en excuse. Mais traiter de génocidaires et de futurs "bouchers" des hommes sous ce pretexte là est un court. Altogovéen peut-être, mais pour la plupart leurs enfants sont pluri-ethniques, parce que mariés dans tout le Gabon.

C'est comme si on affirmait ici que le BDP est un mouvement tribaliste parce que son forum (puisque de ce mouvement, c'est ce qu'il y a de publique) voit des intervenants majoritairement fangs. Et pourtant ils sont Gabonais tous et ne demandent que le mieux pour leur pays, sans arrière pensée tribaliste, hormis vous.

Le pouvoir on le reconnait tous ici, est autocratique. Si le Gabon est par terre, les explications ne se retrouvent pas que dans le Haut-Ogooué! Affirmer cela c'est ouvrir un débat rétrograde et mesquin qui ne vous honore pas, et place le Gabon dans des perspectives de conflit future.

Par rapport au nombre de morts ... Si il y a eu publication comme vous dites, cela sous-entend que des données ont été sorties de quelques part et que celles-ci sont véridiques, en supposant la probité journalistique. Mais de qui les tiennent-ils puisque par ailleurs vous affirmez que l'Etat est omnipotent et présent devant les morgues ...

Enfin, on peut disserter des nuits sur ce genre de questions, il n'y aura de conclusion que si le débat est dépassionné et tenu en toute objectivité or vous vous ètes "partisé" et rien de vraiment vrai ne peut venir de ce que vous dites. Même si vous dites des choses parfois juste, votre raisonnement qui est orienté vous discrédite.

Il faut aujourd'hui reconnaitre à la GR/GP la même fonction de sécurité que les autres forces publiques. La reflexion doit portée sur la manière d'instaurer une représentativité pluri-ethnique. Pour cela, ce n'est pas un discours discriminatoire qui va le feu aux poudres qu'il faut avoir. Un temps, plusieurs postes de responsabilité étaient "Altogovéisé", aujourd'hui il y a une autre forme de répartissions plus conforme à la réalité sociale. On peut le faire pour la GP, par exemple, en remplaçant les agents mis en retraite par d'autres venant d'autres région, en affectant certain dans d'autres corps ... C'est ça que le BDP attends, pas des supputations stériles et révolutiono-tribalistes.


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Adrien Nguema
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15-avr-99, 15h36  (Heure de: New Jersey)
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3. "Comme à la parade, lorsque l’on se retrouve à cours d’arguments, sortez le joker: accusez votre interlocuteur de tribalisme!"
En réponse au message #2
 
   Mr MNA, je ne sais pas si je dois être désolé, attristé ou plutôt amusé que vous ayiez vu le spectre du tribalisme derrière ma description de ce n’est que la réalité à la GP depuis toujours. Je commence à être habitué à ce petit jeu consistant à brandir la menace de la guerre civile comme justificatif au maintient du statu quo. Ce fut déjà la stratégie du pouvoir lors des deux précédentes élections. A peine à t-on dénoncé le système d’embauche sur la base ethnique pratiqué dans certaines régie financière de l’état, on se fait accuser d’extremiste tribaliste. N’allez surtout pas noter que les enfants de Bongo sont arbitrairement placés dans l’appareil de l’état car vous serez accusé d’alimenter la vindicte populaire envers ces derniers. Doit-on s’offusquer que Thomas Souha soit en même temps DG de l’OPT et derrière des sociétés de téléphonie cellulaire au Gabon, illustrant encore une fois les nombreux conflits d’intérêts qui émaillent le système Bongo? bien sur que non car seuls les tribalistes trouvent ce genre de pratiques anormales. Ne parlez surtout pas de tous les généraux d’opérette qui encombrent notre panorama militaire, non non non à moins bien sur d’être un incurable tribaliste. Voyez-vous Mr MNA, dans mon esprit le caractère monoethnique de la GP et l’ensemble de la population du Haut-Ogooué sont deux choses bien distinctes. Donc, parler de l’une ne revient pas forcement à impliquer l’autre. J’ose espérer que la plupart des Gabonais ont passé le cap des simples accusations ethniques. Ce que je tenais à relever dans mes ecrits est le danger que représente la GP à moyen terme pour l’ensemble de la population. Dans mon propos, contrairement à ce que vous pensez, je réclame le démantellement de la GP dans sa forme actuelle et non sa livraison à la vindicte populaire. Ma démarche va dans le sens de la prévention (et non l’instigation) d’une catastrophe future. Si l’on regarde chez nos voisins Congolais, on s’aperçoit que lorsque Lissouba arrive au pouvoir, il est confronté au monoethnisme de l’ancienne garde de Sassou et est contraint de tous les démobiliser d’un coup. Ceux-ci se retranchent dans leur fief culturel et sous la houlette de Sassou, préparent un retour sanglant avec l’aide bienveillante d’un voisin nommé...Bongo (avant de m’accuser encore de tribalisme, diffamation et autres, sachez qu’il n’y a pas de doute sur le fait que les armes destinées à Sassou sont passées par le Gabon). Le résultat est connu de tous; l’épuration ethnique se porte très bien au Congo grâce aux Cobras de Sassou. Pour éviter ce genre de difficultés, il me semble qu’il faille dénoncer la menace militaire monoethnique que représente la GP. Vous êtes libre de croire que les membres de la GP et leurs commanditaires sont des gens raisonnables qui ont le sens de la mesure; mais pas moi. Je pense que ce sont des canailles qui n’hésiteraient pas à trucider un bon nombre de Gabonais si cela leur garantissait le maintient au pouvoir (encore ici je parle de la GP et leurs commanditaires et non de l’ensemble des gens du Haut-Ogooué). Pour conclure je dirais que contrairement à votre impression, je n’ai absolument rien contre les gens du Haut-Ogooué et que mon argument contre la GP vient de la réalisation que l’histoire nous démontre à suffisance que l’existance de milices ou armées monoethniques dans des pays multiethniques mène inévitablement à la violence (Afrique du Sud sous apartheid, Rwanda, Burundi, Congo, les Balkans etc...).


