Fric-frac dans un palace.Le chef de la diplomatie gabonaise s'est vu soulager, à Paris, de
plusieurs millions de francs CFA. Voici comment.
Par FRANCIS KPATINDÉ (Jeune Afrique)
Il est 19 h 30, ce jeudi 7 février 2002, lorsque Jean Ping quitte sa
suite de l'hôtel Meurice, à Paris, pour se rendre à un « rendez-vous
professionnel ». Le ministre gabonais des Affaires étrangères, de la
Coopération et de la Francophonie doit prendre part le lendemain, aux
côtés du président Omar Bongo, et à l'invitation de Jacques Chirac, au
sommet sur le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique
(Nepad). À peine s'est-il engouffré dans sa Mercedes qu'un homme se
dirige vers l'ascenseur du palace parisien. Il ralentit, se décide
brusquement à emprunter les escaliers qui mènent aux étages. Au
cinquième, il tourne à gauche et s'arrête devant la suite 506, celle
qu'occupe Jean Ping. Il fait mine de fouiller dans sa poche, se tourne
vers une femme de ménage affairée dans le couloir : « Madame, j'ai
oublié ma clef à l'intérieur de ma chambre. Pourriez-vous m'aider ? »
Lire la suite:
http://www.bdpgabon.org/articles/viewnews.cgi?id=EpEuFuFFklWjOcHaoM