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AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 31 Janvier 2002.
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LIBREVILLE, 31 jan (AFP) - 19h20 - La création récente au Gabon d'une "Contribution au développement de la route" prélevée sur les salaires a provoqué la colère d'une centrale syndicale qui a menacé jeudi, au cours d'une conférence de presse, de descendre dans la rue si elle n'était pas supprimée.
La Contribution au développement de la route, prévue par la loi de Finances 2002, a commencé à être appliquée sur les bulletins de salaires des fonctionnaires du mois de janvier 2002.
L'USAP a exigé jeudi "l'arrêt immédiat de la perception de cet impôt à partir du mois de février" et "la restitution des sommes perçues pour le mois de janvier", faute de quoi "on va faire ce qu'un syndicat doit faire, c'est à dire aller dans la rue manifester", a averti la présidente de l'USAP (Union des syndicats de l'Administration publique, parapublique et privée), Christiane Bitougat.
Cette contribution s'élève à 1.500 FCFA (2,29 EUR) sur les salaires inférieurs à 250.000 FCFA (381 EUR), à 3.500 FCFA pour ceux compris entre 250 et 400.000 FCFA, et à 9.500 FCFA pour les salaires supérieurs.
"Ils ont commencé par le secteur public, et ensuite cela sera aussi retiré aux salariés, aux commerçants et aux entreprises. Tout le monde va passer à la casserole", a estimé Mme Bitougat.
Reprochant au gouvernement son manque de concertation, l'USAP s'est également interrogée sur le montant global prélevé chaque mois, sur la durée durant laquelle cette contribution resterait en vigueur, sur le coût des routes, et sur la destination réelle de l'argent.
Pointant du doigt le train de vie de l'Etat, notamment "la pléthore des élus du peuple, la pléthore des membres du gouvernement (...) et l'insolent parc automobile de l'Etat", Mme Bitougat a estimé que "la solidarité tant proclamée de l'Etat devrait se manifester prioritairement à l'endroitdes gagne-petits de la République".
"Le gouvernement aurait dû être le premier à faire preuve de solidarité. On peut vivre en paix avec 39 ministres si on ne touche pas à l'argent des petites gens", a lancé Mme Bitougat, en référence aux déclarations du Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane qui avait estimé qu'il "vaut mieux avoir 39 ministres et vivre dans la paix (...) plutôt que 18 et connaître des convulsions récurrentes".
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