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Dr. Daniel Mengara
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15-avr-99, 23h35  (Heure de: New Jersey)
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4. "Bongo est le tribaliste derrière la GP, pas son ethnie."
En réponse au message #2
 
   Cher ami MNA,

Quand vous dites:

"C'est ça que le BDP attends, pas des supputations stériles et révolutiono-tribalistes."

Nous sommes à la fois en accord et en désaccord avec vous. Nous sommes d'accord quant au fait que le discours tribaliste n'est plus de mise dans notre pays. Nous sommes en désaccord quand votre intervention semble vous faire parler au nom du BDP.
Etant donné que vous n'êtes pas encore un adhérent à notre mouvement, il nous semble quelque peu gênant de vous entendre dire que "c'est ça que le BDP attend". Cette phrase, quand bien même elle demeure vraie, pourrait être interprétée comme écrite par un membre actif du BDP (nous ne vous dirions pas non si vous souhaitiez le devenir, mais pour le moment nous croyons savoir que tel n'a jamais été votre désir. Seuls vous passionnent le débat démocratique sur notre forum et les solutions qu'il nous permet de rechercher ensemble. Cette démarche est, à sa manière, très louable également, comme l'est le respect que vous montrez à vos interlocuteurs). Par contre, vous êtes libre de vos autres opinions quant à vos prises positions.

Si nous avons quelque chose à rajouter à ce débat intéressant entre vous et Monsieur Nguéma (que nous souhaitons également voir adhérer à notre mouvement pour aider un peu plus activement à la réflexion que nous menons), cela ne peut être que dans le cadre d'une conciliation des deux positions que vous tenez.

La position de Monsieur Nguéma ne nous semble pas aussi tribaliste que vous suggérez. En fait, elle semble remarquablement bien compléter la vôtre. Car si dans un pays, l'une des plus fortes minorités de la population venait à occuper 90% des postes dans un domaine donné de la vie socio-économique ou politique de notre nation, il convient probablement de s'interroger sur un tel état de fait. Comme le BDP l'a souvent dit sur ce site, il est important de faire face autant à nos démons politico-économiques qu'à nos démons tribalistes, pour mieux les vaincre. Faire face aux démons tribalistes ne veut pas dire éviter d'en parler, ou en parler au travers d'une perspective qui jette l'anathème sur un groupe donné. Faire face aux démons tribalistes c'est s'attaquer aux causes de l'état tribalisé qui est le nôtre aujourd'hui, afin de recentrer la dynamique socioculturelle de notre peuple.

L'état tribalisé que nous vivons est celui qui, à tous les niveaux, nous fait réagir en fonction de nos ethnicités, tellement il est implanté dans nos mentalités. Cet état, on le vit tous les jours quand un Fang nommé ministre décide de n'embaucher que ses frères fang, on le vit quand un Myéné ne veut épouser qu'une Myéné, on le vit quand Bongo ne veut nommer que des Tékés à des postes clés, on le vit quand les uns et les autres favorisent la "réussite" scolaire ou socio-économique à partir de critères régionalement ethniques. Puisque ceci est la pratique quotidienne chez nous, la question qu'il convient de se poser est donc la suivante:

Comment en est-on arrivé là?

La réponse est simple: Bongo.

