Bonjour à tous,Je viens d'adhérer à cette liste de diffusion. Je suis comme Monsieur
Issembé à Libreville.
Je me demande parfois si les actes posés par le pouvoir aux abois de Bongo
relèvent d'un semblant de logique.
Tenez, depuis lundi, nous assistons à Libreville à une opération que ces
amnésiques ont dénommée "opération coup de poings". Le communiqué du
ministère de la défense publié avant hier justifie cette manoeuvre par le
souci du gouvernement à neutraliser les bandes armées et les malfaiteurs,
protéger les populations des bandits de grands chemins qui seraient venus du
Congo Sassou Nguesso le Cobra en chef, etc, etc..
Le Docteur Daniel Mengara a bien expliciter la vision du BDP pour venir à
bout de ce genre de phénomènes. Je ne voudrais pas insister dessus. Ce que
je retiens par contre, c'est que tout au long de cette opération qui se
déroulait dans les rues de Libreville, les bandits opéraient à Louis, à
Kosmopark, à Oloumi et ailleurs. De nombreux quartiers ont donc reçu la
visite de ceux qu'on appelle ici les bandits qui sont réellement des
éléments de la bande à Bongo.
Hier jeudi 21 juillet 1999, la Gare routière a connu une journée de folie
avec la descente des hommes en tenue dans les domiciles de paisibles
habitants de cette zone. Des scènes d'un autre âge ont été vécues hier en
direct par les Librevillois: Les forces envoyées sur le terrain se sont
transformées en véritables gansters. Ils ont dépouillé les pauvres étrangers
rencontrés sur leur passage de leurs biens, leur volant (voler c'est bien le
mot ici) des appareils électro-ménagés, des postes téléviseurs, des
magnétoscopes, certains agents ont même été surpris en possession des sommes
d'argent volées dans ces maisons.
Des couples ont été surpris au lit en tenues d'Adam et sortis ainsi de leurs
domiciles, l'arme automatique a tonné plusieurs fois faisant des victimes et
des bléssés.
Quelle honte pour un pouvoir 30 ans aux affaires. Les violations des droits
de l'homme sont enregistrées par dizaine au quotidien à Libreville et
partout à travers le pays.
Face à ces actes posés par les militaires armées, doit-t-on se poser la
question sur l'origine du grand banditisme à Libreville surtout après le
massacre du PK5 il ya quelques semaines?
Les armes sont entre les mains d'un seul clan, celui de Bongo. Ceux qu'on
présente à La TV à longueur de journée ne sont que des boucs émissaires; les
victimes d'un ganstérisme militaro-politique généralisé.
La preuve, craignant la réaction musclée de la population après la journée
d'hier à la gare routière et Montbouet, le pouvoir Bongo a retiré ses
éléments de la rue. Libreville était calme ce vendredi 23 juillet. Le manège
est découvert.
Nous attendons le prochain sursaut du diable.
A la prochaine.
Oveng