Section: Divers
Auteur: AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 20 Janvier 2002.
Affiché par: BDP
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LIBREVILLE, 20 jan (AFP) - 13h59 - Le Collectif des enseignants et chercheurs des deux pôles universitaires du Gabon, en grève illimitée depuis le 10 novembre 2001, a appelé dimanche à la poursuite du mouvement, a-t-on appris auprès du Collectif.
Le collectif, qui a demandé à ses membres de rester "mobilisés et vigilants", réagissait à un communiqué du gouvernement gabonais appelant les enseignants à "reprendre sans conditions" leur travail à partir du lundi 21 janvier.
Les "chefs d'établissements, de départements et leurs collaborateurs sont chargés de l'application stricte et sans appel de la présente décision", indiquait ce communiqué, rendu public dans la soirée de samedi par le vice-recteur de l'Université Omar Bongo de Libreville (UOB), le Pr Bernard Obiang Ossoubita.
"C'est une provocation", a estimé le président du Collectif, Jean-Rémy Yama, joint par téléphone par l'AFP.
"Nous sommes d'autant plus surpris par ce communiqué que nous étions vraiment sur le point d'arriver à un accord", a ajouté M. Yama.
Les enseignants revendiquent "de meilleures conditions de vie et de travail", notamment "la régularisation des situations administratives, le paiement des rappels de salaires, l'octroi de postes budgétaires et surtout la convocation des conseils d'administration des universités", a-t-il rappelé.
Les deux pôles universitaires du Gabon, l'UOB et l'Université des Sciences et Techniques de Masuku de Franceville (USTM), ainsi que le Centre national de recherches scientifique et technique (Cenarest), sont totalement paralysés depuis le 10 novembre.
L'UOB et l'USTM comptent 627 enseignants, dont 500 nationaux, pour plus de 12.000 étudiants.
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