Ce Bongo, ce n'est pas Bongo le Téké. C'est Bongo le dictateur qui s'est servi de son ethnie et l'a exploitée pour asseoir son pouvoir, alors que cette ethnie ne lui avait rien demandé. C'est par l'action menée par ce dictateur que, malheureusement, le nom du Téké a été sali. Vous savez, en tradition africaine, il est souvent dit qu'un seul homme est capable de sauver son peuple de par sa personalité et ses capacités de leadership. Dans cette même tradition, il est dit qu'il suffit d'un seul homme pour mener le peuple à sa perte. Ainsi, parce que Bongo est Téké, sa diabolique personalité se réflète négativement sur le groupe Téké, alors que ce dernier n'a rien à voir avec le régime Bongo. C'est cela, mon cher, l'effet diabolique qu'a le système Bongo sur notre peuple.

Ainsi, si l'esprit ethnique existe fortement chez nous aujourd'hui, c'est tout simplement parce que Bongo nous a conditionnés à fonctionner de cette manière en donnant lui-même l'exemple. Voyez-vous, mon cher, dans un contexte multi-ethnique comme le nôtre, le chef se doit de servir de modèle. Nous dirions même que le chef, malgré lui, sert souvent de modèle au peuple car il est vu comme un point de référence. A cause de cela, il conditionne nécessairement la manière dont ce peuple orientera ses façons de vivre et de fonctionner. Si le chef sert de modèle positif, alors le comportement populaire sera positivé. Par contre, si le modèle représenté par le chef est négatif, alors le peuple se négativisera. En exemple, la corruption, le clientélisme ethnique et l'incompétence qui règnent chez nous aujourd'hui ont pour source première Omar Bongo. Tel père, tel fils, voilà ce que dit le dicton. Tel chef, tel peuple, dirons-nous ici. N'ayant reçu aucune éducation scolaire digne de ce nom, Omar Bongo veut que tous les Gabonais se déséduquent. S'étant enrichi par la loi de la jungle qu'est la corruption et le vol, Omar Bongo souhaite que chez nous tout le monde délaisse le travail honnête et s'enrichisse dans l'illégalité. N'ayant aucun sens de la justice, Omar Bongo crée chez nous les conditions de l'arbitraire et le non-état.

Le Gabon est multi-ethnique depuis qu'il existe sous sa forme coloniale. Ceci a donc nécessairement créé au sein de nos limites territoriales un contexte compétitif où les antagonismes ethniques sont potentiellement porteurs de crises sociales basées sur les différences culturelles. C'est dans un tel contexte de compétitions naturelles que, selon Darwin, la loi du plus apte est appelée à s'exercer dans sa plus totale acuité. Dans un tel contexte, le travail d'un leader, dès le départ, se doit d'apaiser les réflexes d'auto-défense que l'on retrouvera naturellement enfouis dans chaque composante ethnique. Apaiser de tels instincts passe donc nécessairement par une redistribution équitable des biens possédés par la communauté multi-nationale qui ressort de l'existence de nos ethnicismes. Elle passe aussi par le développement d'opportunités économiques qui, à l'aide d'une vraie politique d'union nationale, favoriserait les échanges culturels et sociaux entre nos diverses ethnies.

Or, il se trouve qu'au Gabon, et ceci n'est un secret pour personne, le tribalisme négatif a été exacerbé par le pouvoir Bongo, ce qui a naturellement réveillé les réflexes d'auto-défense non seulement des ethnies lésées, mais aussi des ethnies favorisées. Si ces réflexes ne se sont presque jamais exprimés chez nous par la violence militaire, ils ont par contre provoqué le recroquevillement de chaque ethnie sur elle-même, menant ainsi à l'ethnicisme généralisé que nous connaissons aujourd'hui. Par exemple,

1) Quand un parti se créé, les adhérents ont tendance à être majoritairement de l'ethnie du fondateur. Souvent, par un réflexe d'auto-défense qui rappelle l'auto-censure, les adhérents potentiels s'excluent eux-mêmes parce que dans leurs têtes, ils ont la conviction que, n'étant pas de la même ethnie, ils ne seront jamais acceptés par les autres.

2) Quand on devient ministre, le staff qu'on fait venir est ethniquement caractérisé.

3) Quand on alloue des bourses ou des postes, le chef a tendance à ne voir que son ethnie.

4) Et nous en passons.

Ce qui ressort donc de cet état de fait est que les ethnies se retrouvent injustement généralisées et enfermées dans des cocons stéréotypiques qui finissent par devenir chez les uns et les autres des antagonismes socio-psychologiques inamovibles et irréductibles. Personne, dans ce contexte, ne fait plus la différence entre le chef qui cause cet état de fait et l'ethnie dont est issu ce chef. Les deux se confondent dans l'esprit et la perception du peuple.

Si la GP est aujourd'hui caractérisée par un déséquilibre ethnique, cela n'étonne guère personne car:

1) Cela réflète la logique omarienne qui sévit tribalement au Gabon depuis le début de sa dictature en 1968.

