Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: "Enonciation III"     Précédente | Suivante
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Conférences L'arbre à palabres sociales et culturelles Discussion 25
Discussion 25
Alexandre Ondo Ndong
Membre doyen
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19-mars-99, 13h50  (Heure de: New Jersey)
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"Enonciation III"
 
   Bravo l'équipe du BDP de cette performance technique qui, par ce nom nouveau, «l’arbre à palabre" classique pour certains et nouveau par les autres, concentre parfaitement ce contexte, celui d’un débat à long terme. « L’arbre palabre » comme l’énoncé l’indique cadre le champ intentionnel, conscient des diverses distinctions que beaucoup pourront formuler dans ce forum. S’il faut se référer à l’arbre, il s’agit bien d’un centre de référence symbolique. En ce sens que l’arbre peut non seulement être le Gabon, mais représente naturellement les points divergent et convergent qui nous diffère et nous lient. Au passage, on va considérer ce cas sous la forme d'une solidarité puisque l'arbre signifie le signifiant de cette cohésion entre les branches, donc entre les êtres du même pays. Et comme le proverbe le souligne mieux. Les plantes qui poussent au même endroit se touchent par les branches. Autrement dit, on peut unifier nos capacités pour construire un pays nouveau.

Par ailleurs, quant au voyage de notre compatriote en Tunisie, nous aurions voulu savoir d’avantage les instants qui ont réellement marqué sa sensibilité. Il doit savoir que la population Tunisienne a une très forte concentration de musulman. En supplément, ce facteur ne peut que favoriser l'essor économique cette communauté. Un pays dont le groupement vit au sein d'un même air géographique culturellement abouti progressivement à une cohésion nationale. Ce point de vue parait idyllique, il n’empêche, c’est par l’entraide qu’un pays peut espérer un meilleur rendement au niveau de ses ressources. Le Gabon a longtemps vécu dans cette forme de facilité. Aujourd’hui nous devons faire face aux données actuelles de ce monde pour bâtir un nouvel élan de cohésion sociale, économique, culturelles, politique, sur tous les plans.

Après lecture de ce message, nous avons eu le pressentiment qu'il y a autant de chose que M. Mengara aurait voulu nous dire. Il est vrai que son voyage fut d'un cours séjour dans ce pays, on constate néanmoins un air de comparaison qui semblait apparaître dans son message laissant supposer la désolation de notre pays. Sur ce plan peut-on émettre une certaine confrontation entre ce pays et le Gabon. On suppose par ailleurs que M. Mengara se souviendra de l'époque ou le premier ministre au temps de M. Bourguiba, M. Ben zali a détourné une somme importante dans les caisses de l’état Tunisien, il n’y a pas que du rose dans ce pays là. Il se trouve que la Tunisie a respecté les accords signés avec les F.M.I. Ce qui du Gabon parait assez critique par rapport à sa place des pays à revenu intermédiaire selon les sources officielles.

S'il y avait lieu de revoir le baromètre économique de ce pays, sur quelle base devrait-on s'inspirer. Doit-on dire que le Gabon n'a aucun modèle pour s'en sortir de ce marasme économique infligé par le prince des ténèbres « Bongo ».
Autrement dit, quel service les étudiants rendent à notre pays. Le Gabon possède des sommités de taille à redresser la situation économique de notre pays. A Monsieur « Bongo » laissez aux gens de faire leur boulot, finalement quel est leur degré d’importance si vous gérez leur prédisposition.

D’un autre côté, après les études d’un étudiant, le gouvernement placé sous l’égide du « Prince des ténèbres »: "Bongo" n'aménage aucun effort de permettre aux jeunes de travailler aussitôt dès leur formation. Est-il besoin de le préciser, la formation doit s'activer à chaque fois comme un feu de bois. Passant un délai, le savoir se dissout à la manière du sucre dans l’eau, ce qui reste dans ce cas, c’est le diplômé de nom au nom d’un manque de pratique quotidienne. Sans pratique appliquée de la gymnastique cérébrale, l'oublie intervient et c'est la perte du savoir qui s'écroule. Aussi dit-on c’est l’argent qui se perd. Parce qu'au prix d’une charge du Gabon pour un étudiant, c’est un manque de développement qui s’échappe naturellement. En faisant la liste du nombre de perte de ceux qui ne pratiquent leur activité spécifique, on comprend très vite les dépenses faites pas le Gabon sans vraiment espérer aux entrées, jugée catastrophique.

