Le gouvernement gabonais a annoncé jeudi soir, à l'issue d'une réunion interministérielle consacrée aux violences inter-établissements scolaires qui agitent Libreville depuis lundi, la fermeture du lycée technique national Omar Bongo (LTNOB), un des plus grands du Gabon."La principale décision qui a été prise a été de fermer cet établissement (le LTNOB, ndlr) pour une durée indéterminée", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement gabonais, René Ndemezo' Obiang.
"La réouverture dépendra de l'attitude des élèves de cet établissement", qui en compte près de 6.000, a-t-il précisé.
Depuis le 19 janvier, des violences - dans lesquelles les lycéens du LTNOB ont systématiquement été impliqués - ont mis aux prises des élèves de différents établissements scolaires de la capitale gabonaises et ont été marquées notamment par des bagarres et des actes de vandalisme contre deux établissements.
"La cause immédiate est une rixe entre des élèves dans des bus de transports", a révélé le porte-parole du gouvernement, alors que plus tôt dans la journée, le ministre de l'Education soulignait que les raisons des violences étaient inconnues.
Cette rixe serait donc à l'origine de la descente musclée, lundi, sur le collège évangélique de Melen (17 km à l'est de Libreville), de plus d'une centaine d'élèves du LTNOB, au cours de laquelle ils avaient agressé des élèves et saccagé du matériel.
Les jours suivants, ces élèves avaient bloqué la circulation sur une voie express et vandalisé un autre établissement de la ville, l'Ecole professionnelle d'informatique (EPI), située en bordure de route, après avoir été empêché de retourner à Melen par les forces de l'ordre, selon le gouvernement.
"La mesure de fermeture du Lycée technique national est accompagnée d'instructions données aux forces de sécurité (...) de faire régner l'ordre", a également indiqué le porte-parole du gouvernement, avertissant que tout attroupement serait dispersé.