2) Cela réflète le degré de dictature dans lequel nous vivons puisque Omar Bongo ne se sent en sécurité que parmi les siens. Paradoxalement, c'est là un cas du "tel est pris qui croyait prendre" car la dictature, c'est Bongo lui-même qui l'a créée et, en jouant d'un favoritisme ethnique qui allait nécessairement antagoniser les uns et les autres, il créait là les conditions de sa propre insécurité. Intéressant, non?

3) Cela explique pourquoi la GP demeure un organe ethnique: Bongo a besoin de jouer sur la fibre ethnique pour diviser le peuple et ainsi péréniser son pouvoir. Dans un contexte de dictature, c'est presqu'une condition nécessaire pour la préservation du pouvoir. Ainsi, la GP est aujourd'hui la vraie armée du Gabon, non pas pour assurer l'intégrité de notre territoire, mais plutôt pour protéger un régime. Cela en fait donc un organe de répression de nature privée qui protège les intérêts privés de Bongo. En somme, la GP est une milice privée.

Au bout du compte, tous ces éléments confirment la nécessité de l'idéologie qui a toujours été la nôtre au BDP: Bongo doit partir si le Gabon se doit un jour de retrouver:

1) Le renouveau culturel et démocratique

2) Le genre de paix et d'entente ethnique qui pourraient mener à un sentiment national solidaire chez les Gabonais

3) La prospérité socio-économique qui ne peut venir que dans des conditions où chacun peut tranquillement, sur la base de sa compétemce, vaquer à ses occupations sans s'inquiéter du danger que pourraient représenter les autres groupes.

Ce n'est donc que dans un contexte débarassé de Bongo que les Gabonais pourront réapprendre à se connaître et à cohabiter pacifiquement.

Dans le cadre de la réflexion que vous menez avec l'ami Nguéma, l'on se rend compte que vous dites en fait la même chose, mais à partir de perspectives différentes. Votre souci et le nôtre restent centrés sur le besoin d'instaurer un système où l'ethnie ne représentera plus le point de référence dans le droit à la vie et à la prospérité des uns et des autres. Et cela, nous sommes tous d'accord, demeure la raison pour laquelle le Gabon a besoin d'une démocratie sans Bongo.

Ce qui, par contre, reste choquant dans votre premier message adressé à l'ami Nguéma demeure le passage suivant (je vous cite):

"Relisez vous cher ami et, un conseil: C'est une certaine démarche qui entraine parfois un ras le bol qui dérive sur des exactions. Commencez à crier ici que les actuels agents de la GR n'ont pas d'avenir, vous aurez ce que vous voulez".

Cher ami, pouvez-vous expliquer ce passage tiré de votre message? Est-ce une menace ou un avertissement voilé de votre part qui tendrait à nous faire comprendre que si nous continuions à critiquer Bongo et sa GP, nous devrions nous attendre à ce que quelqu'un en veuille à nos vies? S'agit-il plutôt d'une réflexion qui consiste à nous faire comprendre qu'une prise de pouvoir doit nécessairement tenir compte de l'existence de la GP?

Nous n'avons pas grand chose à dire quant au premier point. Cependant, par rapport à la deuxième idée, nous suggérerions que quand on parle des exactions de la GP au Gabon, ce n'est pas la GP qui est directement mise en cause, mais plutôt ceux qui sont derrière ce corps militaire et le dirigent de l'ombre (Bongo et ses alliés). Ce sont eux qui créent chez la GP cet esprit de cow-boys qui n'a ni foi ni loi autres que celles dictées par Bongo et ses alliés. Ce sont eux qui causent aussi l'échec du Gabon dans tous les autres domaines. En d'autres termes, la GP ne fait au Gabon que ce que Bongo et les siens veulent qu'elle fasse.

Si Bongo venait à partir, il est évident que la GP telle qu'on la connaît disparaîtrait. Elle serait refondue au sein de l'armée régulière gabonaise. Personne ne perdrait donc son emploi puisqu'il s'agirait tout simplement d'une réallocation des ressources humaines. Par contre, à la place de la GP se créerait une simple garde républicaine de près de 200 membres au plus chargés d'assurer la protection du président (la garde actuelle demeure une armée présidentielle privée car c'est celle de Bongo, pas celle du peuple). Dans une démocratie, le président n'a pas à craindre pour sa vie. Clinton fait du jogging dans les rues de Washington avec trois ou quatre gardes courant à ses côtés. Il n'a pas besoin de chars ou d'une armée entière pour accompagner le moindre de ses déplacements.

Voilà, mon cher, ma maigre contribution à votre intéressant débat. Une seule chose est sûre: vous avez tous les deux raison. La seule personne qui a tort dans tout cela, c'est Bongo, pas son ethnie.

L'éveil des uns et des autres est donc plus que jamais nécessaire.

Eveillons-nous, Gabon.