A l’attente d’un emploi, il faudrait dans ce cas renvoyer l'étudiant à une nouvelle formation et non seulement coûteux, mais causerait un retard énorme dans centaines zones d'activités au sein de notre pays. Et ceux qui en profitent dans ces conditions déplorables sont en effet des étrangers. Loin de s'attaquer à eux, puisque leur soutien est d’autant plus important pour le service rendu. Ils reconnaissent le manque de détermination de nos structures administratives et veulent s’imposer de nouveau comme au temps des colonies. Et dire que nous avons des "cerveaux vivant", expression tout à fait à la mode, on a l'impression qu'ils sommeillent sous le régime de "Bongo". Chacun attend dès sa rentrée au Gabon une sorte de nomination émanant de la présidence, comme c'est le cas depuis ces derniers temps. On peut dire, "Bongo" a formé et continu de produire une manufacture de conseiller toute pièce. Le Gabon manque sans doute des idées, de-là à mettre tout ce monde au musée comme des bois de chauffage, c’est très lamentable d’observer ce genre de situation. L'usine de conseillé qui ne sont pas digne d'éloge ou de récompense auprès du peuple représente un registre de décapitation de gens de bonne volonté.

Au temps de leur bravoure, ils étaient destinés au firmament de leur aspiration de servir le pays. Ils sont à la tête des postes qui ne sont que symbole d’un engouement exagéré point! Intention détournée, ils ont voulu rendre service à leur pays, mais tombé sous les charmes de l'argent volé malhonnêtement par "Bongo", aujourd’hui ils sont condamnés à rester sous sa loge. Celui qui dérape connaît le châtiment qui l’attend. Ainsi pour être un bon type, il faut répondre aux exigences du chef. C’est la méthode « Bongo ». D’où certains attendent qu'on les appelle comme à l’école pour remplir les bancs vide de sens, juste gagner l’argent du peuple. Cette théorie est bien plus sulfureuse, car nommer pour bouffer l’argent des contribuables c’est détruire son pays.

Alors on s'étonne par la suite du fait que notre économie ne fonctionne pas. On s'étonne de l'éducation des enfants à l'école. On s'étonne de voir les classes surchargées d'élève. Ces usines égarées de conseillé au Musée de "Bongo", comme bien d'autre ex ministres, bouffent l'argent sans agir pour la construction de ce pays. Et à l'observation controversée le mal naît. Il fait son apparition dans les bidons ville de la capitale.

Libreville, capitale du Gabon, quelle idée de croire à une ville ou la faim existe. Cette ville a heureusement le rire dans la peau. Mais ce rite existe pour dépasser la faim, les sou&frances. Ce rire est là pour inventer chaque nuit qui tombe au couché du crépuscule, les géométries de survie. Cette ville sait que l'on ne se plein pas de la faim. Que la faim c’est fête quotidienne, et pour être vaincu quotidiennement. Elle sait que la faim est un don de dieu, qu’elle est le secret de toute la force et de toute montée. C’est pourquoi Libreville monte parce qu’elle à suit prendre sa faim à bras le corps et l’enrober de velouté, de rire et de dérision. Mais il faut dire que la blessure de cette ville qui si elle à la colère facile, elle a aussi l’oublie facile et la seule haine qui l’habite pour montrer le paradoxe, c’est cette boule de faim là! Au point d’intersection de l’obsession et de la démence et contre laquelle elle garde une dent terrible. Un détail n’échappe l’Afrique, même la misère peinte, le peuple résiste.

Un élève vient de chez soi pour bénéficier d'un enseignement digne de ce nom. Mais non, le cas est pire. Cet élève dont le père et la mère n'ont que mince salaire pour nourrir 10 bouches de fois 15, eux même ont du mal à tenir les deux bouts du mois. Mais de ce temps là, les fameux ministres de la république et les conseillés se frôlent les têtes d'appartenir à l'obédience "Bongoïste" de bouffer, bouffer le peuple.

