Les manœuvres humanitaires clôturée mardi en présence du président Omar Bongo Ondimba et du roi du Maroc Mohammed VI ont permis à des milliers de personnes d'accéder gratuitement à des soins de qualité dispensés par des médecins gabonais et marocains
Plus de 10 000 consultations, 352 examens radiologiques, 1046 examens biologiques, 84 hospitalisations et 64 interventions chirurgicales, le tout assuré par une trentaine de médecins gabonais et marocains. Le bilan des manoeuvres médico-militaires gabono-marocaines, la semaine dernière sur les sites de Moanda, Bakoumba et Mounana, atteste progressivement de la capacité u service de Santé militaire à faire face à des situations d'urgence.
«En tant que responsable du département - Défense nationale, ndr -, j'ai la possibilité de constater et voir, moi-même à quel point nos médecins sont performants. Nous commençons à acquérir une expérience sur le terrain et je crois que c'est ce qui est très important. Depuis que j'ai en charge ce département, ça va être la troisième grande manoeuvre à laquelle nous participons. Et nous pouvons observer une amélioration des performances dans le traitement des différentes maladies», a réagi vendredi, le ministre Ali Bongo Ondimba. Estimant qu'à ce niveau, «je suis satisfait mais je ne m'arrête pas là, on peut toujours mieux faire. Et nous nous employons, à chaque exercice, a toujours aller de l'avant».
«Nous sommes honorés de la présence de nos frères marocains qui, en la matière, ont une expérience beaucoup plus développé que la nôtre (...). Et donc il était bon pour nous, notamment pour nos médecins, de pouvoir travailler aux côtés de leurs frères d'arme, et de voir quel était le niveau qui était le leur (...)», a encore dit Ali Bongo Ondimba lors de la visite des sites ayant abrité la manoeuvre.
Étrangères à l'exercice tactique qui a vu évoluer sur le terrain les 311 militaires gabonais et marocains, et dont l'un des objectifs était de leur permettre d'échanger leurs expériences dans la gestion des catastrophes, les populations ont, en revanche, répondu massivement à la phase humanitaire au départ de tous les départements de la province du Haut-Ogooué, voire au-delà.
Un exercice baptisé «Moughiama 2005» et qui a connu un grand succès au regard de l'affluence constatée, trois ours durant, à l'entrée et à 'intérieur des hôpitaux médicaux-chirurgicaux de campagne (HMCC) érigés sur les sites de Moanda, Mounana et Bakoumba.
Affluence aussi à l'origine de nombreux cas de mécontentements car, en dépit de leur volonté et de leur disponibilité les toubibs n'ont pu satisfaire tout le monde, faute de temps. Une situation qui a donc laissé de nombreux patients avides de soins sur le carreau. Et. qui a fait dire à certains que Moughiama 2005, du moins dans sa phase humanitaire, a été un peu court sur les bords malgré son succès populaire.
Au demeurant, il n'est pas sans objet de rappeler à ces personnes qu'une opération humanitaire a une durée bien limitée. Il est donc illusoire de penser que ses retombées puissent profiter à chacun pris individuellement comme l'auraient souhaité les populations de Moanda, Mounana et Bakoumba.