Dr. Daniel Mengara


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MNA
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16-avr-99, 12h27  (Heure de: New Jersey)
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5. "vue"
En réponse au message #4
 
   Merci monsieur Mengara pour cet arbitrage. J'en aurais eu à en redire mais bon, on ne va pas quand même s'enlisser. Ce débat étant un débat cycle ou récurent, passons. On y reviendra certainement.

Par ailleurs, je ne suis pas membre du BDP, et je m'excuse ici d'avoir donné l'impression d'en être un. Ce forum m'est suffisant pour l'instant et le débat y est instructif et fructueux.

A le dévenir, j'attends de voir dans quel cadre légal et reglémentaire se situent et se présente votre mouvement. J'attends plus de précision sur ses membres (nom,fonctions...), ses structures, ses coordonnées postales/téléphonique fax et autres au Gabon et à l'étranger, ses réellements ambitions, sa reconnaissance par les autorités gabonaise comme association reconnue et contribuant dévéloppement national. Seulement là, j'aviserai. Pour l'instant, cultivons tous la virtualité.


PS: C'est déjà une bonne chose d'avoir vu à quoi ressemble monsieur Mengara par son site web. C'est une avancée significative.


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Dr. Daniel Mengara
Membre doyen
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16-avr-99, 19h53  (Heure de: New Jersey)
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6. "De la légalité du BDP"
En réponse au message #5
 
   Cher ami MNA,

Comme vous le savez, la légalité est une chose relative. Pour exister et affirmer sa personnalité, un mouvement a-t-il nécessairement besoin d'être enregistré quelque part? Le Gabon fourmille d'associations et de groupuscules organisés selon des intérêts qui leur sont propres. Les retrouvez-vous toutes sur un fichier donné de l'administration gabonaise? Par ailleurs, ont-elles toutes été frappées d'illégalité parce qu'elles ne sont enregistrées dans aucun fichier national?

L'histoire de notre pays est celle de mouvements politiques ou associatifs tels le MORENA et beaucoup d'autres. Leur "illégalité" dans un contexte dictatorial n'a jamais empêché leur existence et l'affirmation de leur personnalité activiste. Cette "illégalité" sous le régime de parti unique de Bongo n'a pas non plus empêché l'adhésion (clandestine ou ouverte) à ces mouvements.

Les mouvements rebelles qui font la guerre à Sassou au Congo B. et à Kabila au Congo K. sont "illégaux" dans leur contexte de lutte, mais cela ne les empêche point d'exister et d'affirmer leur personnalité politique. La notion de légalité est donc assez relative. Illégal aujourd'hui dans le contexte gabonais de Bongo qui menace d'assassiner nos membres à cause de notre action, le BDP sera légal demain dans un contexte plus sain et démocratique. Qu'importe? Du moment que nous existons et travaillons au changement au Gabon, nous apporterons ainsi notre maigre contribution à la construction du Gabon nouveau que nous recherchons tous, vous et nous, ensemble, chacun à sa manière.

Le BDP se positionne donc, mon cher, comme un mouvement qui, pour éviter la phagocitation bongolienne qui a fantômatisé les principaux partis de l'opposition qui ont cru bon de rentrer chez nous, préfère agir de l'extérieur. Et cela a une signification toute particulière pour nous:

1) Nous croyons qu'il n'y a pas encore de démocratie au Gabon.

2) Que l'état de droit n'existe pas encore chez nous.

3) Que le Gabon vit encore sous une dictature qui se donne des airs bénins alors qu'en réalité l'arbitraire despotique y règne encore.

4) Que toute contribution au développement du Gabon n'aura de valeur qu'après le départ de Bongo. Tant que Bongo sera au pouvoir, toute contribution par des patriotes se noira comme une goutte d'eau dans l'océan de malversations arbitraires qu'entretient Bongo au Gabon depuis 32 ans.

5) A ce titre, nous pensons que l'action du BDP sera plus efficace de l'extérieur que de l'intérieur du Gabon. Comme vous le savez, tous nos illustres prédécesseurs ont succombé à l'appât du pétro-CFA qu'Omar Bongo a brandit à leur visage. Aujourd'hui, leur discours a changé et s'est amoli. Ils ne servent aujourd'hui que de validoirs pour Bongo qui les utilise ainsi pour faire croire au monde que le Gabon est démocratique. Si nos opposants se plaisent à jouer ce rôle de figurants, nous au BDP, nous nous y refusons.

Nous ne souhaitons pas tomber dans ce piège car le travail que nous faisons nous semble plus efficace de l'extérieur.

Quant au fonctionnement du BDP et à ses membres, la connaissance de ceux qui animent le mouvement n'est pas nécessaire pour le moment car ce qui compte chez nous c'est d'abord le travail. Nous savons que les gens ont une passion chez nous pour l'apparât. Cela ne nous intéresse pas. Nos membres fondateurs et actifs sont sur les cinq continents. Ils y travaillent en sourdine car certains sont dans des contextes où leur identité est plus valable cachée que révélée. Le jour du départ de Bongo, ils seront tous connus. Pour le moment, la plupart DOIVENT rester cachés à cause des services qu'ils nous rendent de là où ils sont. Inflitrés, ils saperont petit à petit le système Bongo, le mangeant du dedans comme une termitière. Puis un jour, ce système s'écroulera. C'est donc pour nous une position hautement stratégique dans le cadre de notre combat.

