L'heure a sonné! Le temps des vrais patriotes est là.
Participez au CIGASANA!!!
[an error occurred while processing this directive]   actualités et dossiers
l'information patriotique au service du peuple
bdpgabon.org
dossiers
Analyses BDP tout lire
Scandale Dieudonné: Bonne cause, mauvais combat
21 Février 2005 - BDP Presse - Réactions ()
Omar Bongo Ondimba - Gnassingbé Eyadéma: Jeter leurs cadavres en pâture aux chiens est un devoir national
6 Février 2005 - BDP-Gabon Nouveau - Réactions ()
 
Politique tout lire
Les sénateurs désormais au fait des actions menées par le gouvernement
6 Avril 2005 - L'Union - Sur les trois sujets autour desquels tournaient les questions qui préoccupaient... Réactions ()
 
Economie tout lire
Gisement de fer de Belinga: Le consortium est constitué
21 Avril 2005 - L'Union - Dans la perspective de l'exploitation du gisement de fer de Bélinga, la CVRD (Brésil),... Réactions ()
 
Société tout lire
1.520.000 Gabonais recensés à la veille des élections: Sommes-nous envahis ?
10 Avril 2005 - Le Nganga - Le Gabon appartient à la zone démographique la moins importante du continent africain.... Réactions ()
 

gabon news
Etranger tout lire
 
National tout lire
 
Le PUP qui a ses propositions est prêt à adhérer aux idées allant dans le sens de l'intérêt général "
24 Juillet 2002 - (Libreville, 24 juillet 2002 - L'Union) - Dans un entretien exclusif accordé à notre... Réactions ()
Divers tout lire
 
Sur la Nationale 1: Quatre morts et sept blessés graves
8 Avril 2005 - L'Union - C'est le bilan du grave accident de la circulation survenu hier, au village Ayeme... Réactions ()
 

 

 

Le resserrement du dispositif militaire français 


Section: Politique
Auteur: RFI. Tous droits réservés.
Date de publication: 29 Juillet 1997.


Archives RFI, 29/07/97, SPECIAL FRANCE/AFRIQUE (MFI) Après plusieurs mois de préparation, entrecoupés par des élections législatives et un changement de gouvernement, la France entame la mise en oeuvre de son plan de resserrement de ses installations militaires dans six pays du continent africain. Réforme des armées françaises et austérité budgétaire obligent ! Il fallait que la France réajuste son dispositif militaire dans six pays africains pour réaliser quelques économies et faire évoluer celui-ci d’une logique de « présence » à une logique plus axée sur la mobilité, sur une plus grande synergie avec l’assistance militaire technique, sur la préparation d’unités africaines de maintien de la paix. Depuis plusieurs mois à Paris une évolution dans le sens d’une volonté plus nette de ne plus d’engager dans des interventions militaires bilatérales a été affirmée, en particulier par Jacques Chirac lui-même en janvier 1997.

Le 4 avril dernier, un Conseil de défense spécialement consacré à ce dossier entérinait les grandes lignes proposées par l’ancien ministre de la Défense Charles Millon. Depuis
l’installation du gouvernement Jospin, les décisions du Conseil de défense du 4 avril ont
fait l’objet d’un réexamen informel qui a conclu à une confirmation de ces orientations. A tel point qu’il n’a pas été jugé nécessaire de convoquer un nouveau Conseil de défense, mais au contraire d’entreprendre rapidement la mise en oeuvre des décisions prises et d’engager immédiatement le dialogue sur leur application avec les pays africains concernés. D’où le départ du ministre de la Défense Alain Richard à Libreville,
N’Djamena et Bangui fin juillet. Finalement, le maintien d’une présence minimum en Côte d’Ivoire, au Gabon et au Tchad a été décidée.

Un dispositif plus important, mais également réduit restera en place au Sénégal et à Djibouti. Et c’est la Centrafrique qui sera la principale victime de la révision puisque dès que possible les forces françaises seront rapatriées et les installations démantelées. Ce schéma en fait apparaît comme un compromis entre la nécessité de prolonger sur le dispositif africain la politique d’économies budgétaires imposées aux armées françaises, l’utilité de quelques réaménagements opérationnels, et le souci de ne pas afficher une révision à la baisse, perçue le moins possible comme une politique d’abandon militaire de l’Afrique, qui viendrait, après la dévaluation du franc CFA en 1994, consacrer l’idée d’un retrait programmé et généralisé de la France. Un souci qu’apparemment le président Jacques Chirac partage avec le premier ministre Lionel Jospin. Même si les deux hommes pourraient bien, estime-t-on à Paris, se mettre d’accord, plus facilement qu’on pourrait le croire, sur une sérieuse révision de la politique de la France vis-à-vis de l’Afrique.

Pour ce qui concerne la partie relevant spécifiquement du ministère français de la Défense (la coopération militaire technique et les accords d’assistance relevant du ministère de la Coopération ne sont pas directement concernés par les décisions lancées le 4 avril 1997), il reste cependant un sujet délicat à traiter : celui des accords de défense, pour la plupart très anciens, en vigueur avec une dizaine de pays francophones du continent africain. Si l’idée d’une remise à plat de ces accords a été lancée à Paris, du côté africain on se montre très réticent, estimant qu’une telle démarche n’aurait pour effet que de donner l’impression d’un recul du soutien français. D’autant plus, pense-t-on, que ces accords, même s’ils sont anciens, ne sont pas si contraignants et laissent une large marge de manoeuvre aux signataires. Cette remise à plat, ajoute-t-on, est plutôt inopportune alors que Paris affiche déjà son intention de ne plus intervenir bilatéralement et sa décision de resserrer son dispositif. En attendant, dans les six pays les plus concernés, on se prépare, le plus discrètement possible à l’application des décisions françaises.

Hugo Sada


Discutez cet article dans notre forum: Arbre à palabres politiques!
Discutez cet article dans notre forum: Arbre à Palabres!
 
   

 

 

BDP-Gabon Nouveau©1998-2001