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AFP. Tous droits réservés.
Date de publication: 20 Février 2002.
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LIBREVILLE, 20 fév (AFP) - 17h02 - Les professeurs d'université gabonais ont décidé de mettre fin à leur mouvement de grève, entamé en novembre dernier, qui a conduit à la fermeture et à l'évacuation par les autorités des deux campus du pays, a annoncé un communiqué syndical parvenu mercredi à l'AFP.
Faisant part du "refus des enseignants et chercheurs d'être le bouc émissaire de deux années blanches et les complices de la logique actuelle de liquidation de l'université gabonaise", le Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC) indique avoir appelé ses adhérents à la reprise des activités depuis le 15 février.
Tout en mettant "le gouvernement en garde contre les décisions du conseil des ministres du 24 janvier" (fermeture et évacuation des universités de Libreville et Franceville, à 650 km au sud-est de la capitale, notamment), ils assurent rester "ouverts aux discussions avec le gouvernement", selon le communiqué.
Toutefois, dans un communiqué séparé, parvenu également mercredi, le "SNEC s'interroge sur le mutisme du gouvernement (à la suite de leur décision, ndlr) qui pourrait avoir pour conséquence de compromettre les chances de rattrapage des années 2000-2001 et 2001-2002".
Les enseignants de l'UOB et de l'Université des Sciences et techniques de Masuku (USTM) de Franceville étaient en grève depuis le 10 novembre pour de "meilleures conditions de vie et de travail".
Le gouvernement gabonais, excédé par cette grève "illimitée" des enseignants du supérieur, dont il estime avoir satisfait les revendications, avait notamment ordonné le 24 janvier la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" et "l'évacuation des campus" des deux pôles universitaires du Gabon.
Depuis la grande majorité des étudiants gabonais ont évacué les campus, où ne restent que les étudiants étrangers, et ont regagné leur domicile, dans la capitale ou en province.
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