D'un autre côté, sortant des quartiers malfamés, les odeurs de pisses secouent le nez des gens dont le seuil de pauvreté est très déclaré. A cause d'une certaine proximité des cases en bois, les odeurs des cabinets empestent et souillent l'espace des eaux pourries. A l'intérieur des creux qui entourent les cases, un essaim de moustique assailli les intervalles des cases en bois. Pour ceux qui possèdent les ventilateurs, instrument déguisé de son usage à cause de la chaleur des tôles. Celui ci devient l'arme "chasse moustique" pourvue qu'ils ressortent des cases aussitôt. Autrement dit, le sort des gens exposés aux moustiques est suivi d'une maladie. Tout va vite, les parents supportent les moustiques, tandis que les enfants se grattent le corps de cette lutte sans pitié. Et voilà qu’un lascar intervient en disant que les gens vivent bien au Gabon. Savez-vous ce que cela fait lorsque de telle réalité sont révélé à travers les écrans de télévisions. Ce n’est le malheur d’un Africain, mais celui d’un contient entier, « déchiré par les années d’oppressions », « d’humiliation », l’Afrique sans africain, on rêve ou il a raison. La suite dans ces cases en bois ou de fois l'architecture des murs peut être couvert de tôle. Du haut comme en bas de ces cases en bois, s'il fallait adopter une méthode de bronzage rapide, le blanc aura très vite atteint la couleur locale. Mais ce cas n'a pas encore eu lieu. Il est possible qu'un tel projet verra le jour au prix d'une idée de pauvreté pour garantir l'aide à ces familles, le tourisme peut exploiter ce fait de manière plus sérieuse. Au risque donc d’une très grande chaleur, le ventilateur peut aussi jouer le rôle de « rafraîchisseur l'air chaud ». Le résultat n'est pas ce que l'on attend de cet instrument, son un vent chaud engendre la sueur. Ce qui nécessite la présence des mouchoirs. Lorsqu’il fait très chaud c’est les coulures de transpirations avec le sens de l’hygiène, c’est la jungle artificielle dans les quartiers pauvre, un déguisement de la faune sauvage par un décor de tôle gris. Le pire c'est la sueur dans ces cases, les gens souffrent à l'intérieur, et lorsqu'il pleut, il faut parfois bouger les lits. Les cases d'habitations dans certaines zones de la capitale Librevilloise étant construites à la va-vite, ce n'est que durant les pluies que les parents s'aperçoivent des trous de la toiture.

Et là encore, un travail fait rapidement, parce que le « couvreur de toiture », n'ayant aucune qualification, le fera pour avoir un peu d'argent, sans doute pour boire ou nourrir ses enfants. En montrant cet aspect pitoyable, c'est le cas de le dire, triste de la vie du peuple Gabonais issu de la classe pauvre. Force est de constater que de négliger cet aspect, qu'une société est avant tout, une chaîne interactive. Pour qu'elle fonctionne véritablement, il faut que la basse classe participe aussi à l'économie d'un pays. Pour qu'une telle action puisse avoir lieu, l'état se doit de garantir le peuple par la pluralité de divers emplois permettant aux familles de vivre dans des conditions favorables.

Ce n'est pas un miracle, c'est même très facile de faire participer la population à l'économie d'un pays comme le Gabon. Malheureusement cette méthode n'est pas de l'oreille de "Bongo". Tout lui appartient, pour se faire élire, sachant que les gens n'ont pas de moyen, il leur donne des sommes importantes pour son droit de vote. Il paye le peuple en proclamant la paix. Et comme les Gabonais aiment l'argent facile, ils oublient les malheurs du monde. Ils pensent que l'argent sera éternel, que "Bongo" va le leur donner à chaque fois, ils deviennent docile comme des bergers allemands. L'expression mélancolique effacée par l'argent souillé leur tourne la tête, on dira en un mot, comme des bourriques. D'où la déclaration de "Bongo" dans un journal sans doute "jeune Afrique", il disait " je peux faire d'un homme un chien". Voyez-vous, un homme responsable ne s'exprime pas de cette manière. Il montre à quel point les pauvres sont pauvres. Pour utiliser cette expression très malsaine, il n'a rien à branler, il s'en fous éperdument. La classe pauvre dans ce cas rechute de nouveau quand là haut ça ne va pas.


En effet, les pauvres se trouvent dans cet état suite à l'aspect évoqué ci-dessus. Tandis que les nouveaux riches, on aurait dit les parvenus comme c'est le cas en Afrique noire, cela n’échappe pas de citer le Gabon. Une fois encore un pays à l'autre face se montre un peu propre. La façade du bord de mers bien auréolé de cocotier et d'une architecture à l'opposé du quartier Kinguélé s'observe facilement bien par celui qui vient d'ailleurs. Tout de suite, un observateur ayant le sens du regard ne peut rater de faire la distinction d'une combine qui se montre à vue d'oeil.

