Section: Divers
Auteur: AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 23 Janvier 2002.
Affiché par: BDP
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LIBREVILLE, 23 jan (AFP) - 19h40 - L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui sévit depuis fin octobre au nord-est du Gabon a fait cinq morts supplémentaires depuis le 8 janvier, portant à 23 le nombre de victimes, selon un dernier bilan officiel arrêté au 20 janvier et communiqué mercredi.
Selon le bulletin épidémiologique du Comité international de coordination technique et scientifique, mis en place au Gabon, cinq cas supplémentaires ont été enregistrés du 8 au 20 janvier, portant à 26 le nombre de cas recensés depuis l'apparition de la maladie dans la province de l'Ogooué-Ivindo, une zone isolée du nord-est du pays.
"Le nombre de cas enregistrés au cours de cette période (5) comprend à la fois de nouveaux malades et des cas anciens survenus dans les villages et dont l'information n'a été portée à la connaissance de nos équipes que récemment", précise le bulletin.
"Un seul décès est survenu au Centre médical de Mékambo (500 km à l'est de Libreville), les quatre autres ont eu lieu dans les villages", ajoute-t-il.
Le nombre de "sujets contacts" (personnes ayant été en contact avec des malades et donc susceptibles d'avoir été à leur tour contaminées), enregistrés durant cette période n'a en revanche pas été indiqué et "sera précisé lors des prochains bulletins", peut-on lire dans le document.
Cent quatre vingt dix-sept "sujets contacts" étaient recensés au 7 janvier.
Après 21 jours --temps d'incubation maximal du virus Ebola-- sans symptôme, les "sujets contact" sont retirés de cette liste et déclarés hors de danger.
Six nouveaux cas "suspects", ont été également constatés entre le 8 et le 20 janvier. Parmi ces cas, trois décès suspects "ont été révélés à nos équipes par les villageois, sans que nous ayons pu en déterminer la cause cliniquement ou en laboratoire", indique le bulletin.
Ce bilan est le premier publié par les autorités gabonaises depuis le 7 janvier. Le 8 janvier, l'équipe médicale internationale avait été chassée de la zone de l'épidémie par les populations locales, heurtées par des mesures sanitaires contraires à leurs coutumes.
Elle a pu reprendre progressivement son activité depuis quelques jours, après l'envoi sur place d'équipes de sensibilisation.
L'épidémie frappe également le nord-ouest du Congo-Brazzaville, dans une région frontalière du Gabon, où elle a fait sept morts, selon un bilan publié le 7 janvier par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
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