Les paradoxes sont grands chez nous au Gabon. Nos gouvernants nous parle de la refondation de l'etat au même moment où ils échouent dans leur mission d'éduquer notre population vers le dévéloppement, c'est à dire donner les moyens aux Gabonais de vaincre les sentiments d'impuissance et d'incapacité qui les animent. Eduquer au dévéloppement, c'est aussi aider à briser les mythes que nous nous faisons entre Gabonais. Mythes du type: "il n'y a que Bongo pour diriger le Gabon etc."L'information doit désormais être mise à la disposition du grand public. D'abord, le gouvernement doit abandonner la clandestinité comme méthode de gestion. C'est à dire que tout devrait se faire le plus possible dans la transparence. Nous devons aussi considérablement diminuer le déficit d'autorité au Gabon; c'est à dire diminuer la différence qui existe entre l'autorité d'un ministre et celle d'un simple citoyen, face à la justice.
Le milieu enseignant serait le receptacle le plus approprié pour faire cet exercice car on peut y cibler les jeunes élèves et étudiant. L'image que nous nous faisons mutuellement l'un de l'autre est en grande partie source des grandes difficultés que nous éprouvonspour avoir dans les rapports de coopération viables. Les jeunes Gabonais sont maussades car ils ont perdu confiance en leurs ainés. Ces ainés sont la sources des problèmes et frustrations que ces jeunes doivent affronter chaque jour. Pas facile d'être optimiste lorsque la vie de tous les jours est pleine d'incertitudes.
Notre problème est avant tout un problème de comportement vis à vis de soi et de son pays. C'est surtout vrai pour ceux qui n'ont encore aucune expérience qui leur permette de relativiser. C'est ainsi que de nombreux jeunes Gabonais trouvent refuge dans l'alcoolisme et la toxicomanie, qui sont des méthodes d'évasion faciles et immédiates. Chez nous, l'esprit de sacrifice pour l'avancement de l'ensemble n'est guère présent. Vu que l'histoire nous démontre qu'il n'y a développement que lorsque les habitants d'un pays donné acceptent de se sacrifier pour que l'ensemble du pays s'améliore, il y a lieu de craidre que le developpement restera un mirage pour nous pour encore longtemps.
Pensez à ceci: au Gabon, notre équipe de football nationale n'arrive pas à avoir des moyens (modestes) pour sa préparation. Tout un pays n'arrive pas à satisfaire le minimum matériel nécessaire à une band,e de 22 personnes qui vont représenter le pays. Comparez cette sordide situation avec celle de l'Inde, ou 6 hommes d'affaires originaires de ce pays viennent d'annoncer qu'ils vont y financer entièrement, la création de 6 universités technologiques privées. Le coût? 1 milliard de dollars US. Ces universités sont concues pour l'avancement de la science en Inde et seront managées sans la participation du gouvernement.
Voici une initiative dont les Gabonais devraient s'inspirer.