Section: Divers
Auteur: AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 15 Janvier 2002.
Affiché par: BDP
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LIBREVILLE, 15 jan (AFP) - 19h52 - Des équipes de sensibilisation seront bientôt à pied d'oeuvre au nord-est du Gabon, où sévit une épidémie de fièvre hémorragique de type Ebola, pour tenter de persuader les populations de laisser travailler les experts internationaux, a-t-on appris mardi de source sanitaire gabonaise.
"Une importante campagne de sensibilisation va être menée dans la région de Mékambo (nord-est) dans les prochains jours", au centre de la région touchée par l'épidémie qui a déjà tué 25 personnes au Gabon et dans des villages frontaliers du Congo-Brazzaville depuis début décembre, a précisé cette source ayant requis l'anonymat.
La surveillance épidémiologique des quelque 200 personnes ayant été en contact avec des malades, a été interrompue il y a quelques jours en raison de l'hostilité des populations envers les experts.
Une équipe médicale a été contrainte de quitter la ville de Mékambo pour se replier sur Makokou, la capitale provinciale au sud-ouest de Mékambo, sous la pression des villageois en colère qui refusaient de renoncer aux rites traditionnels de lavage des cadavres.
Une partie de la population locale continue de mettre en doute la nature du mal qui sévit dans la région, l'attribuant parfois à des actes de sorcellerie.
L'équipe de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se trouve toujours à Makokou et la surveillance "ne pourra certainement pas reprendre avant plusieurs jours" à Mékambo, a-t-on également indiqué.
"En termes de propagation géographique, la situation semble bien contenue, mais ces résistances risquent d'entraîner plus de dégâts humains au niveau local", a-t-on ajouté.
L'impossibilité pour les experts, "pas toujours au fait des réalités socio-culturelles africaines", de suivre les développements de l'épidémie explique l'absence de bilan actualisé depuis quelques jours, a encore souligné cette source.
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