Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: "La Garde Présidentielle = Escadron de la mort"     Précédente | Suivante
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Conférences L'arbre à palabres sociales et culturelles Discussion 18
Discussion 18
Adrien Nguema
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12-avr-99, 16h26  (Heure de: New Jersey)
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"La Garde Présidentielle = Escadron de la mort"
 
   Le fait divers que rapporte l'AFP concernant l'exécution d'un honnête chauffeur de taxi à Libreville par un membre de la garde présidentielle (rebaptisée Garde républicaine) devrait tous nous inquiéter. Ce corps qui a la particularité d'être essentiellement mono-ethnique et ne repondant qu'à un seul clan devrait être purement et simplement démantelé car n'étant en fait qu'une milice privée. Comme l'attestent les experiences Rwandaises, Burundaises et Congo-Brazzavilloises, le maintient d'une milice mono-ethnique puissamment armée et sans foi ni loi, représente un grave danger permanent pour la sécurité du peuple. En signe avant coureur, déjà en 1993 (après le premier hold-up électoral) c'est cette garde présidentielle qui fut déployée à travers Libreville et qui tua plusieurs manifestants (plusieurs dizaines de morts bien que le chiffre officiel ne soit jamais révélé); prouvant ainsi qu'ils étaient près à tirer dans le tas si nécessaire. A priori, cette force devrait assurer la seule sécurité du président et ne devrait donc jamais se retrouver face aux populations. En théorie, elle serait une force de protection rapprochée et non de combat. Paradoxalement, notre armée régulière (chargée de la protection du territoire national) manque de matériel de combat alors que la GP elle, dispose d'auto-mitrailleuses en parfait état, de lance-roquettes, de canons anti-aeriens etc... bref de tout le matériel nécessaire au combat. En plus il est clair que la GP est de plus en plus ouvertement utilisée au renforcement direct de la dictature (brouillage des radios d'oppositions, intimidation des dissidents etc...). En plus, tous les assassinats politiques au Gabon ont été effectués par des auxiliaires de cette milice (Francais ou Gabonais) depuis Germain Mba à nos jours. Avec la récente exécution du taximan, en pleine rue devant tout le monde s'il vous plait!, nous avons la confirmantion du manque de civisme et du sentiment d'impunité habitant ces miliciens mono-ethniques. Vous me direz qu'il y a des bavures dans tous les pays du monde et je vous repondrais que le cas de la GP au Gabon est special. Nous avons des militaires, des policiers et des gendarmes qui se rendent parfois coupables de toutes sortes d'abus envers de simples citoyens ou encore chauffeurs de taxi. Mais jamais avions nous été confrontés à une situation où un gendarme, policier ou militaire logea froidement une balle dans la tête d'un individu pour la simple raison que celui-ci lui refusa l'accès à bord de son taxi. Chez nous, les taximen on le choix d'accepter ou de refuser de vous prendre selon que votre itinéraire coincide ou non avec le leur. Cette exécution me révèle un aspect de la GP inquiétant pour beaucoup de Gabonais; ces gens auraient la gachette très facile et un mépris total pour la vie des citoyens. Compte tenu du fait que la GP est la force la mieux armée de la place et qu'elle soit souvent utilisée pour le quadrillage de la ville quand il y a des manifestations, un mouvement de foule à LBV pourrait facilement tourner au carnage. Aussi, le sang froid avec lequel le milicien de la GP a abattu le taximan semble indiquer une certaine experience de ce genre d'exécution expéditive. La GP ne serait donc qu'un dangereux escadron de la mort. Plus inquiétant encore, que deviendrait la GP au départ de Bongo? si le prochain président du Gabon était quelqu'un autre que les Alain Bongo, Ngari etc...celui-ci ne garderait pas cette force. Comment vont alors se comporter ces miliciens, habitués au pouvoir, une fois démobilisés? Nous risquons de nous retrouver dans la même situation que les Congolais face aux Cobras de Sassou.



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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
  Et c'est Bongo qui leur a donné cette mentalité Ogandaga 13-avr-99 1
  bonne observation Alexandre Ondo Ndong 13-avr-99 2
     Mentalité d'esclave Alain Nguéma 14-avr-99 3

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Ogandaga
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13-avr-99, 00h59  (Heure de: New Jersey)
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1. "Et c'est Bongo qui leur a donné cette mentalité"
En réponse au message #0
 
   Comme vous dites, Monsieur Nguéma, la GP de Bongo (je refuse le nom de Garde républicaine parce que nous n'avons pas d'état républicain au Gabon) se transforme peu à peu en organe sanglant qui ne recule devant rien pour accomplir des bassesses meurtrières envers le peuple gabonais.

Tout cela parce que Bongo leur fait croire qu'ils peuvent tout faire en toute impunité. N'étant pas un policier ou un gendarme, seules autorités habilitées à réquisitionner des véhicules dans le cadre d'une assistance médicales ou d'une poursuite légale de malfaiteurs, on voit mal comment ce monsieur a pu s'arroger le pouvoir non seulement de confisquer la voiture de quelqu'un, mais en plus de s'ériger en justicier capable de vie ou de mort sur un autre citoyen.

