Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: "L'enfer des étudiants gabonais au Maroc."     Précédente | Suivante
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Raphaël-Blaiseteam
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30-juil-00, 09h26  (Heure de: New Jersey)
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"L'enfer des étudiants gabonais au Maroc."
 
   Ce texte vient de nous être envoyé par des étudiants gabonais au Maroc.

RB
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ETUDIANTS GABONAIS BOURSIERS Casablanca
le 27 / 07 / 2000 DU MAROC

Un mouvement de grève (portant sur la revendication des billets vacances et
rapatriement, et remboursement des frais médicaux) des étudiants Gabonais
boursiers dans les locaux de l’Ambassade du Gabon au Maroc s’est soldé par
des violents affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre
marocaines.
Depuis bientôt deux années ont assiste à une gestion malsaine de
l’administration gabonaise à Rabat.
Tout à commencé en mars 1998, lorsque les changements furent observés à la
tête de cette institution. Les étudiants allaient désormais se soumettre à
une autre forme de gestion qui relève d’une époque archaïque :
- Non paiement des frais médicaux
- Retard voir suppression des bourses en cours d’année académique, ainsi
des étudiants avaient été surpris d’apprendre par l’entremise de l’UESGM (
Union des Etudiants et Stagiaires Gabonais au Maroc) qu’ils ne percevront
pas leurs allocations du troisième trimestre de la session universitaire
1997-1998, dont le paiement devait pourtant intervenir en Juin 1998. Sous
prétexte que la situation économique du pays ne permettait plus à l’état de
faire face à une telle charge.
Le début de l’année académique 1999-2000 n’allait pas commencer sous de bons
hospices pour les étudiants, le paiement des indemnités de subsistances
n’est intervenu qu’à la fin du mois de décembre 1999, soit avec un retard de
quatre mois. La particularité de cette bourse c’est qu’elle couvre le
trousseau scolaire, un arsenal pédagogique permettant à l’étudiant de
débuter l’année dans de bonnes conditions. L’une des conséquences majeure de
ce retard fut l’expulsion de bien des gabonais de leurs appartements car
étant dans désormais dans l’impossibilité de pouvoir honorer leurs
engagements vis-à-vis des bailleurs, d’autre se sont retrouvés sans eaux et
électricité, dans l’incapacité de se rendre dans leurs établissements
respectifs par manque de moyens de transport ( cf. article de Libération,
journal marocain )
Une situation qui a amené ces « sans abris » à se réfugier dans les locaux
de l’Ambassade avant de voir intervenir le paiement de cette indemnité.
Le décès dramatique et ahurissant de nos deux compatriotes, nos regrettés
frère et sœur Guy-Roger KOMBILA et Nadège IBINGA n’est pas étranger à cette
situation. Une tragédie qui n’a d’ailleurs suscité aucune sensibilité chez
les diplomates. Ces derniers n’ont jamais cherché à savoir dans quelles
circonstances se sont produits ces dessins, n’ont jamais porté plainte ni
solliciter une enquête ; pour preuve aucun rapport n’a été établi et
adresser aux parents. Les effets vestimentaires et autres des disparues
n’ont jamais été acheminés aux parents. Un huissier de justice accompagné du
cousin de l’un des disparues a d’ailleurs constaté la disparition de ces
effets, par la négligence des diplomates qui n’ont même pas daigné
accompagné les corps à l’aéroport lors de leur acheminement sur Libreville.
Le mouvement de protestation du retard de paiement des bourses engagé par
les étudiants en décembre 1999, n’a pas plus aux diplomates qui comme pour
se venger ont fixé des nouvelles conditions d’accès aux services de
l’Ambassade(prise en charge pour l’établissement de la carte de séjour, cf.
doc. N° 054099) : conséquence logique de nombreux Gabonais ont été victimes
d’arrestation pour non conformité avec la législation marocaine.
Pour en arriver aux événements d’hier du 26 juillet 2000, il faut souligner
qu’au cours du mois de février 2000 les étudiants se sont retrouvé en
assemblée générale, à l’issu de laquelle ils ont dressé une liste de
revendications au service culturel de l’Ambassade portant sur le
remboursement des frais médicaux des années académiques 1998-1999 et
1999-2000 à quoi s’est ajouté une préoccupation relative aux nouvelles
modalités fixant désormais à la baisse(350 KG) le poids MCO (qui était au
départ de 750KG).
Ainsi le 26 Mai 2000, M. Célestin BAYOGHA- NEMBE confirme par fax que le
remboursement des frais médicaux interviendra très bientôt(cf. doc. N°
00107).
Après le paiement de la bourse du troisième trimestre de l’année académique
le 7 mai 2000, les étudiants sont surpris de constater que le remboursement
des frais médicaux n’est toujours pas intervenu, les titres de transport
vacances et rapatriement ne sont pas disponibles. Devant l’absence de
communication, le silence, la distance et le mépris affiché par les
