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AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 25 Janvier 2002.
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LIBREVILLE, 25 jan (AFP) - 17h16 - La décision du gouvernement gabonais de fermer et d'évacuer les deux universités du pays, est "un acte grave", a estimé vendredi le président du collectif des enseignants du supérieur.
"C'est un acte grave (...) Derrière la fermeture, on verra surtout la volonté du gouvernement de revenir sur l'élection comme mode de désignation des chefs d'établissement et de ne pas nous laisser tenir nos conseils d'administration dans nos universités", a déclaré Jean-Rémy Yama, au cours d'un entretien téléphonique avec l'AFP.
M. Yama a qualifié ces décisions de "reprise en main" du contrôle des universités par le gouvernement.
Le gouvernement gabonais a ordonné jeudi soir la "fermeture jusqu'à nouvel ordre" et "l'évacuation" des deux pôles universitaires du pays, l'Université Omar Bongo de Libreville (UOB) et l'Université des Sciences et techniques de Masuku (USTM) de Franceville (sud-est), dont les enseignants sont en grève depuis le 10 novembre dernier.
Il a également intimé aux enseignants et chercheurs de signer de nouveaux contrats de recrutement dans un délai d'un mois, "faute de quoi, ils seront considérés comme démissionnaires".
"Nous allons nous pencher sur la question d'un point de vue juridique. Si les contrats actuels sont remis en cause, nous irons tous signer les lettres de réengagement pour revenir ensuite en grève", a réagi M. Yama.
Ce dernier a également démenti les affirmations du gouvernement, selon lesquelles les revendications des enseignants ont été satisfaites.
"Si c'était le cas, c'était sur une table de négociations que cela devait se discuter et non par médias interposés. Je vous rappelle que le gouvernement a quitté la table des négociations depuis le 18 janvier", a-t-il déclaré, ajoutant que la "responsabilité de la situation lui incombe".
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