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AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 18 Février 2002.
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LIBREVILLE, 18 fév (AFP) - 16h59 - Huit syndicalistes des Télécoms gabonaises ont été arrêtés ce week-end et placés en garde à vue à Libreville dans le cadre d'une enquête sur le "sabotage", le 15 février, des lignes téléphoniques internationales, a-t-on appris lundi de source syndicale gabonaise.
Ces syndicalistes sont détenus à la direction générale des recherches de la gendarmerie gabonaise, a indiqué à l'AFP le secrétaire général du Synapostel (Syndicat national des Postes et Télécoms), Fulbert Wora.
"Ceux qui ont été arrêtés ne sont pas des spécialistes des transmissions et n'avaient pas la capacité d'un tel acte", a protesté M. Wora, dont le syndicat a lancé lundi matin un "appel à la mobilisation" de ses militants pour qu'ils exigent "la libération sans conditions" de leurs camarades.
Les agents de l'ex-Office des postes et télécommunications (OPT) du Gabon, en pleine restructuration, ont entamé fin décembre une grève "illimitée", en raison d'un désaccord sur les modalités du processus de privatisation de leur entreprise, notamment le versement de l'ensemble des droits découlant de sa liquidation.
Le 15 février, les communications téléphoniques internationales avec le Gabon ont été totalement paralysées de 07H00 locales (06H00 GMT) à 15H00 (16H00 GMT), à la suite d'actes de malveillance dans l'enceinte d'un site technique, selon le gouvernement.
Le président gabonais Omar Bongo a attribué cette coupure à un "acte de sabotage" et dénoncé des ramifications entre les auteurs de ce "crime contre la Nation" et "certains responsables politiques qui ont prôné le boycott des élections législatives (de décembre) 2001".
Entreprise publique possédant encore le monopole des télécommunications filaires et des services postaux, ainsi que l'un des trois opérateurs gabonais de téléphonie mobile, l'OPT compte environ 2.300 employés, fonctionnaires ou contractuels.
Dans le cadre du processus de privatisation, l'OPT a été scindé en deux entités, Gabon Postes et Gabon Télécoms. La seconde devrait être privatisée par appel d'offres, lancé probablement à la fin de l'année 2002, selon le Comité de privatisation.
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