Trois questions sont à l'ordre du jour: la finalisation des documents relatifs à la mise en place de l'état-major régional, la mise en place de la brigade régionale et faire le point sur la manœuvre militaire "Barh El Gazel"
LES forces de défense des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. (CEEAC) prennent part, depuis hier à la cité de la Démocratie, aux travaux de la "Tank force", un groupe d'officiers d'Afrique centrale.
L'ouverture des travaux de. cette rencontre a été présidée par le secrétaire général adjoint de la CEEAC, chargé de l'intégration humaine, de la paix, de la sécurité et de la stabilité, Nelson M. Cosme. En présence, entre autres, du chef d'état-major général des Forces armées gabonaise (FAG), le général Ntori Longo, et du général Garcia, représentant le chef d'état-major des Forces armées congolaises, le général Charles Mondjo, empêché.
En tant que groupe d'experts, a dit M.Cosme, la réunion de la "Task force" a pour mission de travailler sur la finalisation des documents relatifs à la mise-en place de l'état-major régions et de la brigade régionale. Il s'agira aussi de, faire le point sur la manoeuvre militaire "Bahr El Gazel".
L'état-major régional aura pour mission initiale, la planification politico-militaire, la conduite des opérations de consultation, la prévention et le maintien de la paix dans la sous-région.
Au demeurant, la mise en place d'un état-major régional répond non seulement aux différents textes régissant le Conseil de paix et dé sécurité d'Afrique centrale (COPAX), mais également à la politique de sécurité continentale de l'Union africaine (UA).
Selon M.Cosme, il est demandé aux experts de la "Task force" de finaliser les projets de textes, en mettant en puce cet organe. «Il leur est aussi demandé de finaliser des projets de textes qui concernent l'organigramme et la définition des postes d'emploi, et d étudier le budget en évaluant les différents postes nécessaires au fonctionnement de l'état-major régional», a dit le secrétaire général adjoint.
Concernant la brigade régionale, les armées nationales des Etats membres de la communauté doivent développer un programme d'entraînement, d'instruction et de formation.
OUTIL EFFICACE. Ledit programme permettra aux différents personnels et aux matériels d'être aptes pour le déploiement, dans le cadre des missions de "scénario 4", une force de maintien de la paix.
De ce fait, le calendrier préconisé par l'UA pour la mise en place de cette brigade doit être respecté, la "Task force" ayant jusqu'au 30 juin prochain pour finaliser la mise en place des protocoles et dispositifs de mise sur pied de la brigade régionale, d'identification des compagnies motorisées et de réalisation des DIO.
Enfin, pour la manœuvre militaire "Bahr El Gazel", Nelson M.Cosme a indiqué qu'un point devra être fait sur les contributions des différents Etats à cet exercice.
Pour sa part, le chef d'état major génial des FAG s'est réjoui de l'intérêt que chacun porte sur «la nécessité de mettre sur pied un état-major régional, dans le but d'être en phase avec les autres régions, en matière de soutien à la paix, et à respecter l'agenda de l'Union africaine».
Aussi s'est-il réjoui de la poursuite de l'action de la CEEAC visant à concrétiser la recherche d'une stratégie de sécurité collective sous-régionale.
Le général d'armée Ntori Longo reste donc persuadé que notre sous-région, à l'instar d'autres zones, parviendra à façonner un outil efficace susceptible de rayonner à travers ses missions de paix.
Ce qui selon lui, permettra aux générations futures de vivre dans un monde exempt de violences, de guerres civiles, etc. A noter que les assises de Libreville, qui s'achèveront vendredi prochain, sont la suite des travaux tenus en décembre dernier à Brazzaville (Congo).