Elle est très flagrante. En ce sens, les gens destinés d'aider nos petits écoliers subissent le même sort que celle cité plus haut. En effet, la maîtresse d'élève pour se rendre à l'école peut utiliser un taxi. Et là encore, c'est un problème. Déjà les problèmes commencent chez elle. Si elle a des enfants, elle doit en prennes soin de leur éducation, les maris un peu macho à besoin de sa femme. Dur, dur pour être une femme au Gabon, surtout lorsque l'on n'a fait des études. Mais les rôles changent au fil du temps.

Pour ce rendre donc à l’école, le lieu ou celle-ci réside peut-être loin du chemin ou circulent les taxis. S'il a plut toute la nuit, certaines zones non assainies se trouvent envahi par les eaux. Les issus d'eau bouchée empêchent alors le passage non seulement des véhicules, mais des résidents. Du coup un retard s'impose, et la maîtresse arrive à une heure non prévue par le règlement. A qui la faute dans ce genre de circonstance. Les pouvoirs publics connaissent le problème mais personne ne veut faire l’effet d'élaborer un projet de plan, parce que le budget consacré pour le transport est versé aux enseignants et d'autres corps de l’état. Malgré ce fait, c’est la loi de chacun pour soi. Si vous ne connaissez personne, vous allez selon l'expression Gabonaise "poireauter" sur place. Le temps dans ces conditions est cause du retard de la maîtresse d'école, du petit ouvrier. Ce phénomène ne concerne pas seulement les enseignants, c'est toute les classes confondues surtout les conseillés et les ministres. A Libreville si vous avez un malade à l’hôpital, il faut espérer qu'il rentrera chez lui aussi paisiblement. Car le retard est un facteur le temps de travail donc une perte de l’économie.

Et lorsque la maîtresse arrive quand même à destination, celle ci parfois n'est pas en mesure de consacrer un cours normal. Le nombre d'élève débordant dans les classes entraîne le vacarme comme les moteurs dans un garage. Les conditions sont ainsi difficiles pour former ces enfants de demain. Il n'y a rien de prévu après, "Bongo". Il ne songe pas ce que demain sera fait. Les enfants grandissent et les hommes atteignent l'âge de courbure, dans cette problématique, il faut s'unir très tôt avant que l'eau de la mer noie le Gabon.

Pour éviter de dormir, réveillons nos "cerveaux", avec la collaboration de notre puissante volonté de réussir, car demain sera un jour nouveau, et nos enfants devront trouver cette stabilité dont rêve chaque peuple. Un enfant qui souffre montre la détresse de ses parents. Une route non bitumée cause le retard au niveau du temps de travail, donc de l'économie. Si nous avons encore cet élan de solidarité entre Gabonais, proclamons nos forces pour que "Bongo" parte.

Cordialement Alexandre Ondo


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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
  Vous avez tout dit cher ami Dr. Daniel Mengara 19-mars-99 1

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Dr. Daniel Mengara
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19-mars-99, 19h36  (Heure de: New Jersey)
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1. "Vous avez tout dit cher ami"
En réponse au message #0
 
   Oui, cher ami Ondo, vous avez tout compris et tout dit. Mon voyage en Tunisie était tout à fait édifiant.

Certes, je ne viendrai pas ici prétendre que le Tunisie est un paradis ou qu'il n'y existe aucune corruption. Ce qui m'a marqué c'est la capacité de ces gens à faire tant de choses avec si peu de richesses.

En gros, malgré le manque évident de démocratie (Zine Ben Ali est souvent candidat unique aux présidentielles), l'on sent que les Tunisiens travaillent et que leur président a un esprit assez patriotique, ce qui lui permet de mettre la gestion de son pays et son honneur en avant.

En effet, si l'on peut faire une comparaison entre le Gabon et la Tunisie, cette comparaison se résume en le mot "GESTION".

En Tunisie, la gestion des quelques richesses du pays est remarquable; au Gabon, elle est DESASTREUSE. Tandis que la corruption et le vol en Tunisie se limitent en des actions plus ou moins mesurées, au Gabon, on vide les caisses de l'état à volonté. Tandis que la Tunisie donne une importance formidable à ses universités et à l'éducation de ses citoyens, au Gabon, on écrase encore les étudiants, physiquement et intellectuellement.

Ah! Bongo...

Je préfère m'arrêter là mon cher.

A bientôt.

Dr. Daniel Mengara


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