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Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau
Adrien Nguema
Membre doyen
Auteur de: 105 messages sur ce forum, Evaluez ce membre |
03-juin-99, 16h09 (Heure de: New Jersey) |
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"A l’horizon Gabonais, rien de bien encourageant."
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Il se passe bien des choses en Afrique en ce moment. Le Nigéria et l’Afrique du Sud nous ont démontré que des progrès sont possibles si on laisse le peuple déterminer sa destiné. Contrairement au Gabon ou les réformes ne sont que du vent, on voit au Nigeria que celles-ci peuvent aboutir à du concret en quelques mois seulement. Contrairement au Gabon où la récupération des biens mal acquis n’est même pas mentionnée par les autorités, on a vu Aboubakar du Nigeria recouvrer 1 milliard de dollar (en liquide s’il vous plait!) volé par la famille Abacha. Comment a t-il fait? Simple, il a convonqué la famille et leur a dit avoir les preuves que celle-ci avait détourné des sommes énormes. il leur a lancé un ultimatum: soit vous remboursez l’argent tranquillement et on règle tout à l’amiable, soit je vous enferme tous pour le restant de vos jours. La famille a, bien entendu, préféré rendre les sous et garder sa liberté. Au Gabon un tel scenario est impossible. A qui Bongo peut-il demander de rendre les sous? Les nombreux détourneurs vivant sous notre soleil équatorial lui riront au nez et retorqueront:"Mr le président, puique vous êtes le premier voleur, montrez donc l’exemple". Je me rappelle que lors d’élections législatives passées, Saulneront-Mapangou fut accusé d’avoir détourné les sous de Pizo (la défunte, paix à son âme!). Saulneront balaya ces accusations du revers de la main en disant:"que celui qui n’a pas volé ici au Gabon me jette la première pierre! (il s’adressait àses collègues anciens-nouveaux dignitaires du régime) personne ne broncha et on n’entendit plus jamais parler de cette affaire Pizo. Voici que de l’aveu même du directeur de L’Union (grand chantre du Bongoisme devant l’éternel) Ngoyo-Moussavou, le système éducatif au Gabon est "par terre" à cause des pillages répétés des différents ministres de l’Education Nationale, de Assele à Moussavou-Missambo en passant par Nzouba et tous les autres coupables. Puisque les pilleurs sont connus, à quand les arrestations et les procès? Il est aussi dramatique de constater que Bongo ne realisa la profondeur du gouffre financier Gabonais qu’après les reboutades du FMI. Je me demande à quoi servaient donc (et continue de servir) les experts du Trésor, du Budget, du plan etc…Lorsque ses Bongo et ses sbires volaient, pensaient-ils que l’argent se renouvellerait tout seul dans les comptes de l’état? Un magazine anglophone vient de publier la liste des pays d’Afrique dont les réformes économiques sont en bonne voie; en tête il y’a: Afrique du Sud, Nigeria, Mozambique, Botswana, Ghana, Cote d’Ivoire, Tanzanie, Ile Maurice, Kenya, Ouganda, Senegal, Cameroun, Mali et Madagascar. Naturellement, il ne s’agit ici que des pays d’Afrique au sud du Sahara. Dans notre ex-émirat, les réformes restent un mirage. Que fait donc notre nouveau ministre des finances, Omar Bongo?
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Moustafa
Membre doyen
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03-juin-99, 17h58 (Heure de: New Jersey) |
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1. "Ils poursuivent du vent"
En réponse au message #0
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Adrien, pour rajouter de l'eau à ton moulin, on a l'impression bizarre que nos amis, comme des moulins justement, chassent le vent.Le problème est pourtant simple: le FMI, la Banque Mondiale et les autres institutions et gouvernements impliqués demandent au régime des réformes internes qui pourraient permettre de dégager d'énormes économies. Ces économies, à elles toutes seules, seraient suffisantes pour payer nos dettes tout en permettant un minimum d'investissement productif. Mais que voit-on ces messieurs faire? Ils vont à l'assaut des banques pour emprunter plus d'argent. Etrange non? Etrange surtout parce que, au Gabon, on emprunte sans savoir pourquoi on emprunte. Dans d'autres pays, on emprunte normalement pour investir l'argent dans des secteurs productifs capables de réaliser, à moyen termes, des revenus qui reviendrait aider à rembourser l'emprunt. Au Gabon, on emprunte pour combler des budgets qui ne servent qu'à payer des salaires. Or, un tel emprunt, par nature n'est pas rentable car les salaires sont des données non productives. Ils rentrent dans le cadre de la dépense sans retour. A ce rythme là, le Gabon devra emprunter chaque année rien que pour payer ses salaires. Côté réforme, zéro. Côté investissement, zéro. Où comptent aller Bongo et ses gens à ce rythme d'emprunt? Amateurisme, rien que de l'amateurisme. Mouss. |
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