Les raisons des récentes violences scolaires dans la capitale gabonaise sont à l'heure actuelle inconnues, a indiqué jeudi le ministre gabonais de l'Education nationale, Daniel Ona Ondo, à l'issue d'une réunion avec des chefs d'établissements de Libreville.Jeudi, pour le quatrième jour consécutif, les élèves du lycée technique national Omar Bongo (LTNOB) de Libreville sont descendus dans la rue et ils ont occupé la voie express, mais ni saccages ni violences n'ont été cette fois rapportés.
"Il n'y aucune raison fondamentale pour que les élèves soient dehors.Nous cherchons les raisons pour lesquelles nos élèves sont dans la rue", a déclaré le ministre à la presse.
"On ne sait pas pourquoi la violence s'est emparée de nos enfants,cette violence est injustifiée et injustifiable", a-t-il ajouté. Si dans le passé "il y a eu des raisons de marcher (manifester, ndlr), quand des bourses n'étaient pas versées, aujourd'hui il n'y a pas de raison", a-t-il affirmé.
Plusieurs raisons ont pour l'instant été avancées pour expliquer les troubles actuels - match de foot qui aurait dégénéré, cycles de représailles et contre-représailles après une bagarre, rivalités amoureuses entre élèves de deux établissements différents - mais aucune ne semble convaincante.
Le ministre a fermement démenti la rumeur faisant état de la mort d'un élève au cours d'une bagarre, qui aurait pu être à l'origine des troubles.
Des élèves du lycée technique ne participant pas aux manifestations ont eux-mêmes affirmé ne pas connaître les causes des violences.
"Il n'est pas sain que l'on laisse la chienlit s'installer dans le système éducatif", a averti le ministre avant de se rendre à une réunion sur la question, à laquelle devraient notamment participer, autour du Premier ministre, les ministres des Transports, de la Défense et de l'Intérieur.
Des mesures devraient être décidées au cours de cette réunion pour tenter de mettre fin aux violences qui mettent aux prises depuis lundi des élèves de différents établissements de Libreville et ont été marquées par des bagarres et des actes de vandalisme contre deux établissements.
Une dizaines d'élèves ont pour l'instant été blessés, et des bus de la société publique gabonaise de transports, la Sogatra, également saccagés.