Des lycéens sont descendus dans la rue mercredi à Libreville pour le troisième jour consécutif, bloquant la circulation et saccageant un établissement scolaire, a indiqué une source au ministère gabonais de l'Education.Les lycéens occupent une partie de la voie express de la capitale, provoquant de nombreux embouteillages, a rapporté un témoin.
Dans la matinée, ces élèves du lycée technique Omar Bongo (LTNOB) d'Owendo (commune de Libreville) ont commis des dégradations contre l'Ecole professionnelle d'informatique (EPI), voisine du lieu où ils manifestent, et à laquelle ils s'étaient déjà attaqués la veille, a indiqué la source au ministère.
C'est le troisième jour de violences scolaires impliquant les lycéens du LTNOB. Lundi, ils avaient effectué une descente musclée au collège de Melen (17 km à l'est de Libreville), agressant des élèves et saccageant du matériel.
Quelque "150 à 200 élèves du lycée technique ont débarqué dans la cour et essayé de mettre à sac l'établissement, endommageant des ordinateurs et des bancs. Dix personnes ont été blessées" et deux lycéens remis à la police, avait raconté à l'AFP Marcellin Medoua-Eboue, directeur du collège évangélique Nang Essono Samuel de Melen.
Deux autobus de la Sogatra (Société gabonaise de transport, publique) avaient également été gravement endommagés lors de ces incidents, récurrents depuis le début de l'année selon M. Medoua-Eboue, qui n'a pu en fournir les causes exactes.
"Une réunion de l'ensemble des chefs d'établissement a été convoquée pour savoir ce qui s'est réellement passé", a indiqué mercredi la source au ministère. "Ceux qui ont été arrêtés disent avoir suivi les autres, mais ne pas connaître les raisons" de ces événements, a-t-elle précisé.
Le ministère de l'Education, dans un communiqué publié mercredi, "condamne avec la plus grande fermeté la culture de la violence qui s'est installée au sein de nos établissements scolaires (...) et en appelle à la conscience des parents qui doivent commencer à la maison le travail d'éducation qui se poursuit à l'école".
"Les coupables de ces actes seront punis, conformément aux textes et lois en vigueur", a averti le ministère.