Une chose est sûre: ce comportement du membre de la GP montre que dans cet organe, on leur fait croire qu'ils sont les maîtres du Gabon et qu'ils peuvent tout y faire, y compris jouer les cowboys et tirer à qui dit mieux sur une population désarmée.

Ah... Bongo...

Ogandaga.


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Alexandre Ondo Ndong
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13-avr-99, 10h56  (Heure de: New Jersey)
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2. "bonne observation"
En réponse au message #0
 
  

Autant de nouvelles annoncées dans ce site, montre que les cerveaux bougent au sein du BDP et à l'intérieur des coulisses. L'exemple dont mentionne Adrien reflète en quelque sorte, une refléxion tout à fait importante à laquelle beaucoup devront largement analyser.

Ce qui paraît encore plus vrai, c'est suite à la suggestion de OGANDAGA à propos d'une éventuelle conférence au sein de notre pays. Il est possible qu'à l'ordre d'une décision unanime par les membres de la dite conférnece, qui du moins reste une hypothèse, que la GP soit au même titre que d'autres corps d'armées du Gabon. Sinon, en cas d'une résistance, c'est l'abolition totale et directe d'une telle garde. Le moyen le plus efficace reste dans ce cas de figure, l'unanimité du peuple.

Aussi faut-il ajouter, la décision prise par l'ensemble des représentants d'une telle conférence peut sans doute entraîner la suppression du pouvoir que détient ce corps. Ce qui sous-entend "le départ de Bongo", il reste donc à comprendre que son départ ne peut se faire qu'à l'idée d'une force, non abstraite, mais de façon réaliste. Au quel cas à l'arrivée d'une nouvelle personne le relai peut s'aggraver.

Mais pour l'instant, il ne faut réver. Ce qu'il y a lieu d'envisager pour l'instant est de savoir, si les textes de la première conférence de la démocracie ont été respectés. Par le fameux gouvernement de transition au sortir de cette conférence, le peuple n'a t-il pas suivi les fameux accord de Paris.

En conclusion d'une telle nouveauté démocratique dans la sous-région ou se trouve le Gabon, on observe encore l'ordre des Français, d'une démocratie que seul eux même dirigent pas l'intérmédiaire de leur "Cobaye" et comme beaucoup d'autres.

Partir du Gabon pour aller trouver des solutions ailleurs, de surcroit à Paris, cela n'est-il pas synonyme d'une démocratie en enfance pour ceux qui chauffent encore le cuir du pouvoir en le noircissant d'engoisse. Le peuple aurait été le seul terrain pratique pour "qu'ils comprennent" (les dirigeants de la fameuse conférence) que ce n'est pas à Paris que le Gabon va se faire, mais à l'intérieur de son milieu. Alors que fait dans ce cas.

L'engoisse ici se transforme en colère. Elle se propage dans les veines de ceux qui ne comprennent rien à la population. Ceux là même qui n'ont rien reçu de la connaîssance traditionnelle, encore plus de celle du blanc. Ils tuent pout tuer, savent-il que le jour est proche. Le jour ou l'on aura pas besoin de "l'alternance démocratique et pacifique".

Seul l'idée d'une deuxième conférence nationale peut détruire ce pouvoir de la GP. L'ultime occasion restant pour débarasser cette garde est de contunier à parlementer sur les problèmes du Gabon. A ce effet, le BDP se positionne comme faisant partie de l'organe de cette conférence dont souhaite tout le peuple . La participation d'une refléxion collective au sein d'une conférence nationale peut abolir de telle exation que fomente le "Cobaye" de la France.

Alexandre Ondo Ndong

non relu


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Alain Nguéma
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14-avr-99, 09h01  (Heure de: New Jersey)
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3. "Mentalité d'esclave"
En réponse au message #2
 
   Cher Alexandre, voici une pensée qui vous honore. C'est l'une des plus belles pensées qui n'aient été postées sur ce forum.


"Partir du Gabon pour aller trouver des solutions ailleurs, de surcroit à Paris, cela n'est-il pas synonyme d'une démocratie en enfance pour ceux qui chauffent encore le cuir du pouvoir en le noircissant d'engoisse. Le peuple aurait été le seul terrain pratique pour "qu'ils comprennent" (les dirigeants de la fameuse conférence) que ce n'est pas à Paris que le Gabon va se faire,mais à l'intérieur de son milieu."

Oui, aller à Paris pour rechercher une solution à un problème simple comme la démocratisation et l'alternance au Gabon est une honte. Dans cette fameuse France, il existe pourtant un dispositif reférendaire par lequel le gouvernement peut demander au peuple d'entériner de grands projets politiques ou socio-économiques.

Donc, quand nos dirigeants, opposition comprise, préfèrent aller en France signer des accords qui demandaient tout simplement que l'on demande son avis au peuple par le reférendum, on ne peut que voir une insulte faite au peuple gabonais.

Cela confirme également que nous ne sommes encore que de grands enfants. PUisque la France et Bongo sont tous deux les bourreaux du Gabon, comment peut-on aller chez son bourreau demander une solution à un problème que ce bourreau cause délibérément chez vous? C'est antinomique! N'est-ce pas là se comporter comme des chiens qui reviennent toujours à leur maître même quand ce maître les bat constamment.

Mentalité d'esclave, voilà ce que c'est.

Alain


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