diplomates vis-à-vis des étudiants, ces derniers décident d’organiser un
sit-in dans les locaux de l’Ambassade le mardi 25 juillet 2000. Là surprise,
M. PAMBOU-MOUSSA, conseiller culturel affirme publiquement aux étudiants
qu’il n’est plus en service et par conséquent il se trouve dans l’incapacité
de pouvoir donner toutes orientations utiles se rapportant aux dossiers des
étudiants (billets vacances et rapatriement, frais médicaux) et se vente
même d’avoir été promu Ambassadeur, à une autre dimension et donc ne peut se
rabaisser à discuter avec des simples étudiants.
Devant cette arrogance, les étudiants décident alors d’occuper les locaux
jusqu’à obtention d’explications susceptibles de fixer les esprits. C’est
ainsi qu’arrive le fax de M. BAYOGHA-NEMBE (cf. doc. N° 00133) informant les
étudiants que les BST vacances et rapatriements de 170 repartis entre le
Maroc et la Tunisie seront disponibles le samedi 29 juillet 2000.
Fait curieux, d’abord le nombre des bénéficiaires des billets pour la seule
ville de Casablanca est estimé à plus de deux cents personnes. Qu’en est-il
pour les autres villes telles que : Rabat, Fes, Marrakech, Agadir, Tanger…
sans oublier ceux de la Tunisie qui eux aussi sont répartis sur plusieurs
villes. Les étudiants, ne pouvant se conter de cette promesse qui même si ce
réalisait ne sera qu’une satisfaction partielle, demandent de leur expédier
la liste des ayant droit afin de permettre à chacun de vérifier son nom et
éventuellement faire des réclamations si c’est nécessaire.
En réponse à une note des étudiants reprécisant la nature de leur
revendications (Billets plus Frais médicaux) que M. BAYOGHA semblait avoir
oublier, et ce-ci contre toute attente, le Directeur Général des bourses et
stages apprend aux étudiants que « le remboursement des frais médicaux aux
étudiants avait été supprimé depuis l’année dernière » (cf. doc.N° 00133)
On peut donc constater qu’ici M. BAYOGHA se trouve en contradiction
flagrante avec lui-même. Car de telles affirmations sont incompatibles avec
des dispositions qui avaient pourtant été prises si l’ont s’en tient à ses
propres déclarations (cf. doc. N° 00107 et N° 00103).
C’est à ce stade de négociation que les étudiants apprennent par fax qu’un
certain Marc Adolphe DOUMI-MANDATSI qui semblerait être le secrétaire
général du ministère Gabonais des affaires étrangères aurait donné des
instructions pour faire « mater » les grévistes. Instructions que M.
MOULOUNGUI-MBADINGA Louis, premier conseiller de l’Ambassade à Rabat, en bon
élève s’est appliqué à faire exécuter, alors qu’il était lui-même l’un des
instigateur de ce mouvement.
Ainsi le mercredi 26 juillet 2000 à 18 H 17 mn, comme un essaim d’abeilles,
près de 300 policiers armés de gourdins, des bombes lacrymogène, revolvers,
matraques, déferlent dans les locaux de l’ambassade, s’acharnant ainsi sur
des étudiants en nombre réduit te pourtant pacifistes. L’affrontement dura
quelques heures, la supériorité numérique des policiers et le dispositif
matériel mis en place eurent raison des étudiants inoffensifs et accablés.
On dénombre actuellement plusieurs blessés graves, des arrestations et
quatre disparus.
Dans cette situation, les étudiants sont plus que jamais déterminés à
occuper de nouveau les locaux de l’ambassade, jusqu’à satisfaction complète
de leurs revendications, et sont entièrement disposés à un nouvel
affrontement.
Ainsi, Messieurs Célestin BAYOGHA- NEMBE, MOUSSA PAMBOU, Louis MOULOUNGUI
MBADINGA et Marc Adolphe DOUMI - MANDATI sont interpellés à prendre leur
responsabilité devant la conscience nationale.

Les Etudiants Gabonais Boursiers du Maroc.


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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
  Un pouvoir qui "mate" sa jeunesse n'a malheureusement point d'avenir l'oracle 30-juil-00 1

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l'oracle
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30-juil-00, 14h55  (Heure de: New Jersey)
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1. "Un pouvoir qui "mate" sa jeunesse n'a malheureusement point d'avenir"
En réponse au message #0
 
   Modifié le 30-juil-00 à 17h28  (New Jersey)

Il est navrant de constater que le temps passe mais le Gabon reste le meme. Un pouvoir sans raison d'etre, un corps diplomatique ALIMENTAIRE, et des etudiants toujours un peu plus laisses sans direction et sans encadrement a l'etranger. Il y a comme un danger de voir des etudiants Gabonais continuer a mourir de negligeance medicale a l'etranger a cause de l'esprit de LAISSER FAIRE prevalant chez les bongoistes. On l'a vu au CANADA et maintenant au MAROC. Quelle detresse!
Je croyais (a tord?) que le role d'une ambassade etait aussi de servir les ressortissants du pays a l'etranger. Mais au Gabon, les diplomates servent leur compatriotes a coups de mensonges et de matraques. La belle image du bongoisme.


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