Nous savons que le mystère qui nous entoure énerve certains et intrigue d'autres. Ce mystère reste malgré tout notre force pour le moment. En temps voulu, vous aurez tous les renseignements que vous souhaitez et toutes les photos que vous voulez. Pour le moment, souffrez que nous vous demandions de vous contenter de ma modeste personne comme rempart et lien entre le BDP mystère et notre cher peuple en quête de liberté. Mais n'en doutez point, chaque jour, le BDP progresse avec courage et abnégation, avec détermination et ardeur vers la réalisation des idéaux de changements qui sont ceux de l'écrasante majorité des Gabonais aujourd'hui.

Comme nous le disions dans une livraison précédente, le BDP se définit aujourd'hui comme mouvement politique. Nous ne nous considérons pas encore comme un parti politique. Il va de soi que si notre intérêt était d'aller faire de la politique stérile au Gabon, nous nous y serions rendus pour légaliser notre mouvement dans le cadre des échéances électorales. Mais ceci ne nous intéresse pas pour le moment. Ce qui nous intéresse c'est le changement qui mènerait notre pays à une démocratie véritable et à la prospérité nationale.

Les conditions de cette prospérité ne sont pas encore réunies à cause du goulot d'étranglement que constitue le régime Bongo pour le Gabon aujourd'hui. Un goulot qui antagonise nos ethnies au lieu de les intégrer sociologiquement et culturellement, un goulot qui dilapide les richesses de notre pays aux quatres coins de l'horizon Bongo et qui laisse le peuple se mourir dans un dénuement abêtissant, un goulot qui fait fi de la légalité républicaine et instaure un état de jungle permanent où règne l'arbitraire et l'incompétence.

Voilà cher ami, ce qui constitue notre combat. Nous ne nous considérons pas illégaux, mais affirmons sans mystification et sans démagogie notre personnalité. Nous nous posons comme exemple de démocratie en servant de tribune et de cadre à tous ceux qui comme vous recherchent des solutions efficaces et durables pour notre pays.

C'est donc ensemble que nous changerons le Gabon. C'est ensemble, au travers des contributions des uns et des autres, que nous élaborerons les processus et principes devant servir d'alternative au désastre que le Gabon traverse aujourd'hui.

Voilà pourquoi ma lecture de vos interventions m'a toujours donné du plaisir, cher MNA. En vrai patriote, vous n'hésitez pas à pourfendre les ignominies exhalées par le pouvoir en place. En personne essayant de rester objective, vous n'hésitez pas non plus à vous opposer à ce que les uns et les autres disent quand vous n'êtes pas d'accord. En cela vous symbolisez l'affirmation d'une liberté de s'exprimer qui n'a vraiment jamais existé chez nous.

Parce que nous savons qu'il existe des partisans du changement même chez ceux qui se disent aujourd'hui bongoïste par la loi du ventre, nous n'excluons personne. Nous savons que tous ont quelque chose à apporter à notre pays, mais que c'est le contexte bongoïste qui tue ou étouffe les intelligences gabonaises. Ces intelligences, une fois le bouchon Bongo évaporé, se réveillerons et aiderons efficacement à la construction du Gabon nouveau que nous cherchons.

Nous pensons, cher ami, qu'il n'y a pas une seule personne au Gabon qui veuille le changement et qui ne soit pas du BDP. Qui donc est bédépiste?

1) Si vous croyez que Bongo a fait son temps et qu'il doit partir pour aider notre pays à récupérer de 32 ans de banqueroute, c'est que vous êtes du BDP.

2) Si vous êtes un honnête gabonais qui veut faire son travail avec efficacité et refuse la corruption du système Bongo, même quand la vie est dure, c'est que vous êtes du BDP.

3) Si vous êtes avec Bongo parce que vous n'avez pas le choix car il vous faut continuer à vivre, mais que vous attendez impatiemment que quelqu'un mène la danse de la libération qui nous libérera tous, c'est que vous êtes du BDP.

4) Si vous refusez l'ethnicisme de Bongo et vous opposez à sa politique tribaliste, vous êtes du BDP.

5) Si, quelque soit l'endroit où vous vous trouvez, vous êtes anti-Bongo, c'est que vous êtes du BDP.

6) Si votre désir est de voir un jour le Gabon devenir un pays respectable et digne sous le leadership de vrais patriotes, c'est que vous êtes du BDP.

Nous restons donc, croyez-nous, très sensible au discours des uns et des autres, de quelque bord politique qu'ils soient, car nous savons que s'ils pensent tout bas ce que nous pensons tout haut, c'est qu'ils sont du BDP.

