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AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 25 Janvier 2002.
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LIBREVILLE, 25 jan (AFP) - 12h12 - Le gouvernement gabonais a ordonné la "fermeture jusqu'à nouvel ordre" et "l'évacuation" des deux pôles universitaires du pays, dont les enseignants sont en grève depuis 10 novembre dernier, a-t-on appris vendredi de source officielle.
Les autorités ont décidé de "la fermeture jusqu'à nouvel ordre" de l'Université Omar Bongo de Libreville (UOB) et de l'Université des Sciences et techniques de Masuku (USTM) de Franceville (sud-est), selon le communiqué final d'un Conseil des ministres rendu public vendredi matin.
Le gouvernement gabonais a également ordonné "l'évacuation des campus" et "l'acheminement des étudiants dans leurs localités".
"Il est demandé à tous les enseignants et chercheurs desdits universités et établissements de signer de nouveaux contrats de recrutement dans un délai d'un mois, faute de quoi, ils seront considérés comme démissionnaires", ajoute le texte gouvernemental.
Les autorités ont enfin décidé de restructurer l'UOB en créant une Université des Sciences de la Santé indépendante.
Le Conseil des ministres, présidé jeudi par le chef de l'Etat gabonais Omar Bongo, affirme avoir satisfait depuis deux ans la plupart des revendications des enseignants du supérieur et s'insurge contre une "grave situation de blocage, de nature à aggraver les dysfonctionnements de nos universités et à nuire à leur crédibilité nationale et internationale".
L'UOB et l'USTM comptent 627 enseignants, dont 500 nationaux, pour plus de 12.000 étudiants.
Un détachement de la gendarmerie gabonaise avait dispersé mardi aux gaz lacrymogènes une manifestation d'étudiants qui avaient barricadé l'entrée de l'UOB pour protester contre la grève des enseignants qui fait planer la menace d'une "année blanche".
Le Collectif des enseignants et chercheurs des deux pôles universitaires du Gabon, en grève illimitée depuis le 10 novembre 2001, a appelé le 20 janvier à la poursuite du mouvement.
Les enseignants revendiquent "de meilleures conditions de vie et de travail", notamment la régularisation des situations administratives, le paiement des rappels de salaires et l'octroi de postes budgétaires.
Le gouvernement a rappelé de son côté qu'entre autres mesures, "la régularisation, au plan administratif, de chaque enseignant a été effectuée par la fonction publique", et que la principale revendication des enseignants lors de leur grève d'il y a deux ans, à savoir le maintien de l'élection des chefs d'établissements avait été acceptée.
Le Conseil des ministres a décidé jeudi d'abroger cette mesure et a institué dorénavant "la nomination par décret" des présidents d'Universités.
"Le gouvernement ne discutera plus qu'avec les syndicats et partenaires sociaux légalement constitués", et "tous les collectifs existants sont dissous", a-t-il souligné.
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