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AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 19 Février 2002.
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LIBREVILLE, 19 fév (AFP) - 12h08 - La délégation de la Banque mondialeconduite par son numéro deux, le chinois Shengman Zhang, a quitté Libreville mardi matin à destination de Bangui, a-t-on appris auprès de l'organisation internationale.
Cette visite de 24 heures au Gabon intervenait dans le cadre d'une tournée de l'institution de Bretton Woods dans cinq pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC): Guinée Equatoriale dimanche, Gabon lundi, Centrafrique mardi, Tchad jeudi, et Cameroun samedi.
Au Gabon, la visite de M. Zhang, directeur général pour les opérations de la Banque, avait pour objet de "discuter d'un renouvellement possible des activités dans le pays", a expliqué le directeur régional pour l'Afrique centrale de la BM, Robert Calderisi, au cours d'un bref entretien avec la presse.
Le Gabon "a besoin d'argent pour des investissements très ciblés. Notre rôle, c'est d'examiner et de définir avec le gouvernement ces besoins", a-t-il expliqué.
La délégation a eu une rencontre de travail avec le gouvernement gabonais du Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane, et a rencontré le président Omar Bongo.
Au cours de ces entretiens, a notamment été abordé le problème de la dette extérieure gabonaise, évaluée par la BM à 3,3 milliards de dollars, soit 2.750 USD par habitant, ainsi que l'appui aux investissements publics, gênés par le poids de cette dette, a indiqué M. Calderisi.
Saluant le fait que "depuis trois ou quatre ans, il y a eu un assainissement des finances publiques au Gabon", il a reconnu que "cela a été très contraignant pour les secteurs d'investissement".
"Le défi pour le pays, c'est de promouvoir la diversification de l'économie, le défi pour les partenaires traditionnels comme la Banque mondiale, c'est d'éviter de rendre la situation plus difficile; (...) comment aider le pays sans alourdir davantage son endettement", a-t-il également expliqué.
"Nous avons été assez sélectifs nous-mêmes concernant les domaines où on pourrait être actifs et le gouvernement lui-même a essayé d'être prudent dans les nouvelles activités qu'il recherchait de la Banque mondiale", a-t-il ajouté.
La BM s'est jusqu'ici concentrée sur le développement des secteurs forestiers et du secteur privé, notamment les privatisations. Des projets d'infrastructures routières sont également en projet, a rappelé M. Calderisi.
Le gouvernement a fait d'autres propositions à la Banque, des projets pour les femmes, de soutien aux PME, "qu'il va falloir étudier en détail", a-t-il indiqué.
"Il faut qu'on se focalise sur des actions qui sont vraiment rentables pour les gens, pas seulement pour l'Etat", a-t-il préconisé, citant l'exemple des routes.
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