Nous essayons donc de faire comprendre à tous que, si dur que cela peut leur paraître maintenant, la cassure totale d'avec le système Bongo est nécessaire. Au bout nous attendent la prospérité, l'épanouissement humain et la paix. Mais c'est maintenant que l'éveil doit se faire, avant qu'il ne soit trop tard. Notre travail est donc pour le moment d'éveiller toutes les intelligences endormies par 32 ans de pouvoir Bongo. Une fois que cela sera fait, Bongo sera naturellement évincé et le pays ne sen portera que mieux.

C'est donc ensemble que nous devons d'un commun accord nous éveiller et aider tous ceux qui sont encore endormis à s'éveiller. Allez, chers amis, dans tous les coins du Gabon et du monde déclarer notre éveil. Chantez cet éveil à tous les vents. Affirmez cet éveil avec fierté quand vous parlez avec nos grands-parents, nos frères et nos soeurs. Dites aux bongoïstes de tous bords que le moment de l'éveil est arrivé. Dites-leur notre message d'éveil.

Dites-leur notre devise de salut national:

Eveillons-nous, Gabon!

Patriotement vôtre.

Dr. Daniel M. Mengara.


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Lucie Moussavou
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16-avr-99, 23h09  (Heure de: New Jersey)
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7. "Ah! Cette Tchatche..."
En réponse au message #6
 
   Ah! cette tchatche Monsieur Mengara.

Rien que pour ça je vous épouserais. OK, vous parlez bien. Mais cela suffira-t-il à sortir notre pays des problèmes que vous dites?

Qui vous dit que Bongo partira demain ou que vous pourrez le forcer à partir? Quand on ne peut pas réussir par la force, il faut dialoguer et collaborer. Le changement peut venir quand on sait attendre. Vous, vous êtes trop impatients.

Lucie Moussavou.


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Princesse de la gaffe.
Membre doyen
Auteur de: 4 messages sur ce forum, Evaluez ce membre
17-avr-99, 05h55  (Heure de: New Jersey)
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8. "L. Moussavou: discours du ventre"
En réponse au message #7
 
   Mme Moussavou,

Voilà comment je traduis votre intervention:

Attendons, attendons sans rien faire.
Après tout c'est quoi 32 ans dans l'echelle de l'Univers?

Attendons, attendons sans rien faire.
Prions que notre père Albert Bernard continu à nous nourrir.

Attendons, attendons sans rien faire.
A part glorifier son oeuvre.

Attendons, attendons sans rien faire.
Peu importe si Edith Sassou est sacrée princesse du Gabon.

Attendons, attendons sans rien faire.
Peu importe si Ali doit continuer l'oeuvre du père.

Attendons, attendons sans rien faire.
... c'est SON Gabon, POUR NOUS QUOI MACKAYA.

Princesse de la gaffe.


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Alexandre Ondo Ndong
Membre doyen
Auteur de: 55 messages sur ce forum, Evaluez ce membre
19-avr-99, 05h32  (Heure de: New Jersey)
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9. "Bonne Replique"
En réponse au message #8
 
   On dira effectivement que la replique évoquée à l'instard d'une "prose", s'agissant de Mme Moussavou est magnifique. Aucun commentaire ne peut remplacé ce poème presque réel. Cependant, il serait difficile de croire que celle-ci à des tendances insidieuses, quant à la manière de formuler ses critiques.

Par contre, il faut pardonnner l'aveuglement de nos soeurs et frères au sein de notre pays. Certains non jamais éprouvés la capacité d'agir aussitôt. Et c'est souvent, suite à la réaction d'une gangrène qu'ils veulent réagir, mais trop tard. En effet trop tard, l'aveuglement n'a jamais trouver de remède efficace, ni comme la gangrène qui menace de gagner une jambe. A cela, s'exprime la réaction du BDP suite à l'indifférence politique du Gabon qui est la gangrène du peuple. Et cet état d'être, montre l'effrondement de nos compatriotes quant agir pour la cause de notre pays.

Doit-on dans ce cas penser à une sorte d'incapacité de la part de nos frères et soeurs. Autrement dit, peut-on supposer que les Gabonais dans leur ensemble sont majoritairement victime du système "Omarien"="homme à rien". En d'autre terme, les Gabonais sont-ils victime d'une souffrance qui toucheraient leur d'une potentialité. La question ne trouvera certainement pas d'écho favorable, face à la réaction des uns et des autres.

Certes, la critique est de taille pour ceux-là même qui formulent des phrases entières, si ce n'est juste pour dire des sornettes.

