Section: Divers
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AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 18 Février 2002.
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LIBREVILLE, 18 fév (AFP) - 20h26 - L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui sévit depuis fin octobre au nord-est du Gabon a fait quatre morts supplémentaires depuis le 8 février, portant à 46 le nombre de victimes, selon un dernier bilan officiel arrêté au 18 février.
Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère gabonais de la Santé publique indique que ces décès portent à 55 le nombre de cas avérés, neuf personnes étant actuellement convalescentes.
Le bilan du ministère de la Santé recense également 11 cas suspects, dont deux décès.
En outre, le communiqué précise que "tous les +sujets contacts+ (personnes ayant été en rapport direct avec des malades et donc susceptibles d'avoir été à leur tour contaminées - ndlr) identifiés sont sous surveillance médicale", mais ne donne pas d'indication sur le nombre de ces personnes
"L'épidémie reste toujours circonscrite à la province de l'Ogooue-Ivindo", une zone isolée du nord-est du pays, "aucun cas confirmé n'ayant été enregistré en dehors" de cette province, se félicite le ministère de la Santé.
Le décès suspect d'un élève infirmier ayant été en contact avec des malades dans la zone d'épidémie et qui avait réussi à franchir le cordon sanitaire, a toutefois été enregistré dans la localité d'Oyem (250 km au nord-est de Libreville), proche du Cameroun.
Une première analyse biologique s'est révélé négative, selon le ministère de la Santé qui attend le résultat d'une biopsie cutanée envoyée au CDC (Centre de contrôle des maladies) d'Atlanta.
Le ministère écarte également toute "hypothèse de foyer actif à Franceville" (650 km au sud-est de Libreville), en dépit d'un cas suspect.
"D'une manière générale, les populations adhèrent désormais aux actions de lutte que nous menons sur le terrain", a également constaté le ministère, malgré quelques "comportements négatifs encore signalés".
Le 8 janvier, l'équipe médicale internationale avait été chassée de la zone de l'épidémie par les populations locales, heurtées par des mesures sanitaires contraires à leurs coutumes.
Certains villageois attribuent la maladie à des actes de sorcellerie, et les familles de victimes refusent parfois de renoncer à certains rites traditionnels, tels que la toilette mortuaire, considérés par les spécialistes comme hautement contagieux.
L'équipe médicale avait pu reprendre progressivement son activité une dizaine de jours plus tard, après l'envoi sur place d'équipes de sensibilisation.
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