Autant la passion l'emporte, autant l'intelligence prend le dessous. Et c'est dans ce contexte que l'observation se manifeste. On ne va pas quand même vous montrez la méthode de recherche qu'il faut adopter pour traduire un fait sur le terrain. La politique gabonaise est là sous vos yeux comme le peuple l'est aussi. Ce procédé dont réalise le BDP est fait par les gens de bonne fois et non une simple tchate.

Par contre, si vous avez du mal à lire les messages sur l'écran, vous pouvez tout autant les imprimés. Ainsi, l'analyse des faits relatés au sein du BDP, revèle la capacité d'agir, non dans le mauvais sens, mais dans le but de permettre à nos frères et soeurs de réfléchir. C'est-à-dire une façon de se prendre en main, évitant d'agir sous la protection d'un système caduque.On ne vous impose pas une régle de conduite à suivre. Soyez-vous même en étant solidaire et non avoir l'esprit de vengance. Ce n'est pas en insultant les gens que vous sauriez être un responsable. Lorsque beaucoup saisirons cette fonction qui est la leur, celle d'agir pour le Gabon, ils pourront penser à de nouvelle perspectives.

Ainsi, l'organe suprème du BDP, se positionne entant que siège de réflexion. Le but est d'orienter le débat dans "la logique de construction" pour faire avancer le Gabon vers des nouvelles "terres fertiles". ( GABON-NOUVEAU).

Pour vous laissez le temp d'agir, "l'ouragan ne secoue pas la souche, comme c'est impossible, il faut faire comme la graine de courge, alliée à ses soeurs, elle devient plus forte et forme des tas volumineux. Et c'est dans ce contexte bien que faisant parti d'un régistre végétal, que se situe l'esprit de solidarité.

Eveillons-nous Gabonaise, Gabonaise

Alexandre Ondo Ndong


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MNA
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Auteur de: 30 messages sur ce forum, Evaluez ce membre
19-avr-99, 12h21  (Heure de: New Jersey)
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10. "Non au monolithisme subversif !"
En réponse au message #9
 
   Non à l'enfermement, au monolithisme.
Refusons la penssée unique, le sectarisme.

Ma compréhension de l'intervention de madame Moussavou est simple. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour lui rendre hommage car je pense que ce sont les femmes qui nous sortiront de ce bourbier, mais faut-il que nous leurs reconnaissions la place qu'elles méritent dans notre société.

Madame Moussavou dit certainement que BDP ok! mais après trente et trois ans de pouvoir, le régime ne se résume plus à la personne physique du président BONGO. Donc, que BONGO DP ou pas, rien ne change au fait que le système est établi.

Pendant ce temps que se passe-t-il?
Le peuple connait des problèmes sociaux de tous ordres. Ne gagnerait-on pas à taire nos divergences, à faire "la paix des braves", expression que j'emprunte à maître Agondjo Okawé, pour se tourner vers l'essentiel, c'est à dire le quotidien gabonais auquel chacun de vous, chacun de nous peut apporter de son savoir, de sa compétence. Jamais, le Gabon n'a eu autant de cadres pourvus de diplôme, la pression à partir de l'interieur, dans la réalité et devant les faits est plus probable que les "Bazistouares" que l'on se raconte parfois ici.

Tout tourne au rêve, on vit sur l'illusion du jour "J", c'est comme ces Africains de France qui se disent, avant de rentrer, je vais me constituer un petit pactole puis j'irai dans mon pays déjà avec un peu d'argent, je commencerai ma vie active plus aisement. Et bien, chers amis, ils viellissent en France. Un jour ils se rendent compte que tous les dépasse, le pays qu'ils ont laissé à changer, leur vision de ce pays est dépassé, et les idées qu'ils se sont faits sont devenus archaîques, ils tenaient finalement en fait, des positions ou des combat d'arrière garde.

En illustration à cela, après les indépendances, beaucoup de gens sont resté au Congo, se disant que le Gabon ne pourrait leur offrir le confort qu'ils avaient dans la capitale de l'AEF. Parce que le pays avait tout à refaire, construction de routes, d'hopitaux, d'écoles, ... (création d'un Etat en somme).

Que s'est-il passé depuis? Ils se sont mariés là bas et reviennent aujourd'hui de temps en temps au Gabon, complètement déphasés et ébahis par un territoire qui est leur mais qui leur est devenu insaisissable. Avec le minimum minimal que nos gouvenants ont mis dans la construction nationale, la profondeur des changements et des réalisations les a démentis.

BDP peut-être donc, mais il faut rentrer au pays. Plusieurs moyens sont à mettre en branle pour cette finalité. Le BDP se doit peut-être de penser d'autres stratégies parceque, à mon sens, vu comme c'est parti, la méthode actuelle laisse le système partir de lui même et non sur une pression subversive orchestrée de l'étranger. Sera ce une victoire du BDP ou celle de l'essoublement d'une politique ruineuse qui ayant pressé le pays, dit aux générations futures, DEMERDEZ VOUS !


A kala kala comme dirait Makaya.


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